L'essentiel sur "Autisme et Inclusion"

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Tue Jun 18 10:00:04 CEST 2019 France - It's time to Stand Up! For inclusion
11/06/19 Pour une rentree pleinement inclusive en 2019 - Ministere de l'Education nationale et de la Jeunesse [education.gouv]
11/06/19 Le nouveau plan de scolarisation des personnes handicapees prevoit ''une cellule de reponse aux familles'' et la lutte contre la precarite des accompagnants [francetvinfo]
07/06/19 Pas de place pour un enfant handicape ? L'Etat devra indemniser les parents [faire-face]
07/06/19 Yanous ! Espace Parents et handicap. Violences sexuelles dans les institutions. [yanous]
07/06/19 La scolarisation des eleves en situation de handicap - Ministere de l'Education nationale et de la Jeunesse [education.gouv]
07/06/19 AESH MENH1915158C - Ministere de l'Education nationale et de la Jeunesse [education.gouv]
07/06/19 Au BO du 6 juin 2019 : ecole inclusive, seconde professionnelle et competences de l'Etat et des regions en matiere d'information et d'orientation - Ministere de l'Education nationale et de la Jeunesse [education.gouv]
04/06/19 MENE1915810C - Ministere de l'Education nationale et de la Jeunesse [education.gouv]
04/06/19 Exploring autistic traits in adults with chronic depression: A clinical study - ScienceDirect [sciencedirect]
04/06/19 Les comorbidites, une piste pour stratifier les jeunes patients autistes [lequotidiendumedecin]
03/06/19 Rentree scolaires 2019 : quels changements dans les programmes en maternelle et elementaire ? | Parole de Mamans [paroledemamans]
02/06/19 MDPH, AEEH, complement, CAF : c'est quoi ce bordel ? | Le Club de Mediapart [blogs.mediapart]
28/05/19 Participez a la consultation 'Comment la societe peut-elle garantir une vraie place aux personnes handicapees ?' [make]
26/05/19 INFO FRANCE 3 : derives dans un foyer pour handicapes a Pithiviers dans le Loiret - France 3 Centre-Val de Loire [france3-regions.francetvinfo]
26/05/19 EXCLU - Une educatrice specialisee de Frejus renvoyee devant la justice pour des violences sur des enfants handicapes [francebleu]
23/05/19 Apres une tentative d'exclusion de l'ecole des eleves handicapes, reculade du Senat [blogs.mediapart]
21/05/19 CLE Autistes repond a l'article du psychanalyste JC Maleval - CLE Autistes [cle-autistes]
19/05/19 Jamais sans mon AVS [franceinter]
18/05/19 LANCEUR D'ALERTE - Le regime « general » de protection des lanceurs d'alerte est-il l'expression d'un droit fondamental ? [wk-rh]
16/05/19 Naissance d'un ''Collectif pour la liberte d'expression des autistes''. | Le Club de Mediapart [blogs.mediapart]
16/05/19 La Region Auvergne-Rhone-Alpes recherche projets inclusifs [informations.handicap]
14/05/19 Handicap : une scolarisation novatrice au Portugal [lanouvellerepublique]
14/05/19 Scolarisation d'enfant autiste : l'Etat encore condamne - Cabinet d'Avocats - Prejudice corporel, Droit penal et civil [avocat-nakache]
12/05/19 Regroupement college-ecole, homoparentalite... Ce que contient le projet de loi Blanquer, critique par les enseignants - Var-Matin [varmatin]
10/05/19 Parent Education and Training for autism spectrum disorders: Scoping the evidence. - PubMed - NCBI [ncbi.nlm.nih]
10/05/19 A novel machine learning analysis of eye-tracking data reveals suboptimal visual information extraction from facial stimuli in individuals with aut... - PubMed - NCBI [ncbi.nlm.nih]
10/05/19 Experimentation d'ABA: une severe desillusion [blogs.mediapart]
09/05/19 Brains of minimally verbal autistic children respond slowly to sound | Spectrum | Autism Research News [spectrumnews]
09/05/19 Inclusive...l'universite de Poitiers tend a l'etre sans relache [lanouvellerepublique]
08/05/19 Forfait precoce autisme : les tarifs sont fixes ! [informations.handicap]
08/05/19 Projet de loi pour une ecole de la confiance - Le renforcement de l'école inclusive [senat]
06/05/19 Formulaire de demande MDPH | [service-public]
03/05/19 Espace participatif de la MCI ''Infractions sexuelles commises sur des mineurs dans le cadre des institutions ou des structures qui les accueillent'' [senat.limequery]
03/05/19 Valse de nominations au secretariat de Sophie Cluzel [informations.handicap]
01/05/19 Theories of autism | Spectrum | Autism Research News [spectrumnews]
01/05/19 Virginie Magnant, nouvelle directrice de la Caisse nationale de solidarite pour l'autonomie | CNSA [cnsa]
01/05/19 Psychotraumatismes : une prise en charge encore partielle du territoire [lemonde]
01/05/19 Autisme - indemnisation du defaut de prise en charge - TA de Lille | Le Club de Mediapart [blogs.mediapart]
30/04/19 Arrete du 16 avril 2019 relatif au contrat type pour les professionnels de sante mentionnes aux articles L. 4331-1 et L. 4332-1 du code de la sante publique et les psychologues pris en application de l'article L. 2135-1 du code de la sante publique | Legifrance [legifrance.gouv]
29/04/19 Vidéo - Les enfants dys - LCI [lci]
25/04/19 A brave new world [spectator.co]
24/04/19 Contre un futur « marche de l'autisme », livre par l'Etat au secteur prive [bastamag]
23/04/19 Epilepsie, la mecanique des crises [franceculture]
22/04/19 The profoundly deaf girl who found her voice after brain surgery - BBC News [bbc]
22/04/19 Treatment for whom? Towards a phenomenological resolution of controversy within autism treatment. - PubMed - NCBI [ncbi.nlm.nih]
22/04/19 'Who Am I?': An Exploratory Study of the Relationships Between Identity, Acculturation and Mental Health in Autistic Adolescents. - PubMed - NCBI [ncbi.nlm.nih]
19/04/19 Autism Spectrum Disorder and the Experience of Traumatic Events: Review of the Current Literature to Inform Modifications to a Treatment Model for Children with Autism | SpringerLink [link.springer]
19/04/19 Laurent Habert, nouveau directeur general de l'ARS Centre-Val de Loire | Sites internet des ARS [centre-val-de-loire.ars.sante]
17/04/19 Melatonin Helps Kids With Autism, Ups Parents' Quality of Life [medscape]
16/04/19 Repetitive behaviors: Listening to the voice of people with high-functioning autism spectrum disorder - ScienceDirect [sciencedirect]
16/04/19 Identification of Post-Traumatic Stress Disorder in Individuals with Autism Spectrum Disorder and Intellectual Disability: A Systematic Review: Journal of Mental Health Research in Intellectual Disabilities: Vol 0, No 0 [tandfonline]
14/04/19 Julien Denormandie et Marlène Schiappa : «Nous lançons une brigade anti- discriminations» [m.leparisien]
14/04/19 Replay Astrid et Raphaelle - Puzzle - France 2 [france]
11/04/19 Avis 19-06 du 10 avril 2019 relatif a l'inclusion des eleves handicapes dans l'ecole et l'universite | Defenseur des Droits [defenseurdesdroits]
11/04/19 L'educatrice avait fait refaire sa cuisine par des jeunes en situation de handicap - 11/04/2019 [ladepeche]
11/04/19 La France va-t-elle rapatrier ''ses'' handicapes residant en Belgique ? [rtbf]
11/04/19 Poitiers : un veilleur de nuit violeur chez les autistes ? [lanouvellerepublique]
10/04/19 Replay: ''Pieces a conviction''. Psychiatrie : le grand naufrage - France 3 - 10 avril 2019 - En replay [francetvinfo]
09/04/19 Arrete du 15 fevrier 2019 fixant les modalites d'appreciation d'une situation de handicap donnant lieu a l'attribution de droits sans limitation de duree prevue par l'article R. 241-15 du code de l'action sociale et des familles et par l'article R. 821-5 du code de la securite sociale | Legifrance [legifrance.gouv]
08/04/19 Researchers identify role gender-biased protein may play in autism [medicalxpress]
07/04/19 Journee mondiale de l'autisme : le changement se fait-il encore attendre ? [jim]
04/04/19 A voir en avant-premiere sur Telerama, ''Rachel, l'autisme a l'epreuve de la justice'' - Television [telerama]
02/04/19 Le secretaire d'Etat Adrien Taquet veut sensibiliser les travailleurs sociaux a l'autisme [lemonde]
02/04/19 Journee mondiale de sensibilisation a l'autisme: fetons ensemble l'inaction politique et le business [huffingtonpost]
02/04/19 Autisme: l'impatience monte chez les familles - Sciences et Avenir [sciencesetavenir]
01/04/19 La mise en oeuvre de la strategie nationale pour l'autisme au sein des troubles du neuro-developpement - Compte rendu du Conseil des ministres du 1 avril 2019 | [gouvernement]
01/04/19 « Nous allons changer la donne »: la ministre Sophie Cluzel presente le plan autisme a 350 millions sur RMC [rmc.bfmtv]
01/04/19 Petition : Defaut de prise en charge pour nos enfants autistes [mesopinions]
01/04/19 Fathers of Youth with Autism Spectrum Disorder: A Systematic Review of the Impact of Fathers' Involvement on Youth, Families, and Intervention. - PubMed - NCBI [ncbi.nlm.nih]
01/04/19 Sexual Dysfunctions and Their Association with the Dual Control Model of Sexual Response in Men and Women with High-Functioning Autism. - PubMed - NCBI [ncbi.nlm.nih]
31/03/19 Nord: la maman d'un enfant handicape privee d'allocations se suicide [bfmtv]
26/03/19 Haute Autorite de Sante - Conseil pour l'engagement des usagers [has-sante]
26/03/19 ''Autisme info Service'', une nouvelle plate-forme pour orienter les familles - Sciences et Avenir [sciencesetavenir]
25/03/19 In autistic children, low intelligence forecasts later difficulties | Spectrum | Autism Research News [spectrumnews]
23/03/19 Pour la culture et le sport accessibles a tous [lanouvellerepublique]

Pour une rentree pleinement inclusive en 2019 - Ministere de l'Education nationale et de la Jeunesse 11/06/2019

«Le handicap est une des grandes causes du quinquennat. La réalisation d'une Ecole pleinement inclusive est à ce titre une priorité. Depuis la loi de 2005, les gouvernements successifs ont contribué à l'amélioration de l'accueil des enfants en situation de handicap. Le nombre d'élèves accompagnés par une aide humaine a été multiplié par 6. Ces deux dernières années, le budget dédié à la scolarisation d'enfants en situation de handicap a augmenté de 25 %. L'éducation nationale y consacre aujourd'hui 2,4 milliards d'euros pour scolariser 340 000 élèves. Nous avons ainsi augmenté significativement le nombre d'accompagnants tout en mettant fin aux contrats précaires. Aujourd'hui, nous devons aller plus loin pour offrir à chaque enfant en situation de handicap une rentrée similaire à celle de tous les autres enfants. Nous devons garantir à chaque enfant de la République un même accès à l'éducation en déployant, de façon complémentaire, toute une palette de solutions pour s'adapter au mieux aux différentes situations. Pour cela, il est indispensable de mieux accompagner les familles. Chaque demande des familles sera prise en compte sous 24 heures. Ainsi, nous enclencherons un cercle vertueux de confiance entre les professionnels, les professeurs, les familles et les élèves. Des pôles d'accompagnement coordonneront l'activité des accompagnants, des équipes éducatives et, à terme, des intervenants médico-sociaux afin de répondre sans délai aux besoins des élèves. A la rentrée 2019, ces pôles sont déployés dans un tiers des collèges avant d'être généralisés.»
[...]
«Un grand service public de l'École inclusive dès la rentrée 2019 Permettre à l’École d’être pleinement inclusive est une ambition forte du président de la République qui a fait de la scolarisation des élèves en situation de handicap une priorité du quinquennat. Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, et Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre en charge des Personnes handicapées, se sont donnés pour objectif de construire un grand service public de l’École inclusive dès la rentrée 2019. Afin d’atteindre cet objectif, le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse transforme en profondeur l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Face à l’augmentation constante du nombre d’élèves concernés, l’École replace la proximité et la réactivité au cœur de l’organisation de l’accompagnement. La simplification des démarches des familles et la personnalisation des parcours des élèves sont deux autres piliers de ce plan de transformation, qui s’articule autour de sept axes. 1. Instituer un service de l’accompagnement des élèves en situation de handicap 2. Mieux accueillir les parents et l’élève et simplifier les démarches 3. Former et accompagner les enseignants 4. Professionnaliser les accompagnants d’élèves en situation de handicap 5. S’adapter aux besoins éducatifs particuliers des élèves 6. Structurer la coopération entre les professionnels de l’éducation nationale et du secteur médico-social dans les établissements scolaires 7. Piloter et évaluer le déploiement des mesures Les Pial, vecteurs d’un meilleur accompagnement des élèves en situation de handicap Les pôles inclusifs d’accompagnement localisés (Pial) sont une nouvelle forme d’organisation. Ils favorisent la coordination des ressources au plus près des élèves en situation de handicap (les aides humaines, pédagogiques, éducatives, et, à terme, thérapeutiques) pour une meilleure prise en compte de leurs besoins. En savoir plus sur les Pial [Infographie] 2019-2022 : création d’un grand service public pour accompagner sans délai les élèves »...

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education.gouv

Le nouveau plan de scolarisation des personnes handicapees prevoit ''une cellule de reponse aux familles'' et la lutte contre la precarite des accompagnants 11/06/2019


«Le ministre de l'Education nationale et la secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées annoncent mardi 11 juin leur plan pour améliorer la scolarisation des élèves handicapés, intitulé "Pour une rentrée pleinement inclusive en 2019". Jean-Michel Blanquer et Sophie Cluzel promettent un "grand service public de l'école inclusive" dès la rentrée 2019. Parmi les mesures phares de ce plan, la création d'une "cellule de réponse aux familles". 340 000 enfants bénéficient aujourd'hui d'un accompagnement à l'école, un chiffre en hausse. Pour mieux encadrer leurs proches, le plan présenté mardi matin prévoit notamment la création d'une cellule de réponse aux familles. Dans chaque département, elle doit répondre aux questions des familles sous 24 heures mais pas forcément résoudre le problème. Elle sera ouverte tous les ans de juin à octobre.» [...]
«Les accompagnants embauchés en CDD de 3 ans L'autre volet concerne la lutte contre la précarité des AESH, les accompagnants d'élèves handicapés. Ils ne devraient plus être embauchés sous contrats aidés, mais sous CDD de trois ans renouvelables une fois, avant un CDI. Ces accompagnants, seront gérés par des nouvelles structures créées au niveau d'un collège ou de quelques écoles. En matière de formation, le plan prévoit des modules de formation continue pour les enseignants déjà en poste et une plateforme en ligne censée aider les profs à adapter leur pédagogie à différents types de handicaps. Insuffisant pour Bénédicte Kail, de l'association APF France Handicap :" Ce qui manque, c'est la formation initiale des enseignants. On sait bien que faire avancer l'école inclusive, c'est avant tout faire en sorte que les enseignants soient à même de répondre en terme d'aménagements et d'adaptation pédagogique. Et là, il n'y a rien là-dessus." Même si à ses yeux, ce plan traduit une vraie volonté politique. »...

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francetvinfo

Le nouveau plan de scolarisation des personnes handicapees prevoit ''une cellule de reponse aux familles'' et la lutte contre la precarite des accompagnants 11/06/2019


«Le ministre de l'Education nationale et la secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées annoncent mardi 11 juin leur plan pour améliorer la scolarisation des élèves handicapés, intitulé "Pour une rentrée pleinement inclusive en 2019". Jean-Michel Blanquer et Sophie Cluzel promettent un "grand service public de l'école inclusive" dès la rentrée 2019. Parmi les mesures phares de ce plan, la création d'une "cellule de réponse aux familles". 340 000 enfants bénéficient aujourd'hui d'un accompagnement à l'école, un chiffre en hausse. Pour mieux encadrer leurs proches, le plan présenté mardi matin prévoit notamment la création d'une cellule de réponse aux familles. Dans chaque département, elle doit répondre aux questions des familles sous 24 heures mais pas forcément résoudre le problème. Elle sera ouverte tous les ans de juin à octobre.» [...]
«Les accompagnants embauchés en CDD de 3 ans L'autre volet concerne la lutte contre la précarité des AESH, les accompagnants d'élèves handicapés. Ils ne devraient plus être embauchés sous contrats aidés, mais sous CDD de trois ans renouvelables une fois, avant un CDI. Ces accompagnants, seront gérés par des nouvelles structures créées au niveau d'un collège ou de quelques écoles. En matière de formation, le plan prévoit des modules de formation continue pour les enseignants déjà en poste et une plateforme en ligne censée aider les profs à adapter leur pédagogie à différents types de handicaps. Insuffisant pour Bénédicte Kail, de l'association APF France Handicap :" Ce qui manque, c'est la formation initiale des enseignants. On sait bien que faire avancer l'école inclusive, c'est avant tout faire en sorte que les enseignants soient à même de répondre en terme d'aménagements et d'adaptation pédagogique. Et là, il n'y a rien là-dessus." Même si à ses yeux, ce plan traduit une vraie volonté politique. »...

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francetvinfo

Pas de place pour un enfant handicape ? L'Etat devra indemniser les parents 07/06/2019

«Pendant près de deux ans, un enfant autiste n'a été accueilli qu'à temps très partiel dans un institut spécialisé alors que la MDPH avait notifié une prise en charge à temps plein. Un tribunal a condamné l'Etat à verser 35 000 E à sa famille. C'est en passe de devenir un classique. L'Etat vient une nouvelle fois d'être condamné pour « carence dans la prise en charge » d'un enfant en situation de handicap. Le jeune Ludovic, en l'occurrence, atteint de troubles résultant du syndrome autistique. Le tribunal administratif de Toulouse a basé son jugement, rendu en avril 2019, sur le droit à l'éducation garanti à chaque enfant (articles L. 111-1 et L. 111-2 du code de l'éducation). Ainsi que sur le droit à une prise en charge pluridisciplinaire pour les personnes autistes (article L. 246-1 du code de l'action sociale et des familles). Mais il distingue différentes périodes dans la vie du jeune enfant. En fonction, notamment, des raisons qui ont conduit à l'absence de prise en charge En mai 2015, sa famille déménage en Aveyron. Quelques mois plus tôt, en décembre 2014, la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) l’avait orienté, vers un institut médico-éducatif (IME) en semi-internat, implanté dans ce département. Mais, faute de place, l’Institut du château de la Roquette ne l’accueille qu’une demi-journée par semaine.»
[...]
« Prise en charge nettement insuffisante. » En mai 2015, sa famille déménage en Aveyron. Quelques mois plus tôt, en décembre 2014, la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) l’avait orienté, vers un institut médico-éducatif (IME) en semi-internat, implanté dans ce département. Mais, faute de place, l’Institut du château de la Roquette ne l’accueille qu’une demi-journée par semaine. « Cette prise en charge était nettement insuffisante au regard des troubles dont souffre le jeune Ludovic », note le tribunal. La carence de l’État ne fait donc pas de doute, de mai à début novembre 2015. Pas d’internat pour allergie alimentaire Le 6 novembre 2015, la CDAPH a en effet prononcé une nouvelle orientation. Vers une maison d’accueil temporaire, en internat. Mais l’admission de Ludovic se révèle impossible en raison des allergies alimentaires dont il souffre. La responsabilité de l’État ne saurait donc être engagée, souligne le tribunal, pour la période s’étendant du 6 novembre 2015 au 22 janvier 2016, date d’une troisième décision d’orientation de la CDAPH. »...

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faire-face

Yanous ! Espace Parents et handicap. Violences sexuelles dans les institutions. 07/06/2019

«Violences sexuelles dans les institutions. Une mission sénatoriale reproche aux trois plus importantes associations gestionnaires d'établissements pour enfants et jeunes handicapés de ne pas se mobiliser à la hauteur des enjeux. Qu'en disent leurs représentants ? "Nous n'avons pas perçu de la part des trois grandes associations qui fédèrent les établissements et services pour handicapés, l'APF France Handicap, l'Unapei et l'Association pour adultes et jeunes handicapés (Apajh), une réelle prise en compte du problème des violences sexuelles sur mineurs à hauteur de l'enjeu".»
[...]
« "Nous n'avons pas perçu de la part des trois grandes associations qui fédèrent les établissements et services pour handicapés, l'APF France Handicap, l'Unapei et l'Association pour adultes et jeunes handicapés (Apajh), une réelle prise en compte du problème des violences sexuelles sur mineurs à hauteur de l'enjeu". La sénatrice socialiste Michelle Meunier était sévère lors de l'examen et l'adoption, le 28 mai dernier, d'un rapport du Sénat relatif à la répression des infractions sexuelles sur les mineurs. "Nous avons tenté d'organiser une table ronde sur le handicap avec les associations concernées mais seule l'une d'entre elles a répondu à notre invitation", relevait en séance le 7 mai la présidente de la Mission, la sénatrice Catherine Deroche. Le rapport souligne les actions de prévention réalisées par l'Education Nationale et les organismes d'accueil collectif de mineurs, et relève des lacunes, dont celles d'associations gestionnaires d'établissements et services pour jeunes handicapés : "La mission d'information est particulièrement préoccupée, à l'issue de ses six mois d'investigation, par le décalage qu'elle a perçu entre la vulnérabilité des mineurs handicapés, public fragile et peu à même de dénoncer, et la faiblesse des contrôles effectués au moment du recrutement par les établissements et services sociaux et médico-sociaux qui les accueillent." Il met notamment en cause l'absence de demande de consultation du fichier des délinquants et criminels sexuels (FIJAISV) et une confusion entre les bulletins de casier judiciaire pouvant être consultés. Qu'en disent les trois organisations mises en cause ? Confusions à la Fédération Apajh. Pour ce qui concerne la Fédération des Associations pour Adultes et Jeunes Handicapées (Apajh) dont plus d'un tiers des 700 établissements médico-sociaux reçoivent des enfants ou jeunes mineurs, le rapport est sévère : "Quant aux réponses écrites de l'APAJH, elles révèlent que le sujet des violences sexuelles n'est pas une préoccupation majeure dans ses établissements : l'association ne dispose pas d'éléments permettant de faire état de la particulière vulnérabilité des mineurs handicapés et il n'existe pas de formation systématique des professionnels au sein de cette fédération sur la détection et la prévention des violences sexuelles." »...

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yanous

La scolarisation des eleves en situation de handicap - Ministere de l'Education nationale et de la Jeunesse 07/06/2019


«La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation de la citoyenneté des personnes handicapées a permis des avancées majeures dans la politique de scolarisation des élèves en situation de handicap. Le service public d'éducation doit veiller à l'inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune distinction. Une approche nouvelle est consacrée : quels que soient les besoins particuliers de l'élève, c'est à l'école de s'assurer que l'environnement est adapté à sa scolarité. Depuis 2006, le nombre d'élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire a plus que doublé. Le ministère chargé de l'Education nationale a fait des efforts sans précédent pour améliorer la scolarisation en milieu ordinaire des élèves en situation de handicap. Les différents dispositifs de scolarisation, les parcours de formation individualisés et les aménagements personnalisés en fonction des besoins des élèves sont autant de mesures participant à l'inclusion scolaire. A la rentrée 2017, 321 476 élèves en situation de handicap étaient scolarisés dans les écoles et établissements publics et privés relevant du ministère de l'Education nationale : 181 158 dans le 1er degré et 140 318 dans le 2d degré. Désormais, grâce à l'amélioration de la scolarisation et la professionnalisation des accompagnants, les parcours des enfants en situation de handicap se diversifient et s'allongent à l'Ecole. A l'occasion du comité interministériel du handicap qui s'est tenu le 20 septembre 2017, il a été, d'ici 2022 : réaffirmé la création de plus de 8 000 postes d'accompagnants annoncé la création de 250 ULIS en lycée.» [...]
«Focus sur la scolarisation des élèves présentant des troubles du spectre de l’autisme La stratégie nationale 2018-2022 pour l'autisme La stratégie pour l'autisme au sein des troubles neuro-développement (TND) 2018-2022 a été présentée par le Premier ministre Édouard Philippe et Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, le vendredi 6 avril 2018. Garantir la scolarisation effective des enfants et des jeunes est l'un des cinq engagements phares de cette stratégie. À la rentrée 2018, la stratégie nationale pour l'autisme au sein des troubles du neurodéveloppement se traduit concrètement par : 180 unités d'enseignement en maternelle autisme (Uema) à créer sur la durée de la stratégie nationale pour l'autisme ; 45 unités d’enseignement élémentaire Troubles du spectre autistique prévues dans la continuité des Uema (premières expérimentations à la rentrée 2018) dont cinq dès la rentrée 2018. Stratégie nationale 2018-2022 pour l'autisme : garantir la scolarisation effective des enfants et des jeunes Focus sur la scolarisation des jeunes sourds La loi du 11 février 2005 fait de la langue des signes française une langue à part entière et garantit aux parents de jeunes sourds une liberté de choix entre une communication bilingue - langue des signes française et langue française - et une communication en langue française (avec ou sans langage parlé codé). L’enseignement de la langue des signes française (LSF) est dispensé en primaire, au collège, au lycée d’enseignement général et technologique et au lycée professionnel. Les jeunes sourds bénéficient d’une notification de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) pour toute orientation vers un pôle d'enseignement pour les jeunes sourds (PEJS). C’est un dispositif qui permet de regrouper dans un secteur géographique donné des ressources nécessaires à l'accompagnement des élèves ayant fait un choix linguistique bilinguisme LSF/français écrit ou LPC. La formation des enseignants intervenant au sein des PEJS est renforcée afin de leur permettre d’atteindre pour la LSF le niveau C1 du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) ; les enseignants utilisant le LPC verront également leurs compétences renforcées. La circulaire n° 2017-011 du 3 février 2017 précise la mise en œuvre du parcours de formation du jeune sourd. Cette circulaire décline notamment : les conditions d’exercice du choix par les familles du mode de communication les modalités de scolarisation les différents parcours au sein des Pôles d’enseignement pour les jeunes sourds (PEJS) »...

