L'essentiel sur "Autisme et Inclusion"

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Tue Feb 20 03:30:02 CET 2018 France - It's time to Stand Up! For inclusion
19/02/18 Autisme : des biomarqueurs diagnostiques prometteurs [lequotidiendumedecin]
19/02/18 New blood test can detect autism in children | The Independent [independent.co]
18/02/18 Emotion-Focused Therapy for Autism Spectrum Disorder: A Case Conceptualization Model for Trauma-Related Experiences | SpringerLink [link.springer]
17/02/18 Tribune de la presidente de la Haute autorite de sante sur l'autisme : ''Poursuivons nos efforts'' [lejdd]
16/02/18 N° 635 - Proposition de resolution de M. Damien Abad tendant a la creation d'une commission d'enquete sur les difficultes administratives rencontrees par les personnes en situation de handicap [assemblee-nationale]
15/02/18 The content and function of interests in the broad autism phenotype [sciencedirect]
14/02/18 Can Speech Challenged Students Get an Appropriate Education? | Emma's Hope Book [emmashopebook]
14/02/18 ''Addiction'' des enfants aux ecrans : des professionnels de soin retablissent la verite - Femme Actuelle [femmeactuelle]
14/02/18 If not all the children go to school, then it can't be called a sustainable city [medium]
14/02/18 Compte-rendu du Conseil des ministres du mercredi 14 fevrier 2018 - Presidence de la Republique [elysee]
13/02/18 PCH : certains departements sont trois fois moins radins que d'autres [faire-face]
12/02/18 The impact on the family of the co-existing conditions of children with autism spectrum disorder. - PubMed - NCBI [ncbi.nlm.nih]
11/02/18 ASS et C3 d'AEEH sont cumulables | Toupi [toupi]
08/02/18 'France is 50 years behind': the 'state scandal' of French autism treatment | World news | The Guardian [theguardian]
06/02/18 Corrected Prevalence of Autism Spectrum Disorder in US Children and Adolescents | JAMA | The JAMA Network [jamanetwork]
06/02/18 Relationship between absolute and relative ratios of glutamate, glutamine and GABA and severity of autism spectrum disorder. - PubMed - NCBI [ncbi.nlm.nih]
05/02/18 LE GOUVERNEMENT LANCE UNE GRANDE CONSULTATION AUPRES DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP [aladom]
30/01/18 Femmes porteuses de differences a caractere autistique : pour une reelle politique de prise en charge et d'integration | POINT DE VUE - Avant-Garde [lavantgarde]
30/01/18 Quelle scolarisation pour les eleves autistes dans les pays francophones ? Vers l'inclusion ? [resado82]
29/01/18 Handicap. Le voyage en Irlande des collegiens de Mulsanne suscite l'admiration de la secretaire d'Etat [actu]
29/01/18 Roche obtient une percee therapeutique aux USA pour balovaptan dans l'autisme [romandie]
29/01/18 Une Reunionnaise de St-Etienne, autiste, victime d'escroquerie [zinfos974]
26/01/18 La commission des affaires sociales lance, en presence de la secretaire d'Etat chargee des personnes handicapees, un groupe de travail sur la question du financement de la prise en charge du handicap - Senat [senat]
26/01/18 Magali Pignard, de l'Association Francophone de Femmes Autistes, participera samedi a la soiree ''L'autisme au feminin'' a la Maison Mosaique - Saint-Die Info [saintdieinfo]
26/01/18 Agnes Buzyn promet plus de moyens pour la psychiatrie [europe1]
26/01/18 Prise en charge de l'autisme : la France peut beaucoup mieux faire - Le Point [lepoint]
25/01/18 La politique en direction des personnes presentant des troubles du spectre de l'autisme | Cour des comptes [ccomptes]
24/01/18 Réponse Question n°3558 - Assemblee nationale [questions.assemblee-nationale]
24/01/18 Une demission collective au sein d'une association pour denoncer des « freins administratifs » - Limoges (87000) - Le Populaire du Centre [lepopulaire]
22/01/18 Guadeloupe: Jean-Jacques Felix, premier judoka autiste a recevoir la ceinture noire [outremers360]
22/01/18 Une ordonnance harmonise les modalites de controle des structures sociales et medicosociales [caissedesdepotsdesterritoires]
19/01/18 AUTISME : Retablir le circuit cerebral qui controle le comportement social | sante log [santelog]
12/01/18 Dinan. Le college Broussais favorise l'inclusion des eleves handicapes [ouest-france]
10/01/18 La politique d'insertion des handicapes critiquee par la Cour des comptes [ouest-france]
10/01/18 Qui sont les membres du conseil scientifique nommes par Jean-Michel Blanquer [lefigaro]
09/01/18 Biomarker discovery for disease status and symptom severity in children with autism. - PubMed - NCBI [ncbi.nlm.nih]
09/01/18 Le Centre Ressources Autisme Limousin vu de son territoire [sphinxonline]
09/01/18 Insertion professionnelle et handicap : la Cour des comptes etrille l'Agefiph et le FIPHFP [faire-face]
09/01/18 Children with autism spectrum disorder have unstable neural responses to sound [link.springer]
04/01/18 Barometre de la compensation des personnes en situation de handicap [compensationhandicap]
29/12/17 Repetitive behaviors in autism are linked to imbalance of corticostriatal connectivity: a functional connectivity MRI study | Social Cognitive and Affective Neuroscience | Oxford Academic [academic.oup]
29/12/17 Realisation du quatrieme plan autisme - Senat [senat]
29/12/17 Mapping the anti-vaccination movement on Facebook: Information, Communication & Society: Vol 0, No 0 [tandfonline]
29/12/17 Dans un climat tendu, une nouvelle directrice nommee au centre pour autistes [lavoixdunord]
28/12/17 Un medecin de la Maison departementale des personnes handicapees de Cote-d'Or alerte sur les entorses au secret medical [francebleu]
17/12/17 LesInrocks - ''Je suis une femme, je suis handicapee, je suis une proie facile'' [mobile.lesinrocks]
14/12/17 'Virtual child' to help professionals learn key techniques to treat children with autism [news-medical]
14/12/17 Inclusion : des « classes d'autoregulation » pour les enfants autistes » VousNousIls [vousnousils]
13/12/17 Autisme : quelles sont les interventions qui « marchent » ? [blog.francetvinfo]
07/12/17 Defaut de prise en charge au Centre Alissa pour autistes a Aubry-du-Hainaut ce mercredi 06 decembre [va-infos]
05/12/17 Vous avez demande la MDPH, ne quittez pas...[ - Faire Face - Toute l'actualite du handicap moteur [faire-face]
05/12/17 Les ministres Agnes BUZYN et Sophie CLUZEL annoncent le lancement d'une reflexion sur la qualite de vie au travail dans les etablissements prenant en charge des personnes agees et des personnes handicapees - Communiques de presse - Ministere des Solidarites et de la Sante [solidarites-sante.gouv]
04/12/17 Handicap: le gouvernement promet 11 200 auxiliaires de vie scolaire en plus - L'Express [lexpress]
01/12/17 Prise en charge des enfants en situation de handicap dans les ecoles ordinaires - Senat [senat]
01/12/17 Don Burke slammed for Asperger's excuse by autism body [au.news.yahoo]
30/11/17 Parents now spend twice as much time with their children as 50 years ago - Daily chart [economist]
29/11/17 L'accueil petite enfance ''au milieu du gue'' [caissedesdepotsdesterritoires]
29/11/17 Autisme : l'edifiante histoire d'un centre en pointe - Le Point [lepoint]
29/11/17 Formulaire temoignages - Mission Nationale Accueils de loisirs et Handicap [mission-nationale]
27/11/17 Un oubli du parquet enterre l'enquete sur des violences sexuelles dans une maison de retraite [valeursactuelles]
27/11/17 Les indiscretions de la semaine en Limousin et en Nouvelle-Aquitaine - Limoges (87000) - Le Populaire du Centre [lepopulaire]
24/11/17 Justice : 100 000 E pour la famille d'un enfant handicape reste cinq ans sans prise en charge - Faire Face - Toute l'actualite du handicap moteur [faire-face]
22/11/17 Il faut financer moins de murs et plus l'accueil, estime la secretaire d'Etat Sophie Cluzel [lamontagne]

Autisme : des biomarqueurs diagnostiques prometteurs 19/02/2018

«Alors qu'en France, la Haute Autorité de santé (HAS) vient de publier des nouvelles recommandations sur l'autisme chez l'adulte et chez l'enfant, une équipe de chercheurs de l'université de Warwick (Royaume-Uni) a étudié des biomarqueurs sanguins et urinaires qui pourraient se révéler utiles dans le diagnostic des troubles du spectre autistique (TSA). Identifier précocement les TSA Le caractère très hétérogène de ces troubles rend leur diagnostic difficile. Le développement de biomarqueurs permettrait de poser un diagnostic de façon précoce et ainsi de mettre en place une prise en charge adaptée le plus tôt possible. L'équipe de Warwick s'est associée à l'université de Bologne (Italie) pour recruter 69 enfants de l'hôpital Bellaria de Bologne (Child Neurology and Psychiatry Unit). Trente-huit avaient un diagnostic de TSA (29 garçons et 9 filles, 7,6 ± 2 ans) posé par deux experts de l'unité. Les 31 autres avaient un développement normal (23 garçons et 8 filles, 8,6 ± 2 ans). Des dysfonctions biochimiques observées chez les enfants TSA A partir de prélèvements d'urine et de sang, les chercheurs se sont attachés à analyser le lien entre dommages protéotoxiques et TSA en quantifiant les niveaux des produits de glycation, d'oxydation et de nitration des protéines plasmatiques et des acides aminés dans le plasma et l'urine. Les résultats, publiés dans « Molecular Autism », montrent des différences entre les deux groupes.»
[...]
«Un algorithme pour étudier le potentiel diagnostique des biomarqueurs Un algorithme de hautes sensibilité et spécificité a été utilisé pour analyser l'ensemble des modifications biochimiques. Il vise à distinguer les enfants atteints de TSA des enfants sains et ainsi à étudier le potentiel diagnostique de ces biomarqueurs. « Cette nouvelle approche de biomarqueurs centrée sur les dommages protéiques et le stress protéotoxique pourrait conduire à un diagnostic biochimique de TSA et suggère que les AGE et l'oxydation peuvent être liées à la pathogenèse des TSA », indiquent les auteurs. Ces observations sont à confirmer par d'autres études afin d'évaluer la performance du test diagnostique. « Avec d'autres tests, nous pourrions révéler des profils spécifiques plasmatiques et urinaires ou des "empreintes" de composés avec altérations. Cela pourrait contribuer à améliorer le diagnostic des TSA et à ouvrir la voie à de nouvelles causes de TSA », ajoutent les auteurs. »...

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lequotidiendumedecin

New blood test can detect autism in children | The Independent 19/02/2018

«Scientists have developed a blood and urine test that can detect autism in children. Researchers at the University of Warwick said the test, believed to be the first of its kind, could lead to earlier diagnosis of autism spectrum disorders (ASD) in children who could then be given appropriate treatment much earlier in their lives.»...

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independent.co

Emotion-Focused Therapy for Autism Spectrum Disorder: A Case Conceptualization Model for Trauma-Related Experiences | SpringerLink 18/02/2018

«Abstract People with autism spectrum disorder (ASD) report painful experiences through emotional misunderstandings with typically developing peers. There are limited intervention methodologies for ASD on the impact of emotional injuries and how to work with resulting trauma. This paper presents a rational-empirical model of trauma-related experiences with the first presentation of a new case conceptualization model for emotion-focused therapy for ASD. It describes the transformation of problematic emotion schemes through a sequence of emotional processing steps illustrated with a case example. These steps include: overcoming differentiation of core painful feelings (such as loneliness, shame, and fear); autobiographical memory recall of distanced trauma, using a novel method of video Interpersonal Process Recall; and articulation of the unmet needs contained in core painful feelings. This is followed by the expression of an emotional response to those feelings/needs; typically, self-soothing, protective anger and compassion responses offered interpersonally by group members. These emerging adaptive emotions facilitate mentalization of self and other that strengthens intrapersonal and interpersonal agency. This rational-empirical case conceptualization acts as a hypothesis for testing in subsequent trials.»...

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link.springer

Tribune de la presidente de la Haute autorite de sante sur l'autisme : ''Poursuivons nos efforts'' 17/02/2018

«Dans trois semaines, à la mi-mars, le gouvernement dévoilera le contenu du quatrième plan autisme, préparé par Sophie Cluzel, la secrétaire d'Etat chargée du handicap. Mais dès ce lundi, la situation des 700.000 personnes atteintes de troubles neuro-développementaux sera au coeur du débat. Deux nouvelles recommandations de prise en charge de l'autisme, destinées aux professionnels de la santé et du social mais aussi aux personnes autistes et à leurs familles, vont en effet être présentées. La première, actualisation d'un travail achevé en 2012, concerne les enfants et cherche à renforcer leur accès à un diagnostic précoce. La seconde traite, pour la première fois, de l'accompagnement des adultes, grands oubliés des politiques publiques, comme vient de le pointer un rapport de la Cour des comptes. Dans une tribune publiée par le JDD.fr, la professeure Dominique Le Guludec, présidente du collège de la Haute autorité de santé (HAS), dévoile la philosophie des nouvelles recommandations, centrées sur la mise en place d'"interventions personnalisées, adaptées et réévaluées tout au long de la vie". Voici sa tribune :»...