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education.gouv

AESH MENH1915158C - Ministere de l'Education nationale et de la Jeunesse 07/06/2019

«Personnels contractuels Cadre de gestion des personnels exerçant des missions d'accompagnement d'élèves en situation de handicap (AESH) NOR : MENH1915158C circulaire n° 2019-090 du 5-6-2019 MENJ - DGRH B1-3 Texte adressé aux rectrices et aux recteurs d'académie ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie-directrices et directeurs académiques des services de l'éducation nationale ; aux chefs d'établissements Références : article L. 917-1 du Code de l'éducation ; décrets n° 86-83 du 17-1-1986 et n° 2014-724 du 27-6-2014 ; arrêtés du 27-6-2014 ; circulaires n° 2014-083 du 8-7-2014 et n° 2017-084 du 3-5-2017 Scolariser dans de bonnes conditions les élèves en situation de handicap est une priorité du Gouvernement, qui, depuis deux ans, a engagé une nouvelle étape dans la réalisation d'une école pleinement inclusive. Des avancées majeures ont été accomplies : la rentrée des élèves à besoin particulier se prépare comme celle des élèves ordinaires ; des Pôles inclusifs d'accompagnement localisé (Pial) sont créés ; les démarches sont simplifiées pour les familles.»
[...]
«En cette rentrée, la transformation s'accélère grâce à une mobilisation importante de moyens, notamment humains. Le présent cadre de gestion, issu d'une concertation approfondie avec les partenaires sociaux, constitue l'un des leviers essentiels de réalisation du saut qualitatif annoncé de l'École inclusive et de la transformation durable du dispositif d'accompagnement. Il pose les fondements d'une gestion pérenne et valorisante des accompagnants d'élève en situation de handicap (AESH). En particulier, il définit des mesures de nature à consolider leur place dans la communauté éducative et à améliorer leur gestion administrative et les conditions d'exercice de leur métier. Il se substitue au I (conditions de recrutement et d'emploi des AESH) et aux annexes de la circulaire n° 2014-083 du 8 juillet 2014 portant conditions de recrutement et d'emploi des AESH, ainsi qu'aux sections 5.1 et 6.1 de la circulaire du 3 mai 2017 mentionnée en référence. Les modalités de reprise en qualité d'AESH des personnes exerçant ou ayant exercé les fonctions d'auxiliaire de vie scolaire et de l'accompagnement des personnels en situation de handicap traités par le II de la circulaire du 8 juillet 2014 restent applicables. Pour mémoire, les textes cités en référence constituent le cadre réglementaire du recrutement, de la gestion, de la rémunération et de l'évaluation des AESH. 1. Renforcer l'appartenance des AESH à la communauté éducative par un suivi adapté et une gestion coordonnée par les services académiques 2. Le cadre juridique du contrat 2.1 Conditions de diplôme 2.2 Durée du contrat à durée déterminée et renouvellement 2.3 Accès au contrat à durée indéterminée 2.4 Modification d'un élément substantiel du contrat de travail 2.5 Période d'essai 2.6 Rémunération 2.6.1 Détermination de la rémunération 2.6.2 Réexamen de la rémunération 2.7 Appréciation de la valeur professionnelle 2.8 Commissions consultatives paritaires 2.9 Motifs et procédure de licenciement 2.10 Certificat de travail 3. Les conditions d'exercice des fonctions d'AESH, élément déterminant de leur pleine intégration dans la communauté éducative 3.1 Fonctions exercées 3.2 Lieux d'exercice 3.2.1 L'exercice des fonctions au sein d'un Pial 3.2.1 L'exercice des fonctions en dehors d'un Pial 3.3 Rattachement hiérarchique et fonctionnel des AESH 3.4 Temps et quotité de service 3.5 Absence et congés 3.6 Frais de déplacement 4. Le droit à la formation Annexes Annexe 1 : Modèle de CDD Annexe 2 : Modèle de CDI Annexe 3 : Modèle de certificat de travail Annexe 4 : Indices de référence Annexe 5 : Modèle de compte-rendu de l'entretien professionnel »...

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education.gouv

Au BO du 6 juin 2019 : ecole inclusive, seconde professionnelle et competences de l'Etat et des regions en matiere d'information et d'orientation - Ministere de l'Education nationale et de la Jeunesse 07/06/2019

«Circulaire de rentrée 2019 - Ecole inclusive Une circulaire précise les actions et moyens à mettre en oeuvre dès la rentrée 2019 pour une école plus inclusive : Instituer un service départemental Ecole inclusive Organiser les pôles inclusifs d'accompagnement localisés Mieux accueillir les parents et mieux scolariser les élèves Reconnaitre le travail des enseignants, les soutenir et déployer une offre de formation accessible Renforcer l'appartenance des AESH à la communauté éducative Simplifier les démarches pour tous Mieux suivre les parcours inclusifs et évaluer la qualité des actions.»
[...]
« Dans chaque académie et dans chaque département sera institué un service public de l'École inclusive afin de ne laisser aucun élève au bord du chemin et afin que l'École puisse remplir mieux encore, dans le cadre d'un partenariat exigeant, son rôle de creuset de la République. Pour une École inclusive Seconde professionnelle Les familles de métiers regroupent des compétences professionnelles communes à plusieurs spécialités de baccalauréat professionnel en classe de seconde. Lorsqu'elles existent, les familles de métiers sont obligatoires dans les formations sous statut scolaire. La liste des familles de métiers est publiée dans un arrêté qui précise les intitulés de ces familles et les spécialités de baccalauréat professionnel présentant des compétences professionnelles communes. Au terme de la classe de seconde, l'élève poursuit son cycle de formation dans une classe de première professionnelle de l'une des spécialités de la famille de métiers dont il est issu. Définition des familles de métiers mentionnées dans le Code de l'éducation Information et orientation : compétences de l'État et des régions Les ministres de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, le président et le président délégué de Régions de France ont signé le Cadre national de référence relatif à la mise en œuvre des compétences de l'État et des Régions en matière d'information et d'orientation pour les publics scolaire, étudiant et apprenti. Les objectifs sont de : préciser les compétences respectives de l'État et des Régions dans l'exercice de leurs missions en matière d'orientation et d'information et les principes communs de leur action permettre une meilleure cohérence de leurs interventions Mise en œuvre des compétences de l'État et des régions en matière d'information et d'orientation pour les publics scolaire, étudiant et apprenti »...

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education.gouv

MENE1915810C - Ministere de l'Education nationale et de la Jeunesse 04/06/2019

«NOR : MENE1915810C note de service n° 2019-087 du 28-5-2019 MENJ - DGESCO A1-1 Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie; aux inspectrices et inspecteurs d'académie-directrices et directeurs académiques des services de l'éducation nationale ; aux inspectrices et inspecteurs de l'éducation nationale du premier degré ; aux directrices et directeurs des écoles et des établissements d'enseignement privés du premier degré sous contrat; aux professeurs des écoles et des établissements d'enseignement privés du premier degré sous contrat Pour la rentrée 2019, l'école primaire reste à la première place des priorités du Gouvernement en matière de politique éducative. C'est pourquoi cette circulaire de rentrée porte spécifiquement sur le premier degré. L'école primaire est déterminante pour la réussite de nos élèves. En effet, l'inégale maitrise des savoirs fondamentaux constitue l'un des principaux obstacles à la réduction des inégalités sociales. Seule une politique d'élévation générale du niveau des élèves peut donc permettre à l'Ecole républicaine de répondre à sa mission et de lutter efficacement contre les déterminismes. En travaillant à une meilleure maitrise par tous les élèves des savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter, respecter autrui), chaque professeur des écoles, dans son rôle de pédagogue, contribue aussi à la construction d'une société plus juste. Cette ambition que porte l'Ecole doit se construire dès les premières années : c'est tout le sens de l'abaissement à trois ans de l'instruction obligatoire. Voilà pourquoi les trois recommandations qui accompagnent cette circulaire portent toutes sur l'école maternelle. Ecole des premiers apprentissages, dans un cadre qui doit être sécurisant pour les élèves, sa place et son rôle seront particulièrement mis en valeur au cours de l'année scolaire qui vient. Pour cela, des moyens supplémentaires importants sont mis à disposition : alors même que le nombre d'élèves baisse, 2 300 postes sont créés. Cet investissement va permettre d'achever le dédoublement des classes de CP et CE1 en éducation prioritaire. Désormais, ce sont 300 000 élèves, soit 20 % d'une génération, qui bénéficieront, à cette rentrée, d'un suivi renforcé dans l'apprentissage de la lecture et des mathématiques. Afin d'approfondir ce qui a été engagé, le président de la République a fixé le cap : dédoublement des classes de grande section en éducation prioritaire et un maximum de 24 élèves pour toutes les classes de grande section, CP et CE1. Dès cette rentrée, là où c'est possible, ces mesures seront engagées sans tarder. Elles s'accompliront pleinement au cours des rentrées 2020 et 2021. Pour être parfaitement efficace, cet investissement doit s'accompagner d'un meilleur suivi des progrès des élèves et d'une plus grande personnalisation pédagogique. Les programmes de l'école maternelle et de l'école primaire en donnent la trame et les objectifs. La publication de progressions annuelles permet d'offrir de solides repères à tous les professeurs. Des recommandations, notamment celles sur la maternelle et qui accompagnent la présente circulaire, permettent de nourrir la réflexion pédagogique menée par les équipes éducatives. Les évaluations de début de CP, mi-CP et de début de CE1 donnent aux professeurs des outils supplémentaires pour personnaliser davantage encore leur pédagogie et faire progresser les élèves vers ces objectifs. Grâce à l'engagement de tous les professeurs et des équipes qui les soutiennent, les mesures engagées produisent déjà des effets significatifs. En cette rentrée, il s'agit donc de continuer l'oeuvre engagée afin de mener notre école au meilleur niveau.»
[...]
«Mieux accueillir les élèves en situation de handicap Le devoir de solidarité de la Nation concerne au premier chef les élèves en situation de handicap et leur famille. Sur ce sujet, l'éducation nationale poursuit et intensifie son action, en particulier grâce à la loi pour une École de la confiance, qui vise à établir un véritable « service public de l'École inclusive ». Elle pose les bases d'une coopération plus étroite et plus efficace entre l'éducation nationale et les établissements et services médico-éducatifs. Ses grandes priorités seront déclinées dans une circulaire de rentrée dédiée. La première priorité est celle d'améliorer le lien avec les familles et la qualité de la réponse qu'apporte l'institution à leurs demandes. L'organisation des services départementaux sera donc revue afin d'apporter une réponse plus rapide, sous 24 heures, aux demandes des familles. Des pôles inclusifs d'accompagnement localisé (Pial) seront mis en place au niveau des circonscriptions, afin que la mise à disposition des moyens d'accompagnement des élèves en situation de handicap (AESH) soit plus proche du terrain et adaptée au besoin de chaque élève. Dans le même temps, les professeurs des écoles ont besoin d'être mieux accompagnés dans la prise en charge, au sein de la classe, des élèves en situation de handicap. Dès la rentrée scolaire 2019, la plateforme Cap École inclusive proposera aux professeurs des ressources pédagogiques, immédiatement utilisables en classe. Cette plateforme leur permettra aussi de contacter des professeurs ressources qui pourront les accompagner dans la mise en place d'adaptations et aménagements pédagogiques, notamment pour les élèves avec des troubles du spectre de l'autisme (TSA). Dans l'objectif d'améliorer la prise en compte des besoins des élèves, les académies et départements renforceront leurs plans de formation par des modules spécifiques portant sur les positionnements respectifs des AESH et des professeurs, et sur les problématiques liées à la prise en charge des élèves en situation de handicap. »...

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education.gouv

Exploring autistic traits in adults with chronic depression: A clinical study - ScienceDirect 04/06/2019

«Abstract Background Chronic depression is characterized by persistent or recurrent depressive symptoms, defined according to DSM criteria, and is associated with lack of empathy; deficits in social perception, interaction, and communication; and social withdrawal. These symptoms are reminiscent of autism spectrum disorders, yet the co-occurrence of autistic traits and chronic depression has been rarely explored. We explored measures of autistic traits in chronically depressed adult patients in order to further define and delineate the overlap of symptoms between chronic depression and autism spectrum disorders.»
[...]
« Method Three groups were tested: 31 patients with chronic depression, 27 patients with autism spectrum disorder, and 31 healthy controls. The Autism Spectrum Quotient (AQ) and the Empathy Quotient (EQ) were used to measure autistic traits. The severity of depression was measured by Beck’s Depression Inventory. Results The group of chronically depressed patients showed significantly elevated autistic traits according to both AQ and EQ measures. In addition, 48.4% of the patients with chronic depression showed AQ scores within the range of the broader autistic phenotype. Similar scores were found among 3.2% of the healthy controls and 100% of the patients with autism spectrum disorder. Conclusions About half of the chronically depressed patients showed elevated autistic or autism-like traits. It remained unclear whether this was due to the state of chronic depression or a kind of premorbid autistic personality trait. The findings illustrate the need for further research to clarify the possible role of autistic traits in the development of chronic depression. Furthermore, they reveal that it might be clinically useful to focus on autism-like social impairments in therapy for chronic depression »...

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sciencedirect

Les comorbidites, une piste pour stratifier les jeunes patients autistes 04/06/2019

«Les enfants atteints d'autismes sont souvent atteints d'autres pathologies avec de grande variation en termes de sévérité et d'âge de début. Or « la présence de ces comorbidités modifie grandement la présentation clinique de l'autisme et une meilleure compréhension de ces pathologies pourrait améliorer le diagnostic et les protocoles thérapeutiques », affirment les chercheurs de l'institut polytechnique Rensselaer, à New York, dans un article publié dans la revue « Autisme Research », proposant une nouvelle classification des patients sur la base de leur comorbidité. Ces dernières pourraient effet être le reflet de mécanismes physiopathologiques distincts et donc d'étiologies particulières de la maladie. Pour établir leur classification, les chercheurs ont mené une étude rétrospective sur une cohorte de 3278 enfants, suivis pendant au moins 5 ans et présentant des troubles du spectre autistique (TSA). Leurs données ont été collectées entre 2000 et 2015 via les bases de données d'assurances privées américaines de santé. Ces enfants ont été comparés à une cohorte témoin de 279693 enfants de la population générale sans TSA.»
[...]
«Trois groupes distincts Les prévalences de toutes les comorbidités étaient significativement plus élevées dans la cohorte des enfants présentant des TSA, que chez les enfants de la population générale, et tout particulièrement pour ce qui concerne les troubles du développement, les troubles psychiatriques, l'épilepsie et les troubles du sommeil. Les données d'apparition des symptômes furent ensuite analysées par un algorithme dont l'objectif était d'identifier des patterns communs à de larges groupes de patients. Trois ensembles ont été ainsi identifiés : un premier groupe (23,7 % de la cohorte) caractérisé par un fort taux de comorbidités, un second caractérisé par un taux intermédiaire (26,5 %), et un troisième groupe ayant une prévalence faible et rassemblant la moitié des patients. Dans ce dernier groupe, seuls les retards du développement étaient significativement plus fréquents que dans la population générale. C'est aussi dans ce 3e groupe que le diagnostic de l'autisme est, en médiane, le plus tardif. Cette dernière observation s'expliquerait, selon les auteurs, par le fait que ces patients sont moins souvent en contact avec le système de santé. Les auteurs préconisent la tenue de travaux pour évaluer une éventuelle relation statistique entre la fréquence des comorbidités et la sévérité des TSA. L'analyse statistique indique également que certaines comorbidités ont tendance à apparaître au cours des mêmes périodes de temps. C'est ainsi le cas des troubles gastro-intestinaux et des pathologies auto-immunes d'une part et de l'épilepsie et des troubles du sommeil d'autre part. Cette observation conduit les chercheurs à s'interroger sur des mécanismes communs qui lieraient ces pathologies entre elles et à l'autisme. Les catégories proposées par les chercheurs de l'Institut polytechnique Rensselaer « pourraient constituer la base d'un système de classification de différents sous-types d'autisme », affirment les auteurs. Un tel système de classification serait pertinent pour améliorer le recrutement des patients dans les programmes de recherche fondamentale et de recherche clinique. »...

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lequotidiendumedecin

Les comorbidites, une piste pour stratifier les jeunes patients autistes 04/06/2019

«Les enfants atteints d'autismes sont souvent atteints d'autres pathologies avec de grande variation en termes de sévérité et d'âge de début. Or « la présence de ces comorbidités modifie grandement la présentation clinique de l'autisme et une meilleure compréhension de ces pathologies pourrait améliorer le diagnostic et les protocoles thérapeutiques », affirment les chercheurs de l'institut polytechnique Rensselaer, à New York, dans un article publié dans la revue « Autisme Research », proposant une nouvelle classification des patients sur la base de leur comorbidité. Ces dernières pourraient effet être le reflet de mécanismes physiopathologiques distincts et donc d'étiologies particulières de la maladie. Pour établir leur classification, les chercheurs ont mené une étude rétrospective sur une cohorte de 3278 enfants, suivis pendant au moins 5 ans et présentant des troubles du spectre autistique (TSA). Leurs données ont été collectées entre 2000 et 2015 via les bases de données d'assurances privées américaines de santé. Ces enfants ont été comparés à une cohorte témoin de 279693 enfants de la population générale sans TSA.»
[...]
«Trois groupes distincts Les prévalences de toutes les comorbidités étaient significativement plus élevées dans la cohorte des enfants présentant des TSA, que chez les enfants de la population générale, et tout particulièrement pour ce qui concerne les troubles du développement, les troubles psychiatriques, l'épilepsie et les troubles du sommeil. Les données d'apparition des symptômes furent ensuite analysées par un algorithme dont l'objectif était d'identifier des patterns communs à de larges groupes de patients. Trois ensembles ont été ainsi identifiés : un premier groupe (23,7 % de la cohorte) caractérisé par un fort taux de comorbidités, un second caractérisé par un taux intermédiaire (26,5 %), et un troisième groupe ayant une prévalence faible et rassemblant la moitié des patients. Dans ce dernier groupe, seuls les retards du développement étaient significativement plus fréquents que dans la population générale. C'est aussi dans ce 3e groupe que le diagnostic de l'autisme est, en médiane, le plus tardif. Cette dernière observation s'expliquerait, selon les auteurs, par le fait que ces patients sont moins souvent en contact avec le système de santé. Les auteurs préconisent la tenue de travaux pour évaluer une éventuelle relation statistique entre la fréquence des comorbidités et la sévérité des TSA. L'analyse statistique indique également que certaines comorbidités ont tendance à apparaître au cours des mêmes périodes de temps. C'est ainsi le cas des troubles gastro-intestinaux et des pathologies auto-immunes d'une part et de l'épilepsie et des troubles du sommeil d'autre part. Cette observation conduit les chercheurs à s'interroger sur des mécanismes communs qui lieraient ces pathologies entre elles et à l'autisme. Les catégories proposées par les chercheurs de l'Institut polytechnique Rensselaer « pourraient constituer la base d'un système de classification de différents sous-types d'autisme », affirment les auteurs. Un tel système de classification serait pertinent pour améliorer le recrutement des patients dans les programmes de recherche fondamentale et de recherche clinique. »...

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lequotidiendumedecin

Rentree scolaires 2019 : quels changements dans les programmes en maternelle et elementaire ? | Parole de Mamans 03/06/2019

«C'est la troisième rentrée scolaire pour le ministre de l'Education Nationale et certainement une des plus importantes puisqu'elle doit consolider et expliciter la loi sur une école de la Confiance, adoptée le 21 mai 2019. Adressée à tous les professionnels de l'éducation nationale des recteurs d'Académie aux professeurs, cette directive liste et affirme les principaux objectifs à atteindre ou à consolider. On sait depuis l'obligation de l'instruction à partir de 3 ans, que la petite et la tendre enfance sont dans le viseur du gouvernement comme sources principales des inégalités futures entre citoyens. La directive le réaffirme : "L'inégale maitrise des savoirs fondamentaux constitue l'un des principaux obstacles à la réduction des inégalités sociales." C'est pour cela que les principales mesures concernent cette période : 2 300 postes d'enseignants créés, une plus large diffusion du suivi renforcé dans l'apprentissage de la lecture et des mathématiques qui s'étendra désormais à 300 000 élèves, soit 20 % d'une génération. Enfin, la mesure phare pour l'éducation d'Emmanuel Macron sur le dédoublement des classes de CP en zone prioritaire s'étend également : "dédoublement des classes de grande section en éducation prioritaire et un maximum de 24 élèves pour toutes les classes de grande section, CP et CE1. Dès cette rentrée, là où c'est possible, ces mesures seront engagées sans tarder. Elles s'accompliront pleinement au cours des rentrées 2020 et 2021.»
[...]
«Les enfants en situation de handicap Emmanuel Macron avait, lors de sa campagne, fait de nombreuses promesses sur le handicap, notamment concernant les enfants handicapés et leur accès à l’école avec comme objectif que chaque enfant ait accès à un auxiliaire de vie scolaire pour avoir une scolarité comme les autres. Si ce but est loin d’être atteint, la directive reprend le chemin de cet objectif : “Des pôles inclusifs d’accompagnement localisé (Pial) seront mis en place au niveau des circonscriptions, afin que la mise à disposition des moyens d’accompagnement des élèves en situation de handicap (AESH) soit plus proche du terrain et adaptée au besoin de chaque élève.” Même si cette mesure contient beaucoup d'éléments de langage et peu d’avancées concrètes, elle a le mérite de rappeler qu’il y a toujours un gros problème sur ce sujet en France et l’administration pourra plus difficilement ne plus y répondre : “L’organisation des services départementaux sera donc revue afin d’apporter une réponse plus rapide, sous 24 heures, aux demandes des familles.” Enfin, afin que les professeurs soient mieux formés et aidés dans l’accompagnement de leurs élèves en situation de handicap, une plateforme Cap école inclusive sera mise en place dès la rentrée 2019. Elle proposera aux professeurs “des ressources pédagogiques, immédiatement utilisables en classe (...), de contacter des professeurs ressources qui pourront les accompagner dans la mise en place d’adaptations et aménagements pédagogiques, notamment pour les élèves avec des troubles du spectre de l’autisme (TSA).” Cette directive dresse donc les objectifs pour la rentrée scolaire 2019, sans mesures exceptionnelles ou avancées capitales, elle rappelle l’importance d’un apprentissage de qualité dès le plus jeune âge car c’est à ce moment précis que se joue la réussite des études futures. »...

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paroledemamans

MDPH, AEEH, complement, CAF : c'est quoi ce bordel ? | Le Club de Mediapart 02/06/2019

«Des mesures de "simplification" qui remettent en cause l'indemnisation de la prise en charge des troubles dys, ainsi que celle des frais liés au handicap. Une répartition des rôles entre CAF et MDPH à respecter. La mise en oeuvre chaotique des échanges dématérialisés entre CAF et MDPH. Favori Recommander Alerter Imprimer Partager Tweet Commentez 1 recommandé Un décret du 27 décembre 2018 simplifie les démarches pour l'AEEH. Il prévoit notamment, quand le taux de handicap est compris entre 50% et 80%, que la durée minimum d'attribution est de 2 ans - au lieu d'un an auparavant - et 3 ans si le taux de handicap est au moins égal à 80% Je fais le point sur quelques problèmes d'application pour l'attribution de l'AEEH et de ses compléments. Quelques soucis également dans les relations MDPH/CAF.»
[...]
«Répartition du contrôle entre la MDPH et la CAF sur les frais et la réduction d'activité pour le droit au complément d'AEEH Des allocataires de la CAF percevant un complément d'AEEH reçoivent des demandes de justification des frais engagés. L'AEEH est parfois suspendue en l'attente de production de pièces justificatives. La MDPH est sollicitée par les allocataires, parce que les pièces lui ont été fournies. Procédé inutile et illégal. Seule la MDPH est habilitée à contrôler les frais. La CAF ne contrôle que le recours à une "tierce personne" (parent ou salarié), mais elle n'a pas le droit de le faire avant d'ouvrir le droit. Arrêté du 24 avril 2002 relatif aux conditions d'attribution des six catégories de complément d'allocation d'éducation spéciale | Legifrance A signaler : au moins la MSA, pour ceux qui en relèvent, vous fout la paix. :) ODPF = organisme débiteur des prestations familiales, en général CAF ou MSA. Le guide d'évaluation annexé à l'arrêté du 24 avril 2002 précise dans son introduction: "Elle [CDES=CDAPH/MDPH] devra alors prendre sa décision pour une durée brève (un an), afin de réévaluer rapidement la situation, en s'assurant lors du renouvellement de l'attribution de l'AES de l'effectivité des charges qui lui avaient initialement été présentées, et de réajuster au besoin sa décision. La CAF assure le contrôle de la mobilisation effective de l'aide humaine. Elle apprécie le volume de l'aide humaine sur justificatifs : bulletin de paie de la tierce personne, attestation de l'employeur du ou des parents, ou constat de l'absence totale d'activité professionnelle d'un des parents. Elle réduit le versement de la prestation, lorsque l'aide humaine apportée réellement est inférieure à celle évaluée par la CDES lors de l'attribution du complément. La CDES doit alors réévaluer la situation. Conformément à l'article 3 du présent arrêté, elle prend une nouvelle décision infirmant ou confirmant sa précédente décision dans un délai de deux mois suivant sa saisine par la CAF." La circulaire ministérielle 20002-290 a précisé :
Source: https://solidarites-sante.gouv.fr | Source Status "II. - MISE EN PLACE DU DISPOSITIF : COMPÉTENCES RESPECTIVES DE LA COMMISSION DÉPARTEMENTALE DE L'ÉDUCATION SPÉCIALE ET DE L'ORGANISME DÉBITEUR DES PRESTATIONS FAMILIALES (ODPF) Afin de permettre à l'ODPF de mettre en paiement le montant du complément mais aussi d'exercer le contrôle prévu par la réglementation, il appartient à la CDES de lui adresser une notification motivée précisant la quotité globale de recours à une tierce personne nécessitée par l'état de l'enfant ainsi que le montant des dépenses engagées. A cet égard, il est recommandé aux CDES d'utiliser les libellés de motivation joints en annexe. L'ODPF verse le complément attribué par la CDES sans effectuer de contrôle a priori de l'effectivité et de l'importance du recours à une tierce personne, mais il peut effectuer à tout moment ce contrôle en cours de droit. Si ce contrôle fait apparaître des modifications de la quotité du recours global à une tierce personne (par exemple, une diminution globale en additionnant la diminution ou la cessation d'activité du ou des parents et le temps du recours à une tierce personne rémunérée), l'ODPF suspend le versement du complément attribué par la CDES et sert provisoirement, à titre d'avance, le complément correspondant à la situation constatée. Parallèlement, il saisit la CDES afin que celle-ci réexamine le droit à complément. Pour ce faire, l'ODPF informe la CDES de la date d'effet et de la catégorie du complément servi à titre d'avance, et transmet les pièces justificatives de la nouvelle situation constatée. La date d'effet correspond à la date du constat dressé par l'ODPF. En retour, il appartient à la CDES de prendre une nouvelle décision pour la période commençant au premier jour du mois suivant la date d'effet du complément servi à titre d'avance par l'ODPF." Copie du dossier MDPH demandée par la CAF Des bénéficiaires d’allocation (AEEH ou AAH) ont été très surpris par la demande de leur CAF de communiquer leur demande à la MDPH, à savoir actuellement le dossier de 20 pages. Ils estiment, à juste titre, que la CAF n’a pas besoin de connaître tous les éléments compris dans ce dossier. Ils croient que la CAF doit payer les prestations sur la base de la notification de la CDAPH. Jusqu’au 31 décembre 2018, la législation prévoyait que la MDPH transmettait à la CAF une copie de la demande. Depuis le 1er janvier 2019, seules les données pertinentes peuvent être transmises. Ces données figurent dans la demande, mais pas dans la notification. Lorsque les MDPH décident d’appliquer à la lettre la nouvelle réglementation, elles ne transmettent rien à la CAF. Alors qu’elles devraient transmettre les données pertinentes. On peut se fatiguer à demander à la MDPH – puisque c’est son rôle – de communiquer à la CAF les données nécessaires. Cependant, puisque le demandeur d’une prestation doit prouver son droit, il est plus simple de communiquer une copie de la demande, même si la plupart des informations n’ont pas d’intérêt pour la CAF. Vous ne pouvez pas deviner quelles zones ou quelles pages sont nécessaires à la liquidation des prestations. J’ai parfois vu des documents drôlement photocopiés. Il n’est pas possible d’imaginer qu’un organisme admette la communication d’un dossier tronqué. J’y ai été confronté quand je travaillais dans un service de prestations familiales à la MSA. Il est arrivé qu’il s’agissait d’une demande d’allocation de soutien familial pour un employé de la MSA, suite à un divorce pour faute. Après avoir pris connaissance de l’intégralité du document, j’ai accepté qu’il n’y ait une copie que des pages essentielles du document (date du divorce, décision sur la pension alimentaire) dans le dossier : en effet, il n’était pas possible de garantir la confidentialité des archives papiers ou électroniques par rapport aux collègues de travail, malgré la règle du secret professionnel. Cela a été une exception en plus de 35 ans de travail. Cela n’a été possible qu’après consultation de l’ensemble du document, ce qui permettait d’attester de la véracité des pages conservées dans les archives. La liquidation d’une nouvelle prestation familiale exige une déclaration du demandeur de sa situation familiale et professionnelle, celle de son « conjoint » et de ses enfants à charge. Cela passe par ce qui est appelé l’imprimé pivot, qui est intégré à l’imprimé de demande de la prestation quand vous téléchargez l’imprimé. Si vous êtes déjà connu de la CAF/MSA, il s’agit de vérifier si les informations existantes dans les fichiers sont toujours d’actualité. »...
Source: http://blogs.mediapart.fr | Source Status

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blogs.mediapart

Participez a la consultation 'Comment la societe peut-elle garantir une vraie place aux personnes handicapees ?' 28/05/2019

«Comment la société peut-elle garantir une vraie place aux personnes handicapées ? Des milliers de citoyens proposent des solutions. Prenez position sur ces solutions et proposez les vôtres ! Les meilleures détermineront nos actions»...

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make

INFO FRANCE 3 : derives dans un foyer pour handicapes a Pithiviers dans le Loiret - France 3 Centre-Val de Loire 26/05/2019

«Insultes, propos déplacés, moqueries, c'est l'ambiance depuis quelques semaines aux Cèdres, un établissement qui accueille 23 personnes handicapées mentales. Dans ce foyer d'hébergement, les personnes en situation de handicap sont accueillies, hébergées et accompagnées tout au long des différentes étapes de leur vie avec l'objectif de les insérer socialement et professionnellement, soit en milieu ordinaire de travail soit en milieu de travail protégé. La structure est gérée par une association : l'AFPAI, Association Familiale de Parents d'Adultes Inadaptés. Plusieurs salariés ont décidé de témoigner mais ils ont souhaité le faire dans un anonymat total "par peur de représailles". Tous parlent d'un profond malaise et nous ont confié ce qu'ils ont vu ou entendu. Insultes, propos déplacés, moqueries Dernièrement, un résident est venu en pleurs confier sa peine à un salarié. Alors qu'il vient de découvrir que ses provisions de nourriture ont disparu, il s'entend dire par son éducateur : "Il ne faut pas en faire tout un plat". Un autre salarié rapporte qu'il a entendu le même éducateur, nous l'appellerons "Hervé", parler d'une résidente (qui marche avec une canne) dans les termes suivants : "Elle a la chance d'avoir de gros seins et un gros cul, ça lui permet d'avoir l'équilibre". Un autre résident se serait confié à un salarié et lui aurait dit : "Hervé me ment, je n'ai plus confiance en lui ». Une autre fois, c'est un employé qui entend toujours ce même éducateur se moquer ouvertement du handicap d'un résident, en l'imitant et le traitant de "gogol".»
[...]
«De la violence physique aussi La violence ne serait pas que verbale : les résidents sont aussi malmenés physiquement : dernièrement l'un d'entre eux a été bousculé, attrapé par l'épaule par "Hervé" puis collé au mur et emmené ainsi au bureau des éducateurs. Des cris ont ausi été entendus. Toujours selon plusieurs salariés, les résidents subissent mais n’osent pas se plaindre : ils ont peur de "Hervé" qui travaille depuis plusieurs années au sein de la structure. Les salariés ont parlé du malaise général au directeur de l’établissement. Celui-ci s’est révélé impuissant à agir, pas franchement soutenu par sa hiérarchie. Il est actuellement en arrêt maladie. Les salariés affirment que Ingrid Haentjens, la directrice générale de l’association AFPAI, leur a tenu les propos suivants : "il faut régler cette histoire en interne." Contactée par téléphone, Ingrid Haentjens, se dit bien "embêtée". »...

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france3-regions.francetvinfo

EXCLU - Une educatrice specialisee de Frejus renvoyee devant la justice pour des violences sur des enfants handicapes 26/05/2019

«Neuf plaintes ont été déposées contre une éducatrice spécialisée d'un institut médico-éducatif de Fréjus par des familles d'enfants de 7 à 9 ans scolarisés dans l'établissement. La professionnelle, qui avait 15 ans d'ancienneté, est accusée d'avoir utilisé des livres pour corriger les petits résidents, et d'en avoir trainé certains par les oreilles sur plusieurs mètres. Des faits qui se sont déroulés entre novembre 2017 et juin 2018. Le directeur de l'établissement a tout d'abord mené une enquête interne avant de convoquer en novembre dernier une à une les familles des victimes présumées pour leur exposer les faits, et leur indiquer qu'elles pouvaient déposer plainte.»
[...]
« Cette grand-mère se dit révoltée par le désintérêt que porte la société sur les handicapés. "J'ai même contacté plusieurs avocats à Fréjus pour qu'ils nous représentent, et je n'ai jamais eu de réponse. Tout le monde s'en fout, mais il s'agit d'enfants !" précise t-elle. Elle a d'ailleurs écrit à Brigitte Macron. Un courrier dans lequel elle demande notamment à la Première dame de France de faire en sorte que "les classes des IME soient équipées de caméras, afin que nos enfants soient en sécurité, car cela fera changer les comportements des éducateurs". La direction de l'établissement n'a pas souhaité répondre aux questions de France Bleu Provence, indiquant simplement qu'un procès allait avoir lieu. L'audience est prévue le mois prochain devant le tribunal correctionnel de Draguignan. Quant à l'éducatrice spécialisée qui ne travaille plus dans l'établissement, elle a reconnu les faits. Selon des propos rapportés par une famille, des faits que la direction de l'établissement explique par "un pétage de plombs". »...

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francebleu

Apres une tentative d'exclusion de l'ecole des eleves handicapes, reculade du Senat 23/05/2019

«Un amendement sénatorial - désormais abandonné - nous rappelle les oppositions puissantes au respect de la loi de 2005, qui soutient la scolarisation en milieu ordinaire. Et pourtant, çà marche et il est faut aller beaucoup plus loin. Un article de Spectrum News, un post de Danièle Langloys et une lettre ouverte de TouPI. Quelle meilleure introduction pour parler de la tentative du Sénat de remettre en cause la scolarisation en milieu ordinaire telle qu'elle devrait résulter de la loi de 2005. Phan Tom publie aujourd'hui, dans son blog Comprendre l'Autisme, une traduction d'un article de Spectrum News "Les enfants autistes ayant de plus faibles capacités cognitives montrent une amélioration plus importante de leurs compétences cognitives lorsqu'ils sont placés dans des classes avec des enfants typiques plutôt que dans des groupes composés uniquement d'enfants autistes." Cet amendement avorté nous confirme qu'il y a encore de puissantes résistances à l'inclusion.»
[...]
«Il y a encore beaucoup à faire pour assurer la scolarisation en milieu ordinaire des enfants avec handicap, en particulier des enfants autistes, premières victimes de l'exclusion scolaire. Cet amendement avorté nous confirme qu'il y a encore de puissantes résistances à l'inclusion. »...

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blogs.mediapart

CLE Autistes repond a l'article du psychanalyste JC Maleval - CLE Autistes 21/05/2019

«« Ecoutez les autistes », prétend Jean-Claude Maleval d'entrée...¦ Non, Monsieur Maleval, vous ne souhaitez nullement écouter les autistes, mais bien récupérer des alliés dans votre guerre contre l'ABA et les associations de parents, tout en maintenant les autistes sous votre tutelle paternaliste et psychanalysante. Votre texte rivalise de validosplaining, vous le sachant prétendant nous apporter le savoir qui nous manquerait...¦ Cette déduction ne résulte guère de peurs archaico-délirantes ou de notre prétendu manque de bords sans trous, mais de l'analyse textuelle et iconographique de votre article. Vous qui gagnez votre vie à analyser les paroles de l'autre, permettez que l'on agisse avec cette même politesse envers vous. Gratuitement, qui plus est ! Vous employez à deux reprises le « nous » dans votre tribune : s'agit-il de vous exprimer au nom de l'ensemble des psychanalystes freudo-lacaniens ? L'affreuse image de bouche au travers de papier rose déchiré, par laquelle vous trouvez opportun d'entamer votre texte, constitue t-elle une référence aux théories des bords sans trous énoncées par vous-mêmes et l'un de vos confrères, le freudien Bernard Seynhaeve ? D'après lui, une grande partie des problèmes de ses « patients » autistes découleraient d'une perception du corps comme d'une « surface sans trou » : « s'il n'a pas de trou, le sujet n'a pas non plus d'objet d'échange avec le monde, avec l'Autre. Pure superficie, le corps-carapace est ce qu'il advient d'un corps dont tous les orifices sont bouchés [...¦] l'autiste se constitue un vêtement-carapace qu'il refuse d'ôter [...¦] la violence s'inscrit dans une logique où l'excès d'excitation ne peut pas être traité par le sujet. Soit parce que l'excès d'excitation envahit son corps, soit parce que l'Autre tente de faire effraction dans le corps-carapace » S’ensuit un nouveau long paragraphe prétendant nous expliquer que notre souhait d’inclusion, notamment scolaire, serait louable mais impossible pour l’ensemble des personnes autistes : « Les cliniciens redoutent que l’inclusion systématique pour tous, aujourd’hui prônée en France, soit une rêverie bureaucratique, laquelle, en fermant des établissements de soins, conduise probablement à alourdir la charge des parents ». Cher M. Maleval (cher au sens premier, cher au sens financier, cher au sens du coût par séance), cette phrase à elle seule démontre que nous ne partagerons jamais vos objectifs.»
[...]
«Vous prétendez par la suite expliquer, soit votre position au sujet de l’autisme, soit celle de l’ensemble des psychanalyste… Vous manifestez votre accord à parler des « autistes » et non des « personnes avec autisme », expression qui « ferait de l’autisme une adjonction maladive, ou une substance étrangère, dont il faudrait débarrasser la personne »… Monsieur Maleval, avez-vous bien lu le premier livre de Josef Schovanec ? Il y explique cette expression, que vous décrivez comme « politiquement correcte », à la page 247 : « non pas que je croie que l’on puisse un jour avoir l’autisme comme une valise (un parapluie, diront les psychanalystes […]) mais parce que la simple allusion à cette possibilité met en lumière le fait que la personne, quoi qu’il arrive, dépasse de sa valise […] je crois que l’être humain est très complexe, qu’on ne peut jamais le décrire par un seul critère ». S’ensuit un nouveau long paragraphe prétendant nous expliquer que notre souhait d’inclusion, notamment scolaire, serait louable mais impossible pour l’ensemble des personnes autistes : « Les cliniciens redoutent que l’inclusion systématique pour tous, aujourd’hui prônée en France, soit une rêverie bureaucratique, laquelle, en fermant des établissements de soins, conduise probablement à alourdir la charge des parents ». Cher M. Maleval (cher au sens premier, cher au sens financier, cher au sens du coût par séance), cette phrase à elle seule démontre que nous ne partagerons jamais vos objectifs. La désinstitutionnalisation et la vie autonome font partie de nos droits humains fondamentaux. L’inclusion n’a aucune conditions. Elle n’est ni négociable, ni fragmentable en sous-catégories par degré de handicap. Sans transformation du système scolaire et de soutien au sein de l’école, pas d’inclusion. Concernant la désinstitutionnalisation, le but n’est pas de transférer des services à domicile, mais de démédicaliser et de fournir un soutien pour pouvoir accéder à ses droits fondamentaux. Nous souhaitons l’intervention d’équipes de professionnels, sans que les parents ne soient obligés de le faire (service public à l’école prôné par l’ONU). La désinstitutionnalisation est la pierre angulaire de notre projet, et nous ne souhaitons guère à cet égard recevoir vos leçons pontifiantes. Quant à qualifier les autistes de « charge pour leurs parents » reconnaissez que c’est un jugement de valeurs qui n’engage que vous, mais pas les autistes ! Dans le paragraphe suivant, vous expliquez, M. Maleval, que « le savoir du sujet sur lui-même est méprisé dans l’attente que le cerveau livre ses secrets ». Nous qualifier de « sujets » tout en prétendant devenir notre allié a quelque chose de drôle ! Que nous soyons opposés à l’ABA et à l’exclusion des autistes de la recherche ne signifie en rien que nous embrasserions (tiens, un trou !) béatement le bagage théorique psychanalytique, dont nombre d’entre nous ont très directement expérimenté l’inutilité, sinon la nuisance : diagnostics farfelus et erronés (dysharmonie psychotique…), culpabilisation de nos parents, etc. Notre critique de l’ABA repose sur la question des normes intégrées et sur le manque d’intérêt pour le bien-être de l’enfant. Il n’est pas question de prôner une approche psychanalytique en substitut, notre but est surtout de bénéficier d’une éducation accessible. Vous regrettez ensuite que Hugo Horiot vous ait cité nommément sur Twitter en ces mots : « Jean-Claude Maleval et Michel Grollier [les auteurs], voici mon diagnostic : un peu cons sur les bords et au fond du trou ». Cela ne nous semble nullement relever d’un « arrêt du discours » ou d’une « pensée paresseuse » comme vous le prétendez, mais bien d’une saine réaction de colère face aux inepties que vous écrivez, tout en prétendant nous « écouter ». »...

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cle-autistes

Jamais sans mon AVS 19/05/2019

«Annaïck est un peu l'ange gardien du jeune Orion. Elle lui permet de suivre une scolarité normale malgré ses difficultés relationnelles. Orion est autiste. Annaïck est accompagnante d'élève en situation de handicap. On dit AESH, c'est le nouveau nom des auxiliaires de vie scolaire (AVS). "L'objectif qu'on s'est imposé avec l'enseignante, ce n'est pas qu'il sache reconnaître les lettres de l'alphabet", explique la jeune femme.»
[...]
«"Notre but c'est vraiment qu'il participe en classe, qu'il aille vers les copains, qu'il joue, et qu'il prenne du plaisir à venir en classe. Et du coup, tous les matins il vient en courant et il est heureux de venir à l'école." Le métier d'AVS - AESH est essentiel à la scolarisation des enfants handicapés. Mais la profession reste très précaire, sous payée, en moyenne 700 euros par mois pour un contrat de 20 heures par semaine. Les choses sont en train d'évoluer. Les accompagnants seront recrutés en CDD, convertibles en CDI, à partir de juillet prochain. En revanche la question de leur formation reste en suspens. Les accompagnants ne sont pas formés à la grande variété de handicaps auxquels ils doivent faire face. "C'est simple : j'ai eu le droit à la formation initiale de 60 heures. Et c'était en 2011. Au delà de ça, plus rien", déplore Anne, AESH dans l'Ain. »...

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franceinter

LANCEUR D'ALERTE - Le regime « general » de protection des lanceurs d'alerte est-il l'expression d'un droit fondamental ? 18/05/2019

«Avec la loi Sapin 2 et l'adoption de la directive sur les lanceurs d'alerte, l'approche sectorielle de ces dispositifs s'éloigne. Quel est le rôle du Défenseur des droits ? Comment les entreprises doivent-elles appréhender les dispositions sur l'alerte, manifestation de la liberté d'expression ? Entretien croisé de Jacques Toubon, Défenseur des droits et Pascale Lagesse, Avocate associée au sein du cabinet Bredin Prat. 16/05/2019 Semaine sociale Lamy, n°1862 Le régime « général » de protection des lanceurs d'alerte est-il l'expression d'un droit fondamental ? Créé par la loi dite « Sapin 2 » n° 2016-1691 du 9 décembre 2016, le régime « général » de protection des lanceurs d'alerte vise pour l'essentiel à interdire les représailles à l'encontre des lanceurs d'alerte qui révèlent ou signalent certains faits à caractère illicite observés notamment dans un cadre professionnel. L'adoption d'un tel dispositif soulève des questions délicates qui intéressent à la fois notre démocratie, l'efficacité économique de nos entreprises et l'exercice des droits et libertés fondamentaux en leur sein. A première vue, l'alerte s'inscrit dans un mouvement global de transparence et s'oppose frontalement à la confidentialité à laquelle tout salarié est astreint sur le fondement de son obligation de loyauté. Cette approche est toutefois biaisée par le tropisme médiatique dont souffre l'alerte professionnelle, souvent présentée à la lumière des cas extrêmes dont la presse se fait l'écho. Perçue comme une avancée démocratique, l'évolution engendrée par le dispositif d'alerte créé par la loi Sapin 2 semble irréversible, notamment en raison des liens étroits entretenus avec la liberté d'expression. A l'aube de son troisième anniversaire, le régime « général » de protection des lanceurs d'alerte apparait d'autant moins discutable avec l'adoption de la directive européenne en avril 2019 qui vise à garantir une protection des lanceurs d'alerte au sein de l'ensemble des Etats membres de l'Union européenne1, pérennisant ainsi durablement la présence de ce nouvel acteur dans les démocraties occidentale.»
[...]
«Aux termes de la loi Sapin 2, le Défenseur des droits hérite d’un rôle « d’orientation » et « de protection » des lanceurs d’alerte, qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Jacques Toubon : En vertu du 5° de l’article 4 de la loi organique n° 2011-333 du 29 mars 2011, le Défenseur des droits est chargé « d’orienter vers les autorités compétentes toute personne signalant une alerte dans les conditions fixées par la loi, de veiller aux droits et libertés de cette personne » en assurant sa protection. Il ne se prononce pas sur le bien-fondé de l’alerte et n’est pas chargé de traiter l’alerte ou de faire cesser les faits à l’origine du signalement. La moitié des dossiers reçus sont des demandes d’orientation, l’autre moitié concerne des demandes de protection. La mission d’orientation du Défenseur des droits couvre tous les champs possibles de l’alerte lesquels sont particulièrement vastes (délit, crime, activité gravement contraire à l’intérêt général dans tous les domaines : santé, environnement, économie…) et l’ensemble des régimes applicables aux diverses situations et aux personnes (salariés, fonctionnaires, agents publics, collaborateurs occasionnels, usagers). Cette mission d’orientation peut s’analyser comme un rôle de conseil du lanceur d’alerte à tous les stades de la procédure. Elle est guidée par la volonté de ne pas lui faire prendre de risque inutile. Concrètement, à l’issue d’une analyse fine des faits évoqués par la personne qui souhaite lancer une alerte, il est indiqué au lanceur d’alerte comment porter son alerte en lui précisant par exemple l’autorité administrative à saisir, avec laquelle mes services ont généralement pris contact pour vérifier sa compétence à traiter le signalement. L’orientation du lanceur d’alerte peut aussi consister à faire prendre conscience à la personne que les faits qu’elle souhaite relater n’entrent pas dans le champ du régime de protection des lanceurs d’alerte défini par la loi. Tel est par exemple le cas lorsque ces faits sont déjà de notoriété publique ou ne sont pas d’une gravité suffisante, ou si la personne n’est pas désintéressée. Plus largement, pour aider les lanceurs d’alerte dans leur démarche j’ai publié dès 2017 un guide pratique visant à expliquer leurs droits12. Néanmoins, je constate que les moyens mis au service de l’information des lanceurs d’alerte devraient être substantiellement développés car leur isolement et leur ignorance des règles les mettent en danger. Ce danger est d’autant plus réel qu’il existe un décalage entre la multiplication des discours de tous ordres sur les lanceurs d’alerte et l’information délivrée sur les règles à respecter pour bénéficier de la protection à laquelle ils peuvent prétendre, préjudiciables aux intéressés. Dans le domaine de la protection, ma mission vise à faire cesser les représailles dont pourrait être objet le lanceur d’alerte à la suite de son signalement. Elle fait appel aux pouvoirs d’enquête dévolus à mon institution par la loi organique n° 2011-333 du 29 mars 2011 ainsi qu’aux compétences acquises par mes services dans l’utilisation d’un mode probatoire particulier, élaboré dans le cadre du droit de la non-discrimination : l’aménagement de la charge de la preuve. La grille d’analyse des faits est adaptée à la spécificité de la situation du lanceur d’alerte, puisque le traitement défavorable ne découle pas d’un critère discriminatoire (handicap, origine, etc.) mais de l’effet d’une alerte. Il s’agit dans un premier temps d’apprécier si les faits signalés répondent à la définition de l’alerte et si les conditions dans lesquelles le signalement a été lancé remplissent les critères exigés par le législateur. Puis, je dois déterminer si les représailles alléguées par la personne (licenciement, sanction, etc.) sont la conséquence du signalement et justifient donc sa protection. Au terme d’une instruction impartiale et contradictoire si l’ensemble de ces critères apparaissent réunis, le Défenseur des droits dispose de l’ensemble des pouvoirs d’intervention confiés par la loi organique précitée pour rétablir le lanceur d’alerte dans ses droits (observations devant les juridictions, recommandation individuelle sur le montant de la réparation du préjudice, médiation). »...