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lejdd

N° 635 - Proposition de resolution de M. Damien Abad tendant a la creation d'une commission d'enquete sur les difficultes administratives rencontrees par les personnes en situation de handicap 16/02/2018


«ASSEMBLEE NATIONALE CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 QUINZIEME LEGISLATURE Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 6 février 2018. PROPOSITION DE RESOLUTION tendant à la création d'une commission d'enquête sur les difficultés administratives rencontrées par les personnes en situation de handicap, (Renvoyée à la commission des affaires sociales, à défaut de constitution d'une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.) présentée par Mesdames et Messieurs Damien ABAD, Marc LE FUR, Emmanuelle ANTHOINE, Thibault BAZIN, Valérie BAZIN-MALGRAS, Valérie BEAUVAIS, Jean-Yves BONY, Valérie BOYER, Xavier BRETON, Bernard BROCHAND, Fabrice BRUN, Jacques CATTIN, Eric CIOTTI, Olivier DASSAULT, Claude de GANAY, Charles de la VERPILLIÈRE, Rémi DELATTE, Julien DIVE, Marianne DUBOIS, Virginie DUBY-MULLER, Jean-Jacques FERRARA, Laurent FURST, Philippe GOSSELIN, Jean-Carles GRELIER, Michel HERBILLON, Patrick HETZEL, Brigitte KUSTER, Guillaume LARRIVE, Véronique LOUWAGIE, Gilles LURTON, Franck MARLIN, Jean-Louis MASSON, Frédérique MEUNIER, Maxime MINOT, Jean-François PARIGI, Eric PAUGET, Bernard PERRUT, Bérengère POLETTI, Aurélien PRADIE, Nadia RAMASSAMY, Frédéric REISS, Martial SADDIER, Raphaël SCHELLENBERGER, Jean-Marie SERMIER, Eric STRAUMANN, Laurence TRASTOUR-ISNART, Isabelle VALENTIN, Pierre VATIN, Arnaud VIALA, Michel VIALAY, Jean-Pierre VIGIER, députés.» [...]
« EXPOSÉ DES MOTIFS Mesdames, Messieurs, Comme le rappelle le professeur Charles Gardou dans son ouvrage Société inclusive, parlons-en !, « une personne passe en moyenne huit années de son existence en situation de handicap. » (1). Avec le vieillissement de la population, ce chiffre est amené à croître et la question du handicap à occuper une place de plus en plus prépondérante dans la définition des politiques publiques. En France, l’INSEE estime que ce sont 9,6 millions de personnes qui seraient touchées par le handicap (2). L’accès à l’éducation, aux loisirs, au monde du travail et, plus généralement, l’intégration à la société, reste encore très difficile pour ces personnes, qui se retrouvent bien souvent en situation de précarité. Le handicap n’est pas le combat des personnes handicapées contre tous mais le combat de tous pour aider les personnes handicapées. Les lois du 30 juin 1975 et du 11 février 2005 ont grandement contribué à une meilleure prise en compte de la situation des personnes handicapées. Pourtant, la mise en œuvre des principes arrêtés par le législateur connaît de grandes difficultés. Les personnes en situation de handicap sont alors confrontées à différents obstacles, qu’ils soient relatifs à l’accessibilité, à l’égalité des chances, ou encore à l’insertion dans la société. Certaines de ces difficultés sont purement administratives, et donc du fait de l’État et des collectivités territoriales. Il existe d’ailleurs de fortes disparités territoriales : qu’il s’agisse des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), de la Prestation de compensation du handicap (PCH) ou même de la scolarisation en milieu ordinaire, l’attention accordée aux personnes handicapées, à leurs besoins, les délais d’attente, les solutions proposées continuent de varier très fortement d’un département à un autre. Les MDPH sont d’ailleurs une excellente illustration de la complexité et des obstacles administratifs que rencontrent les personnes en situation de handicap. La loi du 11 février 2005 a créé ce dispositif constituant ainsi un lieu d’informations, de conseils et un lieu d’accès unique à des droits spécifiques pour les personnes en situation de handicap et leur famille. Les MDPH ont deux objectifs : offrir aux personnes handicapées ainsi qu’à leurs familles la possibilité d’accéder aux principaux droits et prestations favorisant l’accueil et l’accompagnement de ces derniers et de sensibiliser les personnes sur les problèmes liés au handicap. Dans chaque département, la MDPH prend en charge les démarches liées aux différentes situations de handicap et en effectue le suivi. Or, dans les faits et malgré ce guichet unique, les difficultés rencontrées par les personnes handicapées dans l’instruction de leurs demandes sont croissantes, ce qui n’a de cesse d’augmenter la durée de traitement des dossiers et de précariser davantage les personnes handicapées. Il est donc nécessaire de dresser un bilan des difficultés rencontrées au quotidien par les personnes en situation de handicap auprès des administrations compétentes et de leur apporter les solutions nécessaires et harmonisées au niveau national, afin de faciliter leurs démarches et de répondre à leurs attentes. C’est pourquoi nous proposons la mise en place d’une commission d’enquête relative aux difficultés administratives rencontrées par les personnes en situation de handicap. Elle aura plusieurs objectifs : – dresser un bilan des difficultés rencontrées, par les personnes en situation de handicap, dans leurs différentes démarches auprès des administrations compétentes ; – établir une évaluation des maisons départementales du handicap ; – s’interroger sur les conditions de la Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé ; – proposer des mesures susceptibles pour renforcer et simplifier les démarches administratives des personnes en situation de handicap. PROPOSITION DE RÉSOLUTION Article unique En application des articles 137 et suivants du Règlement de l’Assemblée nationale, il est créé une commission d’enquête de vingt membres chargée d’examiner les difficultés administratives rencontrées par les personnes en situation de handicap. 1° Elle a pour mission de dresser un bilan des difficultés rencontrées par les personnes en situation de handicap dans leurs différentes démarches auprès des administrations compétentes. 2° Elle s’attache particulièrement à établir une évaluation des maisons départementales du handicap. 3° Elle s’interroge sur les conditions de la Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. 4° Elle propose sur la base de ce diagnostic des mesures susceptibles d’être mises en place pour renforcer et simplifier les démarches administratives des personnes en situation de handicap. »...

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assemblee-nationale

N° 635 - Proposition de resolution de M. Damien Abad tendant a la creation d'une commission d'enquete sur les difficultes administratives rencontrees par les personnes en situation de handicap 16/02/2018

«ASSEMBLEE NATIONALE CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 QUINZIEME LEGISLATURE Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 6 février 2018. PROPOSITION DE RESOLUTION tendant à la création d'une commission d'enquête sur les difficultés administratives rencontrées par les personnes en situation de handicap, (Renvoyée à la commission des affaires sociales, à défaut de constitution d'une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.) présentée par Mesdames et Messieurs Damien ABAD, Marc LE FUR, Emmanuelle ANTHOINE, Thibault BAZIN, Valérie BAZIN-MALGRAS, Valérie BEAUVAIS, Jean-Yves BONY, Valérie BOYER, Xavier BRETON, Bernard BROCHAND, Fabrice BRUN, Jacques CATTIN, Eric CIOTTI, Olivier DASSAULT, Claude de GANAY, Charles de la VERPILLIÈRE, Rémi DELATTE, Julien DIVE, Marianne DUBOIS, Virginie DUBY-MULLER, Jean-Jacques FERRARA, Laurent FURST, Philippe GOSSELIN, Jean-Carles GRELIER, Michel HERBILLON, Patrick HETZEL, Brigitte KUSTER, Guillaume LARRIVE, Véronique LOUWAGIE, Gilles LURTON, Franck MARLIN, Jean-Louis MASSON, Frédérique MEUNIER, Maxime MINOT, Jean-François PARIGI, Eric PAUGET, Bernard PERRUT, Bérengère POLETTI, Aurélien PRADIE, Nadia RAMASSAMY, Frédéric REISS, Martial SADDIER, Raphaël SCHELLENBERGER, Jean-Marie SERMIER, Eric STRAUMANN, Laurence TRASTOUR-ISNART, Isabelle VALENTIN, Pierre VATIN, Arnaud VIALA, Michel VIALAY, Jean-Pierre VIGIER, députés.»
[...]
« EXPOSÉ DES MOTIFS Mesdames, Messieurs, Comme le rappelle le professeur Charles Gardou dans son ouvrage Société inclusive, parlons-en !, « une personne passe en moyenne huit années de son existence en situation de handicap. » (1). Avec le vieillissement de la population, ce chiffre est amené à croître et la question du handicap à occuper une place de plus en plus prépondérante dans la définition des politiques publiques. En France, l’INSEE estime que ce sont 9,6 millions de personnes qui seraient touchées par le handicap (2). L’accès à l’éducation, aux loisirs, au monde du travail et, plus généralement, l’intégration à la société, reste encore très difficile pour ces personnes, qui se retrouvent bien souvent en situation de précarité. Le handicap n’est pas le combat des personnes handicapées contre tous mais le combat de tous pour aider les personnes handicapées. Les lois du 30 juin 1975 et du 11 février 2005 ont grandement contribué à une meilleure prise en compte de la situation des personnes handicapées. Pourtant, la mise en œuvre des principes arrêtés par le législateur connaît de grandes difficultés. Les personnes en situation de handicap sont alors confrontées à différents obstacles, qu’ils soient relatifs à l’accessibilité, à l’égalité des chances, ou encore à l’insertion dans la société. Certaines de ces difficultés sont purement administratives, et donc du fait de l’État et des collectivités territoriales. Il existe d’ailleurs de fortes disparités territoriales : qu’il s’agisse des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), de la Prestation de compensation du handicap (PCH) ou même de la scolarisation en milieu ordinaire, l’attention accordée aux personnes handicapées, à leurs besoins, les délais d’attente, les solutions proposées continuent de varier très fortement d’un département à un autre. Les MDPH sont d’ailleurs une excellente illustration de la complexité et des obstacles administratifs que rencontrent les personnes en situation de handicap. La loi du 11 février 2005 a créé ce dispositif constituant ainsi un lieu d’informations, de conseils et un lieu d’accès unique à des droits spécifiques pour les personnes en situation de handicap et leur famille. Les MDPH ont deux objectifs : offrir aux personnes handicapées ainsi qu’à leurs familles la possibilité d’accéder aux principaux droits et prestations favorisant l’accueil et l’accompagnement de ces derniers et de sensibiliser les personnes sur les problèmes liés au handicap. Dans chaque département, la MDPH prend en charge les démarches liées aux différentes situations de handicap et en effectue le suivi. Or, dans les faits et malgré ce guichet unique, les difficultés rencontrées par les personnes handicapées dans l’instruction de leurs demandes sont croissantes, ce qui n’a de cesse d’augmenter la durée de traitement des dossiers et de précariser davantage les personnes handicapées. Il est donc nécessaire de dresser un bilan des difficultés rencontrées au quotidien par les personnes en situation de handicap auprès des administrations compétentes et de leur apporter les solutions nécessaires et harmonisées au niveau national, afin de faciliter leurs démarches et de répondre à leurs attentes. C’est pourquoi nous proposons la mise en place d’une commission d’enquête relative aux difficultés administratives rencontrées par les personnes en situation de handicap. Elle aura plusieurs objectifs : – dresser un bilan des difficultés rencontrées, par les personnes en situation de handicap, dans leurs différentes démarches auprès des administrations compétentes ; – établir une évaluation des maisons départementales du handicap ; – s’interroger sur les conditions de la Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé ; – proposer des mesures susceptibles pour renforcer et simplifier les démarches administratives des personnes en situation de handicap. PROPOSITION DE RÉSOLUTION Article unique En application des articles 137 et suivants du Règlement de l’Assemblée nationale, il est créé une commission d’enquête de vingt membres chargée d’examiner les difficultés administratives rencontrées par les personnes en situation de handicap. 1° Elle a pour mission de dresser un bilan des difficultés rencontrées par les personnes en situation de handicap dans leurs différentes démarches auprès des administrations compétentes. 2° Elle s’attache particulièrement à établir une évaluation des maisons départementales du handicap. 3° Elle s’interroge sur les conditions de la Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. 4° Elle propose sur la base de ce diagnostic des mesures susceptibles d’être mises en place pour renforcer et simplifier les démarches administratives des personnes en situation de handicap. »...

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assemblee-nationale

The content and function of interests in the broad autism phenotype 15/02/2018

«Abstract Background The Broad Autism Phenotype (BAP) refers to mild characteristics of autism spectrum disorder (ASD) that extend beyond the threshold of diagnosis into the general population. Individuals with BAP traits exhibit reduced social skill and social cognitive ability relative to individuals without these traits, but the degree to which non-social aspects of ASD extend to the BAP has received considerably less attention. The current study examined whether a prominent non-social characteristic of ASD, circumscribed interests (CIs), are qualitatively similar in the BAP. Method Typically-developing adults (N...¯=...¯174) categorized as either BAP positive (n...¯=...¯49) or BAP negative (n...¯=...¯125) on the Broad Autism Phenotype Questionnaire rated their subjective emotional responses to images of common CIs and non-CIs (i.e., interests not commonly reported in ASD). Participants also completed the Interests Scale measuring the number of their current interests and the intensity with which they pursue their primary interest. Results BAP positive adults rated CIs more arousing (i.e., more energizing) and non-CIs lower on valence (i.e., less pleasurable) compared to BAP negative adults. Additionally, BAP positive males but not females showed higher valence responses for CIs relative to their BAP negative counterparts. BAP positive adults also endorsed more CIs than BAP negative adults on the Interests Scale, and reported greater intensity and inflexibility when engaging with their primary interest. Conclusions These findings suggest that many aspects of the content and function of CIs reported for autism extend to the BAP in the general population in a milder form.»...

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sciencedirect

Can Speech Challenged Students Get an Appropriate Education? | Emma's Hope Book 14/02/2018

«What would you do if the whimper in your heart could not find the right words to speak? What if you couldn't control the things you felt compelled to say, even if you knew those who heard you would not understand? Speaking is not an accurate reflection of my intelligence. Typing is a better method for me to convey my thinking, but it is laborious and exhausting. So what is to be done with someone like me? Is it better to put students like myself, of which there are many, in a segregated school or classroom, is inclusion the better option or is there another answer? I was believed not capable enough to attend a regular school, nor was I able to prove this assumption wrong. In an ideal world these questions would not need to be asked because a diagnosis of autism would not lead to branding a person as less than or inferior. Those who cannot speak or who have limited speech would not immediately be labeled "intellectually disabled" and "low functioning". We would live in a society that would embrace diversity and welcome all people, regardless of race, culture, religion, neurology or disability. Our education system mirrors our society and in both, we come up short. In New York City kids like me are not attending mainstream schools because we are believed to be unable to learn complex subject matter. I was sent to both public and private special education schools, specifically created for speaking and non-speaking autistic students and those believed to have emotional issues. Because I cannot voice my thoughts and so rely on favorite scripts, my spoken language causes people to assume my thinking is simple, I am unable to pay attention and cannot comprehend most of what is said to me. As a result, none of these schools presumed that I, or the other students, were competent and their curricula reflected this. At the private school I attended for six years, I was regularly asked to do simple equations such as 3 + 2 = ? When I said "two", because that was the last number spoken and my mouth would not form the word "five", my teachers believed I could not do basic math. It was the same with reading and something as simple as being asked to define the word "cup". I clearly know what a cup is, but when I could not say it, I was marked as not knowing. This school used the same fairy tale, "Three Billy Goats Gruff", for three years as the foundation of a "curriculum". At another school, this time public, while my older brother was learning about World War II and writing essays on whether the United States should have dropped an atomic bomb on Hiroshima, my class was planting seeds in soil and asked what kinds of things were needed for the seed to take root and grow. When my classmates, many of whom could not speak at all, and I could not answer with the words "sunlight" and "water", it was assumed we did not know the answers or understand the question. At another public school I spent months going over how many seconds are in a minute, minutes in an hour, hours in a day, but when I could not demonstrate that I understood either in writing or spoken language, it was believed I had no concept of time. There is no test that allows me to show the creative ways in which I learn. I cannot sit quietly unless I am able to twirl my string, softly murmur to myself and have a timer nearby. I cannot read aloud or answer most questions verbally, but I can type. My mind is lightning fast. I can hear a song and then replay it note for note with my voice. I have an incredibly large capacity to listen, learn and feel. I listen to conversations around me regularly and often wish that some parents would appreciate their children more. The other day on the subway a Mom said, "Shut up, you're being stupid!" to her son. The boy was silent and put his head down. The Mom proceeded to play a game on her phone. I have learned that everyone is delicate. In that moment my body felt tremendous sadness. I see patterns in unrelated things, such as I am able to notice every article of clothing that someone wears on a given day. People's attitudes are reflected in their choice of clothing. When the same clothes are worn over and over, I have the feeling the wearer is stuck. People's self-confidence increases when wearing new clothing. My expansive vocabulary is impressive. I've listened to how people put words together my entire life. As I have made sense of the words used, I have been able to understand their meaning, though I am unable to ask for definitions. I notice people's sadness, even when they are smiling. I almost feel like I am violating someone because I can see inside of them and know their feelings. I'm told I use the written word in unusual and interesting ways. I have been published in magazines and blogs. I give presentations around the country on autism and gave the keynote address at an autism conference this past fall. I am co-directing a documentary, Unspoken, about my life and being autistic and I hope, one day, to be a performer.»
[...]
« The best education I’ve received to date in a school is at a private non special education school, where none of the teachers or administration has been given “training” in autism or what that supposedly means. They do not believe I cannot do things the other students are able to do. In fact, though I am just fourteen-years old and technically should be in eighth grade, I am doing upper level work. I am treated respectfully by teachers and students alike. My typing is slow, but the class waits for me and gives me a chance to express myself. During a recent Socratic seminar where the students were expected to speak on the book we had just finished, everyone waited for me to type my thoughts and gave me time to have my thoughts on an earlier point, read later. In my theater class the teacher began the semester with non-speaking work. We learned about mime, silent theater and the importance and impact of physicality while performing. I have been asked for what I need in order to excel, and accommodations have been made, I know, but I hope and believe that I am not the only one benefitting from my presence at such a terrific school. There is a saying in the disabilities community, “Nothing about us, without us.” A complete rethinking about autism and autistic neurology is needed if special education schools or any schools are going to educate those of us who think differently. Believing in the potential of all students is not on any test. Presuming that each and every student, whether they can speak or not, can and will eventually learn given the necessary supports and encouragement is not commonly believed, but it should be. Wouldn’t it be great if autistic people’s ideas were included in designing curriculum and the tests that are meant to evaluate them. Isn’t that what you would want if you were like me? »...