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wk-rh

Naissance d'un ''Collectif pour la liberte d'expression des autistes''. | Le Club de Mediapart 16/05/2019

«« Ecoutez les autistes »[1], demandai-je en 2012, en déplorant que leur parole soit en France confisquée par certaines associations de parents. « Il n'est pas normal, écrit Schovanec, en 2012, que les associations, y compris parmi les plus grandes et les plus respectables, ne prévoient tout simplement pas la présence de personnes autistes en leur sein, voire l'interdisent explicitement dans leurs statuts. Je me suis longtemps demandé pourquoi telle ou telle association avait pris la peine d'inclure dans ses statuts un article excluant les autistes soit du vote, soit du fait d'être membre. Que pouvaient donc tant craindre ces puissantes associations du minuscule vote d'une petite poignée de personnes autistes lors d'une assemblée générale ? »[2] Dès lors la fondation récente d'un « Collectif pour la liberté d'expression des autistes » suscite espoir et satisfaction : sera-t-il capable d'interroger le discours formaté des « puissantes associations » ?»
[...]
«Le collectif est ouvert à des non-autistes, mais le souci de tolérance et de dialogue franchira-t-il l’épreuve de l’admission de psychanalystes au sein de l’association ? Une insertion sur un autre billet de mon blog de Mediapart du texte de 2012 « Ecoutez les autistes » viendra à l’appui de l’ancienneté des convergences entre l’approche psychanalytique moderne et l’expression libérée des autistes. Nous partageons le pari que le principal vecteur de la connaissance de l’autisme et de sa prise en charge adaptée passe par la parole des autistes eux-mêmes. »...

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blogs.mediapart

La Region Auvergne-Rhone-Alpes recherche projets inclusifs 16/05/2019


«La région Auvergne-Rhône-Alpes souhaite devenir un modèle d'inclusion, en Europe. Toujours en quête de bonnes pratiques, elle lance un appel à projets pour "muscler l'innovation" en matière de handicap. Un budget de 500 000 euros est dédié. Auvergne-Rhône-Alpes, bientôt la région la plus inclusive d'Europe ? Elle promet la prise en compte du handicap « dans l'ensemble des politiques régionales ». Pour ce faire, Sandrine Chaix, conseillère régionale déléguée au handicap annonce le lancement d'un appel à projets en vue de mettre en lumière des « innovations au service de l'inclusion » des personnes handicapées. Collectivités locales, associations et entreprises implantées sur le territoire...¦ Toute initiative innovante est bonne à partager. Date limite de dépôt des dossiers, le 31 décembre 2019.» [...]
« Aides régionales Un budget de 500 000 a été débloqué pour soutenir les projets qui seront envoyés à la Région tout au long de l'année. « Il sera renouvelé en 2020 et 2021 », assure Sandrine Chaix. Le taux d'aide régionale se situera entre 20 et 80 %, le montant de la subvention étant plafonné à 100 000 euros par projet et la Région demandant un minimum de 20 % d'autofinancement. « Les personnes confrontées à des situations de handicap sont souvent amenées à mettre en place des solutions innovantes pour adapter leur environnement, qui peuvent ensuite bénéficier à tous, conclut Sandrine Chaix. En cela, le handicap constitue un formidable levier d'innovation. » »...

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informations.handicap

Handicap : une scolarisation novatrice au Portugal 14/05/2019

«Deuxième étape au Portugal, pour les trois enseignants du lycée Beauregard, à la recherche de nouvelles pratiques pédagogiques, pour les élèves en situation de handicap. Dans le cadre d'un projet de mobilité scolaire Erasmus, Peggy Petit, enseignante spécialisée et coordonnatrice Ulis pro, Corinne Aubour, professeure d'anglais, et Laurent Cheynet, professeur de dessin/construction se sont rendus en avril, à Montijo, à une trentaine de kilomètres de Lisbonne. Contrairement à leur première expérience en Norvège, ils ont visité différents instituts, écoles et entreprises, publics ou privés, selon un programme établi par le chef d'établissement de l'école professionnelle de Montijo, Joao Martins, et par l'équipe en charge des projets européens. « Tout élève en capacité de suivre une scolarité est accueilli. Ils sont tous inclus dans les classes ordinaires jusqu'à 18 ans, comme le préconise la loi. Certains d'entre eux bénéficient, en plus de l'emploi du temps de leur classe de référence, de moments de regroupement avec une enseignante spécialisée, dans une classe dédiée. En France, ces jeunes, compte tenu de leurs difficultés, seraient orientés en IME. », expliquent les enseignants. Les moyens manquent parfois, mais l'insertion des jeunes en situation de handicap dans la vie active est une priorité. Grâce à des partenariats avec les entreprises locales, les jeunes sont accueillis sans problème comme stagiaires, afin de bénéficier d'une formation professionnelle.»...

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lanouvellerepublique

Scolarisation d'enfant autiste : l'Etat encore condamne - Cabinet d'Avocats - Prejudice corporel, Droit penal et civil 14/05/2019

«Par un jugement du 17 avril 2019, le tribunal administratif de Toulouse a condamné l'Etat à payer à la maman d'un jeune enfant atteint d'autisme la somme de 15 000 E à titre de dommages et intérêts et à l'enfant 20 000 E. La responsabilité de l'Etat en raison du défaut de prise en charge est réaffirmée de manière très claire. Il résulte des dispositions des articles L 111-1 et suivants du code de l'éducation et 241-6 du code de l'action sociale et des familles que le droit à une prise en charge pluridisciplinaire est garanti à toute personne atteinte du handicap résultant du syndrome autistique, quelles que soient les différences de situation. Le législateur a voulu que cette prise en charge, afin d'être adaptée aux besoins et difficultés spécifiques de la personne handicapée, puisse être mise en oeuvre selon des modalités diversifiées, notamment par l'accueil dans un établissement spécialisé ou par l'intervention d'un service à domicile. La loi indique de plus que la prise en charge doit être effective dans la durée, pluridisciplinaire et adaptée à l'état et à l'âge de la personne atteinte de ce syndrome. Il incombe à la CDPAH (Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées), à la demande des parents, de se prononcer sur l'orientation des enfants atteints du syndrome autistique et de désigner les établissements ou les services correspondant aux besoins de ceux-ci étant en mesure de les accueillir. Ces structures sont tenues de se conformer à la décision de la commission. Lorsque l'enfant autiste ne peut être pris en charge par l'une des structures désignées par la CDAPH en raison d'un manque de places disponibles, l'absence de prise en charge pluridisciplinaire qui en résulte est, en principe, de nature à révéler une carence de l'Etat. Celui-ci doit mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour que cet enfant bénéficie effectivement d'une prise en charge adaptée. Il résulte de l'instruction que l'enfant a été accueilli au sein d'un établissement mais que celui-ci n'a pu, par manque de place, accueillir l'enfant sous le régime du semi-internat préconisé par la décision de la CDAPH et que la prise en charge a été nettement insuffisante au regard des troubles dont souffrait celui-ci.»...

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avocat-nakache

Regroupement college-ecole, homoparentalite... Ce que contient le projet de loi Blanquer, critique par les enseignants - Var-Matin 12/05/2019

«Les sénateurs ont prévu pour les familles la possibilité d'un recours, si l'accompagnement mutualisé des élèves handicapés, prévu par le texte, ne leur donne pas satisfaction. La commission a également permis le recrutement conjoint d'accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) par l'Etat et les collectivités, afin de favoriser les contrats à temps plein et la continuité de l'accompagnement en dehors du temps scolaire.»...

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varmatin

Parent Education and Training for autism spectrum disorders: Scoping the evidence. - PubMed - NCBI 10/05/2019

«Abstract Empowering families of children with autism spectrum disorder through education and training is best practice. A wide range of Parent Education and Training programmes are delivered around the globe, but there is limited knowledge about the characteristics of these programmes, or about the research methods and outcomes used to evaluate them, particularly in countries outside the United States. We, therefore, performed a scoping review of all peer-reviewed Parent Education and Training publications outside the United States. A search was conducted between March and May 2017. Four reviewers extracted data and performed a mixed-methods quality appraisal of publications. Thirty-seven publications representing 32 unique programmes were identified. Publications described a highly diverse range of Parent Education and Training programmes across 20 countries and all continents except South America. The majority were group-based, but varied significantly in goals, modalities and duration. The majority of studies (86.4%) reported positive outcomes in relation to the core study objectives and only two studies reported some negative findings. Quality appraisal rated only 27% of studies to have met all the methodological quality criteria. Implementation factors such as manualisation, fidelity and cost were commented on infrequently. In spite of the clear need for Parent Education and Training programmes, our findings show that the research evidence-base in autism spectrum disorder outside the United States is relatively small, non-representative and in need of methodological quality improvements.»...

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ncbi.nlm.nih

A novel machine learning analysis of eye-tracking data reveals suboptimal visual information extraction from facial stimuli in individuals with aut... - PubMed - NCBI 10/05/2019

«Abstract We propose a new method of quantifying the utility of visual information extracted from facial stimuli for emotion recognition. The stimuli are convolved with a Gaussian fixation distribution estimate, revealing more information in those facial regions the participant fixated on. Feeding this convolution to a machine-learning emotion recognition algorithm yields an error measure (between actual and predicted emotions) reflecting the quality of extracted information. We recorded the eye-movements of 21 participants with autism and 23 age-, sex- and IQ-matched typically developing participants performing three facial analysis tasks: free-viewing, emotion recognition, and brow-mouth width comparison. In the emotion recognition task, fixations of participants with autism were positioned on lower areas of the faces and were less focused on the eyes compared to the typically developing group. Additionally, the utility of information extracted by them in the emotion recognition task was lower. Thus, the emotion recognition deficit typical in autism can be at least partly traced to the earliest stage of face processing, i.e. to the extraction of visual information via eye-fixations.»...

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ncbi.nlm.nih

Experimentation d'ABA: une severe desillusion 10/05/2019

«Vingt-huit structures expérimentales ont été créées en France en prenant appui sur une circulaire du 5 janvier 2010 de la Direction Générale de l'Action Sociale afin de mettre en oeuvre la mesure 29 du plan Autisme 2008-2010 : « Promouvoir une expérimentation encadrée et évaluée de nouveaux modèles d'accompagnement ». Les 28 institutions ont disposé pendant plusieurs années de moyens financiers et humains considérables dans le but d'établir pour l'essentiel la pertinence d'un seul nouveau modèle d'accompagnement des autistes : la méthode ABA. Un tel privilège donné à cette approche devrait surprendre : elle est certes recommandée en 2012 par le plan Autisme, mais non validée scientifiquement, et sujette à de nombreuses critiques, notamment sur le plan éthique. Deux autres méthodes sont aussi recommandées (TEACCH et Denver), lesquelles, certes, ne son pas plus validées, mais dont chacun s'accorde à considérer qu'elles sont moins intrusives pour l'enfant autiste. On sait qu'Autisme France, soutenu par un groupe parlementaire influent, a fait de la promotion de la méthode ABA un cheval de bataille de sa croisade contre la psychanalyse. La création de 28 structures toutes consacrées à l'expérimentation de l'ABA donne la mesure de l'écho de leur lobbying auprès des pouvoirs publics.»
[...]
«Bien qu’avares de données chiffrées, les évaluateurs ne manquent pas de constater que « le nombre de sorties […] est relativement faible ». Le taux de rotation parmi les effectifs (nombre de sorties/nombre d’enfants accueillis) s’avère médiocre : en moyenne 18%[22]. Encore faut-il souligner que les sorties ne sont pas toutes des témoignages d’accompagnements réussis. Il est précisé que parmi les 96 enfants qui ont quitté les structures expérimentales depuis leur mise en place « 19 (soit près de 20%) sont sortis vers le milieu ordinaire (y compris CLIS et AVS), 18 vers une structure médico-sociale et 5 sont au domicile sans solution. L’orientation à la sortie n’est pas connue (non renseignée dans les grilles de recueil de données des structures) pour 54 enfants »[23]. Il est fort peu probable que des fiches non renseignées par des professionnels militants cachent des réussites éclatantes. Dès lors les sorties véritablement positives après cinq années d’application de la méthode ABA dans des conditions particulièrement favorables s’avèrent inférieures à 19 sur 578 [24]. La pauvreté de ces résultats rend peut-être compte d’un paradoxe noté par les évaluateurs : l’adhésion sans réserve des parents et des professionnels à la méthode ABA s’accompagne souvent de bien peu d’espoirs en ses pouvoirs. Dans la plupart des institutions pilotes la sortie des enfants n’est guère envisagée. « Environ ¾ des structures, observent-ils, ont une réflexion limitée ou n’ont pas du tout engagé de réflexion sur les modalités de sortie des enfants. Ce constat est particulièrement problématique car il implique que la sortie des enfants et leur orientation vers un autre dispositif en aval de la structure ne sont encore pas suffisamment anticipées et pensées de manière globale. Or, de fait, l’avancée en âge des enfants implique que la question de la sortie de la structure va se poser de plus en plus »[25]. Les diverses structures expérimentales présentent des disparités importantes quant à leur fonctionnement, or les services rendus apparaissent comparables, constat qui a beaucoup questionné les évaluateurs, les professionnels et les parents eux-mêmes[26]. Le rapport en conclut que les « résultats interrogent le rapport coût-efficacité de certaines approches bénéficiant de moyens (en termes de taux d’encadrement, de nombres d’heures d’accompagnement et d’investissement des parents notamment) bien supérieurs aux autres, sans pour autant obtenir des résultats significativement supérieurs en termes de sortie et notamment d’intégration dans le milieu ordinaire »[27]. Quand la méthode ABA est appliquée dans toute sa rigueur, ce qui était plus affirmé dans certaines structures expérimentales, le coût est plus élevé, mais les résultats ne sont pas meilleurs. Plusieurs études antérieures, rapportées par V. Cruveiller, mettaient déjà en évidence ce phénomène. Elles constate, en prenant appui sur celles-ci, que « le nombre d’heures d’intervention pourrait être moins important que le type d’intervention » et que l’efficacité de l’intervention semble dépendre « plus de ses caractéristiques (et avant tout de celles de l’enfant) que du caractère intensif de la prise en charge ». Il s’agirait donc d’aller selon les données les plus récentes « dans le sens d’interventions thérapeutiques moins intensives mais plus homogènes et spécifiques, adaptées aux besoins propres à chaque enfant »[28]. Le rapport constate que prendre un appui exclusif sur la méthode ABA pour l’accompagnement des autistes est une hypothèse qui « n’est tout simplement pas tenable financièrement ». Il préconise cependant d’utiliser les structures expérimentales comme « un accompagnement expert » devant servir auprès des professionnels à la diffusion et au développement des méthodes éducatives, comportementales et développementales[29]. Toutefois il insiste sur la nécessité d’une meilleure prise en compte des structures « de suite ». En possession des données de ce rapport, foncièrement accablant pour la méthode ABA, bien que restant modéré dans ses conclusions, que faire ? Il est d’abord urgent de reconduire pour cinq ans la plupart des structures expérimentales. Il convient ensuite d’œuvrer à ce qu’elles deviennent des « centres experts » pour assurer une meilleure diffusion des méthodes comportementales. Et surtout il faut continuer à ostraciser les approches psychodynamiques de l’autisme et l’Affinity therapy[30]. Telles sont toujours les orientations actuelles de la politique française de management de l’autisme. »...

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blogs.mediapart

Brains of minimally verbal autistic children respond slowly to sound | Spectrum | Autism Research News 09/05/2019


«Several of the brain's responses to sound are sluggish in autistic children who speak few or no words. These delays could derail language development; they may also serve as a biomarker to help clinicians identify children in need of speech and language therapies, says lead investigator Tim Roberts, professor of radiology at the Children's Hospital of Philadelphia. Roberts presented the unpublished results in three posters today at the 2019 International Society for Autism Research meeting in Montreal. Roberts and his colleagues first reported that autistic people show delays in processing sound more than a decade ago. The team made the discovery using a technique called magnetoencepahlography (MEG), which detects the magnetic fields generated by the brain's electrical activity. Brain responses called the M50 and M100 occur about 50 and 100 milliseconds, respectively, after a person hears a tone. In a series of studies, Roberts' team showed that the M50 and M100 are delayed by about 10 to 20 milliseconds in children with autism. Another brain response, called the mismatch field latency (MMF) ...” which peaks in response to unexpected speech sounds (such as an ...˜ou' after a series of several ...˜ah's) ...” is also delayed, by about 50 milliseconds, in autistic children. The new work is the first to check for these delays among autistic children who are minimally verbal. Many such children also have cognitive impairments and can be difficult to study.» [...]
«Magnetic measure: Roberts and his colleagues coaxed minimally verbal children with autism into the scanner through weeks of coaching and practice. They scanned 17 minimally verbal autistic children, 59 verbal autistic children and 34 controls. They also scanned six children who have intellectual disability. The children were all about 10 years old at the time of the scans. The minimally verbal group’s M50 response lags behind that of the control group by about 13 milliseconds, and their M100 response by about 40 milliseconds, the researchers found. Similar delays exist among children with intellectual disability. This finding suggests that the delay is driven by cognitive problems. “This might be reflecting an inability of information processing,” Roberts says. “It’s showing up in language ability, but it’s actually just a global dysfunction.” The researchers next looked at responses to unexpected syllables. They scanned 9 minimally verbal autistic children, 27 verbal autistic children, 21 children with autism who are verbal but have language impairment, and 27 controls. The MMF response lagged behind controls by about 50 milliseconds in the verbal autism group, by about 75 milliseconds in the language impairment group and by nearly 100 milliseconds in the minimally verbal group, the researchers found. “If you can’t process sounds fast, if you can’t track the fact that the syllables have changed — it’s going to make you lousy at conversation,” Roberts says. Language lag: Roberts and his colleagues also measured a brain response called event-related desynchronization, which is a spike in brain waves that occurs when a person hears a word. An unpublished study previously suggested that stronger responses track with better scores on a test of language abilities. The team scanned 16 minimally verbal children with autism and 9 with intellectual disability. They found that minimally verbal children have significantly smaller responses than those with intellectual disability do. “We’re fairly confident that this probe is really specific to language ability,” Roberts says. The next step, Roberts says, is to test these same brain responses in infants and toddlers who have genetic mutations that put them at increased risk for autism or intellectual disability. He says the responses might give doctors an indication of how the child’s language and cognition might develop. »...

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spectrumnews

Inclusive...l'universite de Poitiers tend a l'etre sans relache 09/05/2019

«L'inclusion des personnes handicapées ou " empêchées " ne fait pas débat à l'université de Poitiers. Un Schéma directeur définit la conduite à tenir. Ce ne sont pas uniquement des voeux pieux. L'université a impulsé un tournant, visons la réussite pour tous, une réussite qui repose sur la construction de soi en tant que citoyen pas uniquement par rapport aux diplômes. Donner une dimension d'universalité à l'université. Florent Jabouille, vice-président à la réussite étudiante et à la pédagogie met l'accent sur ce constat ; lorsqu'un effort est fait pour un seul élève, le changement de paradigme profite à tout le monde. Et c'est en cela que le Schéma directeur pluriannuel sur le handicap, mis en place en 2015, édicte un grand nombre de préconisations pour qu'un étudiant porteur d'un handicap ou se trouvant « empêché » par une maladie chronique ou accident ponctuel puisse profiter du même enseignement que les autres.»...

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lanouvellerepublique

Forfait precoce autisme : les tarifs sont fixes ! 08/05/2019

«C'était l'un des engagements majeurs de la stratégie nationale pour l'autisme 2018-2022, annoncée en avril 2019 par Edouard Philippe : un forfait d'intervention précoce. Il a pour objectif d'identifier, le plus tôt possible, les troubles du neuro-développement afin d'initier, pour les enfants de 0 à 7 ans, une intervention adaptée pour favoriser leur développement et limiter les sur-handicaps. Les actes des professionnels libéraux (psychologues, psychomotriciens et ergothérapeutes) nécessaires pour les bilans et interventions précoces sont désormais pris en charge pour la première année d'intervention, avant toute démarche MDPH. « Il garantit un reste à charge zéro pour les familles, sans attendre les prises en charge de droit commun sur prescription des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) », affirmait le gouvernement à l'époque. La Cour des comptes avait pu estimer que ce reste à charge était en moyenne de 3 000 euros par an pour les familles qui avaient recours à ces professions libérales non conventionnées.»
[...]
«Quelle prise en charge ? Pour les ergothérapeutes : une évaluation pour déterminer les besoins des enfants dans la réalisation des activités de la vie quotidienne en lien avec leur développement sensorimoteur, sensoriel et cognitif et, si nécessaire, des interventions pour répondre aux besoins ainsi constatés et agir sur l'environnement des enfants. Pour les psychomotriciens : un bilan psychomoteur comportant notamment un examen du développement sensorimoteur et neuromoteur, et, si nécessaire, des interventions relatives aux perturbations constatées. Pour les psychologues : une évaluation qualitative et quantitative des compétences développementales de l'enfant et, si nécessaire, des tests neuropsychologiques complémentaires ciblant des secteurs spécifiques du développement cognitif et socio-communicationnel. »...

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informations.handicap

Forfait precoce autisme : les tarifs sont fixes ! 08/05/2019

«C'était l'un des engagements majeurs de la stratégie nationale pour l'autisme 2018-2022, annoncée en avril 2019 par Edouard Philippe : un forfait d'intervention précoce. Il a pour objectif d'identifier, le plus tôt possible, les troubles du neuro-développement afin d'initier, pour les enfants de 0 à 7 ans, une intervention adaptée pour favoriser leur développement et limiter les sur-handicaps. Les actes des professionnels libéraux (psychologues, psychomotriciens et ergothérapeutes) nécessaires pour les bilans et interventions précoces sont désormais pris en charge pour la première année d'intervention, avant toute démarche MDPH. « Il garantit un reste à charge zéro pour les familles, sans attendre les prises en charge de droit commun sur prescription des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) », affirmait le gouvernement à l'époque. La Cour des comptes avait pu estimer que ce reste à charge était en moyenne de 3 000 euros par an pour les familles qui avaient recours à ces professions libérales non conventionnées.»
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«Quelle prise en charge ? Pour les ergothérapeutes : une évaluation pour déterminer les besoins des enfants dans la réalisation des activités de la vie quotidienne en lien avec leur développement sensorimoteur, sensoriel et cognitif et, si nécessaire, des interventions pour répondre aux besoins ainsi constatés et agir sur l'environnement des enfants. Pour les psychomotriciens : un bilan psychomoteur comportant notamment un examen du développement sensorimoteur et neuromoteur, et, si nécessaire, des interventions relatives aux perturbations constatées. Pour les psychologues : une évaluation qualitative et quantitative des compétences développementales de l'enfant et, si nécessaire, des tests neuropsychologiques complémentaires ciblant des secteurs spécifiques du développement cognitif et socio-communicationnel. »...

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Projet de loi pour une ecole de la confiance - Le renforcement de l'école inclusive 08/05/2019

«Le renforcement de l'école inclusive Article 5 quinquies (articles L. 111-3, L. 112-1, L. 112-2-1, L. 351-3, L. 351-4 [nouveau], L. 452-2, L. 452-3-1 [nouveau], L. 917-1 du code de l'éducation) Ecole inclusive Objet : cet article contient diverses dispositions relatives à l'école inclusive, notamment la mise en place des pôles inclusifs d'accompagnement localisés (PIAL) et des mesures en faveur des accompagnants d'élèves en situation de handicap. I. Le droit en vigueur 1. Un accueil des élèves en situation de handicap en forte croissance La loi du 11 février 2005 a inscrit le principe de la scolarisation en milieu ordinaire des enfants handicapés. La loi du 8 juillet 2013 a complété ce dispositif en disposant que le service public de l'éducation de « veille à l'inclusion scolaire de tous les enfants sans exception ».»
[...]
«Les dispositions particulières à l'accueil des élèves handicapés du code de l'éducation sont situées au chapitre II du titre Ier du livre Ier (L. 112-1 à L. 112-5) et, pour les enseignements, au titre V du livre III (articles L. 351-1 à L. 352-1). Le nombre d'élèves scolarisés en situation de handicap a ainsi presque doublé depuis une douzaine d'années : il est passé de 210 000 en 2004 à 391 000 à la rentrée 2017100(*). Cette augmentation est intégralement réalisée en milieu ordinaire, le nombre d'enfants accueillis en milieu spécialisé demeurant stable ; à la rentrée 2017, il s'élevait à 79 000. Comme le soulignaient les inspections générales des affaires sociales (IGAS), de l'éducation nationale (IGEN) et de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche (IGAENR) dans un rapport récent consacré à l'évaluation de l'aide humaine des élèves en situation de handicap, de nombreux facteurs expliquent cette augmentation : « l'élargissement du champ de la définition du handicap à des publics nouveaux » (les troubles spécifiques du langage (TSLA) notamment) ; « un meilleur repérage des troubles ; des changements dans l'acceptation d'enfants handicapés qui peuvent être pris en charge, maintenant, dans des dispositifs adaptés » ; « la progression de la poursuite d'études en milieu ordinaire dans le second degré » ; « une plus grande volonté des parents à faire reconnaître la situation de leur enfant, parfois accompagnée d'une prescription médicale » ; « une demande des enseignants, relayée par les équipes éducatives, à faire reconnaître les besoins des élèves à besoins éducatifs particuliers » ; « les modalités des prescriptions et de leur traitement qui posent clairement la question de l'évaluation des besoins »101(*). Le processus de reconnaissance et de prescription de l'accompagnement aux enfants en situation de handicap Au sein des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) est l'instance qui, saisie par l'enfant ou ses représentants légaux, se prononce sur l'orientation des personnes handicapées, notamment sur la scolarisation des enfants. Elle associe le conseil départemental, les services l'État (ARS, académie, etc.), les organismes de protection sociale (CAF, CPAM, etc.), les organisations syndicales, les associations de parents d'élèves et des représentants des associations représentatives des personnes en situation de handicap. Ses décisions sont préparées par l'équipe pluridisciplinaire d'évaluation (EPE) de la MDPH, qui se fonde également sur le guide d'évaluation des besoins de compensation en matière de scolarisation (GEVA-sco) renseigné par l'équipe éducative. La CDAPH arrête le projet personnalisé de scolarisation (PPS), qui détermine les conditions de la scolarisation de l'enfant et détermine le type d'établissement fréquenté par l'enfant : établissement médico-social, enseignement à distance délivré par le CNED ou par un service d'éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD), scolarisation dans une unité spécialisée d'un établissement scolaire (ULIS) ou dans une classe ordinaire. La CDAPH peut décider d'aménagements ou d »aides particulières, qui peuvent prendre la forme d'équipements ou de matériels scolaires particuliers, d'adaptation des transports scolaires ou d'accompagnement. Lorsqu'elle constate que la scolarisation en milieu ordinaire requiert une aide humaine, la CDAPH notifie cette aide dont elle détermine les modalités : un accompagnement individuel à temps plein sur tout le temps scolaire, un accompagnement individuel à temps partiel (en précisant les quotités horaires) et un accompagnement mutualisé. 2. Plusieurs défis à relever · Une hausse continue et insoutenable des prescriptions d'aide humaine, qui se traduit par des délais d'attente élevés et de fortes disparités territoriales Le rapport des inspections générales précité rappelle que le nombre d'élèves bénéficiaires d'une aide humaine a été multiplié par cinq entre 2006 et 2017 ; il s'élevait en juin 2017 à plus de 156 000. Le nombre d'élèves bénéficiant d'une prescription d'aide humaine individuelle ou mutualisée a augmenté de 84 % entre 2012 et 2017102(*), soit une croissance moyenne annuelle de 13 % ; cette dynamique ne montre aucun signe de tarissement. Si la part des prescriptions d'aide mutualisée croît légèrement, elle demeure minoritaire (42 %) par rapport aux prescriptions d'aide individuelle. Les inspections générales soulignent que « l'obtention d'une aide humaine s'est aussi instaurée comme une solution courante palliant la carence de déploiement d'autres dispositifs d'accessibilité pédagogique », à l'instar du plan d'accompagnement personnalisé (PAP)103(*). Il en va de même s'agissant des enfants orientés vers des établissements médico-sociaux, où le nombre de places n'a pas évolué et est très inégalement réparti sur le territoire : « la scolarisation de ces élèves en attente d'une place en établissement médicosocial est réalisée, par défaut, dans le cadre d'une unité localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS) ou avec la notification d'un AVS »104(*). Le rapport des inspections générales met en en évidence les défauts du système actuel, qualifié comme étant largement « à bout de souffle »105(*) :
• des délais de traitement et d'instruction des demandes par les CDAPH excessivement longs ;
• les décisions de notification diffèrent fortement selon les départements, certaines CDAPH privilégiant les aides mutualisées, quand d'autres notifient exclusivement des aides individuelles ; la Cour des comptes notait à cet effet que « le souhait d'optimiser les moyens d'accompagnement qui passe, pour le ministère de l'Éducation nationale, par le développement notamment de l'aide mutualisée, n'est pas toujours compris et partagé par les membres de la CDAPH »106(*) ;
• les MDPH ne jouent pas toujours leur rôle de régulation des demandes d'aide, privilégiant la satisfaction des demandes des familles et parfois des équipes éducatives, qui jouent un rôle de « prescripteur caché »107(*). Les services du ministère de l'éducation nationale soulignent la difficulté rencontrée pour couvrir ces prescriptions : le taux de couverture des prescriptions d'aide humaine a même régressé en 2017 à 92 % ; le ministère l'explique par des « difficultés de recrutement dans certains territoires de personnels nécessaires, alors même que les supports budgétaires sont disponibles »108(*), qui concerne particulière l'aide individualisée. Le rapport précité des inspections générales montrait qu'au 31 mars 2017, 11 128 enfants étaient encore en attente d'une aide individuelle ou mutualisée, avec des écarts importants entre les départements : les écarts observés vont de 30 à plus de 1 500 enfants en attente. L'appariement opéré entre AESH disponibles et les besoins à couvrir est compliqué par la multiplication de prescriptions individuelles pour des quotités horaires déterminées. Les inspections générales soulignent que dans le cas de l'accompagnement individuel à temps partiel, « ces quotités peuvent souvent paraître artificielles, trop rigides et donc insuffisamment adaptables aux besoins effectifs de l'élève dans l'établissement »109(*). En outre, l'absence de mutualisation de l'aide peut conduire à des situations où le nombre excessif d'adultes présents dans la classe gêne les apprentissages. À cette fin, les inspections générales proposent de revoir l'organisation de l'accompagnement humain au niveau des établissements scolaires : « cette aide organisée de façon plus collective pour l'ensemble des situations de handicap ne nécessitant pas un accompagnement soutenu et continu, à temps plein, faciliterait également l'organisation de l'emploi du temps de l'accompagnant. Celui-ci affecté à l'établissement et non plus à l'élève, pourrait être ainsi mieux intégré à l'équipe éducative et à son projet en matière d'inclusion scolaire »110(*). · La nécessaire professionnalisation des accompagnants a) Une population mal connue La population des accompagnants des élèves en situation de handicap est mal connue, du fait de la juxtaposition de multiples statuts, de règles de prise en charge et d'imputation budgétaires diverses et d'un exercice le plus souvent à temps partiel. Fin 2017, la Cour des comptes dénombrait plus de 80 000 personnes, réparties comme suit111(*) :
• plus de 42 000 AESH, soit près de 26 800 équivalents temps plein (ETP), recrutés sur critères de qualification professionnelle dans le cadre de contrats de droit public, apportent soit une aide individuelle (AESH-i), soit une aide mutualisée consacrée à plusieurs élèves (AESH-m), soit une aide collective consacrée à une classe entière, en collaboration étroite avec l'enseignant (AESH-co) ;
• plus de 43 000 personnes (soit environ 25 000 ETP) recrutées dans le cadre d'un contrat aidé de droit privé, désormais dénommé « parcours emploi compétences » (PEC) et anciennement contrat unique d'insertion-contrat d'accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE). Le ministère poursuit depuis 2016 la transformation, sur cinq ans, des 56 000 contrats aidés assurant la mission d'accompagnement des élèves en situation de handicap en 32 000 emplois d'accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH), soit 6 400 ETP d'AESH par an. Cette politique s'ajoute à la création de postes d'AESH : 4 500 postes d'AESH supplémentaires ont été créés à la rentrée 2018 et le PLF 2019 prévoit le recrutement de 4 500 AESH supplémentaires. b) Un statut qui demeure précaire L'article L. 917-1 du code de l'éducation fixe le statut particulier des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Il a été introduit par la loi du 29 décembre 2013 de finances initiale pour 2014112(*), afin de poser les jalons de la professionnalisation de ces accompagnants. Les conditions de recrutement et d'emploi des AESH sont précisées par le décret du 27 juin 2014113(*). Recrutés par les directions des services départementaux de l'éducation nationale (DSDEN) ou directement par les établissements, les AESH le sont pour un contrat à durée déterminée (CDD) de droit public d'une durée maximale de trois ans, renouvelable dans la limite maximale de six ans. Au-delà, ils sont recrutés en contrat à durée indéterminée (CDI). Il est précisé que les AESH peuvent être mis à la disposition des collectivités territoriales dans le cadre d'une convention. Les conditions de recrutement comme AESH L'article 2 du décret 27 juin 2014 précité, dans sa version résultant du décret du 27 juillet 2018114(*), prévoit que peuvent être recrutés comme AESH :
• les candidats titulaires d'un diplôme professionnel dans le domaine de l'aide à la personne - est particulièrement visé le diplôme d'État d'accompagnant éducatif et social créé en 2016 ;
• les candidats justifiant d'une expérience professionnelle d'au moins neuf mois dans le domaine de l'accompagnement des personnes, des élèves ou des étudiants en situation de handicap ;
• les candidats justifiant d'un titre ou diplôme classé au moins au niveau IV, ou d'une qualification reconnue au moins équivalente à l'un de ces titres ou diplôme. Le statut des AESH demeure toutefois marqué par une certaine précarité, qui n'est pas indifférente aux difficultés de recrutement. En premier lieu, la rémunération des AESH est faible ; au premier échelon, un AESH est rémunéré environ 1 230 euros nets mensuels à temps plein. Or, nombreux sont les AESH à être recrutés à temps partiel ; s'il peut s'agir d'un choix, il semble que pour la grande majorité des intéressés, ce n'est pas le cas. En outre, comme le relève notre collègue Aurélien Pradié dans son rapport sur la proposition de loi sur l'inclusion des élèves en situation de handicap, « le CDI d'AESH n'apporterait aucune sécurité quant au niveau des quotités horaires travaillées, qui peuvent osciller entre une vingtaine d'heures par semaine et un maximum hebdomadaire (pour un temps plein) variable selon les académies (41 heures dans l'académie de Paris, 35 heures dans d'autres académies) et qui peuvent en outre évoluer à la hausse ou à la baisse en cours d'année scolaire »115(*). c) Une formation insuffisante, des possibilités d'évolution limitées Le cinquième alinéa de l'article L. 917-1 prévoit que les AESH bénéficient d'une formation d'adaptation à l'emploi, « mise en oeuvre en collaboration avec les associations d'aide aux familles d'enfants en situation de handicap », d'une durée d'au moins 60 heures. La Cour des comptes comme les inspections générales se sont faits l'écho des critiques adressées à cette formation, celle-ci étant décrite comme trop tardive, trop généraliste et insuffisamment centrée sur les troubles de l'enfant que l'AESH devra effectivement accompagner, et enfin n'étant accompagnée d'aucune formation continue. Alors que le métier d'AESH répond à un besoin pérenne, le devenir des AESH une fois titulaire d'un CDI est incertain. Les perspectives d'évolution professionnelle sont quasiment inexistantes. Modalités d'évolution du métier d'AESH et de ses conditions d'exercice : les propositions des inspections générales 1- Réfléchir à un statut pérenne et attractif des AESH avec un parcours de carrière qui permette une véritable évolution ; 2- Améliorer la formation des AESH : une formation initiale puis une formation continue en fonction des besoins recensés dans les accompagnements. Il faut définir le profil de compétences attendu et donner les moyens de l'acquérir ; 3- Mettre en oeuvre des contrats qui favorisent les interventions sur le temps scolaire et hors temps scolaire par la possibilité d'un « contrat multi-employeurs » pour permettre un temps complet avec des complémentarités entre des activités et des missions diverses ; 4- Définir les modalités d'intervention des AVS-Co en termes d'interactions avec les enseignants, d'organisation des interventions multiples en classe et en lien avec les MDPH et les autorités départementales et académiques ; 5- Programmer des évaluations régulières de l'accompagnement, avec les parents, afin de moduler l'évolution de l'accompagnement et les attributions du suivi pour les élèves. Source : IGAS-IGEN-IGAENR, Évaluation de l'aide humaine pour les élèves en situation de handicap, rapport n° 2018-55 II. Le texte adopté par l'Assemblée nationale Le présent article a été introduit en séance publique, par l'adoption d'un amendement du Gouvernement, qui reprend plusieurs dispositifs présents dans la proposition de loi pour une école vraiment inclusive adoptée par l'Assemblée nationale le 31 janvier 2019. 1. Des équipes pluri-professionnelles pour l'application des principes de l'école inclusive Le 1° du présent article complète l'article L. 111-3 du code de l'éducation, qui définit la communauté éducative et précise les membres qui la constituent. Il précise que, dans le cadre de l'école inclusive, la communauté éducative « fonde sa cohésion sur la complémentarité des expertises ». Le 2° complète l'article L. 112-2-1 du même code, qui porte sur les équipes de suivi de scolarisation (ESS). Les ESS veillent à la mise en oeuvre du projet personnalisé de scolarisation (PPS) et peuvent, le cas échéant, proposer à la CDAPH une révision de l'orientation de l'enfant. Son a) complète les missions de ces dernières pour y inclure l'accompagnement des familles. Son b) précise que font partie des ESS les personnes chargées de l'aide individuelle ou mutualisée prescrite par la CDAPH ; le représentant de la collectivité territoriale peut également y être associé. Enfin, le c) insère un nouvel alinéa relatif à l'enseignant référent, qui coordonne les ESS, et qui est l'interlocuteur des familles pour la mise en place du PPS. 2. La mise en place des pôles inclusifs d'accompagnement localisés (PIAL) Le 3° complète l'article L. 351-3 du code du l'éducation pour créer les pôles inclusifs d'accompagnement localisés (PIAL). Présents dans chaque département, les PIAL ont « pour objet principal la coordination des moyens d'accompagnement humain au sein des écoles et établissements » et « visent à mieux prendre en compte les besoins éducatifs particuliers de l'élève en situation de handicap en vue du développement de son autonomie ». Expérimentés dans chaque académie depuis la rentrée 2018, les PIAL traduisent la préconisation du rapport précité des inspections générales, visant à organiser l'accompagnement des élèves handicapés au niveau de l'établissement ou, dans le premier degré, de la circonscription. Comme l'ont précisé les représentants de la direction générale de l'enseignement scolaire (DGESCO) entendus par votre rapporteur, les services de l'éducation nationale demeureront liés par la notification de la CDAPH. Les PIAL ne permettront pas de mutualiser l'accompagnement pour des enfants ayant reçu une notification d'aide individuelle ; ils devraient en revanche inciter les CDAPH à adapter les notifications qu'elles prononcent, particulièrement dans les départements où l'accompagnement mutualisé demeure limité. 3. L'entretien préalable avec les enseignants et l'accompagnant de l'élève Le 4° insère dans le code de l'éducation un nouvel article L. 351-4, qui introduit le principe d'un entretien des parents de l'enfant handicapé avec ses enseignants et la personne chargée de l'aide individuelle ou mutualisée ; cet entretien a lieu au moment de la prise de fonction de cette dernière. Il porte sur les modalités de mise en oeuvre des adaptations et des aménagements pédagogiques préconisés dans le projet personnalisé de scolarisation. 4. Les établissements d'enseignement français à l'étranger Le 5° complète l'article L. 452-2 du code de l'éducation, qui fixe les missions de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE), par un nouvel alinéa la chargeant de « veiller au respect des principes de l'école inclusive envers les élèves à besoins éducatifs particuliers ». Le 6° insère un nouvel article L. 452-3-1, qui prévoit que « le respect du principe d'éducation inclusive fait partie des critères d'homologation des établissements de l'enseignement français à l'étranger ». 5. La formation des enseignants Le 7° prévoit de compléter l'article L. 721-2 du code de l'éducation, relatif au contenu de la formation initiale des enseignants, afin d'y introduire un cahier des charges des contenus de la formation spécifique à la prise en charge des enfants en situation de handicap. La définition de ce cahier des charges est renvoyée à un arrêté des ministres chargés de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur. 6. Les dispositions spécifiques aux accompagnants des élèves en situation de handicap Le 8° modifie l'article L. 971-1 du code de l'éducation, afin de prévoir que les AESH sont recrutés par contrat d'une durée de trois ans, renouvelable une fois. Son b) prévoit la désignation par le DASEN, dans chaque département, d'AESH référents, chargés de fournir un appui aux autres AESH dans l'accompagnement des élèves en situation de handicap. III. La position de votre commission Votre rapporteur estime que l'instauration des pôles inclusifs d'accompagnement localisés (PIAL) constitue une évolution positive : elle devrait permettre de donner davantage de souplesse à un système qui en a grandement besoin et d'impliquer l'ensemble des acteurs dans l'accompagnement des élèves en situation de handicap. Il relève cependant que l'inscription précipitée de ces pôles dans le projet de loi, à peine quelques mois après le lancement de leur expérimentation, explique en grande partie la défiance qu'ils suscitent. Votre commission a ainsi adopté neuf amendements, dont un amendement rédactionnel du rapporteur :
• l'amendement COM-32 présenté par notre collègue Laure Darcos rappelle à l'article L. 112-1 que l'inclusion scolaire n'a de sens que si elle permet à la personne en situation de handicap de progresser dans ses apprentissages et de conforter ses acquis pédagogiques ;
• l'amendement COM-33, également présenté par notre collègue Laure Darcos, adopté contre l'avis du rapporteur, précise que l'enseignant référent inscrit son action dans le strict respect des décisions de la CDAPH ; votre rapporteur estime que cette précision est redondante et susceptible de nuire, par une interprétation a contrario, à l'effectivité des décisions des CDAPH ;
• l'amendement COM-57 de notre collègue Philippe Mouiller précise qu'il revient à la CDAPH de déterminer les activités principales de l'aide mutualisée, et non le seul principe ;
• l'amendement COM-86 de notre collègue Olivier Paccaud étend la portée des PIAL pour en faire des lieux d'interface avec les professionnels de santé et le secteur médico-social ;
• l'amendement COM-59 de notre collègue Philippe Mouiller permet aux familles, si elles estiment que les modalités d'accompagnement prescrites ne donnent pas satisfaction, de saisir la CDAPH, qui devra statuer sous quinze jours ;
• l'amendement COM-35 de notre collègue Laure Darcos précise que l'entretien avec l'enseignant et l'AESH a lieu en principe avant la rentrée scolaire ;
• l'amendement COM-87 présenté par notre collègue Olivier Paccaud permet à l'État et aux collectivités territoriales de s'associer pour le recrutement conjoint d'AESH. Cette disposition vise à favoriser la conclusion de contrats à temps plein ainsi qu'à faciliter la liaison entre le temps scolaire et les temps extra- et périscolaires, encore source de frictions ;
• l'amendement COM-36 de notre collègue Laure Darcos précise que les accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) référents, chargés de l'appui à leurs collègues, devront présenter une expérience minimale, selon des modalités définies par arrêté. Votre commission a adopté cet article ainsi modifié »...

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senat

Formulaire de demande MDPH | 06/05/2019


«Formulaire de demande MDPH Cerfa n° 15692*01 - Ministère chargé des affaires sociales Vous pouvez aussi utiliser : Service en ligne > Demander une prestation en ligne à la MDPH Permet de demander divers prestations (AAH, PCH, cartes de transport...) auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Accéder au formulaire [888.7 KB] nouvelle fenêtre Formulaire annexe : Cerfa n°15695*01 A joindre à toute demande Certificat médical adulte/enfant Pour vous aider à remplir le formulaire : Guide d'utilisation du certificat médical destiné à la MDPH»...

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Espace participatif de la MCI ''Infractions sexuelles commises sur des mineurs dans le cadre des institutions ou des structures qui les accueillent'' 03/05/2019

«Le 17 octobre 2018, le Sénat a décidé de constituer une mission commune d'information afin de dresser un état des lieux des infractions sexuelles sur mineurs, commises par des adultes dans le cadre de leur métier ou de leurs fonctions, à l'exclusion donc des violences intrafamiliales, et de formuler des préconisations pour améliorer les politiques de lutte contre ce fléau. Les sénatrices et sénateurs membres de la mission d'information, sous la conduite de leur présidente, Mme Catherine Deroche, et de leurs trois rapporteures, Mmes Marie Mercier, Michelle Meunier et Dominique Vérien, vont procéder à des auditions et vont se déplacer sur le terrain pour nourrir leurs réflexions.»
[...]
«Ils souhaitent également recueillir vos témoignages et vos propositions grâce à cet espace participatif. Il y a 2 questions dans ce questionnaire. Ce questionnaire est anonyme. L’enregistrement de vos réponses à ce questionnaire ne contient aucune information permettant de vous identifier, à moins que l’une des questions ne vous le demande explicitement. Si vous avez utilisé un code pour accéder à ce questionnaire, soyez assuré qu'aucune information concernant ce code ne peut être enregistrée avec vos réponses. Il est géré sur une base séparée où il sera uniquement indiqué que vous avez (ou non) finalisé ce questionnaire. Il n’existe pas de moyen pour faire correspondre votre code à vos réponses sur ce questionnaire. Recueil des témoignages et des propositions des internautes (Cette question est obligatoire) Si vous avez vous-même été victime ou si vous avez été témoin de faits de pédocriminalité dans votre entourage, votre témoignage peut aider les sénateurs de la mission d'information à mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre, les difficultés rencontrées pour dénoncer les faits et sanctionner les auteurs, les mesures de prévention qui pourraient être adoptées, ainsi que les modalités de prise en charge des victimes pour les aider à surmonter leur traumatisme. Si vous êtes enseignant ou enseignante, si vous travaillez dans le secteur de la protection de l’enfance, si vous êtes professionnel de santé, si vous êtes en contact régulier avec des mineurs, comme éducateur ou comme entraîneur sportif par exemple, si vous travaillez dans la police, la gendarmerie ou la justice, vous pouvez ci-dessous partager vos constats et vos propositions pour mieux protéger les enfants et les adolescents dans notre pays. »...

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Valse de nominations au secretariat de Sophie Cluzel 03/05/2019

«Exit Virginie Magnant, bienvenue Carole Bousquet-Bérard ! Le 2 mai 2019, Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat en charge du handicap, a nommé cette dernière pour diriger son cabinet. Son cursus Carole Bousquet-Bérard était, depuis 2016, sous-directrice du financement et de la modernisation de la Délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle. Elle a débuté sa carrière en 2010, en tant que chef du bureau de la synthèse financière, au sein de la direction de la sécurité sociale. En 2013, elle occupe les fonctions de directrice des finances et des affaires médicales de l'hôpital Robert Debré, avant de rejoindre le siège de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, en 2014, en tant que chef du département en charge de la stratégie d'investissement et patrimoniale. Carole Bousquet-Bérard est diplômée de l'école des Hautes études commerciales (HEC) et de l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris, également diplômée de l'Ecole nationale d'administration (ENA). Elle succède à Virginie Magnant qui, pour sa part, est nommée directrice de la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie). Dans le même temps, Léo Le Bourhis, ex chargé de communication de la Fédération des aveugles de France, est nommé chef de cabinet de Sophie Cluzel.»...

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informations.handicap

Theories of autism | Spectrum | Autism Research News 01/05/2019

«No one knows exactly what lies at the root of autism — but that hasn’t stopped scientists from speculating. Like the condition itself, the theories of autism are diverse. Some theories attempt to explain its traits at the level of genes; others look at alterations in brain activity. Still others focus on the psychology of the condition. Two leading theories attempt to explain the skewed sex ratio in autism — why the condition is diagnosed more often in boys.»
[...]
« The signaling imbalance theory of autism, explained by Sarah DeWeerdt / 1 May 2019 The signaling imbalance theory holds that the brains of autistic people are hyper-excitable because of either excess neuronal activity or weak brakes on that activity. A DNA helix showing common and rare variants The multiple hits theory of autism, explained by Jessica Wright / 1 May 2019 Researchers are studying how a combination of genetic ‘hits’ may contribute to autism’s diversity. overlapping network of connections in the brain The connectivity theory of autism, explained by Rachel Zamzow / 1 May 2019 A growing body of evidence suggests that autism involves atypical communication between brain regions, but how and where in the brain this plays out is unclear. The female protective effect, explained by Hannah Furfaro / 1 May 2019 One of the leading theories of autism posits that girls and women are biologically protected from the condition. Illustration of a strong man holding up a oversized brain The extreme male brain, explained by Hannah Furfaro / 1 May 2019 The ‘extreme male brain’ theory suggests that autism is an exaggeration of systematic sex differences in ways of thinking. Illustration shows the world is distorted through a point of view pair of glasses The predictive coding theory of autism, explained by George Musser / 1 May 2019 In autism, a person’s brain may not form accurate predictions of imminent experiences, or even if it does, sensory input may override those predictions. Illustration of red figures on a big blue brain are serotonin signaling Serotonin’s link to autism, explained by Nicholette Zeliadt / 1 May 2019 Serotonin, the brain chemical best known for its link to depression, may also be involved in autism. »...

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spectrumnews

Virginie Magnant, nouvelle directrice de la Caisse nationale de solidarite pour l'autonomie | CNSA 01/05/2019

«Virginie Magnant a été nommée directrice de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie en conseil des ministres le 30 avril 2019. Virginie Magnant a été nommée directrice de la CNSA sur proposition de la ministre des Solidarités et de la Santé et de la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées. Elle succède à Anne Burstin qui a quitté ses fonctions le 30 avril 2019. Ancienne élève de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'Ecole nationale d'administration, Virginie Magnant a commencé sa carrière en 1998 en tant qu'inspectrice adjointe de l'administration au ministère de l'Intérieur. De 2002 à 2006, elle est détachée en qualité de directrice des affaires financières et techniques, puis comme secrétaire générale adjointe de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Elle est en poste à la direction du budget au ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie lorsque qu'elle est nommée en juin 2007 au cabinet de Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. En 2009, elle devient sous-directrice à la Direction générale des affaires sociales - devenue Direction générale de la cohésion sociale - où elle est promue inspectrice générale de l'administration en septembre 2010, puis nommée adjointe au directeur général de la cohésion sociale de 2011 à 2015. Virginie Magnant est conseillère « région solidaire » au cabinet de la présidente du conseil régional d'ÃŽle-de-France lorsqu'elle rejoint, le 29 mai 2017, le cabinet de Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, en tant que directrice de cabinet.»...