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emmashopebook

''Addiction'' des enfants aux ecrans : des professionnels de soin retablissent la verite - Femme Actuelle 14/02/2018

«Dans une tribune publiée dans Le Monde, un collectif de professionnels de soin s'inquiète des "affirmations erronées" qui circulent suite au reportage d'Envoyé Spécial. Les écrans seraient-ils les nouveaux doudous des enfants ? L'émission Envoyé Spécial tentait, le 18 janvier dernier, de répondre à cette question à travers un reportage "Accros aux écrans". Et pour cause, les Français s'inquiètent. Selon un sondage IFOP, 69% sont préoccupés par la place que prennent les écrans dans la vie de leurs enfants. Un danger pour leur santé, oui mais attention à de pas déformer la vérité, s'inquiète un collectif de professionnels de soin, de prévention ainsi que des chercheurs spécialisés dans la petite enfance, l'autisme et l'addiction. Dans une tribune publiée dans le journal Le Monde, ils dénoncent des "affirmations erronées" au sujet notamment de "l'addiction" aux écrans. Les écrans, de la drogue ?.»
[...]
«Les écrans favorisent-ils l'autisme ? Une autre problématique a perturbé le collectif : le lien entre autisme et consommation d’écran. Si dans la sphère scientifique, “aucune étude à ce jour ne permet d’établir une relation de cause à effet”, sur Internet, des vidéos circulent en attestant que des signes d’autisme surviennent chez les enfants exposés précocement à la télévision. Une information inexacte selon les experts de la tribune. “Ce qui est (...) fréquemment constaté, c’est un intérêt précoce des enfants atteints de troubles autistiques pour les écrans, qui prend une forme répétitive et qui est en lien avec leurs particularités cognitives”. “Les rumeurs infondées lancées actuellement nourrissent une panique morale exploitée par certains médias, en dehors de toute rigueur scientifique”, alertent les signataires. Connaître les bons usages des écrans Une bonne et courte utilisation des écrans est tout de même recommandée. Pour garder le contrôle, l’Institut d’Education Médicale et de Prévention lance sa première campagne nationale à travers un site Internet. Ce dernier répond à des questions généralement posées par les parents : “comment savoir si l’on utilise trop les écrans ?” “Quelles sont les réelles conséquences ?” ou encore “Comment limiter les risques ?” »...

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femmeactuelle

If not all the children go to school, then it can't be called a sustainable city 14/02/2018

«Interview with Mr. Armel de la Bourdonnaye, chair of ParisTech Collegiate university, chair of Conference of Directors of French Engineering Schools, dean of Ecole des Ponts in 2012-2017 (I graduated from the university in 2015), Paris, France Kasia Lechka: Would you say the higher education system in France is an inclusive environment for students with disabilities? Armel de la Bourdonnaye: The question is too broad for me to be able to answer it in a simple way. There are many kinds of disabilities and higher education institutions can be inclusive to some types and not for others. I think that we can manage most mobility impairments. That said, it gets more complicated for those who have perception or cognitive disabilities like blind or deaf students that require special assistance services. What has been done in this matter as of today, is that engineer schools' admission sessions have special arrangements for some disabilities. What is also sure is that disabled students often don't make it until college. For example, since I have been at Ecole des Ponts, it's been 5 years now, I have seen two students with impairments: one deaf and one with mobility impairment.»...

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medium

Compte-rendu du Conseil des ministres du mercredi 14 fevrier 2018 - Presidence de la Republique 14/02/2018

«MESURES D'ORDRE INDIVIDUEL Le conseil des ministres a adopté les mesures individuelles suivantes : Sur proposition du Premier ministre :
• M. Yves GUEGANO, administrateur hors classe de l'INSEE, est nommé conseiller maitre en service extraordinaire à la Cour des comptes, à compter du 26 février 2018. Sur proposition du ministre d'Etat, ministre de l'intérieur :
• M. François MAINSARD, inspecteur général de la police nationale, est nommé préfet délégué pour la sécurité et la sureté des plates-formes aéroportuaires de Paris Charles de Gaulle, du Bourget et de Paris-Orly, auprès du préfet de police. Sur proposition du ministre de l'éducation nationale et de la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation :
• Mme Marie-Danièle CAMPION, rectrice de l'académie de Clermont-Ferrand, est nommée rectrice de la région académique Auvergne-Rhône-Alpes, rectrice de l'académie de Lyon ;
• M. Benoit DELAUNAY, professeur des universités, est nommé recteur de l'académie de Clermont-Ferrand ;
• Mme Valérie CABUIL, rectrice de l'académie d'Amiens, est nommée rectrice de la région académique Hauts de France, rectrice de l'académie de Lille ;
• Mme Béatrice CORMIER, rectrice de la région académique de la Martinique, rectrice de l'académie de la Martinique, est nommée rectrice de l'académie d'Amiens ;
• M. Pascal JAN, professeur des universités, est nommé recteur de la région académique de la Martinique, recteur de l'académie de la Martinique ;
• Mme Armande LE PELLEC MULLER, rectrice de la région académique Occitanie, rectrice de l'académie de Montpellier, est nommée rectrice de la région académique Bretagne, rectrice de l'académie de Rennes ;
• Mme Béatrice GILLE, rectrice de l'académie de Créteil, est nommée rectrice de la région académique Occitanie, rectrice de l'académie de Montpellier ;
• M. Daniel AUVERLOT, recteur de l'académie de Limoges, est nommé recteur de l'académie de Créteil ;
• Mme Anne BISAGNI-FAURE, rectrice de l'académie de Poitiers, est nommée rectrice de l'académie de Toulouse ;
• M. Armel de LA BOURDONNAYE, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, est nommé recteur de l'académie de Poitiers ;
• M. Mostafa FOURAR, professeur des universités, est nommé recteur de la région académique de la Guadeloupe, recteur de l'académie de la Guadeloupe.»...

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elysee

PCH : certains departements sont trois fois moins radins que d'autres 13/02/2018

«Le montant moyen de la prestation de compensation du handicap (PCH) varie de 2 812 E à 9 407 E selon les départements. Soit un rapport de 1 à 3,3. Leurs caractéristiques socio-économiques mais aussi la politique menée dans ce domaine expliquent cet énorme écart. Avec une évaluation plus ou moins restrictive des besoins ou des tarifs PCH supérieurs au minimum réglementaire. Dis-moi où tu habites, je te dirai si tu vis dans un département plus "généreux" que la moyenne avec la prestation de compensation du handicap. Cette carte de France figure dans le rapport annuel de la Cour des comptes, rendu public mercredi 7 février. Les départements y sont classés en fonction du montant annuel moyen de la PCH accordé par leur Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Montant moyen de la PCH : 5 555 E En 2015, la dépense moyenne par bénéficiaire s'élevait à 5 555 E sur le plan national, départements d'outre-mer compris. Mais elle présentait des écarts importants, de 2 812 E à 9 407 E, souligne la Cour des comptes, soit un rapport de 1 à 3,3. Neuf départements figurent en tête du classement avec plus de 6 800 E en moyenne : les Bouches-du-Rhône, les Deux-Sèvres, la Gironde, la Haute-Garonne, l'Hérault, l'Indre-et-Loire, le Lot, la Martinique et le Rhône. Cinq ferment le ban avec moins de 3 500 E en moyenne : les Ardennes, la Haute-Saône, le Loiret, le Territoire de Belfort et les Vosges. Source : Cour des comptes à partir de données DGCL, données 2015 Un plan d'aide à la baisse pour limiter le reste à charge Comment expliquer de tels écarts, essentiellement liés à l'aide humaine qui représente 90 % de la PCH en moyenne (voir graphique en fin d'article) ? Une étude réalisée, en 2015, à la demande de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), avance plusieurs raisons. A commencer par les caractéristiques socio-économiques du département : potentiel fiscal, part des classes favorisées, etc. « Les départements où le potentiel fiscal par habitant est élevé disposent de budgets plus importants et peuvent mettre en place des politiques plus "généreuses". » Par ailleurs, les allocataires aux ressources modestes vont avoir tendance à négocier un plan d'aide humaine à la baisse. Lorsque le tarif PCH attribué ne couvre pas le prix de l'aide humaine facturé par un service prestataire, ce qui est souvent le cas, chaque heure supplémentaire attribuée creuse en effet le reste à charge.»...

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faire-face

The impact on the family of the co-existing conditions of children with autism spectrum disorder. - PubMed - NCBI 12/02/2018

«Abstract We aimed to investigate whether the impact on families of children with Autism Spectrum Disorder (ASD) is associated with the number and/or type of emotional and behavioral co-existing conditions that parents/carers of children with ASD reported as occurring frequently. In addition, we examined whether there was a greater impact on families if their child was male, had lower levels of language, had more severe autism symptomatology, and whether impact was associated with the number and/or type of co-existing conditions. Families were recruited from large UK research databases. 420 parents/carers of children aged 3 years 2 months to 18 years 8 months completed the revised Impact on Family (IoF) Scale and reported on the frequency/rate of their child's co-existing conditions. Parents/carers reported higher mean IoF scores if their child: had a greater number of frequent co-existing conditions; had sleep problems; was only able to communicate physically; and had more severe autism symptomatology. The development and implementation of targeted treatment and management approaches are needed to reduce the impact of co-existing conditions on family life. Autism Res 2018. © 2018 International Society for Autism Research, Wiley Periodicals, Inc. LAY SUMMARY: Autism Spectrum Disorder (ASD) is commonly associated with emotional and/or behavior conditions that affect family life. Parents/carers of children with ASD who: (a) reported a greater number of frequent co-existing conditions, (b) had sleep problems, (c) were only able to communicate physically, and (d) had more severe symptoms characteristic of autism, reported a greater burden/strain on the family. Treatment approaches to target co-existing conditions alongside characteristics of ASD are needed to reduce their impact on family life.»...

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ncbi.nlm.nih

ASS et C3 d'AEEH sont cumulables | Toupi 11/02/2018

«Le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale de Saint-Brieuc a donné raison à la mère d'un enfant handicapé qui avait été privée par la CAF des Côtes d'Armor de son complément 3 d'AEEH (Allocation d'Education de l'Enfant Handicapé). La MDPH avait accordé le complément 3 d'AEEH parce que cette maman ne pouvait pas travailler à plus qu'à mi-temps du fait du handicap de son enfant. Elle percevait en outre l'ASS (Allocation de Solidarité Spécifique) car elle était en recherche d'emploi. La CAF, prétendant que le complément 3 d'AEEH et l'ASS n'étaient pas cumulables, lui avait supprimé le complément 3 d'AEEH et réclamé un trop-perçu. Le Tribunal a reconnu qu'il est parfaitement possible : de rechercher un emploi à mi-temps et d'être indemnisé à ce titre via l'ASS et, concomitamment, de percevoir le complément 3 d'AEEH car le handicap empêche d'envisager un temps de travail supérieur à un mi-temps Cette jurisprudence est transposable à d'autres situations, notamment le cumul du complément d'AEEH avec une indemnité chômage. Elle peut s'appliquer à tous les compléments qui ont été attribués en considération d'une réduction de temps de travail de 20% ou de 50% (ou seulement pour frais) : les compléments 1,2,3 mais aussi le complément 4 si celui-ci a été attribué pour une réduction du temps de travail de 20% ou de 50%, accompagnée de dépenses liées au handicap. En revanche, si le complément 4 a été attribué pour cessation de travail, le cumul ne pourra s'appliquer. Veillez donc à ce que la notification de la MDPH soit précise sur la raison exacte pour laquelle le complément a été accordé. Le jugement n'a cependant pas reconnu qu'un travail à hauteur de 20 heures par semaine représentait un mi-temps au titre de l'AEEH. Sur l'un des mois de la période considérée, où la demanderesse travaillait 20h, il ne lui a donc été accordé qu'un complément 2, comme si elle travaillait à 80%. Cette interprétation nous semble néanmoins fragile dans la mesure où le complément 3 correspond soit à un mi-temps, soit à 20 heures de tierce-personne. Il y a donc dans les textes concernant le complément d'AEEH une équivalence entre 20 heures de tierce-personne et mi-temps»...

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toupi

'France is 50 years behind': the 'state scandal' of French autism treatment | World news | The Guardian 08/02/2018

«Like thousands of French children whose parents believe they have autism, Rachel's six-year-old son had been placed by the state in a psychiatric hospital day unit. The team there, of the school of post-Freudian psychoanalysis, did not give a clear-cut diagnosis. Rachel, who lived in a small village outside the alpine city of Grenoble, said she would go elsewhere to assess all three of her children. But the hospital called social services, who threatened to take the children away from her. A consultant psychiatrist said Rachel was fabricating her children's symptoms for attention, that they were not autistic, and that she wanted them to have autism spectrum disorder in order to make herself look more interesting. Rachel's children were taken and placed in care homes. The children were subsequently diagnosed with autism and other issues, proving Rachel right. But despite a high-profile court battle in which parents' groups denounced the "prehistoric vision of autism in France", Rachel, who herself has Asperger syndrome, has still not won back custody of her children two years later. They remain in care with limited visiting rights. Local authorities insist the decision was correct.»...

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theguardian

Corrected Prevalence of Autism Spectrum Disorder in US Children and Adolescents | JAMA | The JAMA Network 06/02/2018

«To the Editor In the January 2, 2018, issue of JAMA, we published a Research Letter: "Prevalence of Autism Spectrum Disorder Among US Children and Adolescents, 2014-2016."1 Using data from the National Health Interview Survey (NHIS), we found that the weighted prevalence of autism spectrum disorder (ASD) was 2.41% (95% CI, 2.17%-2.65%) in 2014-2016. Sample weights are provided with the NHIS data for researchers to use during analysis to take into account unequal probabilities of selection and nonresponse. For the analysis of the 2016 data, we used the weights originally released by the Centers for Disease Control and Prevention (CDC) in June 2017. The CDC identified inaccuracies in the original sampling weights and updated them in November 2017, after acceptance of the Research Letter, but we did not become aware of this change until December 27, 2017. We reran all the analyses for our estimates using the updated weights. The conclusions were not changed, but there were some small changes in the results for the 2016 data and the pooled data from 2014-2016. For example, the overall prevalence of ASD changed from 2.41% to 2.47% (95% CI, 2.20%-2.73%), with the estimate being within the original 95% CI. The text and table of the Research Letter have been corrected online and a correction notice accompanies this letter.»...