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cnsa

Virginie Magnant, nouvelle directrice de la Caisse nationale de solidarite pour l'autonomie | CNSA 01/05/2019

«Virginie Magnant a été nommée directrice de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie en conseil des ministres le 30 avril 2019. Virginie Magnant a été nommée directrice de la CNSA sur proposition de la ministre des Solidarités et de la Santé et de la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées. Elle succède à Anne Burstin qui a quitté ses fonctions le 30 avril 2019. Ancienne élève de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'Ecole nationale d'administration, Virginie Magnant a commencé sa carrière en 1998 en tant qu'inspectrice adjointe de l'administration au ministère de l'Intérieur. De 2002 à 2006, elle est détachée en qualité de directrice des affaires financières et techniques, puis comme secrétaire générale adjointe de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Elle est en poste à la direction du budget au ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie lorsque qu'elle est nommée en juin 2007 au cabinet de Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. En 2009, elle devient sous-directrice à la Direction générale des affaires sociales - devenue Direction générale de la cohésion sociale - où elle est promue inspectrice générale de l'administration en septembre 2010, puis nommée adjointe au directeur général de la cohésion sociale de 2011 à 2015. Virginie Magnant est conseillère « région solidaire » au cabinet de la présidente du conseil régional d'ÃŽle-de-France lorsqu'elle rejoint, le 29 mai 2017, le cabinet de Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, en tant que directrice de cabinet.»...

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cnsa

Psychotraumatismes : une prise en charge encore partielle du territoire 01/05/2019

«Dix centres consacrés à la prise en charge des victimes de psychotraumatismes seront lancés à l'été 2019, le temps de débloquer les dotations qui s'élèvent à 400 000 euros par structure. A la suite d'un appel à projets, ont été choisis les CHU de Dijon, de Tours, de Strasbourg, de Lille, de la Martinique, les hospices civils de Lyon, les établissements de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) Sud et Nord, le projet des trois CHU de la région Occitanie (Toulouse, Montpellier, Nimes), et le projet commun du CHU de Nice et de la Fondation LenvalTous ces services accueillent des personnes traumatisées et seront désormais identifiés ainsi au niveau national, pour prendre en charge les enfants, adolescents et adultes victimes de violences intrafamiliales, de traumatismes de guerre ou liés à la migration, d'attentats, de catastrophes naturelles, de deuils, de souffrance au travail...¦ « On imagine chaque unité comme un service de proximité, qui ouvrira des antennes sur le territoire pour des consultations », précise la Direction générale de l'offre des soins (DGOS), qui a piloté le projet.»...

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lemonde

Autisme - indemnisation du defaut de prise en charge - TA de Lille | Le Club de Mediapart 01/05/2019

«Le tribunal administratif de Lille a rendu le 27 mars 2019 deux décisions concernant la responsabilité de l'Etat dans l'absence de prise en charge de deux enfants autistes, Rémi et Niels. La procédure Pour engager une procédure, il faut commencer par demander une indemnisation à l'Etat. Les demandes ont été adressées fin 2016 à 2 ministres : affaires sociales, santé et droits des femmes - et éducation nationale, enseignement supérieur et de la recherche. La prescription des dettes de l'Etat est de 4 ans : les demandes ont été considérées comme recevables à compter du 1er janvier 2012 (1er janvier de l'année civile où intervient la réclamation, moins quatre ans). A défaut de réponse de l'Etat, la demande est considérée comme implicitement rejetée au bout de 2 mois. Il faut engager un recours contentieux contre ce "refus implicite" dans les deux mois qui suivent. Les motifs/moyens de droit invoqués Les décisions s'appuient d'abord sur les articles L-112-1 du code de l'éducation (responsabilité de l'Etat pour l'éducation des enfants handicapés) et L.131-1 du même code (scolarité obligatoire de 6 à 16 ans). Le code de l'action sociale et des familles est ensuite invoqué dans ses articles L114-1 (accès aux droits fondamentaux des personnes handicapées) et L.114-1-1 (droit à compensation). En fin de compte, il est fait état de l'article L.246-1 du code de l'action sociale et des familles, qui garantit une prise en charge pluridisciplinaire pour les personnes autistes. Les demandes acceptées, cependant, ne prennent pas ou peu en compte ce dernier article. Elles sont valables pour tout enfant handicapé - ce dont on ne peut que se féliciter. Les demandes doivent se baser sur des décisions de la CDAPH. Les parents doivent apporter des éléments de fait qui font présumer la faute de l'Etat, et il appartient à l'Etat d'apporter la preuve du contraire. Aménagement de la charge de la preuve classique dans les cas de discrimination.»...

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blogs.mediapart

Arrete du 16 avril 2019 relatif au contrat type pour les professionnels de sante mentionnes aux articles L. 4331-1 et L. 4332-1 du code de la sante publique et les psychologues pris en application de l'article L. 2135-1 du code de la sante publique | Legifrance 30/04/2019

«Il a été convenu ce qui suit : 1. Objet Le présent contrat a pour objet de fixer les modalités de collaboration du professionnel libéral au parcours de bilan et intervention précoce pour les troubles du neuro-développement organisé par la plateforme. Les conditions d'application du parcours de bilan et intervention précoce, préalables au diagnostic d'un trouble du neuro-développement, sont précisées au chapitre V du titre III du livre 1er de la deuxième partie du code de la santé publique (articles R. 2135-1 à -4).»
[...]
«Les prestations visées par le présent contrat sont :
• pour les ergothérapeutes : une évaluation pour déterminer les besoins des enfants dans la réalisation des activités de la vie quotidienne en lien avec leur développement sensori-moteur, sensoriel et cognitif et, si nécessaire, des interventions pour répondre aux besoins ainsi constatés et agir sur l'environnement des enfants ;
• pour les psychomotriciens : un bilan psychomoteur comportant notamment un examen du développement sensorimoteur et neuro-moteur, et, si nécessaire, des interventions relatives aux perturbations constatées ;
• pour les psychologues : une évaluation qualitative et quantitative des compétences développementales de l'enfant et, si nécessaire, des tests neuropsychologiques complémentaires ciblant des secteurs spécifiques du développement cognitif et socio-communicationnel. 2. Cadre de l'intervention Les prestations sont délivrées dans le cadre de la prescription médicale validée par un médecin de la plateforme. Elles se déroulent dans le cabinet du professionnel libéral ou, si nécessaire et autant que possible s'agissant notamment des ergothérapeutes, dans le ou les lieux de vie de l'enfant (domicile, lieu d'accueil de la petite enfance, école) sous réserve de l'accord de la famille et, le cas échéant, des responsables des lieux susmentionnés. 3. Modalités d'exercice du professionnel libéral Le professionnel libéral s'engage à respecter les recommandations de bonnes pratiques établies par la Haute Autorité de santé (HAS) (cf. annexe n° 1) ainsi que les principes généraux exposés au L. 1111-2 du code de la santé publique. Il s'engage également à l'utilisation des outils recommandés par la HAS ou validés scientifiquement et étalonnés. Une liste non exhaustive est, à titre indicatif, établie en annexe n° 2 de ce contrat. Cette liste sera amenée à être réactualisée périodiquement en fonction de l'évolution des recommandations et des outils et plus généralement de l'évolution des connaissances scientifiques. Le professionnel libéral reçoit l'enfant dont la prescription de parcours a été validée par un médecin de la plateforme dans un délai maximum de deux mois après la demande de rendez-vous de la famille. Le professionnel libéral transmet le compte-rendu d'évaluation ou de bilan à la plateforme, à la famille et au médecin traitant de l'enfant ou au médecin désigné par la famille et, le cas échéant, toujours avec l'accord de la famille, aux autres professionnels et auxiliaires de santé déjà en charge de l'enfant. Il propose, si nécessaire, un calendrier d'interventions précoces, compatible avec la durée de prise en charge par l'assurance maladie. Le professionnel libéral participe aux réunions d'équipes pluriprofessionnelles organisées par la plateforme autour de la situation des enfants pour lesquels il intervient, afin d'élaborer un diagnostic fonctionnel et de contribuer au diagnostic nosographique et, le cas échéant, d'adapter le projet personnalisé d'interventions du parcours de bilan et intervention précoce de l'enfant. Il transmet, au moins une fois tous les trois mois, les comptes-rendus quantitatifs et qualitatifs des interventions qu'il réalise, à la plateforme, à la famille et au médecin traitant de l'enfant ou au médecin désigné par la famille. Les ergothérapeutes, psychomotriciens et psychologues peuvent s'appuyer sur les modèles de compte-rendu figurant en annexe n° 3. Le professionnel libéral peut participer aux formations organisées à l'initiative de la plateforme autour de l'application des recommandations de bonnes pratiques, du développement des connaissances sur les troubles du neuro-développement et de l'amélioration des parcours des personnes. La plateforme veille, s'agissant des ergothérapeutes et psychomotriciens, à la bonne articulation de ces formations avec le dispositif de développement professionnel continu (DPC) de ces professionnels de santé. En cas de congé ou d'empêchement, le professionnel s'engage à prendre toutes les mesures nécessaires à la poursuite du bilan et des interventions pour éviter toute rupture dans le parcours de l'enfant. L'activité du professionnel de santé libéral dans le cadre du présent contrat est couverte par son ou ses contrat(s) d'assurance professionnelle personnelle (responsabilité civile notamment concernant les actes de soins, véhicule et trajets travail, etc.). Une copie des polices d'assurance nécessaires devra être remise à la plateforme dans les quinze jours de la signature du présent contrat et actualisée chaque année. 4. L'utilisation et la protection des données personnelles des enfants pris en charge par la plateforme L'utilisation des données personnelles (données d'identification et informations relatives à la santé de l'enfant et à son environnement) doit être conforme aux obligations nouvellement créées par le Règlement général sur la protection des données (RGPD). Ainsi, les informations collectées doivent répondre à des finalités déterminées, explicites et légitimes nécessaires à la prise en charge du parcours de l'enfant. Les données collectées doivent également être adéquates, pertinentes et limitées à ce qui est nécessaire à sa prise en charge. Les informations ainsi collectées peuvent être échangées entre professionnels aux conditions cumulatives qu'elles concernent le même enfant et que les professionnels fassent partis de la plateforme. La plateforme désigne le délégué à la protection des données qui aura comme rôle de faire respecter les obligations énoncées ci-dessus par les professionnels de la plateforme et de veiller à ce le responsable de traitement informe, d'une façon concise, transparente, compréhensible et aisément accessible, les personnes concernées par le traitement. 5. Le rôle de la plateforme vis-à-vis du professionnel libéral Les échanges de données entre le professionnel libéral et la plateforme, portant sur les difficultés rencontrées par l'enfant et les évolutions et progrès dans son accompagnement se font avec le médecin de la plateforme ayant validé le parcours ou le professionnel paramédical ou auxiliaire de santé de la plateforme qu'il aura désigné à cet effet. La plateforme est chargée de l'organisation des réunions pluridisciplinaires avec les professionnels libéraux accueillant l'enfant pour, au moins, préparer la première rencontre de synthèse en vue d'établir un diagnostic fonctionnel et, si nécessaire, coordonner les interventions, au plus tard six mois après la première intervention d'un professionnel contribuant à ce diagnostic et pour, le cas échéant, organiser la suite des interventions à l'issue du parcours de bilan et d'intervention précoce. 6. Rémunération des prestations Le professionnel libéral est rémunéré pour la séquence de prestations qu'il réalise par le versement par la plateforme d'un forfait versé par étapes : après réception du bilan ou de l'évaluation, et tous les trois mois après réception du compte-rendu d'intervention du professionnel. Ce forfait s'élève à : 140 € - pour une évaluation par un ergothérapeute des besoins de l'enfant dans la réalisation des activités de la vie quotidienne en lien avec son développement sensori-moteur, sensoriel et cognitif ; 140 € - pour un bilan psychomoteur comportant un examen du développement sensorimoteur ; 120 € - pour une évaluation qualitative et quantitative des compétences développementales de l'enfant par un psychologue ; 300 € - pour une évaluation qualitative et quantitative des compétences développementales de l'enfant par un psychologue incluant des tests neuropsychologiques complémentaires ciblant des secteurs spécifiques du développement cognitif et socio-communicationnel ; 1 500 € - pour une évaluation par un ergothérapeute et une séquence d'interventions précoces d'un ergothérapeutes à prescrire dans le délai compris entre la réalisation de l'évaluation et l'échéance des douze mois courant après la date du premier rendez-vous du parcours avec le professionnel libéral contribuant à cette évaluation ; 1 500 € - pour un bilan psychomoteur et une séquence d'interventions précoces d'un psychomotricien à prescrire dans le délai compris entre la réalisation du bilan et l'échéance des douze mois courant après la date du premier rendez-vous du parcours avec le professionnel libéral contribuant à ce bilan ; Le forfait « bilan et interventions précoces », s'appliquant aux ergothérapeutes et psychomotriciens, comprend la partie bilan ou évaluation et un minimum de 35 séances d'interventions de 45 minutes, chacune à réaliser sur cette période de douze mois. Toutefois, le nombre, la durée et la fréquence des séances pourront varier pour s'adapter aux capacités de l'enfant et correspondre aux recommandations de bonnes pratiques. Dans ce cas, les comptes rendus spécifient à la plateforme la quotité de temps retenu et la fréquence des séances. Ces forfaits s'entendent comme incluant la rédaction des comptes rendus de bilan et d'intervention et les temps de coordination avec la plateforme, ainsi que les coûts de déplacement quel que soit le lieu d'exercice. Un complément pourra être versé, à titre dérogatoire et au prorata du nombre de prestations supplémentaires en cas de prolongation de la séquence d'interventions dans l'attente d'une décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, sans que cette prolongation ne puisse dépasser six mois. Une majoration de 10 % s'applique aux tarifs pour les départements et collectivités d'outremer. 7. Modalités de paiement La plateforme rémunère le professionnel libéral après réception des comptes rendus de bilan et d'interventions, selon les modalités suivantes :
• en un seul versement, si les bilans ou évaluations ne sont pas suivis de séquences d'interventions ;
• en quatre versements minimum, si le parcours comprend bilan ou évaluation et interventions précoces. 8. Suspension/arrêt Le professionnel libéral s'engage à ne pas prendre de décision unilatérale de suspension des interventions sans concertation préalable avec la plateforme et l'accord éclairé de la famille. Le professionnel libéral s'engage également à signaler à la plateforme toute absence non justifiée par la famille de deux séances consécutives programmées. Dans ce cas, la plateforme s'engage à contacter elle-même la famille. En cas de sortie du parcours à l'initiative de la famille, le professionnel libéral s'assure des raisons de cet arrêt, vérifie s'il est cohérent avec l'évolution de l'enfant, en informe sans délais la plateforme pour qu'elle organise, le cas échéant, les suites de ce parcours. Il lui remet une note de fin de prise en charge. Dans ces cas, le forfait dû au professionnel libéral est proratisé en fonction du taux de réalisation du parcours prescrit. 9. Durée et résiliation Le présent contrat est conclu pour une période allant du ... au ..., renouvelable par tacite reconduction à la date anniversaire du contrat, sauf dénonciation expresse par l'une des parties, par une lettre recommandée avec accusé de réception, avec un préavis de deux mois minimum. En cas de difficultés dans l'application du contrat, une rencontre a lieu dans les plus brefs délais pour examiner la situation et trouver une solution. Le contrat peut être résilié par la plateforme en cas de non-respect des différents articles du présent contrat ou de pratiques non conformes aux recommandations de bonnes pratiques professionnelles. Dans ce cas, la plateforme adresse par voie de courrier recommandé avec accusé de réception, une mise en demeure au professionnel de se conformer aux recommandations ou, à défaut, de faire part de ses observations. Si le différend perdure, la plateforme résilie le contrat. Dès lors que le contrat est dénoncé, les interventions qui étaient prévues et non réalisées ne feront pas l'objet de facturation ni de remboursement par la plateforme. »...

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legifrance.gouv

Vidéo - Les enfants dys - LCI 29/04/2019

«DOCUMENT - La dyslexie, la dysgraphie et la dyspraxie gênent un enfant sur cinq dans son apprentissage scolaire. Une école aux méthodes étonnantes a toutefois trouvé la parade pour les aider. 28 avr. 18:21 - Zoé et Noah ont longtemps été traités comme des cancres, alors qu'ils n'en sont pas. La dyslexie dont ils souffrent les handicape vraiment dans leurs apprentissages, notamment de la lecture qui est la base d'une scolarité réussie. Incapable de suivre une scolarité traditionnelle, ils sont accueillis au CERENE. Une école spécialisée dans laquelle ils ont retrouvé le gout d'apprendre, à leur rythme, avec des méthodes adaptées et des enseignants bienveillants.»...

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lci

A brave new world 25/04/2019

«The NHS is one of the UK's most cardinal institutions. It is also combating unprecedented pressures of managing ever-increasing demand with severely limited resources. People are living longer. Chronic and lifestyle-related diseases are on the rise. Trusts and hospitals are operating with a national staffing shortfall of 100,000 doctors, nurses and specialists ...” a gap expected to grow exponentially over the next ten years. If something does not change soon, doctors will be less able to diagnose and treat illness in time. Without action, we are at risk of triggering an even larger national health crisis than the one we are already facing.»...

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spectator.co

Contre un futur « marche de l'autisme », livre par l'Etat au secteur prive 24/04/2019

«La secrétaire d'Etat aux personnes handicapées Sophie Cluzel a déclaré à la radio que les enfants autistes ne devaient plus être pris en charge par des psychiatres. Une déclaration inquiétante pour le « Printemps de la psychiatrie », un collectif né des mouvements récents alliant soignants, patients et familles, qui veulent repenser le travail soignant et la prise en charge des patients. Dans cette tribune, le collectif dénonce les orientations actuelles : « Ne plus financer les services publiques et préférer verser des allocations aux personnes pour qu'elles financent des cabinets privés de diagnostic, de formation, d'aide à la personne. ».»...

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bastamag

Epilepsie, la mecanique des crises 23/04/2019

«Que sait-on de l'épilepsie ? Quelles sont les découvertes qui ont permis de mieux comprendre cette maladie ? Où en est-on de la recherche fondamentale sur l'épilepsie ? Quelles pistes thérapeutiques sont déjà développées et peut-on s'attendre à en découvrir de nouvelles ?»...

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franceculture

The profoundly deaf girl who found her voice after brain surgery - BBC News 22/04/2019

«Seven-year-old Leia Armitage lived in total silence for the first two years of her life, but thanks to pioneering brain surgery and years of therapy she has found her voice and can finally tell her parents she loves them. "We were told you could put a bomb behind her and she wouldn't hear it at all if it went off," said Leia's father, Bob, as he recalled finding out their baby daughter had a rare form of profound deafness. Leia, from Dagenham in east London, had no inner ear or hearing nerve, meaning that even standard hearing aids or cochlear implants wouldn't help her. As a result, she was never expected to speak - but despite the risks, her parents fought for her to be one of the first children in the UK to be given an auditory brainstem implant, requiring complex brain surgery when she was two years old. NHS England calls the surgery "truly life-changing" and has said it will fund the implant for other deaf children in a similar position. It is estimated that about 15 children a year will be assessed for the procedure and nine will go on to have surgery.»
[...]
«The cutting-edge surgery involves inserting a device directly into the brain to stimulate the hearing pathways in children born with no cochlea or auditory nerves. Image copyright Getty Images Image caption The implant is inserted directly into the brain next to the brainstem at the bottom of the brain A microphone and sound processor unit worn on the side of the head then transmits sound to the implant. This electrical stimulation can provide auditory sensations, but it cannot promise to restore normal hearing. However, Prof Dan Jiang, consultant otologist and clinical director of the Hearing Implant Centre at Guy's and St Thomas' NHS Foundation Trust, said some children can develop a degree of speech. "The outcomes are variable. Some will do better than others," he said. "They have to adapt to it and younger children do better so we like to insert the implant early if possible." Children under five are best placed to learn new concepts of sound and respond to intensive therapy, he said. Susan Daniels, chief executive of the National Deaf Children's Society, said: "Every deaf child is different and for some, technology like auditory brainstem implants can be the right option and can make a huge difference to their lives. "With the right support, deaf children can achieve just as well as their hearing peers and this investment is another important step towards a society where no deaf child is left behind." »...

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bbc

Treatment for whom? Towards a phenomenological resolution of controversy within autism treatment. - PubMed - NCBI 22/04/2019

«Abstract Autism's mainstream, behavioural treatment has recently faced allegations from neurodiversity activists, who claim that behaviourism is methodologically faulted and in serious breach of patient consent and human rights. In the present paper, I delve into this mounting controversy to suggest, contra behaviourism, that people with autism diagnoses do not just display a divergent set of behaviours, but should be seen to operate in 'worlds' different to those in typical neurological conditions. To philosophically accommodate this difference in 'worlds' and to utilise it in thinking about treatment orientation, I use Edmund Husserl's concept of the life-world (lebenswelt). I proffer that the autistic life-worlds should be used as the basis of treatment evaluation. I suggest that phenomenological ways of approaching autism, currently understudied, should be further developed and that behavioural treatment should be accordingly 'filtered' to accommodate the autistic life-worlds, and with them certain criticisms from neurodiversity.»...

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ncbi.nlm.nih

'Who Am I?': An Exploratory Study of the Relationships Between Identity, Acculturation and Mental Health in Autistic Adolescents. - PubMed - NCBI 22/04/2019

«Abstract Autistic adolescents are at increased risk of mental health difficulties. One potential factor contributing to this is identity development, although this hypothesis has been little explored. These adolescents also have to consider how autism forms their identity, a process called acculturation. This exploratory study examined the relationships between identity, acculturation and mental health in autistic adolescents. Twenty-four participants completed measures investigating identity, acculturation and mental health. Findings suggested mental health was not related to personal identity. Mental health scores did not differ between acculturation groups, however those aligned to non-autistic culture tended to generate more positive self-statements than those aligned to neither culture. These findings suggest autistic adolescents should be encouraged to explore autistic culture and supported in constructing their identity.»...

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ncbi.nlm.nih

Autism Spectrum Disorder and the Experience of Traumatic Events: Review of the Current Literature to Inform Modifications to a Treatment Model for Children with Autism | SpringerLink 19/04/2019

«Abstract Children with autism incur trauma and have increased vulnerabilities for experiencing trauma. This paper summarizes the current literature in the study of trauma in typically developing children and those with autism. A treatment model for children with autism, drawing on components from cognitive behavior therapy (CBT), trauma-focused CBT, and CBT to teach emotion regulation and treat anxiety in children with autism is suggested. Components include: (a) Functional Behavior Assessment; (b) behavior plans and behavioral skills training; (c) teaching emotion regulation; (d) exposure therapy; (e) cognitive restructuring; (f) parent and child support between sessions; (g) safety plan; and (h) programming for generalization and maintenance. Future research should establish evidence-based treatment of trauma in this population by evaluating the modified treatment package.»...

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link.springer

Laurent Habert, nouveau directeur general de l'ARS Centre-Val de Loire | Sites internet des ARS 19/04/2019

«Laurent Habert a pris ses fonctions le 17 avril 2019 en tant que directeur général de l'ARS Centre-Val de Loire. Il succède ainsi à Anne Bouygard. Corps de texte Diplômé de Sciences Po Paris et ancien élève de l'Ecole nationale d'administration (1990-1992), Laurent Habert a commencé sa carrière à la Direction de la Sécurité Sociale (DSS). Après avoir été rapporteur à la Cour des comptes (1996-1998), il est ensuite nommé Directeur adjoint de l'Agence Régionale de l'Hospitalisation (ARH) des Pays de la Loire. Fin 2000, il quitte l'ARH pour revenir à la DSS en tant que sous-directeur de l'accès aux soins, des prestations familiales et des accidents du travail. Il intègre en décembre 2004 le cabinet de Xavier Bertrand, secrétaire d'Etat à l'Assurance maladie puis ministre de la santé et des solidarités, en étant plus spécialement chargé des professionnels de santé libéraux. Chef de service, adjoint au directeur de la sécurité sociale en mars 2007, il est ensuite nommé Directeur général préfigurateur de l'Agence régionale de santé d'Alsace en septembre 2009, avant d'être confirmé au poste de Directeur général en avril 2010 au lancement officiel des ARS, poste qu'il occupe jusqu'en aout 2015. Il a dirigé la Caisse autonome nationale de la sécurité sociale dans les mines (CANSSM) à partir de cette date, avant de rejoindre le cabinet d'Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, comme conseiller sécurité sociale, finances sociales et budget (mai 2017-janvier 2019).»...

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centre-val-de-loire.ars.sante

Melatonin Helps Kids With Autism, Ups Parents' Quality of Life 17/04/2019

«WARSAW, Poland ...” Prolonged-release melatonin improves sleep quality in children with autism spectrum disorder (ASD) and is associated not only with improved externalizing behaviors in kids, but also better quality of life for parents, results of a phase 3 trial and extended follow-up show. Here at the European Psychiatric Association (EPA) 2019 Congress, investigators presented the results of two studies of pediatric prolonged-release melatonin (pedPRM; Slenyto, Neurim Pharmaceuticals). Athanasios Maras, MD, PhD, Yulius Academy, Yulius Mental Health Organization, Barendrecht, The Netherlands, presented the initial phase 3 trial results that showed that pedPRM was associated with significantly improved sleep from baseline compared with placebo.»...

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medscape

Repetitive behaviors: Listening to the voice of people with high-functioning autism spectrum disorder - ScienceDirect 16/04/2019

«Abstract This study examined how people with high-functioning autism spectrum disorder (HFASD) perceive and explain their own repetitive behaviors. Despite the wealth of knowledge on repetitive behaviors in HFASD, there are few studies on repetitive behaviors from the perspective of adults with HFASD. Here, data were collected from semi structured, phenomenological interviews with 16 adults (aged 35-55 years) with ASD. The findings indicated four main reasons for repetitive behavior: enhancing the ability to function; reducing external stimuli and avoiding communication; coping with stress, distress, and excitement; and coping with social communication. Conclusion The findings suggest that repetitive behaviors play a functional role in people with HFASD and also serve as a way for these individuals to cope with their environment.»...

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sciencedirect

Identification of Post-Traumatic Stress Disorder in Individuals with Autism Spectrum Disorder and Intellectual Disability: A Systematic Review: Journal of Mental Health Research in Intellectual Disabilities: Vol 0, No 0 16/04/2019

«ABSTRACT Introduction: autism spectrum disorder (ASD) and intellectual disability (ID) seem to influence the risk of and vulnerability to exposure to trauma and adverse events. While assessment of a psychiatric disorder in ASD and ID generally is challenging, identification of post-traumatic stress disorder (PTSD) seems particularly so, and knowledge does not seem easily accessible. Methods: This article provides asystematic review of studies describing trauma reactions in individuals with both ASD and ID, including studies involving any single case with the combination of ASD, ID, and PTSD. To systematically explore PTSD symptom presentation in the group, all reported symptoms from studies were assigned by DSM-5 criteria.»
[...]
«Results: Eighteen studies met the inclusion criteria, eight group studies and 10 case studies. Assessment methodology in studies varied, as did the format of symptom report. DSM-5 criteria provided a useful framework for integrating findings across studies, indicating that PTSD may be identified in individuals with ASD and ID. However, symptoms involving alterations in arousal and negative alterations in thought and behavior seem more easily identified than symptoms of reexperiencing and avoidance. Conclusions: There is an urgent need to identify behavioral equivalents to PTSD symptoms in this group, making it possible to identify warning signs of trauma and abuse even if such incidents are not known to family or professional carers »...

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tandfonline

Julien Denormandie et Marlène Schiappa : «Nous lançons une brigade anti- discriminations» 14/04/2019

«Dans une tribune au Parisien - Aujourd’hui en France, Julien Denormandie et Marlène Schiappa annoncent le lancement de lundi 15 avril de la brigade anti-discrimination, qui vise à mettre en relation les victimes et les acteurs de la lutte contre les discriminations. Julien Denormandie, ministre de la Ville et du Logement, et Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes « En France, tous les citoyens sont égaux devant la loi. Chacun doit pouvoir accéder aux mêmes logements, postuler aux mêmes emplois, sortir dans les mêmes restaurants et ce, quelles que soient la couleur de sa peau, sa religion, son orientation sexuelle… Oui, mais en pratique, ces droits formels ne sont pas toujours réels. De trop nombreuses personnes sont encore discriminées et ne peuvent accéder au droit commun, des actes les plus anecdotiques, comme le choix d’une place dans un bar, aux plus graves, comme celui d’accéder à un emploi ou à un logement. Lutter contre ces discriminations est le sens de notre engagement en politique à tous les deux, le sens de la création d’En Marche, le sens de notre action et celle de ce gouvernement. Chacun doit pouvoir faire ses choix et, plus largement, faire sa vie sans être assigné à résidence, empêché, traité différemment.»
[...]
«De nombreux acteurs de terrain de la lutte contre les discriminations sont pleinement mobilisés. Il s’agit désormais de renforcer les mises en contact avec les personnes discriminées. S’ils ne vont pas au droit commun, le droit commun ira à eux. C’est dans cet objectif qu’avec l’ensemble des partenaires publics, associatifs et privés, nous lançons ce lundi 15 avril la BADI : la brigade anti-discrimination. Cette proposition a émergé de différents canaux pendant le grand débat national. La discrimination n’est pas une fatalité. Nous voulons dire aux personnes discriminées que le gouvernement est de leur côté, et aux personnes discriminantes qu’elles seront sanctionnées. Avec la DILCRAH, ou des associations comme SOS Racisme, la LICRA, le MRAP, SOS Homophobie, le Centre LGBT Paris Ile-de-France, l’Inter-LGBT, l’association Droits d’Urgence, Femmes Solidaires, Sportitude, Opcalia, l’Etat s’engage pour que l’égalité ne soit plus un concept éthéré, mais une réalité. La première mission confiée à la BADI, avec l’appui de Facebook France, sera de mettre à disposition de chacun une plateforme d’alerte, de mise en relation entre victimes et acteurs de la lutte contre les discriminations. La deuxième mission sera de sensibiliser toute la société afin d’abaisser le seuil de tolérance qui subsiste face à la haine. La troisième mission sera d’évaluer la pertinence des politiques publiques existantes et de proposer des mesures concrètes et efficaces en lien avec nos partenaires. La BADI agira en complément des opérations d’une ampleur inédite de testing menées par le gouvernement ; ainsi, les processus de recrutement de l’ensemble des entreprises du SBF120 seront testés sur trois ans. Il n’y a aucun sous-citoyen dans la République française. Nous en sommes convaincus : pour en finir avec les clivages que connaît notre société, la solution repose sur la considération de chaque citoyen pour ce qu’il est : un citoyen. Pas plus. Mais pas moins. » »...

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m.leparisien

Replay Astrid et Raphaelle - Puzzle - France 2 14/04/2019

«diffusé le ven. 12.04.19 à 21h09 disponible jusqu'au 19.04.19 séries policières & thrillers - 90 min - 2019 - tous publics»...

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france

Avis 19-06 du 10 avril 2019 relatif a l'inclusion des eleves handicapes dans l'ecole et l'universite | Defenseur des Droits 11/04/2019

«Quatorze ans après la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des chances, le Défenseur des droits était auditionné par les rapporteurs de la commission d'enquête sur l'inclusion des élèves handicapés dans l'école et l'université de la République. Dans son avis 19-06, le Défenseur des droits analyse les freins à la scolarisation inclusive et les conditions pour une école et une université réellement inclusives, que ce soit en matière d'accompagnement des élèves en situation de handicap ou d'aménagement de la scolarité et des examens. >> Consulter l'avis 19-06»...

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defenseurdesdroits

L'educatrice avait fait refaire sa cuisine par des jeunes en situation de handicap - 11/04/2019 11/04/2019

«La cour d'appel de Montpellier a réformé un jugement des prud'hommes de Narbonne qui avaient condamné l'APAJH pour le licenciement jugé «sans cause réelle et sérieuse» d'une salariée d'un ITEP. Elle avait durant deux semaines fait venir des jeunes en situation de handicap à son domicile pour des travaux. Près de trois ans après un jugement du conseil des prud'hommes, c'est devant la chambre sociale de la cour d'appel de Montpellier que se retrouvaient la direction de l'Association pour adultes et jeunes handicapés de l'Aude (APAJH 11) et une ancienne salariée, monitrice-éducatrice licenciée pour faute grave en mars 2015.»
[...]
«Une démarche pleinement assumée par la salariée qui, contestant son licenciement devant les prud'hommes, avait certes reconnu avoir fait réaliser «des menus travaux» par ces jeunes qu'elle était chargée de suivre, les gratifiant de 20 € pour leur peine et «l'achat de friandises» 20 € aux jeunes pour «acheter des friandises» Avant d'assurer que ces travaux étaient «réalisés dans le cadre de chantiers-école afin de permettre à un jeune d'apprendre et d'exercer à dimension réelle un corps de métier dans un cadre sécurisé et sécurisant» Et de préciser que «ce fonctionnement était connu de tous, directeurs d'établissement et directeurs généraux» Le 16 janvier 2016, les prud'hommes narbonnais avaient pleinement suivi la salariée, qui avait également évoqué un licenciement en réalité provoqué par ses critiques émises neuf mois plus tôt sur des dysfonctionnements de l'ITEP : jugé sans cause réelle ni sérieuse, le licenciement avait donc valu à l'APAJH une condamnation à verser près de 80 000 € à la travailleuse sociale, dont 60 000 € à titre de dommages-intérêts. Jugement contesté en appel par l'APAJH. «Détournement de sa mission éducative» C'est le 20 mars dernier que la cour montpelliéraine a statué, en réformant dans toutes ses dispositions le jugement des prud'hommes narbonnais. L'appel aura ainsi valu de juger infondée la connaissance de cette pratique par l'APAJH. Avant de conclure que «le fait par un salarié, sous couvert de son statut d'éducateur, de demander à une personne en situation de handicap dont il a la charge d'effectuer, à l'insu de l'employeur, des travaux au domicile personnel de ce salarié, constitue bien une violation des obligations contractuelles par un détournement de sa mission et de sa responsabilité éducatives.» Et de juger enfin que l'éducatrice avait «nécessairement tiré un avantage personnel», «profitant manifestement de la situation de handicap des jeunes intervenants» De quoi rendre «impossible le maintien de la salariée dans l'entreprise» »...

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ladepeche

La France va-t-elle rapatrier ''ses'' handicapes residant en Belgique ? 11/04/2019

«C'est l'histoire d'une dame atteinte d'autisme. Elle est française, placée dans une institution belge depuis 30 ans. « Cette dame va devoir quitter son centre, en Belgique, pour intégrer un autre centre, juste de l'autre côté de la frontière », dénonce Isabelle Resplendino. Elle-même maman d'un enfant autiste, et française, Isabelle préside l'association pour les Français en situation de handicap en Belgique. Elle dénonce ce qu'elle qualifie de rapatriement sauvage et inhumain. « L'association de tutelle a décidé de la placer dans un établissement français de l'autre côté de la frontière. La famille habite en région parisienne. L'éloignement est donc le même, d'un côté ou de l'autre de la frontière. On a mis la mère et la soeur devant le fait accompli, les prévenant au dernier moment. Une dame autiste qui a ses habitudes depuis 30 ans dans le même établissement, le même personnel ! C'est criminel, d'autant plus qu'une personne autiste supporte très mal tout changement, même minime ! » Pour Isabelle Resplendino, ce qui se passe est grave car le choix des familles n’est plus respecté. « Pourquoi pensez-vous que l’on vienne en Belgique ? Parce que l’accueil est meilleur, plus professionnel, plus adapté ! En France, bien souvent, on médicalise. Des personnes handicapées se trouvent sous camisole chimique, traitées dans des services de psychiatrie, contentionnées ! Ici en Belgique on propose des prises en charge très différentes. Les enfants peuvent aller dans l’enseignement spécialisé. Voilà pourquoi on vient chez vous ! Et l’Etat français veut rapatrier de force, pour faire du chiffre ! ». « Les gens ne sont pas des pots de fleurs, que l’on déplace n’importe comment », poursuit un autre interlocuteur actif dans le domaine de l’admission des personnes handicapées et les partenariats belgo-français. Il souhaite rester anonyme mais dénonce lui aussi. « Ce qui se passe là n’est pas entendable, c’est une énorme bourde ! » En marge de ce cas particulier, Isabelle Resplendino nous dit avoir été contactée plusieurs fois par jour par des proches de personnes handicapées placées en Belgique, qui ont reçu des documents de l’administration française, proposant d’envisager un retour en Belgique. Cela reste des propositions, mais s’ils disent « non », continueront-ils à recevoir des indemnités, des subsides ? « Beaucoup de gens s’inquiètent et ne veulent pas, pour des raisons de qualité de soin, d’un retour en France ».»
[...]
« Pas la même qualité d’accueil Pour Isabelle Resplendino, ce qui se passe est grave car le choix des familles n’est plus respecté. « Pourquoi pensez-vous que l’on vienne en Belgique ? Parce que l’accueil est meilleur, plus professionnel, plus adapté ! En France, bien souvent, on médicalise. Des personnes handicapées se trouvent sous camisole chimique, traitées dans des services de psychiatrie, contentionnées ! Ici en Belgique on propose des prises en charge très différentes. Les enfants peuvent aller dans l’enseignement spécialisé. Voilà pourquoi on vient chez vous ! Et l’Etat français veut rapatrier de force, pour faire du chiffre ! ». « Les gens ne sont pas des pots de fleurs, que l’on déplace n’importe comment », poursuit un autre interlocuteur actif dans le domaine de l’admission des personnes handicapées et les partenariats belgo-français. Il souhaite rester anonyme mais dénonce lui aussi. « Ce qui se passe là n’est pas entendable, c’est une énorme bourde ! » En marge de ce cas particulier, Isabelle Resplendino nous dit avoir été contactée plusieurs fois par jour par des proches de personnes handicapées placées en Belgique, qui ont reçu des documents de l’administration française, proposant d’envisager un retour en Belgique. Cela reste des propositions, mais s’ils disent « non », continueront-ils à recevoir des indemnités, des subsides ? « Beaucoup de gens s’inquiètent et ne veulent pas, pour des raisons de qualité de soin, d’un retour en France ». »...

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rtbf

Poitiers : un veilleur de nuit violeur chez les autistes ? 11/04/2019

«Trois pensionnaires de l'établissement dans lequel il veille sur des autistes la nuit depuis 2009 l'ont mis en cause avec des mots bruts de décoffrage. Introductions digitales, fellations et masturbations imposées, ils l'accusent de faits similaires. C'est un jeune homme de 27 ans qui a brisé le silence et s'est confié à son éducateur il y a tout juste un an. La gendarmerie est saisie. Le pensionnaire raconte qu'Alexandre l'a agressé sexuellement alors qu'il se trouvait sous la douche...¦ et que ce n'est pas la première fois qu'il s'en prend à lui. Les déclarations d'un autre pensionnaire, râlant en apprenant qu'Alexandre serait de garde, entrainent son audition. Il raconte ne pas aimer faire des fellations au surveillant de nuit. Un troisième jeune homme vient alourdir la charge tandis qu'Alexandre, 46 ans, clame son innocence en dénonçant des accusations qui ne sont que « des paraphrases confuses ».»
[...]
«Sans doute, relève l’avocat général, mais dans ce dossier tout le monde n’est pas doué de parole de la même manière. Et Frédéric Clot veut protéger les pensionnaires, et éviter tout risque de renouvellement de l’infraction alors que le quadragénaire a été condamné en 2015 pour agression sexuelle en état d’ivresse sur une personne vulnérable. »...

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lanouvellerepublique

Replay: ''Pieces a conviction''. Psychiatrie : le grand naufrage - France 3 - 10 avril 2019 - En replay 10/04/2019

«C'est un drame pour chaque malade, chaque famille, mais aussi pour le pays tout entier. Chaque année, 2 millions de Français sont soignés pour des troubles psychiatriques, deux fois plus qu'il y a dix ans. Au cours de sa vie, un Français sur trois est atteint de troubles sévères : dépression, bipolarité, schizophrénie, troubles obsessionnels... La psychiatrie est aujourd'hui devenue un enjeu national, avec des couts directs et indirects évalués à 80 milliards d'euros par an par l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Le 10 avril 2019, "Pièces à conviction" propose une soirée spéciale en deux parties, présentée par Virna Sacchi.»...

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francetvinfo

Arrete du 15 fevrier 2019 fixant les modalites d'appreciation d'une situation de handicap donnant lieu a l'attribution de droits sans limitation de duree prevue par l'article R. 241-15 du code de l'action sociale et des familles et par l'article R. 821-5 du code de la securite sociale | Legifrance 09/04/2019

«Arrêté du 15 février 2019 fixant les modalités d'appréciation d'une situation de handicap donnant lieu à l'attribution de droits sans limitation de durée prévue par l'article R. 241-15 du code de l'action sociale et des familles et par l'article R. 821-5 du code de la sécurité sociale NOR: PRMS1835387A ELI: [...]

«Objet : mesures de simplification au bénéfice des personnes handicapées, des maisons départementales des personnes handicapées, des caisses d'allocations familiales et des caisses de la mutualité sociale agricole. Entrée en vigueur : le présent arrêté entre en vigueur au lendemain de sa publication . Notice : l'arrêté est un texte d'application du décret n° 2018-1222 du 24 décembre 2018 portant diverses mesures de simplification dans le champ du handicap. Il précise les critères d'attribution de droits sans limitation de durée pour certaines prestations destinées aux personnes handicapées. L'article L. 114 du code de l'action sociale et des familles définit le handicap comme « toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant ». A ce titre, toute personne handicapée, quel que soit son type de handicap (physique, cognitif, psychique, etc.), qui remplit les critères définis par le présent arrêté peut bénéficier de l'attribution de droits sans limitation de durée pour les prestations suivantes : l'allocation aux adultes handicapées mentionnée à l'article L. 821-1 du code de sécurité sociale et la carte mobilité inclusion comportant la mention « invalidité » prévue au 1° du I de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles. C'est l'évaluation individualisée de la situation de chaque demandeur qui doit permettre de vérifier s'il est possible de lui attribuer ces droits sans limitation de durée. Pour bénéficier de cette attribution, deux critères doivent être remplis au moment de la décision : les limitations d'activités ou restrictions de participation sociale ne doivent pas être susceptibles d'évolution favorable à long terme et le taux d'incapacité permanente doit être supérieur ou égal à 80 %. Pour rappel le guide-barème pour l'évaluation des déficiences et incapacités des personnes handicapées figurant en annexe 2-4 du code de l'action sociale et des familles prévoit qu'un taux d'incapacité permanente d'au moins 80 % correspond à des troubles graves entraînant une entrave majeure dans la vie quotidienne de la personne avec une atteinte de son autonomie individuelle. Cette autonomie individuelle est définie comme l'ensemble des actions que doit mettre en œuvre une personne, vis-à-vis d'elle-même, dans la vie quotidienne. Dès lors qu'elle doit être aidée totalement ou partiellement, ou surveillée dans leur accomplissement, ou ne les assure qu'avec les plus grandes difficultés, le taux de 80 % est atteint. C'est également le cas lorsqu'il y a déficience sévère avec abolition d'une fonction. L'attribution de droits sans limitation de durée intervient à l'occasion du réexamen de la situation des droits arrivés à échéance. Aucune nouvelle demande n'est donc nécessaire lorsque des droits sont en cours. Références : le présent arrêté peut être consulté sur le site Légifrance (https://www.legifrance.gouv.fr). La secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, Vu le code de l'action sociale et des familles ; Vu le code de la sécurité sociale, Arrête : Article 1 En savoir plus sur cet article... Toute situation de handicap, qu'elle soit liée à l'altération d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, à un polyhandicap ou à un trouble de santé invalidant, donne lieu à l'attribution de droits sans limitation de durée prévue par le deuxième alinéa de l'article R. 241-15 du code de l'action sociale et des familles et par l'article R. 821-5 du code de la sécurité sociale si, compte tenu des données de la science, elle remplit les deux conditions suivantes : 1° L'évaluation établit l'absence de possibilité d'évolution favorable à long terme des limitations d'activités ou des restrictions de participation sociale occasionnant une atteinte définitive de l'autonomie individuelle des personnes qui ont besoin d'une aide totale ou partielle, d'une stimulation, d'un accompagnement pour l'accomplissement des actes de la vie quotidienne ou qui nécessitent une surveillance ; 2° Le taux d'incapacité permanente du demandeur, fixé selon le guide barème figurant en annexe 2-4 du code de l'action sociale et des familles, est supérieur ou égal à 80 %. Ces deux conditions sont évaluées individuellement au regard de la situation du demandeur. »...
Source: http://www.legifrance.gouv.fr | Source Status

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legifrance.gouv

Researchers identify role gender-biased protein may play in autism 08/04/2019

«In the study, recently published in the journal Frontiers in Cellular Neuroscience, the researchers looked at an enzyme called AC3 which is genetically connected to major depressive disorder (MDD), obesity, and autism spectrum disorders (ASD). However, not much is known about how AC3 functions in the brain. What is known is that many neurodevelopmental disorders or psychiatric diseases, such as depression and autism, exhibit profound differences between males and females, known as sexual dimorphism. For example, females have a higher risk of depression, whereas autism affects more males, with a boy to girl ratio of four to one. The problem is that it is unclear what causes the differences.»
[...]
«The researchers point to evolution for possibly playing a part in how these proteins behave based on the key roles or functions of each sex. The female role has traditionally been multi-tasking several activities like childrearing, caring for the family, the home, and preparing meals whereas male tasks were more specifically focused on functions like hunting and gathering. You can see this highly focused trait in autistic males who are very smart but tend to be fixated on one thing and not interested in, or cannot handle, other social interactions. Chen says that this research is still in the early phase with mouse models and more studies are needed, but he is hopeful that it may open up a new research direction and one day could possibly lead to a new pharmacological treatment. »...

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medicalxpress

Journee mondiale de l'autisme : le changement se fait-il encore attendre ? 07/04/2019

«Symbolisée par la couleur bleue qui doit parer certains bâtiments emblématiques de la planète ce soir, la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme est célébrée aujourd'hui. En France, cette manifestation revêt un visage singulièrement différent d'il y a une quinzaine d'années. A l'époque, la France était montrée du doigt par de nombreuses institutions internationales en raison de sa prise en charge déplorable des enfants autistes et par la place unique au monde et souvent délétère accordée à la psychanalyse. Ces critiques fréquemment répétées ont finalement contribué à une prise de conscience des institutions officielles et à l'émergence d'une volonté politique. De nouvelles recommandations ont été édictées afin de privilégier les approches éducatives et de restreindre les traitements non adaptés et n'ayant pas fait la preuve de leur efficacité, tandis que des fonds ont été débloqués pour améliorer le repérage des enfants et leur intégration scolaire. Cependant, en dépit de ces initiatives et des plans qui se sont succédé, les choses ont-elles vraiment changé (sans parler de la surmédiatisation de l'autisme qui aujourd'hui pourrait également avoir des effets contre-productifs en favorisant une image déformée de ces troubles voire en conduisant à des surdiagnostics) ?»
[...]
« Déployer des réseaux de professionnels libéraux compétents et sans reste à charge Pour faire face à cette situation, l’une des mesures phares de la stratégie nationale pour l’autisme initiée l’année dernière par le gouvernement est la mise en place d’un forfait intervention précoce, qui a été officiellement créé par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2019. Ce forfait s’élève à 1 500 euros et doit permettre la suppression du reste à charge pour les familles concernant le financement du bilan initial et 35 séances chez des professionnels libéraux divers (sur douze mois). Cependant, son déploiement se fait encore attendre, puisque « la qualité des interventions des professionnels libéraux sera garantie par leur conventionnement avec des plateformes d’intervention précoce qui vont se déployer progressivement sur l’ensemble du territoire. Trente plateformes seront installées d’ici fin 2019, dont une dizaine à la fin du premier semestre, avec l’appui des agences régionales de santé qui pilotent leur déploiement » explique aujourd’hui le secrétariat d’État aux personnes handicapées dans un premier bilan. Le pari est que la plus grande participation de ces réseaux libéraux permettra de désengorger les CRA et d’améliorer le repérage et l’intervention précoce. »...

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jim

A voir en avant-premiere sur Telerama, ''Rachel, l'autisme a l'epreuve de la justice'' - Television 04/04/2019

«Quand le système institutionnel prive une mère modèle de ses enfants : le récit tragique des conséquences de la méconnaissance de l'autisme. Un documentaire à voir en avant-première sur Télérama.fr pendant 48h, jusqu'à samedi 6 avril, 20h30.»...

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telerama

Le secretaire d'Etat Adrien Taquet veut sensibiliser les travailleurs sociaux a l'autisme 02/04/2019

«Adrien Taquet, a annoncé, mardi 2 avril, le lancement d'un groupe de travail qui portera sur l'accueil des enfants autistes pris en charge par l'aide sociale à l'enfance (ASE). « La réflexion portera sur trois axes, a confié M. Taquet au Monde. Une action sur l'accompagnement à la parentalité des personnes handicapées, qui associera les personnes elles-mêmes, la mise en oeuvre d'une action de formation à l'autisme en direction des travailleurs sociaux mais aussi des personnels de justice, et la généralisation de la mention du handicap du parent ou de l'enfant, en cas d'information aux services de l'aide sociale à l'enfance, afin qu'un regard croisé expert puisse être mobilisé. » Ce dernier point est destiné à provoquer une collaboration plus étroite, en cas d'information préoccupante ou de signalement, entre l'ASE et les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), interlocuteur incontournable de ces familles. Certaines d'entre elles alertent en effet depuis des années sur le risque de confusion entre les manifestations des troubles de l'autisme et les signes de maltraitance, ce qui peut conduire à des enquêtes sociales. Le groupe de travail aura notamment pour mission d'élaborer un guide destiné à la fois aux parents et aux travailleurs sociaux.»...