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jamanetwork

Relationship between absolute and relative ratios of glutamate, glutamine and GABA and severity of autism spectrum disorder. - PubMed - NCBI 06/02/2018

«Abstract Autism spectrum disorder (ASD) is a neurodevelopmental pathology characterized by an impairment in social interaction, communication difficulties, and repetitive behaviors. Glutamate signaling abnormalities are thought to be considered as major etiological mechanisms leading to ASD. The search for amino-acidic catabolytes related to glutamate in patients with different levels of ASD might help current research to clarify the mechanisms underlying glutamate signaling and its disorders, particularly in relation to ASD. In the present study, plasma levels of the amino acids and their derivatives glutamate, glutamine, and γ-aminobutyric acid (GABA), associated with their relative ratios, were evaluated using an enzyme-linked immunosorbent assay (ELISA) technique in 40 male children with ASD and in 38 age- and gender-matched neurotypical health controls. The Social Responsiveness Scale (SRS) was used to evaluate social cognition, and the Childhood Autism Rating Scale (CARS) was used to assess subjects' behaviors. Children with ASD exhibited a significant elevation of plasma GABA and glutamate/glutamine ratio, as well as significantly lower levels of plasma glutamine and glutamate/GABA ratios compared to controls. No significant correlation was found between glutamate levels and the severity of autism, measured by CARS and SRS. In receiver operating characteristic (ROC) curve analysis, the area under the curve for GABA compared to other parameters was close to one, indicating its potential use as a biomarker. Glutamine appeared as the best predictive prognostic markers in the present study. The results of the present study indicate a disturbed balance between GABAergic and glutamatergic neurotransmission in ASD. The study also indicates that an increased plasma level of GABA can be potentially used as an early diagnostic biomarker for ASD.»...

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ncbi.nlm.nih

LE GOUVERNEMENT LANCE UNE GRANDE CONSULTATION AUPRES DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP 05/02/2018

«Le handicap est une priorité du quinquennat et le gouvernement lance une consultation en ligne inédite auprès des personnes en situation de handicap et de leurs proches afin de simplifier leur relation avec l'administration. Il y a aujourd'hui en France, plus de 10 millions de personnes concernées par le handicap. Elles font face en permanence à la complexité et à la lenteur des démarches administratives. Ceci a poussé le Premier Ministre, la Secrétaire d'Etat aux personnes handicapées, et le Ministre de l'Action et des Comptes publics à demander au député Adrien Taquet et à Jean-François Serres, conseiller du CESE, de mener une mission visant à simplifier le parcours administratif des personnes en situation de handicap. Ils ont lancé la première grande consultation en direction des personnes en situation de handicap et de leurs aidants afin d'écouter les personnes concernées en partant de leurs besoins. Sur un site internet dédié, il sera possible d'identifier les freins et les blocages rencontrés au quotidien à travers de 7 grands moments : la découverte et la reconnaissance du handicap ; la prise en charge et l'accès aux soins ; l'éducation et la formation ; l'emploi ; la vie quotidienne ; la vie citoyenne ; l'avancée en âge. Les personnes en situation de handicap, leurs aidants, ainsi que les associations qui les représentent peuvent contribuer jusqu'au 9 mars, à l'adresse www.egalite-handicap.gouv.fr»...

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aladom

Femmes porteuses de differences a caractere autistique : pour une reelle politique de prise en charge et d'integration | POINT DE VUE - Avant-Garde 30/01/2018


«La France, 5ème puissance mondiale, au 9ème rang pour le PIB (produit intérieur brut) ...¦ est un pays toujours en retard pour les questions de prises en charges des neuroatypies. Les personnes avec autisme Asperger notamment sont aujourd'hui laissées pour compte dans un pays où la bourgeoisie au pouvoir exerce une dictature financière qui, chaque année, baisse les moyens alloués aux CRA (centres ressources autisme), structures hospitalières ou dispositifs d'intégration scolaire. Les femmes avec le syndrome d'Asperger (forme d'autisme dite « légère ») doivent relever le double défi d'affronter une société à la fois patriarcale et validiste. Le fond du problème est que depuis les débuts des programmes de diagnostics du syndrome d'Asperger, le patriarcat, de par ses stéréotypes sexistes, met les petites filles autistes sur la touche (le terme « petite fille » est utilisé car dans la plupart des cas les diagnostics sont faits entre 3 et 8-10 ans). Cela s'entend lorsque l'on analyse les clichés sexistes du processus de socialisation primaire des enfants. On place les enfants dès la naissance dans des cases normées : garçon ou fille. Un petit garçon relevant de la norme sera turbulent, bagarreur et se devra de faire du sport. Les fillettes, elles, seront plus douces, plus discrètes, plus calmes. Le diagnostic a pour intérêt de mettre des mots sur une différence dont on se doute souvent quand on est proche d'une personne avec autisme. Il permet d'établir un suivi d'ordre neurologique, pédiatrique, psychomoteur ou psychologique. Grâce au diagnostic, des dispositifs d'intégration scolaire comme les PAI (Projet d'Accueil Individualisé) peuvent être mis en place (aménagement d'épreuves, AVS). Il permet également d'assurer des temps d'aide aux habiletés sociales. Tous ces aménagements sont menacés par les politiques d'austérité de l'Etat capitaliste. Lorsque des parents se posent la question de la présence d'un syndrome d'Asperger chez leur fille, et qu'ils poussent la porte d'un cabinet médical, le/la médecin, dans la plupart des cas malheureusement, assimilera les symptômes de l'autisme au fait que la patiente soit une fille.» [...]
«Le diagnostic et le traitement de l’autisme victime de l’austérité Un rapport de la cour des comptes révélé par Europe 1 vient tirer la sonnette d’alarme sur la situation française de la prise en charge de l’autisme. Après le quatrième plan autisme et une flopée de belle déclarations de nos dirigeants, le constat est le même : pour un nombre de personnes avec autisme proche de 1 % de la population française, soit environ 700 000 concerné.e.s diagnostiqué.e.s, et des dizaines de milliers non diagnostiqué.e.s, les politiques publiques en matière d’autisme sont toujours aussi inefficaces. Et faire des commissions parlementaires, de beaux sommets, de grands discours présidentiels ne changera strictement rien à la situation tant que l’État n’aura pas rompu avec la logique capitaliste qui consiste à appliquer l’austérité, notamment dans les structures hospitalières et para hospitalières comme les CRA, les SESSAD (Services d’Éducation Spéciales et de Soins à Domicile). Ces structures ne parviennent pas aujourd’hui à remplir leur rôle, à savoir fournir un diagnostic (CRA) et proposer des programmes d’aide aux habiletés sociales ou à l’intégration en générale (SESSAD). Le centre expert autisme du Limousin, dirigé par le docteur Eric Lemonnier, est un centre particulièrement efficace pour le diagnostic du syndrome d’Asperger dès le plus jeune âge, et notamment les petites filles. Il a donc permi à de très nombreuses personnes d’avoir un suivi approprié. Aujourd’hui le centre est menacé d’une très grosse coupe budgétaire par l’ARS Nouvelle Aquitaine. Les fautes médicales et sociales et les baisses de budget significatives causées par le patriarcat et le capitalisme sont responsables du sous diagnostic de milliers de femmes avec syndrome d’Asperger. Le combat pour la reconnaissance de l’autisme féminin est encore long, aussi la lutte doit s’intensifier pour que la conscience générale évolue et nous amène au dépassement du patriarcat, de la psychophobie comme celui du capitalisme qui se nourrit de la division créée par ces oppressions. »...

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lavantgarde

Quelle scolarisation pour les eleves autistes dans les pays francophones ? Vers l'inclusion ? 30/01/2018

«Faire le point sur les différentes modalités de scolarisation des élèves autistes dans les pays francophones, en France, en Belgique, au Québec, au Canada ou en Suisse romande, et comparer les pratiques en prenant comme repère et point de mire cette « école inclusive » dont il est beaucoup question aujourd'hui. D'où ces questions : jusqu'où et selon quelles modalités ces différents pays s'engagent dans ce qu'il faut considérer moins comme un objectif à atteindre que comme un processus sans fin et un défi permanent ? Dans ce dossier nous explorons les différentes dimensions de l'inclusion scolaire, que ce soit la dimension politique qui s'appuie sur les textes légaux et réglementaires de chaque pays, la dimension philosophique et éthique de ce nouveau paradigme, sans oublier la dimension pédagogique sans laquelle ce processus inclusif ne saurait aboutir. Rappelons que sur le plan international cette option d'inclusion a été prise en 1990 à Jomtien en Thailande, lors d'une conférence mondiale sur « l'Education pour tous ». Elle ne concerne pas seulement les situations de handicap (et en particulier l'autisme), mais vise tous les enfants et adolescents ainsi que toutes les différences, même si de nos jours elle tend à s'appliquer surtout dans le champ du handicap.»
[...]
« Pour conclure L’ensemble de ces contributions donne un aperçu intéressant de la situation actuelle de la scolarisation de ces élèves dans les pays francophones et un peu au-delà avec le Canada. On découvre que la situation n’est pas forcément meilleure en dehors de nos frontières. Mais plusieurs pistes se dessinent, notamment mettre sous la responsabilité du ministère de l’Éducation nationale tous les enfants présentant un handicap, et accorder plus d’importance à la scolarisation, même lorsqu’elle se développe en dehors du milieu ordinaire. Il est intéressant de constater que c’est dans les régions du Canada où l’on s’est affranchi de l’approche dite « catégorielle » que l’inclusion scolaire est la plus développée. Et si ce qui entrave les pays francophones pour être plus inclusifs était cette approche catégorielle et médicale, exclusivement centrée sur le handicap et les diagnostics, qui incite au développement de dispositifs spécifiques ? Il serait temps en France de sortir de cette approche médicale et catégorielle et de s’engager dans une désinstitutionalisation progressive, comme cela est prôné par le Conseil de l’Europe depuis 2010 ? Par ailleurs tant que l’on ne s’engagera pas dans une réforme du fonctionnement du système scolaire dans sa globalité, la situation évoluera peu, car le fonctionnement actuel de ce système avec ses programmes, ses normes et ses modes d’évaluation représente un obstacle de taille à l’inclusion. Il conviendrait de le modifier pour le rendre capable de répondre à un plus grand nombre de difficultés, si ce n’est à toutes, en permettant à chacun d’apprendre à son rythme… Tant que l’on restera centré sur le handicap et les procédures pour l’accueillir davantage, on pratiquera ce que certains appellent une « intégration poussée », sans toucher au milieu d’accueil qui continuera à être ce qu’il est, un milieu souvent enclin à ne pas prendre en compte les différences de tous les élèves et pas seulement celles liées au handicap. Si l’on souhaite que l’inclusion scolaire ne soit pas seulement comme le dit Charles Gardou « une danse avec les mots », il ne faut pas seulement viser l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap, mais transformer l’école pour qu’elle devienne inclusive en accueillant et en prenant en compte « toutes » les différences. Christine PHILIP, Maître de conférences honoraire en sciences de l’éducation, »...

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resado82

Handicap. Le voyage en Irlande des collegiens de Mulsanne suscite l'admiration de la secretaire d'Etat 29/01/2018

«C'est un voyage en Irlande modèle qui se prépare pour 47 élèves de 5e du collège Bollée de Mulsanne (Sarthe). Du mardi 10 avril au lundi 16 avril 2018 inclus, ils visiteront la côte Est de l'ile via deux capitales Belfast et Dublin. La particularité de ce périple ? La gestion de l'accessibilité pour trois élèves en situation de handicap. Pour l'équipe éducative, il était hors de question de laisser Elouann, Angelo et Lina sur le bord du chemin, quitte à se démener pour trouver les 4 000 E nécessaires pour couvrir le surcout du à l'hébergement des AESH, comprenez « Accompagnants des Elèves en Situation de Handicap ». De plus, un autocar adapté pour les Personnes à Mobilité Réduite a été réservé ainsi que des cabines particulières dans le ferry.»...

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actu

Roche obtient une percee therapeutique aux USA pour balovaptan dans l'autisme 29/01/2018

«Zurich (awp) - Roche a obtenu auprès de l'agence américaine des médicaments (FDA) un statut de percée thérapeutique pour balovaptan. Le médicament est utilisé chez les patients atteint de troubles du spectre autistique (TSA), précise la société pharmaceutique bâloise lundi. Actuellement en phase d'étude, balovaptan, précédemment connu sous le nom RG7314, pourrait potentiellement devenir le premier traitement pour aider les personnes atteintes de troubles du spectre autistique à améliorer les interactions sociales et la communication avec leur entourage. La molécule est un antagoniste des récepteurs de la vasopressine, une hormone jouant un rôle dans les comportements sociaux selon plusieurs études. Le statut de la FDA a été accordé sur la base des résultats de l'étude de phase II Vanilla chez des adultes souffrant de TSA.»...

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romandie

Une Reunionnaise de St-Etienne, autiste, victime d'escroquerie 29/01/2018

«Une Réunionnaise résidant à St-Etienne pousse un cri de colère dans les colonnes du Quotidien. Léonore, originaire de Sainte-Marie, diagnostiquée autiste asperger tout comme son fils Alam, affirme qu'elle a été escroquée par l'association Autisme Loire. Elle reproche à l'association d'avoir cessé la prise en charge de son fils après que le conseil départemental de la Loire ait décidé de suspendre les chèques emplois service pour ce type de prestations, mais également de ne pas lui avoir remboursé le trop payé. En effet, Léonore avait réglé d'avance "les prestations pour un semestre à raison de trois cents euros par mois pour trois heures de prise en charge hebdomadaires", relate Le Quotidien. Pire, des cas de maltraitance sur les enfants ont été dénoncés par les propres employés de l'association, qui souhaitent faire éclater son conseil d'administration. Une assemblée générale se tiendra d'ailleurs le 10 février prochain "pour statuer sur la situation" poursuit le média.»...