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lemonde

Journee mondiale de sensibilisation a l'autisme: fetons ensemble l'inaction politique et le business 02/04/2019

«Longtemps parent pauvre du handicap, l'autisme fait l'objet aujourd'hui d'un intérêt particulier de la part des politiques. Mais pas seulement. Il est aussi au coeur d'un marketing et d'un Business juteux qui semble sans limite: Entre de fausses psychologues en méthodes comportementales diverses et variées aux "traitements biomédicaux" les plus farfelus: Les coachs autisme, les nouveaux gourous qui se revendiquent des neurosciences, les pseudo-experts en autisme sur l'emploi, les formations bidon que l'on vend à prix d'or aux parents comme aux professionnels, les hypnothérapeutes ou ostéopathes avec la mention publicitaire "autisme", l'Equithérapie et la Delphinothérapie. Le Neurofeedback ou encore l'auriculothérapie... L'autisme est devenu en quelques années, un business lucratif qui s'est développé en appauvrissant les familles qui vont d'illusion en désillusion. Malgré de nombreux plans autisme, rien ne semble avancer sur le terrain et dans le quotidien des familles. Et pourtant nous fêterons encore et encore le 2 avril, énième commémoration internationale de l'autisme, alors que les droits fondamentaux de nos enfants ne sont pas respectés. Un constat validé par le dernier rapport de l'ONU! Moins de 20% seulement des personnes autistes vont à l'école. 2% seulement ont un emploi. Les auxiliaires de vie scolaire manquent à chaque rentrée. Et les personnels concernés: AVS, enseignants...ne sont toujours pas formés et payés correctement. Les centres pour adolescents sont bondés, les lieux de vie pour adultes quasi inexistants dans certaines régions. Il y a trop peu de programmes de Recherche en matière d'autisme, et toujours aucun médecin spécialisé. En effet, l'autisme ayant été rangé pendant des décennies dans la case "psychiatrie et psychanalyse", aucune "spécialisation ou filière autisme" n'existe dans le corps médical.»
[...]
«Que sommes-nous en mesure de fêter cette année pour cette journée particulière? L’inclusion scolaire? De nouvelles filières d’apprentissage? De nouveaux contrats d’embauche pour les AVS? De nouveaux centres pour adolescents? Des lieux de vie pour adultes? La prise en charge gratuite et remboursée par la sécurité sociale de tous les frais de santé incombant aux familles: Psychomotriciens, psychologues, ergothérapeutes! Non rien de tout ça. Sinon des appels à projets, dans quelques départements, avec une mise en place hypothétique de plateforme de professionnels (psychologues, psychomotriciens...) qui interviendraient gratuitement auprès des enfants. Mais ces plateformes datent déjà de l’ère Hollande. Alors va-t-on comme chaque 2 avril, regarder les associations se concurrencer et se partager “le gâteau médiatique” selon l’expression consacrée de certains communicants, spécialisés autisme, ou allumer les bâtiments de bleu et mettre des rubans à nos boutonnières? Va-t-on organiser une autre montée des marches de l’Elysée au casting bien orchestré en présence du couple présidentiel? Ou voir défiler dans les Médias, Madame la ministre du Handicap, suivie toujours de près par le Premier ministre, afin de nous persuader que “tout va très bien Madame la Marquise”! A moins que nous fêtions la sortie du nouvel annuaire de l’autisme, gadget inutile, sous couvert d’associations triées sur le volet de la complaisance, et qui a coûté 500.000 euros en fonds privés et publics! Une plateforme qui ne servira à rien puisque la prise en charge reste justement à la charge des familles, que les lieux spécialisés sont bondés, et que les délais pour consulter des spécialistes vont de 6 mois à trois ans! Une plateforme qui fait d’ailleurs son marché de “spécialistes en tout genre” sur les réseaux sociaux, prouvant le peu de crédibilité de cette opération people et marketing. De plus, cet annuaire, qui ne regroupe que quelques associations, ne fera encore une fois, que diviser un peu plus le milieu de l’autisme. Nous pouvons aussi envoyer des ballons bleus dans le ciel en espérant au moins que quelqu’un là-haut nous entende, à l’attention d’un Dieu qui serait plus à l’écoute que notre Jupiter? A moins que nous préférions pour les plus téméraires, monter sur des grues, ou descendre dans la rue avec nos 650.000 enfants afin d’enfiler le gilet jaune et bleu de la contestation pour obtenir gain de cause! Quoi qu’il en soit, bonne journée de l’autisme à tous et à toutes! »...

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huffingtonpost

Autisme: l'impatience monte chez les familles - Sciences et Avenir 02/04/2019

«La stratégie nationale sur l'autisme, lancée l'année dernière en 2018, commencera à porter ses fruits à la rentrée, a assuré le gouvernement. Mais les familles, qui peinent toujours à trouver une prise en charge adaptée pour leur enfant, s'impatientent. Une trentaine de plateformes d'intervention précoce, destinées à orienter les familles vers une prise en charge adaptée, doivent être mises en place d'ici à la fin de l'année 2019, dont une dizaine d'ici à fin juin 2019, a indiqué Claire Compagnon, déléguée interministérielle chargée du dossier.»
[...]
«"Cela va contribuer à une meilleure inclusion à l'école: les choses avancent", s'est félicitée sur ce point Mme Meignien. "Mais ce ne sont que quelques classes dans toute la France, et il y a encore beaucoup d'enfants sans aucune solution", a-t-elle tempéré. Les associations critiquent par ailleurs les insuffisances de la stratégie en direction des adultes autistes - qui seraient quelque 600.000 en France, dont seulement 75.000 ont été diagnostiqués. Le gouvernement met en avant ses efforts pour favoriser leur insertion dans l'emploi. "Je veux bien qu'on pense aux plus autonomes", commente Mme Langloys. Mais de nombreux autistes ne sont pas suffisamment autonomes pour envisager d'occuper un emploi, "et pour eux il n'y a rien, zéro centime! Ils restent sur le carreau". »...

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sciencesetavenir

La mise en oeuvre de la strategie nationale pour l'autisme au sein des troubles du neuro-developpement - Compte rendu du Conseil des ministres du 1 avril 2019 | 01/04/2019

«La secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, a présenté une communication relative à la mise en oeuvre de la stratégie nationale pour l'autisme au sein des troubles du neuro-développement. C'est pour prendre en compte toutes les différences et la diversité des expériences vécues par les personnes autistes, leurs familles et les acteurs professionnels que cette stratégie a fait l'objet d'une longue concertation. Elle est la résultante des propositions et des résultats observés sur le terrain.»
[...]
«Portant sur l’ensemble du parcours de vie des personnes, de la toute petite enfance à l’âge adulte, elle peut être résumée par cinq engagements, rendus possibles par une mobilisation de l’ensemble du Gouvernement et un engagement financier sans précédent dans le champ de l’autisme, avec 344 millions d’euros de moyens nouveaux. En premier lieu, il faut remettre la science et la recherche au cœur de notre politique publique, pour accélérer nos connaissances, les diffuser plus rapidement afin d’en finir avec les idées reçues, les préjugés et, parfois, les mauvaises pratiques professionnelles. La structuration d’une communauté de chercheurs exigeante et forte est d’ores et déjà engagée. Elle passe par le renforcement du nombre de chercheurs, avec la création, en octobre 2018, de dix postes de chefs de clinique en pédopsychiatrie ; par le développement, en cours, de trois centres d’excellence alliant recherche, pratiques cliniques innovantes et transfert des connaissances ; par la constitution d’ici à juin 2019 d’un groupement d’intérêt scientifique pour soutenir les projets innovants afin de faire de notre pays un acteur majeur de la recherche au plan mondial. En deuxième lieu, il convient d’engager une action résolue en faveur du repérage et du diagnostic des troubles neuro développementaux au sein desquels figure l’autisme. À cette fin, un parcours de soins coordonnés pour les moins de sept ans est mis en place pour soutenir le développement des plus jeunes et prévenir les sur-handicaps. Il se déploiera progressivement dans les territoires. Au cours de l’année 2019, trente plateformes d’intervention précoce seront installées afin d’organiser la mobilisation des professionnels libéraux et de coordonner leurs interventions dans le respect des bonnes pratiques de la Haute autorité de santé. De manière à ce que la promesse républicaine d’égalité soit une réalité, un forfait « intervention précoce », institué par la loi du 22 décembre 2018 de financement de la sécurité sociale pour 2019, permettra de financer, sur une période de douze mois, l’ensemble des éléments de bilan et les interventions des psychiatres, ergothérapeutes, et psychomotriciens libéraux coordonnés par ces plateformes, sans attendre la notification des maisons départementales des personnes handicapées. De manière complémentaire, médecins généralistes, de protection maternelle et infantile et pédiatres seront outillés en vue de mieux repérer les troubles, dès le plus jeune âge : un outil, très simple, de repérage des signaux d’alerte sera disponible prochainement. En troisième lieu, il est nécessaire de rattraper notre retard en matière de scolarisation des enfants autistes et proposer aux familles une offre de scolarisation diversifiée pour répondre aux besoins éducatifs particuliers des enfants, de la maternelle à l’université. Le nombre d’unités d’enseignement maternel autisme sera triplé d’ici à 2022 ; la rentrée 2019 permettra l’ouverture de trente nouvelles unités. Une offre de scolarisation renforcée en école élémentaire pour les enfants présentant des troubles plus sévères sera également déployée progressivement. Une dizaine d’unités élémentaires seront ouvertes à la rentrée 2019, à partir de l’expérimentation de six unités, engagée dès la rentrée 2018. De manière complémentaire, en cohérence avec la mobilisation pour l’école inclusive, un appui particulier est apporté aux enseignants accueillant dans leurs classes des enfants autistes. Cinquante enseignants ressources spécifiquement formés aux troubles du spectre autistiques seront recrutés pour la rentrée 2019. En quatrième lieu, l’action auprès des adultes autistes doit être résolue pour changer la donne dans notre pays en matière d’autisme. La fin des hospitalisations inadéquates des adultes autistes dans les établissements de santé mentale et l’amélioration de la pertinence des accompagnements reposent sur l’engagement d’une campagne nationale de repérage, dont les outils doivent être définis en 2019. Une politique d'inclusion des personnes adultes appelle une mobilisation de tous. L’accès à un logement autonome sera facilité avec la création dans la loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique, d’un forfait d’habitat inclusif et la possibilité de recourir à des colocations dans le parc de logement social. De même, le programme « 10 000 logements accompagnés » doit permettre le soutien de trois projets dédiés au logement de personnes autistes en 2019. Enfin, l’accès et le maintien dans l’emploi seront facilités avec le doublement des crédits d’emploi accompagné, portés à 12 millions d’euros en 2019 puis 17 millions en 2020. En dernier lieu, il importe de répondre aux attentes des familles et des personnes de vivre la vie la plus ordinaire et la plus autonome possible. Les parcours des personnes et des familles doivent être mieux organisés, fluides et accompagnés. Des programmes de formation des aidants ont été lancés. Des dispositifs de soutien pour les personnes autistes sont en cours d’installation avec la création, dès 2019, de groupement d’entraide mutuelle dans les départements. La mise en œuvre de la stratégie est ainsi engagée avec détermination par la déléguée interministérielle pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement, nommée le 27 avril 2018. Elle associe étroitement l’ensemble des parties prenantes, au premier rang desquelles les personnes et les familles, représentées au sein du conseil national des troubles du spectre autistique et des troubles du neuro-développement, installé le 3 juillet 2018. C’est auprès des personnes et des familles, aussi, qu’il faudra constamment vérifier la pertinence et l’adéquation de ces actions à leurs attentes. À cette fin, un institut de sondage indépendant conduira des enquêtes dès 2019. La mise en œuvre de cette stratégie nationale pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement s’inscrit dans l’ambition du Gouvernement de construire une société plus fraternelle et plus solidaire, une société inclusive. »...

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gouvernement

« Nous allons changer la donne »: la ministre Sophie Cluzel presente le plan autisme a 350 millions sur RMC 01/04/2019

«01/04/2019 à 10h16 Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat aux personnes handicapées, est venue sur RMC ce lundi matin évoquer le nouveau plan du gouvernement pour accompagner l'autisme. Une meilleure prise en charge, plus tôt. Le gouvernement va présenter, ce lundi, à la veille de la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme, de nouvelles mesures destinées notamment au moins de 7 ans. La secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées, Sophie Cluzel présente ce lundi en Conseil des ministres ce nouveau plan d'action pour accompagner les familles qui ont un enfant autiste.»
[...]
«"On s'engage qu'en six mois, il y aura un diagnostic posé et une intervention sans débourser un centime" "C'est pour que l'on prenne vraiment en compte les besoins des enfants. On met 90 millions sur la table dès cette année, pour que les parents n'aient plus à débourser ces interventions, ces bilans. On adresse tout de suite un parcours, qui va permettre aux parents d'aller, avec son diagnostic, faire de la psychomotricité, faire de l'ergothérapie, faire un bilan psychologique sans débourser un centime car il aura enfin un référent spécialisé dans l'autisme qui va pouvoir l'orienter, donc c'est fini cette errance. On raccourcit ce délai qui peut aller jusqu'à deux ans. On s'engage que dans les six mois, dès que les premiers signes d'alerte auront été faits, il y aura un diagnostic posé et une intervention sans débourser un centime, contre près de 3.500 euros aujourd'hui." Les adultes oubliés du plan ? "Nous avons aussi pris à bras-le corps cette problématique" Les associations sont quant à elles partagées, notamment sur la prise en charge des enfants de plus de 6 ans, pas comprises dans le plan. Mais la secrétaire d'Etat assure que les adultes ne seront pas oubliés. "Dans la stratégie nous prenons en compte tous les âges. Sur les adultes on est très en retard, encore plus que pour les enfants. Ils sont dans des prises en charges inadéquates dans des hôpitaux psychiatriques dans lesquels ils n'ont rien à faire. On travaille sur le logement regroupé, des équipes mobiles. Il faut qu'on leur fasse leur place dans notre société. Nous avons aussi pris à bras-le corps la problématique des adultes. Nous engageons à les faire sortir des hôpitaux psychiatriques." »...

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rmc.bfmtv

Petition : Defaut de prise en charge pour nos enfants autistes 01/04/2019

«Aujourd'hui beaucoup d'enfants porteurs de handicaps quels qu'ils soient et surtout dans le champs des Troubles du spectre autistique (autisme, tdah, dys, etc) se retrouvent sans prise en charge adaptée. Depuis plusieurs années, les familles se retrouvent avec (ou sans) un choix inadéquat entre placement en institution ou inclusion à petite dose dans nos écoles françaises dont les enseignants et accompagnants n'ont ni la formation ni les moyens pour que cet accueil se passent dans les conditions optimales. On trouve parfois en libéral des personnes qualifiées avec des méthodes comportementales qui pourraient aider nos enfants à évoluer et qui sont préconisés par la Haute autorité de santé.Mais la plupart des parents ne peuvent pas y accéder faute de moyens. Aujourd'hui, dans notre pays on préfère subventionner des établissements inadaptés qui coutent 6 000 euros / mois et par enfant à la sécurité sociale alors que des prises en charge individuelles à domicile pourraient maximiser les chances de nos enfants à devenir autonome, en coutant moitié moins cher à l'état .Comment peut-on laisser des familles dans une telle détresse et sans solution face aux besoins de leurs enfants?»...

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mesopinions

Fathers of Youth with Autism Spectrum Disorder: A Systematic Review of the Impact of Fathers' Involvement on Youth, Families, and Intervention. - PubMed - NCBI 01/04/2019

«Abstract Literature in developmental psychology suggests that mothers and fathers both play unique and important roles in their children's development. However, research investigating the unique contributions and psychological functioning of fathers of youth with developmental disabilities, and the role that fathers play in effective intervention, remains limited. Whereas evidence suggests that parent-mediated interventions for children with autism spectrum disorder (ASD) can lead to increased engagement from parents, and reduced stress and psychopathology commonly experienced by parents of youth with ASD, these interventions often do not specifically address potential benefits of paternal involvement. This systematic review aimed to understand how often/how commonly research on children with ASD examines the father's role within the family, how often fathers are targeted directly during intervention efforts, and the impact of increased paternal involvement. This review suggests that fathers of children with ASD are not often included in research on children with ASD, in either their general involvement or in their inclusion in intervention. While studies generally suggest that these fathers may be less involved than mothers in childrearing practices, having both parents highly involved may improve the overall family system across many levels, and fathers may be equally as effective as mothers in implementing intervention strategies. Overall, this review suggests that while often overlooked, fathers of youth with ASD make important contributions to children with ASD and the larger family and should be included in future research on children with ASD.»...

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ncbi.nlm.nih

Sexual Dysfunctions and Their Association with the Dual Control Model of Sexual Response in Men and Women with High-Functioning Autism. - PubMed - NCBI 01/04/2019

«Abstract Adults with an Autism Spectrum Disorder (ASD) are characterized by impairments in social interaction and communication, repetitive and stereotyped interests and behaviours as well as hyper- and/or hyposensitivities. These disorder specific symptoms could be associated with the development of sexual disorders. The Dual Control Model of Sexual Response presents one approach that is frequently used to explain the emergence of sexual dysfunctions. The aim of the present study was to assess the extent of symptoms of sexual dysfunctions in men and women with ASD and to evaluate their association with the individual propensity of sexual excitation and inhibition as defined by the Dual Control Model. Both men and women with ASD were more likely to report about sexual dysfunctions than individuals from the control group. In men with ASD, sexual inhibition was significantly correlated with the emergence of sexual dysfunctions, while there was no association between sexual functioning and sexual excitation. In women, the opposite pattern was found. Especially the peculiarities in sensitive perception could be responsible for the observed problems with sexual functioning in individuals with ASD. The present findings highlight the great need for specialized treatment programs addressing the frequently observed sexuality-related problems in individuals with ASD. However, up to now such treatment programs are lacking.»...

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ncbi.nlm.nih

Nord: la maman d'un enfant handicape privee d'allocations se suicide 31/03/2019

«Elle se disait "fatiguée", "à bout". Emilie Loridan, une maman de deux enfants, dont l'un handicapé, a mis fin à ses jours dimanche dernier. La jeune femme, qui avait lancé plusieurs appels à l'aide et frappé à la porte de tous les services, ne s'en sortait plus financièrement. Dernièrement, elle avait perdu une allocation pour sa fille trisomique.»...

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bfmtv

Haute Autorite de Sante - Conseil pour l'engagement des usagers 26/03/2019

«Conseil pour l'engagement des usagers Missions Le conseil pour l'engagement des usagers est un groupe d'appui et de ressources permanent pour éclairer les travaux de l'institution. Il est conçu comme un lieu de réflexion et d'échange rassemblant diverses expertises, afin de promouvoir l'engagement des patients et des personnes accompagnées au sein du système de santé, sanitaire, médicosocial et social.»
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« Il a pour mission de : accompagner, soutenir et évaluer l'ensemble des actions de la HAS en faveur de l'engagement en santé ; concourir aux réflexions éthiques qui peuvent se poser dans le cadre de travaux d'évaluations ou de recommandations de la HAS ; concourir par ses travaux aux progrès de l'engagement en santé dans le système de santé français, y compris au sein de la HAS ; initier, avec les collaborations scientifiques et institutionnelles utiles, un observatoire de l'engagement en santé ; donner un avis sur les sujets que le collège juge utiles à la préparation de ses délibérations, notamment concernant les demandes d'inscription au programme de travail et le droit d'alerte formulés par les associations de patients, de personnes accompagnées ou d'usagers ; alerter le collège en cas de difficulté rencontrée dans la mise en oeuvre des actions de la HAS en faveur de l'engagement en santé. Le conseil pour l'engagement des usagers est mis en place pour 5 ans, durée des orientations stratégiques 2019-2024. Réunions La première réunion aura lieu le 23 avril 2019 Modalités de travail Le conseil se réunit trois à quatre fois par an, sur une journée, dans les locaux de la HAS. Composition Président  : Christian Saout. Membres François Blot , médecin, réanimation médicale,  Julia Boivin , usager des systèmes de soins, sociaux ou médico-sociaux Agnès Bourdon-Busin , usager des systèmes de soins, sociaux ou médico-sociaux Nicolas Brun , usager des systèmes de soins, sociaux ou médico-sociaux Véronique Cornu , directrice d'établissement médico-social Christophe Demonfaucon , usager des systèmes de soins, sociaux ou médico-sociaux Ève Gardien , enseignant-chercheur, sociologue Olivia Gross-Khalifa , enseignant-chercheur, en sciences de l'éducation Julie Haesebaert , médecin de santé publique Arnaud Lacquit , infirmier en établissement de santé spécialisé en psychiatrie Francine Laigle , usager des systèmes de soins, sociaux ou médico-sociaux Sylvie Le Moal , directrice adjointe de l'accueil et des relations avec les usagers en établissement de santé Cyril Martin , usager des systèmes de soins, sociaux ou médico-sociaux Etienne Minvielle , médecin de santé publique, directeur de recherche en gestion et management des organisations de santé Fabienne Ragain-Gire , usager des systèmes de soins, sociaux ou médico-sociaux Thomas Sannié , usager des systèmes de soins, sociaux ou médico-sociaux Claude Séverac , usager des systèmes de soins, sociaux ou médico-sociaux Patrick Vuattoux , médecin généraliste en maison de santé pluriprofessionnelle »...

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has-sante

''Autisme info Service'', une nouvelle plate-forme pour orienter les familles - Sciences et Avenir 26/03/2019

«Où trouver un psychiatre, un orthophoniste, un centre de diagnostic pour une personne autiste? Souvent désemparées, les quelque 700.000 familles concernées disposeront à partir du 2 avril d'un service gratuit de conseil et d'information, via une ligne téléphonique dédiée et un annuaire en ligne. Porté par une association fondée par des parents, et financée à parité par des fonds publics et privés, "Autisme Info Service" veut apporter une "écoute" à des parents "désespérés, parce qu'ils ne savent pas qui appeler" et les orienter vers des services ou des professionnels proches de chez eux, ont expliqué les promoteurs du projet lors d'une conférence de presse mardi à Paris.»
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«Cinq personnes à temps plein seront chargées de répondre à la ligne téléphonique (0800 71 40 40), ouverte du lundi au vendredi de 9h à 13h, et le mardi de 18h à 20h, et pourront transmettre les questions plus complexes à une équipe d'experts. Le service sera également accessible par chat sur le site autismeinfoservice.fr, qui inclura un annuaire des professionnels et des services. Ce dernier outil s'insère dans le cadre de la "stratégie autisme" annoncée il y a un an par le gouvernement, et qui vise "rattraper le retard" de la France en la matière. Avec la plateforme d'écoute et le site web, il s'agit de "rompre l'isolement, d'arrêter ce porte-à-porte permanent des familles, ce parcours du combattant pour trouver des solutions de proximité", a résumé la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées Sophie Cluzel. "Autisme Info Service", doté d'un budget de 1,2 million d'euros pour les deux ans et demi à venir, est financé par l'Etat, la région Ile-de-France et les trois fondations privées Bettencourt-Schueller, Michelin et Orange. »...

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sciencesetavenir

In autistic children, low intelligence forecasts later difficulties | Spectrum | Autism Research News 25/03/2019

«Without timely intervention, intellectual disability in autistic children can worsen over time, contributing to poor life skills and challenging behavior, according to a 15-year study1. Nearly one in three autistic people has intellectual disability, defined as an intelligence quotient (IQ) below 70. This condition can limit these individuals' adaptive behaviors ...” daily living skills such as self-care, managing money and maintaining relationships. The new study tracked 106 autistic children at four time points from ages 5 to 20 years. Of these children, 98 had mild to severe intellectual disability at age 5 ...” meaning they had an estimated IQ of 20 to 69. The children's core autism traits ...” such as emotional and communication difficulties ...” remained remarkably stable into young adulthood, with some exceptions: Six lost their autism diagnosis, and some children's language and communication skills improved. But children who had severe autism traits developed more severe intellectual disability as adults. They were more likely than the other participants to show challenging behaviors, such as hyperactivity and irritability, that interfered with their daily lives.»
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«The new study underscores the devastating effects of the lack of therapies for autism, especially in France, she says. The French system for diagnosing and treating autism has improved over the past 20 years; the prognosis for young adults with autism may be better today, Baghdadli says. Autistic people of any age can improve, she says. She recommends that adults with intellectual disability living in institutions be screened for autism; these individuals, often forgotten, are particularly vulnerable. »...

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spectrumnews

Pour la culture et le sport accessibles a tous 23/03/2019


«Le 2 avril, pour la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme, Déborah et Thomas rencontreront les élèves pour parler et faire connaitre ce trouble du développement. « Thomas ira au collège l'an prochain, il faut sensibiliser ses futurs camarades sur l'autisme. » Elle vient de créer l'association Inclusion enfants handicaps sellois. L'idée est que les enfants porteurs d'un handicap puissent partager et participer des activités. « Quand je vais à une lecture de contes à la médiathèque, Thomas, au bout de dix minutes il crie, il court, l'autisme est un handicap invisible, les gens ne le voient pas et ne comprennent pas ces réactions », témoigne Déborah Goyvaerts. « Ces enfants ont le droit comme les autres à l'accès à la culture, aux sports...¦ » Ainsi, avec des partenaires (cinéma, bibliothèque, château de Selles-sur-Cher...¦), des sorties vont être dédiées à ces enfants porteurs d'un handicap. Des animations conçues pour ce public avec, par exemple, des séances de cinéma de 10 à 15 minutes.»...

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lanouvellerepublique