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zinfos974

La commission des affaires sociales lance, en presence de la secretaire d'Etat chargee des personnes handicapees, un groupe de travail sur la question du financement de la prise en charge du handicap - Senat 26/01/2018

«La commission des affaires sociales du Sénat, en présence de Mme Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées, a lancé le 25 janvier 2018 un groupe de travail présidé par M. Philippe Mouiller (Les Républicains - Deux-Sèvres) et composé de M. Alain Milon, président de la commission des affaires sociales (Les Républicains - Vaucluse), Mme Michelle Meunier (SOCR - Loire-Atlantique), Mme Nassimah Dindar (UC - La Réunion), M. Michel Amiel (LaREM - Bouches-du-Rhône), M. Stéphane Artano (RDSE -Saint-Pierre-et-Miquelon), M. Dominique Watrin (CRCE - Pas-de-Calais) et M. Daniel Chasseing (Les Indépendants - Corrèze).»
[...]
«Le Gouvernement actuel a hérité d’un certain nombre de dossiers en matière de handicap dont la précédente majorité s’était saisie sans tous les mener à leur terme. Ces chantiers s’inspiraient en grande partie des conclusions du rapport Piveteau rendu en 2013, qui préconise un profond changement de paradigme dans la prise en charge des personnes handicapées, dont le projet personnel devait désormais constituer le fil rouge du parcours de vie. "Réponse accompagnée pour tous", plan d’accompagnement global, fonds d’amorçage sont autant de dispositifs initiés dans les dernières années du quinquennat précédent et qui, bien qu’animés d’intentions louables, ne paraissent pas encore de nature à incarner la grande réforme d’ensemble que le secteur et les personnes handicapées attendent. Le groupe de travail de la commission des affaires sociales se donne pour objectif d’examiner une thématique sans doute un peu plus austère, mais tout aussi fondamentale : celle du financement de la prise en charge. En prolongement de l’exercice auquel le Parlement se livre chaque année lors de l’examen des crédits de l’Ondam médico-social, il apparaît important au groupe de travail d’approfondir le contrôle de ces crédits, ordinairement effectué dans un délai très contraint. Plusieurs problèmes, déjà soulevés à l’occasion d’un rapport présenté en décembre 2016 par Philippe Mouiller et Claire-Lise Campion sur l’exil de personnes handicapées en Belgique, paraissent devoir être rapidement traités. La fongibilité des dotations de l’assurance maladie, l’impératif du décloisonnement des financements, l’aberration administrative des services et établissements cofinancés en constituent quelques exemples. En matière de financement, les réformes menées jusqu’ici se sont malheureusement contentées d’une action de surface, sans jamais interroger la profondeur de certains dysfonctionnements. Par ailleurs, le groupe de travail s’est également donné pour mission de faire une partie de la lumière sur le projet de réforme de la tarification du secteur du handicap, dont la représentation nationale ne connaît jusqu’ici que le nom : Serafin-PH. Ponctuellement évoqué à chaque PLFSS, promis à des échéances variables entre 2020 et 2022, ce grand projet aux impacts nécessairement majeurs n’a pour l’heure pratiquement pas été présenté aux parlementaires, pourtant fréquemment interpellés sur les carences de l’offre de places dans leurs territoires et de ce fait à même d’éclairer la préparation de cette réforme. »...

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senat

Magali Pignard, de l'Association Francophone de Femmes Autistes, participera samedi a la soiree ''L'autisme au feminin'' a la Maison Mosaique - Saint-Die Info 26/01/2018

«Magali Pignard est trésorière et co-fondatrice de l'Association Francophone de Femmes Autistes - AFFA. Ce samedi à partir de 18h, elle interviendra à la Maison Mosaique avec d'autres femmes diagnostiquées autistes Asperger, dans le cadre d'une soirée intitulée « L'autisme au féminin » (voir ici). L'avant-veille de cette soirée ouverte à tous, elle s'est aimablement prêtée au jeu de nos questions. Bonjour Magali, pouvez-vous brièvement vous présenter à nos lecteurs ? Je suis maman d'un enfant autiste typique, non verbal âgé de 12 ans. J'ai eu moi-même le diagnostic de syndrome d'Asperger lorsqu'il avait 6 ans.Je suis assistante d'édition au CNED (Centre National d'Enseignement à Distance); sur le site de Grenoble, après avoir été prof de physique-chimie pendant 8 ans. Je suis active dans le milieu de l'autisme.»
[...]
« Comment avez-vous découvert votre propre autisme ? Je ne suis jamais sentie à ma place, je sentais bien quelque chose clochait en moi. Les choses ont empiré lorsque Julien est né : entre sa naissance et ses 5 ans, j’ai fait plusieurs tentatives de suicide, avec des passages en urgences psychiatriques, puis clinique psychiatrique. Me sentant totalement inadaptée au monde, »sous-férieure », j’ai écrit une petite note sur Facebook pour décrire ce sentiment. Par la suite j’ai fait connaissance sur Facebook , via une page dédiée au syndrome d’Asperger avec une jeune femme qui était asperger. Je me suis reconnue dans son fonctionnement, j’ai pu enfin trouver des explications à tous mes déboires. Quelles sont aujourd’hui vos principales préconisations quant à la prise en charge d’un enfant autiste ? Dans l’idéal, je pense qu‘il faudrait que les enfants autistes puissent être scolarisés en milieu ordinaire, avec aménagements : un accompagnant formé à l’autisme et à la gestion de troubles du comportement, un enseignant adaptant les contenus et devoirs, un petit groupe d’élèves « coachés“ , ayant pour mission de le stimuler, car les référents d’un enfant autiste, ce ne sont pas des professionnels, mais ses pairs. Un lieu avant-tout bienveillant. Il faudrait que ces enfants aient la possibilité de faire également des activités sportives dans les centres sportifs, et soient accueillis dans les centres de loisirs. Mais ce que je décris n’est pas possible, car l’environnement actuel est hostile : l’Education Nationale dans son ensemble accepte les enfants autistes à condition qu’ils se comportent comme des enfants non autistes et dans le moule. La loi 2005 d’égalité des chances est vu comme une contrainte et les enfants handicapés comme des boulets. Les parents voulant leur scolarisation en milieu ordinaire considérés comme « dans le déni du handicap“. Les enseignants, psys scolaires, etc considérant que leur place est dans une institution « spécialisée“. Si les parents refusent d’accepter d’institutionnaliser leur enfant, ils sont menacés de signalement au procureur de la république pour défaut de soin. Cette société est hostile aux personnes handicapés. Donc pour moi les préconisations c’est selon moi un changement de la société. Une solution pour moi, serait d’avoir des personnes jouant le rôle d' »assistant d’inclusion » : personnes faisant le lien entre la famille, l’école (et l’accompagnant), les centres de loisirs, pour permettre une scolarisation dans de bonnes conditions. Quand a été créée l’Association Francophone de Femmes Autistes – (AFFA) – et quelles en sont les principales missions ? L’AFFA a été créée en octobre 2016 (environ 70 membres diagnostiquées aujourd’hui). Sa mission principale est de donner de la visibilité aux femmes autistes, quel que soit leur âge, contexte de vie (y compris les filles/femmes en institution), niveau de fonctionnement. Nos objectifs sont de : sensibiliser les pouvoirs publics et les divers acteurs aux spécificités des femmes autistes afin que leur condition soit prise en compte pour permettre un diagnostic et un accompagnement adapté ; inciter les pouvoirs publics à créer et à développer une campagne de prévention concernant les abus sexuels des filles et femmes autistes, de tous niveaux ; favoriser l’entraide et la pair-émulation entre les femmes ayant un TSA, que ce soit pour la démarche diagnostique, les problèmes reliés à l’emploi, la maternité, les abus de toutes sorte. Pourquoi avoir souhaité organiser une soirée consacrée aux femmes Asperger à la Maison Mosaïque de Saint-Dié-des-Vosges ? J’avais participé en 2011 à une conférence de personnes autistes, à la Maison Mosaique. J’ai alors fait connaissance avec Alberto Szwarcer et je suis restée en lien avec lui. Je suis allée le voir l’été dernier, avec une amie proche (Cynthia Ruiz), je lui ai parlé de mon association, et c’est tout naturellement qu’il m’a proposé que l’on fasse une conférence sur l’autisme au féminin. C’est une des premières conférences en France sur ce thème, j’espère que cela va « faire des petits ». »...

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saintdieinfo

Agnes Buzyn promet plus de moyens pour la psychiatrie 26/01/2018

«La ministre de la Santé a assuré que "la psychiatrie ne sera plus le parent pauvre" et que le domaine "sera l'une des premières disciplines concernées par les financements des parcours innovants". La ministre de la Santé Agnès Buzyn a promis vendredi plus de moyens pour la psychiatrie, "parent pauvre" de la médecine dont elle veut "faire évoluer le modèle de financement". La psychiatrie "une priorité de santé". "La psychiatrie ne sera plus le parent pauvre. Soyez-en assurés, car j'en fais une priorité de santé", a-t-elle déclaré en clôture du Congrès de l'encéphale à Paris, consacré à la psychiatrie. "La psychiatrie est une discipline d'avenir, mais l'organisation des soins en santé mentale et leur place dans la société ne sont pas à la hauteur de ce constat. La prévention est insuffisante, et les diagnostics trop tardifs", a déploré Agnès Buzyn.»...

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europe1

Prise en charge de l'autisme : la France peut beaucoup mieux faire - Le Point 26/01/2018

«Depuis 2005, les plans sur l'autisme se succèdent, quelques progrès sont enregistrés au fil des années, mais la situation reste globalement déplorable. A plusieurs reprises, l'Etat a été condamné pour manquement à ses obligations légales en matière éducative, thérapeutique ou sociale vis-à-vis de ces personnes. Le gouvernement s'apprête à lancer un quatrième plan. « La France accuse toujours un retard de 20 à 30 ans sur des pays étrangers modèles », s'alarme Adrien Taquet, un député devant lequel le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, a dévoilé mercredi le rapport de son institution sur l'évaluation des politiques publiques de la prise en charge de l'autisme (voir document complet ci-dessous). Approximativement 700 000 personnes - plus de 100 000 enfants et jeunes de moins de 20 ans, 600 000 adultes dont seulement 75 000 sont identifiés - souffrent de troubles du spectre autistique dans le pays. Il n'est pas possible de les dénombrer plus précisément faute d'enquête épidémiologique d'envergure nationale. Le cout de leur prise en charge médicale, médico-sociale et psychiatrique, frise les 4 milliards d'euros, auxquels s'ajoutent au moins 2,5 milliards de prestations, de dépenses fiscales et pour les aidants à la scolarisation.»
[...]
«« Globalement, l'inclusion des autistes dans le système éducatif est encore difficile » Les listes d'attente sont longues, beaucoup d'enfants placés en Belgique il y a quelques années y demeurent, beaucoup y partent encore. La scolarisation des élèves présentant des troubles de l'autisme est certes meilleure qu'auparavant, quelques réalisations régionales sont exemplaires comme autour de Limoges, mais globalement leur inclusion dans le système éducatif est encore difficile. En conséquence, le niveau atteint par les élèves autistes progresse moins vite que pour ceux atteints d'autres handicaps : seulement 6,6 % des premiers ont rejoint le niveau secondaire, contre au lieu de 16,3 % pour les autres. Troisième faille, abyssale celle-ci, l'accompagnement pour les adolescents et les adultes autistes émerge à peine. Outre qu'ils ne sont que marginalement dénombrés, que les connaissances sur cette population importante sont très faibles, leurs parcours de soins et d'aide sont heurtés, entre des institutions et des professionnels très divers. La Cour des comptes, qui a réalisé un sondage d'envergure auprès de personnes autistes et de leurs familles, relève que près de la moitié des répondants (46,5 %) ont fait état de périodes de rupture dans leur accompagnement, bref, ont été abandonnés à eux-mêmes. Plusieurs réponses d'adultes autistes eux-mêmes notent avec amertume qu'il ne peut pas y avoir de rupture puisque pour eux il n'y a pas eu de parcours. »...

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lepoint

La politique en direction des personnes presentant des troubles du spectre de l'autisme | Cour des comptes 25/01/2018

«La Cour a évalué la politique publique en direction des personnes présentant des troubles du spectre de l'autisme (TSA), à la demande du comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques de l'Assemblée nationale. Les TSA, dont le taux de prévalence atteint environ 1% de la population, sont devenues progressivement un enjeu de santé publique et ont fait l'objet de plans successifs depuis 2005 pour diffuser les connaissances et mettre à niveau l'offre de soins et d'accompagnement. La connaissance des TSA, bien qu'en progrès, demeure toutefois lacunaire et doit être améliorée. Les progrès réalisés dans les prises en charge des enfants et surtout des adultes sont encore insuffisants. Enfin, la méthodologie des plans déployés doit mieux articuler les interventions des différents acteurs et mieux mobiliser les outils disponibles, au service d'un objectif renforcé d'inclusion. La Cour formule en ce sens onze recommandations.»...

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ccomptes

Réponse Question n°3558 - Assemblee nationale 24/01/2018

«Texte de la question M. Cédric Villani attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le manque d'accompagnement des enfants autistes en France, et en particulier sur la baisse (30 à 40 % évoqués) de dotations prévues pour le centre expert autisme Limousin (CEAL), centre d'expertise français reconnu, permettant de diagnostiquer et d'intervenir de façon très précoce auprès des enfants autistes, ce qui est essentiel pour améliorer leurs chances de s'adapter à leur environnement. Il souhaite s'assurer que les dotations ne baisseront pas et plus encore, que d'autres centres de ce type, dont les résultats sont à l'évidence excellents, puissent voir le jour au plus vite dans d'autres régions. Il lui demande quelle est la position du Gouvernement sur ce sujet.»
[...]
« Texte de la réponse L'agence régionale de santé (ARS) Nouvelle Aquitaine a conduit une mission d‘évaluation portant sur le fonctionnement et les résultats du centre expert autisme Limousin (CEAL). L'expérimentation organisée par ce centre dure depuis 3 ans et l'évaluation mise en place par l'ARS s'est faite en constante concertation avec l'ensemble des parties prenantes locales (CHU Limoges, associations partenaires…). L'ARS a en effet pour mission d'accompagner les structures financées par les pouvoirs publics dans leur évolution. Il ressort des éléments de l'évaluation que le CEAL a obtenu des résultats positifs. Néanmoins, des améliorations restent à engager au vu de son fonctionnement actuel. Le diagnostic et la prise en charge précoce des enfants avec troubles du spectre autistique (TSA) est une priorité forte des ARS, conformément à la politique poursuivie depuis plusieurs années. Le développement du réseau des centres de ressources autisme (CRA) atteste de la volonté de l'Etat de structurer une organisation permettant d'améliorer le dépistage des enfants et adultes autistes. Initiés depuis 1999 d'abord à titre expérimental, puis développés à la suite de la circulaire du 8 mars 2005 portant sur le premier plan autisme (2005-2008), l'ensemble des régions disposent aujourd'hui d'un CRA, autorisé par l'ARS en qualité de service médico-social. En qualité de centres de ressources, ils assurent des missions d'information, de formation, de conseil d'expertise et de coordination au bénéfice des personnes avec autisme ou un autre trouble envahissant du développement (TED) ainsi que de leurs familles et des acteurs impliqués dans leur prise en charge et leur accompagnement. Ils assurent également une mission de diagnostic complexe pour laquelle ils disposent du concours d'équipes hospitalières de soins. Ils constituent en région la « référence » de la réponse à l'autisme et aux autres troubles envahissants du développement. Une réflexion sur le rapprochement du CEAL des autres centres de diagnostics existants en Nouvelle-Aquitaine (CRA de Limoges, Bordeaux et Poitiers) doit être engagée. Celui-ci nécessitera l'accord de l'ensemble des structures qui pourront ainsi travailler en lien étroit avec les associations représentatives des usagers membres du Comité technique régional de l'autisme (CTRA). D'une façon plus générale, l'ARS a pris l'engagement d'associer les parents aux décisions qui seront prises. Ils recevront le rapport intermédiaire et pourront faire part de leurs avis et propositions. Un échange aura également lieu sur la base du rapport final, afin de recueillir leur avis et les informer des suites concrètes que l'ARS souhaite engager en concertation étroite avec tous les partenaires locaux. Cette réflexion s'articulera avec les préconisations du 4ème Plan autisme, dont la présentation est attendue au premier trimestre 2018. Le Président de la République a lancé à l'Elysée le 6 juillet 2017 la concertation en vue de l'élaboration de ce 4ème plan autisme avec l'ensemble des associations concernées. Il aura pour objectif d'améliorer et amplifier les effets du 3ème plan autisme (2013-2017). Il devra notamment tirer les conséquences de l'évaluation de ce 3ème plan autisme faite par l'Inspection Générale des Affaires Sociales, du rapport de Josef Schovanec concernant l'accès à l'emploi et à l'enseignement supérieur des personnes autistes et de la mission d'évaluation des politiques publiques sur l'autisme, menée par la 6e chambre de la Cour des comptes à la demande de l'Assemblée nationale. Un comité de pilotage national du 4ème Plan autisme se réunit régulièrement depuis le 7 septembre 2017. Des groupes de travail nationaux ont également été mis en place. Ils s'articulent autour de cinq axes : la scolarisation et l'accès à l'enseignement supérieur et à la formation professionnelle des personnes autistes ; l'inclusion sociale et la citoyenneté des adultes autistes ; la recherche, l'innovation et la formation universitaire ; la famille, la fluidité des parcours et l'accès aux soins ; la qualité des interventions, la formation des professionnels et l'accompagnement au changement. Le sujet des centres experts et des CRA est ainsi traité avec les participants, notamment dans le cadre des travaux concernant l'amélioration du diagnostic des personnes autistes. La question fait l'objet d'échanges avec l'ensemble des participants, notamment avec les « auto-représentants et auto-représentantes » des adultes autistes qui participent à ces groupes de travail afin de partager leurs expériences et propositions. »...

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questions.assemblee-nationale

Une demission collective au sein d'une association pour denoncer des « freins administratifs » - Limoges (87000) - Le Populaire du Centre 24/01/2018

«Le 16 janvier, l'ensemble des administrateurs du CREAI Limousin (centre régional d'études, d'actions et d'informations en faveur des personnes en situation de vulnérabilité) a démissionné en bloc. Explications. Par cette action collective, ils ont souhaité exprimer leur « ras-le-bol » face aux « freins administratifs » que l'organisme à vocation technique (*) rencontrerait depuis plus de deux ans. « Cela faisait de nombreux mois que nous nous débattions dans des difficultés récurrentes. Nous estimons ne plus être en capacité de les gérer et nous avons des inquiétudes sur l'avenir d'une partie du personnel », confie un des membres démissionnaires du conseil d'administration. « Nous demandons donc à l'agence régionale de santé de prendre ses responsabilités. » La gestion du CRA devait être transférée à Autisme France, une coordination d’associations sur l’autisme, en juin 2016.»
[...]
«En cause, selon les administrateurs, une « absence de réponses » du côté de l’agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine. Depuis 2015, selon une instruction ministérielle, les CREAI ne doivent plus gérer d’établissement médico-social et il est prévu que les centres se regroupent pour qu’il n’y en ait qu’un par grande région. Or actuellement, le CREAI Limousin n’a toujours pas fusionné avec celui d’Aquitaine car il s’occupe encore du Centre ressources autisme (CRA). La gestion du CRA devait être transférée à Autisme France, une coordination d’associations sur l’autisme, en juin 2016. Mais la situation aurait été « bloquée » quand la nouvelle ARS a souhaité remettre à plat ce qui avait été acté par l’ancienne agence régionale de santé. Et si c’est finalement au CHU de Limoges qu’échoit la mission de prendre le CRA en charge, la décision officialisée en octobre dernier ne serait concrétisée que mi-2018. Un « manque de réactivité » et un « sentiment de ne pas avoir été aidé » que le conseil d’administration du CREAI Limousin a souhaité dénoncer en démissionnant. »...

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lepopulaire

Guadeloupe: Jean-Jacques Felix, premier judoka autiste a recevoir la ceinture noire 22/01/2018

«Entouré de sa famille et des membres de son club, Jean-Jacques Félix a reçu le 21 janvier dernier des mains du président de la Ligue de Judo, sa nouvelle ceinture noire. Agé de 54 ans aujourd'hui, c'est la première ceinture noire décernée en Guadeloupe à une personne en situation de handicap. Jean-Jacques Félix surnommé Bibi, a débuté le judo à l'âge de 4 ans. Un sport dans lequel il s'est vite épanoui et investi. Licencié au Club Maeda, Jean Jacques Félix est également accompagnateur de judo pour les jeunes en situation de handicap et coach particulier de Florian, atteint de troubles du comportement qui pratique également le judo.»...

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outremers360

Une ordonnance harmonise les modalites de controle des structures sociales et medicosociales 22/01/2018

«Une ordonnance du 17 janvier 2018 révise les modalités de contrôle, la police administrative et les infractions pénales des structures sociales et médicosociales, ainsi que des organisateurs de séjours de vacances adaptées pour les personnes handicapées majeures. Ce texte est pris à nouveau en application de l'article 204 de la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé. Il s'agit en l'occurrence de "remédier aux difficultés d'interprétation et aux lacunes signalées par l'Inspection générale des affaires sociales et par les services d'inspection et de contrôle des services déconcentrés et des agences régionales de santé", tenant avant tout à "la coexistence de deux corpus de textes comportant des références entrecroisées d'une articulation difficile" : les articles L.331-1 à L.331-9 du code de l'action sociale et des familles (CASF) - issus d'une loi de 1930 - et des dispositions issues de la loi du 2 janvier 2002 rénovant l'action sociale et médico-sociale.»
[...]
«Préfet, directeur général de l'ARS et président du conseil départemental Sans entrer dans le détail d'un enchevêtrement juridique particulièrement complexe, on retiendra notamment l'existence de "différences injustifiées" entre les prérogatives des différentes autorités de contrôle (les mêmes qu'en matière d'autorisation) : le préfet, le directeur général de l'ARS ou le président du conseil départemental. Le préfet dispose ainsi d'une compétence générale, y compris pour les structures qu'il n'autorise pas et notamment en cas de carence des autres intérêts. Mais le rapport au président de la République relève que, de façon "beaucoup moins justifiable", le préfet "est également compétent, de manière exclusive, pour fermer les établissements relevant de l'aide sociale à l'enfance et plus généralement les établissements autorisés par le département ou déclarés auprès de lui, mais relevant d'autres collectivités territoriales, ou même pour exécuter les décisions de fermeture prises par le président du Conseil départemental dans les autres cas". Des précisions sur les injonctions et les sanctions administratives L'ordonnance procède donc à une réécriture des dispositions du CASF afin d'harmoniser ces compétences. Elle précise également le champ de compétence des autorités de contrôle. D'autres dispositions de l'ordonnance harmonisent les modalités des injonctions qui peuvent être délivrées aux gestionnaires de structures autorisées sur les risques existant pour les usagers. Elles permettent aussi la modulation des mesures administratives - outre la désignation d'un administrateur provisoire - qui peuvent être prises lorsqu'il n'est pas satisfait à une injonction, sous la forme d'interdictions partielles et de sanctions financières et d'astreintes, dans le respect du principe de proportionnalité. Par ailleurs, l'ordonnance substitue à la notion de fermeture celle de suspension ou cessation d'activité, mieux adaptée notamment en l'absence d'hébergement et dans les cas de réduction d'activité. Enfin, un article beaucoup plus bref harmonise les dispositions du Code du tourisme relatives au contrôle des activités de vacances adaptées destinées à des personnes handicapées majeures, en les alignant sur les modalités du contrôle prévues par le CASF. »...

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caissedesdepotsdesterritoires

AUTISME : Retablir le circuit cerebral qui controle le comportement social | sante log 19/01/2018

«Cette étude présentée dans la revue Biological Psychiatry, identifie un circuit cérébral spécifique pouvant conduire à des déficiences sociales dans les troubles du spectre autistique (TSA). Ce faisant, l'équipe du laboratoire Roche (Roche Pharma Research & Early Development, Roche Innovation - Bâle), vient de découvrir une cible clé, le circuit neuronal qui contrôle le comportement social. L'augmentation de l'activité de cette zone, l'habenula, conduit à des déficits sociaux chez les rongeurs, sa réduction semble résoudre ces anomalies comportementales.»...

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santelog

Dinan. Le college Broussais favorise l'inclusion des eleves handicapes 12/01/2018

«Hier matin, le recteur de l'académie, Thierry Terret, s'est rendu au collège Broussais, pour évoquer l'inclusion des élèves handicapés. L'établissement fait figure de modèle dans ce domaine. L'évolution a été menée en douceur, sans publicité tapageuse. Depuis la rentrée 2016, le collège Broussais, à Dinan, a revu sa politique d'inclusion des élèves handicapés. Hier matin, il a reçu la visite de Thierry Terret, recteur de l'académie de Rennes et Chancelier des universités de Bretagne, venu saluer cette réorganisation.»
[...]
«Avant 2016, comme de nombreux établissements, Broussais accueillait, via une classe dite Ulis (Unités localisés pour l’inclusion scolaire), des élèves rencontrant des difficultés cognitives, souvent associées à d’autres troubles. Un dispositif très spécifique, avec professeur spécialisé, moniteurs-éducateurs, assistants de vie scolaire, etc. Longtemps, la méthode a semblé la bonne. Avant d’être considérée potentiellement contre-productive. En cause : une tendance à surprotéger les élèves, source de stigmatisation auprès des autres. « Les élèves ont gagné en confiance » « Ce sont les enfants qui nous ont amenés à ce constat d’échec, souligne Nicolas Hérissé, principal adjoint du collège Broussais. Toutes ces mesures de protection, finalement, allaient à l’inverse de ce que l’on souhaitait faire. » Il se souvient d’un jeune qui, un jour, lui fait remarquer qu’il ne leur manque plus que le mot Ulis écrit sur le front pour achever de les distinguer. Cette prise de conscience atteint les plus hauts niveaux de l’État, qui procède à des modifications législatives en 2013. Comme souvent dans l’Éducation nationale, le changement passe aussi par la sémantique. Fini donc les classes Ulis, place désormais au dispositif Ulis. Rien d’anodin pour Nicolas Hérissé. À Broussais, qui compte onze élèves inscrits dans le dispositif, corriger l’image passe aussi « par la transformation du vocabulaire et de l’espace. Par exemple, sur la cour, on a supprimé le marquage au sol Ulis, où les élèves devaient se mettre en rang. L’effet auprès des élèves a été immédiat. » Au-delà des symboles, des transformations plus profondes sont opérées. Modification des horaires, augmentation du nombre de cours en commun avec les autres élèves, suppression des règles spéciales d’accès à la cantine… Pour Maud Richelet, professeur spécialisée depuis treize ans, le constat est sans appel : « J’ai vu les bénéfices, surtout en termes de socialisation. Les élèves ont gagné en confiance. » À une époque encore récente, la relation entre les « collégiens Ulis » - un terme à ne surtout pas employer devant Nicolas Hérissé - et les « normaux » était souvent conflictuelle. Les premiers restaient dans un coin de la cour, évitaient de se mêler aux autres. Fini aujourd’hui. « Une belle réussite », estime Patricia Belle, la principale de l’établissement. Sur le plan scolaire, les résultats se sont aussi améliorés. Hier matin, Thierry Terret a assisté partiellement à un cours d’histoire. Assise au premier rang, Manon, intégrée au dispositif Ulis, compte parmi les meilleurs de sa classe. Impossible d’ailleurs, pour un visiteur d’un jour, de distinguer les « élèves Ulis » des autres. Avant de partir, le recteur rappelle que l’académie fait de l’inclusion « un axe fort de son travail. Malheureusement, aujourd’hui, nous ne parvenons pas encore à répondre aux besoins de l’ensemble des élèves ». »...

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ouest-france

La politique d'insertion des handicapes critiquee par la Cour des comptes 10/01/2018

«Les ressources du système d'insertion des personnes handicapées diminuent régulièrement. Les besoins restent importants, mais la gestion de l'Agefiph et du FIPHFP ne permet pas de dégager les moyens nécessaires. La Cour des comptes se montre très critique et appelle à une refondation. La proportion de personnes handicapées dans les entreprises est en progression comme le visait la loi de 1987. Celle-ci a donné obligation aux entreprises de plus de 20 salariés d'employer au moins 6% de travailleurs handicapés. Les entreprises qui n'atteignent pas ce niveau doivent payer des contributions à l'Agefiph. Le même mécanisme est en place pour les employeurs publics qui doivent contribuer, le cas échéant, au FIPHFP.»
[...]
«Les avantages en nature sont critiqués Les magistrats mettent en avant l’impasse financière dans laquelle se trouvent les deux organismes. L’Agefiph prélève pour son fonctionnement 10 % des fonds collectés, mais ceux-ci ont baissé de plus de 20 % entre 2012 et 2015 alors que les charges de fonctionnement sont restées pratiquement stables. La Cour pointe « l’octroi d’importants avantages en nature aux cadres de direction et le versement d’indemnités de licenciement et de transaction d’un montant élevé. » Le déficit de fonctionnement a crû régulièrement jusqu’à dépasser 76 millions d’euros en 2016. Les fonds propres sont actuellement de 82 millions d’euros, ce qui correspond à une seule année de déficit. »...

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ouest-france

Qui sont les membres du conseil scientifique nommes par Jean-Michel Blanquer 10/01/2018

«Installé ce mercredi, ce Conseil comptera vingt et un membres dont un tiers issu des sciences cognitives. On compte notamment deux philosophes, deux sociologues, deux chercheurs en sciences de l'éducation et une linguiste. Les vingt et un membres du Conseil scientifique de l'éducation nationale vont être nommés et installés ce soir. Le président du conseil est connu depuis fin novembre, il s'agit de Stanislas Dehaene, professeur au collège de France, responsable de la chaire de psychologie cognitive et expérimentale. L'annonce de sa nomination avait fait grincer des dents, fin novembre, dans le milieu éducatif. A l'initiative du syndicat d'enseignants Snuipp-FSU, soixante chercheurs, le plus souvent proches de l'ancienne majorité avaient manifesté leur inquiétude, craignant une mainmise des neurosciences et l'émergence d'une approche mécaniste déconnectée de la réalité des classes.»
[...]
«Franck Ramus. Professeur attaché à l'ÉNS-Paris - Codirecteur du Master en Sciences cognitives (ÉNS-EHESS-Université de Paris-Descartes) »...

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lefigaro

Biomarker discovery for disease status and symptom severity in children with autism. - PubMed - NCBI 09/01/2018

«Abstract Autism spectrum disorder (ASD) is characterized by social impairments and repetitive behaviors, and affects 1 in 68 US children. Despite ASD's societal impact, its disease mechanisms remain poorly understood. Recent preclinical ASD biomarker discovery research has implicated the neuropeptides oxytocin (OXT) and arginine vasopressin (AVP), and their receptors, OXTR and AVPR1A, in animal models. Efforts to translate these findings to individuals with ASD have typically involved evaluating single neuropeptide measures as biomarkers of ASD and/or behavioral functioning. Given that ASD is a heterogeneous disorder, and unidimensional ASD biomarker studies have been challenging to reproduce, here we employed a multidimensional neuropeptide biomarker analysis to more powerfully interrogate disease status and symptom severity in a well characterized child cohort comprised of ASD patients and neurotypical controls. These blood-based neuropeptide measures, considered as a whole, correctly predicted disease status for 57 out of 68 (i.e., 84%) participants. Further analysis revealed that a composite measure of OXTR and AVPR1A gene expression was the key driver of group classification, and that children with ASD had lower neuropeptide receptor mRNA levels compared to controls. Lower neuropeptide receptor mRNA levels also predicted greater symptom severity for core ASD features (i.e., social impairments and stereotyped behaviors), but were unrelated to intellectual impairment, an associated feature of ASD. Findings from this research highlight the value of assessing multiple related biological measures, and their relative contributions, in the same study, and suggest that low blood neuropeptide receptor availability may be a promising biomarker of disease presence and symptom severity in ASD.»...

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ncbi.nlm.nih

Le Centre Ressources Autisme Limousin vu de son territoire 09/01/2018

«Le Centre Ressources Autisme Limousin est aujourd'hui engagé dans l'élaboration de son projet d'établissement. Vos attentes, vos besoins et la garantie de vos droits sont nos priorités. Nous avons besoin de votre participation pour qu'ils constituent pleinement le coeur de notre projet.»...

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sphinxonline

Insertion professionnelle et handicap : la Cour des comptes etrille l'Agefiph et le FIPHFP 09/01/2018

«Des institutions à « faible valeur ajoutée », qui obtiennent des résultats « insuffisants » et dont la gestion est « couteuse et mal maitrisée« . Difficile de se montrer plus dure. Dans un référé rendu public lundi 8 janvier, la Cour des comptes va jusqu'à remettre en cause l'utilité même du FIPHFP. Elle l'invite ainsi que l'Agefiph à une totale « refondation« . Selon la Cour des comptes, l'Agefiph et le FIPH-FP naviguent à vue, « sans stratégie ni expertise propre » et se contentent d'intervenir « essentiellement comme de simples financeurs« . Pourtant, l'objectif qui leur a été assigné au moment de leur création, l'Agefiph en juillet 1987 et le FIPHFP par la loi du 11 février 2005, était de favoriser une insertion durable des personnes handicapées dans le champ de l'emploi. Or, la Cour rappelle qu'avec plus de 18 % de taux de chômage, les personnes handicapées sont deux fois plus concernées par les difficultés à trouver un emploi que le reste de la population active. Le nombre de chômeurs avec un handicap vient d'ailleurs de franchir la barre des 500 000. Elle souligne aussi que les quotas de 6 % de travailleurs en situation de handicap ne sont atteints ni dans le secteur public (5,3 %) ni dans les entreprises privées (3,4 % en emplois directs). Son référé, rendu public lundi 8 janvier, n'est pas tendre avec les deux organismes.»
[...]
«Des frais de gestion trop élevés pour l’Agefiph La Cour des comptes impute ces « résultats insuffisants » aux deux organismes qui collectent, l’une auprès des entreprises privées, l’autre chez les employeurs publics, les contributions de ceux qui ne remplissent pas leurs obligations d’embauche dès lors qu’ils comptent au moins 20 salariés. Le premier reproche concerne des frais de gestion trop élevés, à hauteur de 10 % du budget. Frais qui diminuent bien peu en regard de la baisse, drastique elle, des sommes collectées. Elle pointe aussi de trop nombreux avantages en nature pour les cadres dirigeants ou encore de fortes indemnités de licenciement. »...

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faire-face

Children with autism spectrum disorder have unstable neural responses to sound 09/01/2018

«Abstract Autism spectrum disorder (ASD) is diverse, manifesting in a wide array of phenotypes. However, a consistent theme is reduced communicative and social abilities. Auditory processing deficits have been shown in individuals with ASD...”these deficits may play a role in the communication difficulties ASD individuals experience. Specifically, children with ASD have delayed neural timing and poorer tracking of a changing pitch relative to their typically developing peers. Given that accurate processing of sound requires highly coordinated and consistent neural activity, we hypothesized that these auditory processing deficits stem from a failure to respond to sound in a consistent manner. Therefore, we predicted that individuals with ASD have reduced neural stability in response to sound. We recorded the frequency-following response (FFR), an evoked response that mirrors the acoustic features of its stimulus, of high-functioning children with ASD age 7-13 years. Evident across multiple speech stimuli, children with ASD have less stable FFRs to speech sounds relative to their typically developing peers. This reduced auditory stability could contribute to the language and communication profiles observed in individuals with ASD.»...

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link.springer

Barometre de la compensation des personnes en situation de handicap 04/01/2018

«Baromètre de la compensation des personnes en situation de handicap Aides humaines, matériels techniques, aménagements (logement, véhicule) ou tout autre aide peuvent grandement faciliter la vie quotidienne des personnes en situation de handicap, leur permettre de gagner en autonomie et donc de participer à la vie en société. La loi stipule que ces compensations doivent être à la hauteur des besoins des personnes...¦ Mais qu'en est-il vraiment ? C'est tout l'objet de ce baromètre de la compensation APF - Faire Face de leur permettre d'évaluer ces aides !»...

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compensationhandicap

Repetitive behaviors in autism are linked to imbalance of corticostriatal connectivity: a functional connectivity MRI study | Social Cognitive and Affective Neuroscience | Oxford Academic 29/12/2017

«Abstract The neural underpinnings of repetitive behaviors (RBs) in autism spectrum disorders (ASDs), ranging from cognitive to motor characteristics, remain unknown. We assessed RB symptomatology in 50 ASD and 52 typically developing (TD) children and adolescents (ages 8-17years), examining intrinsic functional connectivity (iFC) of corticostriatal circuitry, which is important for reward-based learning and integration of emotional, cognitive and motor processing, and considered impaired in ASDs. Connectivity analyses were performed for three functionally distinct striatal seeds (limbic, frontoparietal and motor). Functional connectivity with cortical regions of interest was assessed for corticostriatal circuit connectivity indices and ratios, testing the balance of connectivity between circuits. Results showed corticostriatal overconnectivity of limbic and frontoparietal seeds, but underconnectivity of motor seeds. Correlations with RBs were found for connectivity between the striatal motor seeds and cortical motor clusters from the whole-brain analysis, and for frontoparietal/limbic and motor/limbic connectivity ratios. Division of ASD participants into high (n=17) and low RB subgroups (n=19) showed reduced frontoparietal/limbic and motor/limbic circuit ratios for high RB compared to low RB and TD groups in the right hemisphere. Results suggest an association between RBs and an imbalance of corticostriatal iFC in ASD, being increased for limbic, but reduced for frontoparietal and motor circuits.»...

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academic.oup

Realisation du quatrieme plan autisme - Senat 29/12/2017

«Question orale n° 0170S de M. Pascal Savoldelli (Val-de-Marne - CRCE) publiée dans le JO Sénat du 28/12/2017 - page 4652 M. Pascal Savoldelli interroge Mme la secrétaire d'Etat, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées au sujet de la réalisation du quatrième plan autisme. Le président de la République avait déclaré lors de la campagne présidentielle vouloir faire du handicap la priorité du quinquennat. Cette priorité a été confirmée à plusieurs reprises par le Gouvernement. Le Premier ministre, lors du comité interministériel du handicap, le 20 septembre 2017, a annoncé l'élaboration d'un nouveau plan ministériel dit « quatrième plan autisme » pour début 2018. Ce plan devait initialement débuter dès la communication ministérielle. Cinq mois après cette annonce, les personnes concernées, comme les familles, sont en attente de mesures concrètes. Il lui apparait ainsi urgent d'en faire un point d'étape. C'est pourquoi il lui demande selon quel calendrier et selon quelles modalités pourra être effectif l'engagement de campagne d'une revalorisation de 100 euros de l'allocation adulte handicapé (AAH). Enfin, il lui demande quels moyens seront créés au travers des plans d'action ministériels annoncés le 20 septembre 2017 pour faciliter réellement l'accès des personnes atteintes de handicap à l'emploi. En attente de réponse du Secrétariat d'Etat, auprès du Premier ministre, chargé des personnes handicapées.»...

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senat

Mapping the anti-vaccination movement on Facebook: Information, Communication & Society: Vol 0, No 0 29/12/2017

«ABSTRACT Over the past decade, anti-vaccination rhetoric has become part of the mainstream discourse regarding the public health practice of childhood vaccination. These utilise social media to foster online spaces that strengthen and popularise anti-vaccination discourses. In this paper, we examine the characteristics of and the discourses present within six popular anti-vaccination Facebook pages. We examine these large-scale datasets using a range of methods, including social network analysis, gender prediction using historical census data, and generative statistical models for topic analysis (Latent Dirichlet allocation). We find that present-day discourses centre around moral outrage and structural oppression by institutional government and the media, suggesting a strong logic of ...˜conspiracy-style' beliefs and thinking. Furthermore, anti-vaccination pages on Facebook reflect a highly ...˜feminised' movement ...’ the vast majority of participants are women. Although anti-vaccination networks on Facebook are large and global in scope, the comment activity sub-networks appear to be ...˜small world'. This suggests that social media may have a role in spreading anti-vaccination ideas and making the movement durable on a global scale.»...

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tandfonline

Dans un climat tendu, une nouvelle directrice nommee au centre pour autistes 29/12/2017

«C'est un établissement qui a ouvert ses portes en 2015. Le centre Alissa à Aubry-du-Hainaut prend en charge trente enfants autistes au sein d'un Institut médico-éducatif (IME) et d'un Service d'éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD). Début décembre, les parents des enfants accueillis sont montés au créneau avec une pétition ayant recueilli une vingtaine de signatures, selon la présidente du conseil de vie sociale (l'organe représentant les parents). « Cette semaine-là, il y a eu des arrêts maladie, des personnels en formation, se remémore encore Isabelle Jadas. (Le jour de la saint-Nicolas) il n'y avait plus de cadre et une éducatrice de l'IME s'est retrouvée avec une stagiaire pour dix enfants. La mobilisation des parents, c'était pour soutenir les professionnels. » « Ma fille a fait des crises pendant deux jours. Ces enfants ont leur cadre, leur visage, leur référent et forcément ils sont perturbés. » Les parents dénoncent un personnel « livré à lui-même » depuis le départ, il y a dix-huit mois de la directrice du centre. « Nous amenons Valentine au centre tous les jours, nous nous rendons compte de ce qui se passe. Les arrêts maladie s'enchainent et les démissions également », témoignent Patrick et Bénédicte Béra, de Denain. Selon eux, ces chamboulements auraient un impact sur leur fille : « Ma fille a fait des crises pendant deux jours. Ces enfants ont leur cadre, leur visage, leur référent et forcément les enfants sont perturbés. ».»
[...]
« Difficultés de recrutement AFG Autisme qui gère le centre a organisé une réunion sur le sujet il y a une quinzaine de jours en présence de Valérie Létard. La sénatrice a joué les médiateurs : « Le sujet avait besoin d’être apaisé. Vous ne recrutez pas un directeur d’établissement avec un haut niveau de compétences comme cela. Il y a eu beaucoup d’efforts de la direction, depuis un bon moment. » Romaric Bruiant, le directeur général d’AFG Autisme, fait son mea culpa : « On entend et on comprend les inquiétudes des familles. Nous n’avons pas été bons communicants, pas assez rassurants. » Sur le fond, l’AFG estime que les démissions ont été compensées ces dernières semaines par des recrutements. Et met en avant les difficultés à trouver des candidats : « On a lancé trois phases de recrutement. Deux menées par nos soins et la 3e par un cabinet pour trouver un directeur, sans succès. » »...

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lavoixdunord

Un medecin de la Maison departementale des personnes handicapees de Cote-d'Or alerte sur les entorses au secret medical 28/12/2017

«Brigitte Burdin, médecin à la MDPH 21 depuis 2012 s'est confiée au magazine d'enquête l'Accent Bourguignon, elle a décidé de porter plainte contre X. Elle estime que la structure qui dépend du Conseil Départemental de Côte-d'Or ne permet pas de travailler dans le respect du secret médical.»
[...]
« Il est parfois compliqué de raconter des détails intimes à son docteur, mais on peut se rassurer en se sachant protégé par le secret médical. Pourtant il n'est pas toujours assuré, notamment dans les structures collectives où les professionnels ont besoin d'échanger pour assurer le suivi des patients. Brigitte Burdin, médecin à la Maison départementale des seniors de côte d'Or a décidé de porter plainte contre X pour non respect du secret médical et même pour exercice illégal de la médecine. »...

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francebleu

LesInrocks - ''Je suis une femme, je suis handicapee, je suis une proie facile'' 17/12/2017

«Près d'une femme en situation de handicap sur trois est victime de violences sexuelles. Lorsque leur handicap est psychique, elles sont près de 90 % à avoir subi de tels actes. A part quelques associations et praticiens engagés, ces viols massifs se déroulent dans une invisibilité générale. Eté 2013. Laura* revient d'un séjour adapté. Dans son appartement, l'étudiante découvre avec plaisir que l'ami avec qui elle entretient une relation épistolaire depuis plusieurs mois est de passage dans le coin. Il lui propose de passer boire un café chez elle. La jeune femme accepte. Pour elle, c'est plus simple de limiter les sorties. Laura est atteinte d'infirmité motrice cérébrale, contrainte de se déplacer en fauteuil roulant. Au bout de quelques instants dans l'appartement, l'homme pose sa tasse et se penche sur elle pour la violer. L'agression se déroule sur le fauteuil roulant où elle subit l'assaut sans pouvoir bouger. De longues minutes passent avant qu'un coup de fil n'interrompe l'agresseur. C'est son patron. Il répond avant de s'en aller tranquillement. Laissant Laura, à peine 20 ans, gisante dans son fauteuil. Brisée.»
[...]
«90 % des femmes autistes victimes de violences sexuelles "Ces victimes sont totalement invisibilisées, encore plus que les femmes valides qui le sont pourtant déjà", déplore Muriel Salmona, psychiatre et traumatologue, spécialiste des violences sexuelles. Elle l'assure, toutes ses patientes handicapées ont été victimes de viols, tout particulièrement celles atteintes de handicap psychique. Car un chiffre est encore plus effarant que les précédents. Selon une étude remontant à 2014, de 31% de femmes tous handicaps confondus victimes de violences physiques, le chiffre pour les violences sexuelles passe à 80 % pour les femmes atteintes de troubles psychiques et à 90 % pour celles atteintes des troubles du spectre de l’autisme. Les femmes atteintes de troubles psychiques, souvent manipulables, sont les "victimes idéales" pour les prédateurs sexuels. Elles parleront rarement et si elles le font, on les prendra tout aussi rarement au sérieux. Impunité totale, neuroleptiques, contention et isolement D'après les spécialistes, le viol aggrave le handicap en lui-même. Le traumatisme de l'agression a de lourdes conséquences sur le plan neurologique. Pis, la plupart du temps, les médecins ne feront pas le lien entre l'aggravation et l'agression subie. Ainsi, les syndromes traumatiques vont être pris comme des symptômes du handicap et donc traités comme tels. "C'est absolument parfait pour les agresseurs, grince Muriel Salmona. Il y a une impunité encore plus totale." En France, les spécialistes des handicaps psychiques ne sont pas formés à l'expression des troubles psychotraumatiques. "Un comportement inapproprié, comme l'introduction d'objets dans le sexe ou le fait de se déshabiller sans raison sera pris comme une conséquence du handicap et non du viol", estime Muriel Salmona. Réponse à la victime : neuroleptiques à haute dose, contention ou encore isolement. "Ces femmes vont exploser à l'intérieur. Elles vont devenir ce que l'on appelle des 'handicapées difficiles' dont on va alourdir le traitement, poursuit Muriel Salmona. C'est une inversion totale de la punition." »...

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mobile.lesinrocks

'Virtual child' to help professionals learn key techniques to treat children with autism 14/12/2017

«Nearly one in 50 children in the United States is diagnosed with autism spectrum disorder, usually before age 3, according to the U.S. Centers for Disease Control and Prevention. But the number of people trained to help them isn't keeping pace with the demand. The disparity is in part because training takes place one-on-one with children with a wide range of symptoms, from the highest-functioning to those with multiple, severe issues. But a UMass Lowell faculty researcher is out to change this with a "virtual child" - immersive, interactive software to help professionals learn key treatment techniques. Richard Serna, an associate professor of psychology, recently won a $250,000 grant from the National Institute of Mental Health to address the acute need for professionals trained in the most effective treatment for children with autism spectrum disorder: behavioral intervention. Early treatment is critical in addressing intellectual delays and disabilities, as well as in heading off behavioral problems. "Behavioral intervention is the most widely used evidence-based treatment method for autism," Serna said. Serna is collaborating with fellow psychologist and Associate Prof. Charles Hamad of UMass Medical School to develop the new training tool. The software will feature a virtual child, programmed with learning difficulties associated with autism spectrum disorder, who can interact with people training in behavioral intervention techniques. "The software will be useful in college classrooms, for new employees of agencies, special education teachers, paraprofessionals in the schools and even parents," said Serna.»...

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news-medical

Inclusion : des « classes d'autoregulation » pour les enfants autistes » VousNousIls 14/12/2017

«En France depuis peu, et au Canada depuis 15 ans, un dispositif de scolarisation des enfants autistes est testé en primaire. L'idée : permettre à l'élève d'apprendre dans une classe ordinaire, tout en apprenant à "s'autoréguler" en parallèle. Stéphane Beaulne, chercheur clinicien et professeur à l'université de Nipissing. Stéphane Beaulne, chercheur clinicien et professeur à l'université de Nipissing. Dans le Limousin, depuis 2016 et 2017, deux écoles pilotes expérimentent ARAMIS, un dispositif d'inclusion scolaire pour les enfants autistes. Ce système innovant repose sur la méthode des classes "d'autorégulation", développée depuis 15 ans par Stéphane Beaulne, chercheur clinicien et professeur en psychologie à l'université de Nipissing (Ontario, Canada). En quoi consiste votre modèle d'autorégulation comportementale en milieu scolaire ? Afin d'accueillir l'enfant souffrant de troubles du spectre de l'autisme (TSA) en milieu scolaire "ordinaire", ce système alterne la présence de l'élève entre une classe "normale" et un "sas émotionnel" (une classe d'autorégulation) - un créneau durant lequel il est coaché par un éducateur spécialisé et un enseignant, pour apprendre à gérer ses troubles émotionnels et ses comportements envahissants par lui-même, et retourner ensuite travailler avec les autres.»...

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vousnousils

Autisme : quelles sont les interventions qui « marchent » ? 13/12/2017

«Derrière ce titre bon marché se cache une question complexe pour laquelle je vais tenter de vous donner quelques éléments de réponse...¦ Que les choses soient claires dès le début : on ne guérit pas de l'autisme. C'est d'autant plus vrai si l'on considère le récent point de vue d'une certaine partie de la communauté scientifique qui envisage l'autisme non plus comme un trouble, mais comme une condition caractérisée par « une autre façon de penser » (voir plus bas « Zoom sur les terminologies »). Les interventions visent donc seulement à améliorer certains signes relevant des caractéristiques fondamentales de l'autisme, améliorer les caractéristiques associées à l'autisme et développer les compétences des personnes. Nous verrons d'ailleurs que certaines de ces cibles visées par les interventions sont sujettes à critiques et que d'autres variables (comme par exemple la qualité de vie) sont revendiquées par les familles et les personnes autistes elles-mêmes (voir « Zoom sur les bonnes cibles »).»
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«III. Conclusion Les recommandations de bonnes pratiques sont une synthèse de la recherche pour tenter d’en ressortir les meilleures pratiques, en tenant compte des preuves d’efficacité actuellement existantes. Aujourd’hui, le niveau de preuve d’efficacité des interventions est non seulement faible, mais nous manquons également de travaux évaluant leurs éventuels effets indésirables (selon le NICE, « l’absence d’effets secondaires associés aux interventions non pharmacologiques ne devrait pas être considérée comme un preuve que ces interventions sont sans danger »). Nous manquons également d’études comparatives entre les différentes interventions qui nous permettraient de les hiérarchiser (comme cela avait été fait par exemple dans le rapport INSERM en 2004). Enfin, il existe parfois un fossé énorme entre les préconisations et les ressources des différents pays pour pouvoir les mettre en pratique. »...

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blog.francetvinfo

Defaut de prise en charge au Centre Alissa pour autistes a Aubry-du-Hainaut ce mercredi 06 decembre 07/12/2017

«Patrick Bera, parent d'un enfant autiste : « C'est un appel au secours pour nos enfants ! » Depuis 2012, un SESSAD a vu le jour sur Aubry-du-Hainaut. Certes, le local fourni gracieusement par la commune d'Aubry-du-Hainaut constituait une première étape, car l'objectif d'un nouveau centre à la hauteur de l'enjeu était dans les cartons. Avec l'appui de la sénatrice Valérie Létard, de Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé, le projet Alissa s'est concrétisé avec la construction d'un superbe établissement sur la même commune. Cette histoire fut rendu possible grâce à l'agrégation d'une association de gestion, l'AFG, spécialisée dans l'exploitation des centres pour autistes. L'ouverture de ce nouveau centre, avec 10 places pour l'IME, et 20 places pour le SESSAD, s'est déroulée en décembre 2015, jamais une inauguration n'a eu lieu. Par contre, parents et professionnels sont unanimes sur la qualité de cet équipement, c'est une pépite rare. Odile Dewever, la directrice à l'époque, a porté ce projet durant des années, puis en juillet 2016 est partie via une rupture conventionnelle. Depuis cette date, aucun recrutement n'est intervenu pour remplacer un poste à responsabilité en charge d'une dizaine de professionnels, pour chaque service composé en partie de personnel éducatif et paramédical pour l'IME et le SESSAD. Et la fin de l'histoire est...¦ « aucun accueil ce mercredi à 9H, il a été retardé. Ce ne fut qu'une garderie au final, aucune prise en charge de notre enfant Valentine. A midi, un camion est venu livrer des pizzas...¦ », commente Bénédicte Bera. « Lorsque vous êtes devant une porte close d'un centre pour l'accueil des enfants en IME, voire SESSAD, vous vous posez des questions ! », poursuit-elle.»
[...]
«Cette situation vient sanctionner une gestion des effectifs troublantes par l’AFG. « Elle découle d’une vacance de la direction. Il n’y a pas de capitaine dans le bateau depuis 18 mois ! », commente Patrick Bera. De plus, la situation s’est accélérée ces derniers mois. De juillet 2016 à juillet 2017, la chef de service était devenue la directrice par intérim. « Elle avait toujours indiqué qu’elle ne voulait pas, à terme, devenir la directrice du Centre Alissa. Pourtant, la direction d’AFG a obtenu son accord pour prendre ce poste cet été. Depuis septembre 2017, elle est en arrêt maladie, ou plutôt en burn-out », souligne Patrick Bera. « Je pense que l’on ne la reverra plus du tout », ajoute Bénédicte Sera. La conséquence directe est une accélération des difficultés « depuis ce mois de septembre. Les arrêts maladie tombent en cascade, la seule cadre (la psychologue) est toujours en formation, ou en réunion, et se trouve régulièrement absente (comme aujourd’hui, voire revenue en catastrophe) », ajoute Patrick Bera. Isabelle Jadas, présidente du CVS (Conseils de la Vie Sociale) claque sans détour : « Il est anormal que le Centre Alissa n’est pas de direction depuis 18 mois. L’AFG minore la situation, tout se passe bien selon eux. En juillet 2016, ils ont voulu tout simplement récupérer le contrôle ! » « A force de tirer sur la corde, nous sommes à bout. Cette situation nous déchire. On colmate depuis des mois. Nous sommes en autonomie depuis 18 mois. Bien sûr, les problèmes se sont accentués depuis septembre 2017 et l’arrêt de la chef de service. Elle avait toujours indiqué qu’elle ne voulait pas embrasser la fonction de direction », explique Sylvie (un pseudo), une salariée du Centre Alissa. « D’un autre coté, je n’ai jamais connu une défaillance vis à vis de mon enfant », souligne Anne-Laure Lemoine, un parent d’enfant autiste. Ce factuel constitue l’élément tangible sur lequel s’appuie AFG ! Cela permet du coté de Paris de se dire-Tout va bien à Aubry, car « l’AFG compte sur notre conscience professionnelle pour faire face à leur carence de management », précise Patricia (un pseudo), une autre salariée. La direction de l’AFG, non joignable ce mercredi 06 décembre, évoque devant les parents une difficulté à recruter une compétence en charge du Centre Alissa sur Aubry-sur-Hainaut. On pourrait prendre pour argent comptant cet argument quelques mois plus tard, mais 18 mois…c’est étonnant, car la chef de service promue cet été ne voulait pas de ce poste. AFG le savait d’où son arrêt maladie dans la foulée… ! D’ailleurs, chose surprenante « on nous dit qu’un recrutement est en cours. Aujourd’hui, 06 décembre, vous n’avez aucune annonce d’offres d’emploi pour le Centre Alissa sur leur propre site internet, alors qu’ils en existent pour d’autres structures », poursuit Patrick Ber »...

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va-infos

Vous avez demande la MDPH, ne quittez pas...[ - Faire Face - Toute l'actualite du handicap moteur 05/12/2017

«Quatre mois et demi : c'est, en moyenne, le temps que les MDPH mettent pour traiter les demandes des personnes handicapées. Un délai stable depuis plusieurs années...¦ mais qui varie énormément d'un département à l'autre. Les années passent, l'attente demeure. En 2016, les adultes ayant déposé une demande auprès de leur Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) ont du patienter 4 mois et 15 jours avant d'obtenir une réponse. Cet indicateur figure dans la synthèse de leurs rapports d'activité rendue publique fin novembre par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA). C'est un peu plus qu'en 2015 : 4 mois et 12 jours. Pour les enfants, le traitement est un peu plus rapide : 3 mois et 17 jours. Le plus inquiétant ? Ces délais, adultes et enfants, ne bougent pas depuis 2012. Donc ne s'améliorent pas ! 4,5 millions de demandes en 2016 A la décharge des MDPH, le nombre de demandes a fortement augmenté. L'an passé, elles ont en traité plus de 4,5 millions : 500 000 de plus qu'en 2014. Autrement dit, elles réussissent à absorber l'afflux de dossiers sans allonger leur temps de traitement individuel. Cette explication ne peut toutefois pas satisfaire les personnes en situation de handicap. Le code de l'action sociale et des familles accorde d'ailleurs, implicitement, quatre mois maximum aux MDPH pour donner leur réponse.»
[...]
«4,5 millions de demandes en 2016 À la décharge des MDPH, le nombre de demandes a fortement augmenté. L’an passé, elles ont en traité plus de 4,5 millions : 500 000 de plus qu’en 2014. Autrement dit, elles réussissent à absorber l’afflux de dossiers sans allonger leur temps de traitement individuel. Cette explication ne peut toutefois pas satisfaire les personnes en situation de handicap. Le code de l’action sociale et des familles accorde d’ailleurs, implicitement, quatre mois maximum aux MDPH pour donner leur réponse. Jusqu’à onze mois d’attente dans certains départements De plus, ce temps d’attente de quatre mois et quinze jours, pour les adultes, représente une moyenne. Il varie énormément d’un département à l’autre. Il existe « un rapport de onze entre les délais minimum et maximum observés, allant de un à onze mois », souligne la CNSA. Cette dernière n’a pas encore dévoilé les statistiques départementales. Mais en 2016, la Meuse faisait figure de meilleur élève alors que la Martinique était bonne dernière. Patience… »...

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faire-face

Les ministres Agnes BUZYN et Sophie CLUZEL annoncent le lancement d'une reflexion sur la qualite de vie au travail dans les etablissements prenant en charge des personnes agees et des personnes handicapees - Communiques de presse - Ministere des Solidarites et de la Sante 05/12/2017

«La première réunion du groupe de travail national sur la qualité de vie au travail, piloté par la Direction Générale de la Cohésion sociale (DGCS), à la demande des ministres Agnès BUZYN, ministre des Solidarités et de la Santé et Sophie CLUZEL, secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées s'est tenue le vendredi 1er décembre 2017. Cette démarche prend acte de l'importance de cette question évidemment pour le personnel lui-même mais également pour la qualité des soins qu'ils apportent aux personnes qu'ils accompagnent. Ce groupe de travail composé des administrations centrales, des caisses, des agences de l'Etat, des collectivités locales et des Agences Régionales de Santé (ARS) ainsi que des partenaires sociaux (fédérations d'employeurs et organisations syndicales de salariés), se donne pour objectifs principaux de :
• promouvoir et généraliser des démarches de qualité de vie au travail dans les EHPAD et les établissements du champ du handicap, sur l'ensemble du territoire, en réfléchissant notamment sur les outils les plus pertinents et en capitalisant sur les expériences inspirantes déjà engagées ;
• mobiliser les branches professionnelles du secteur sur l'appropriation de ces démarches notamment par le biais de la formation continue de leurs équipes ;
• favoriser le développement de la négociation professionnelle sur ces thématiques. Cette première séance a permis de présenter la démarche envisagée et de partager les objectifs du groupe avec l'ensemble des participants. Le groupe de travail mènera ses travaux jusqu'à la fin du premier trimestre 2018 et aboutira à la production d'un document partagé sur les enjeux, les outils et leviers ainsi que les initiatives inspirantes visant à améliorer la qualité de vie au travail dans ces établissements.»...

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solidarites-sante.gouv

Handicap: le gouvernement promet 11 200 auxiliaires de vie scolaire en plus - L'Express 04/12/2017

«La secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées a également promis la mise en place d'un contrat "plus pérenne" pour mieux faire face aux besoins. La rentrée 2018 devrait proposer un meilleur encadrement aux élèves en situation de handicap. "On va accélérer le recrutement, plus 11 200 postes à la rentrée de septembre, c'est-à-dire 4800 postes par rapport à la Conférence nationale du handicap de 2016", a annoncé ce lundi sur RTL Sophie Cluzel. La secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées, dans le cadre d'une "professionnalisation des accompagnants", a également promis la mise en place d'un contrat "plus pérenne" concernant ces "auxiliaires de vie scolaire" (AVS). Et de fustiger au passage l'héritage du passé: "Certains élèves n'ont pas d'AVS parce que tant que l'on sera sur un système précaire avec des contrats aidés [la moitié des accompagnants actuels], il manquera toujours des AVS". 300 000 élèves concernés Au nom de "l'inclusion systématique" des enfants handicapés, depuis la loi de février 2005, des enfants qui nécessiteraient des soins adaptés dans des établissements spécialisés sont en fait scolarisés dans des écoles ordinaires. Conséquence: des situations de violence sont fréquemment signalées par des enseignants désemparés et non formés pour y faire face. Fin aout, le gouvernement avait annoncé que les 50 000 contrats aidés d'AVS seraient "sanctuarisés" pour l'accompagnement des»...

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lexpress

Prise en charge des enfants en situation de handicap dans les ecoles ordinaires - Senat 01/12/2017

«Prise en charge des enfants en situation de handicap dans les écoles ordinaires 15e législature Question écrite n° 02208 de Mme Marie-Françoise Perol-Dumont (Haute-Vienne - SOCR) publiée dans le JO Sénat du 30/11/2017 - page 3733 Mme Marie-Françoise Perol-Dumont attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la situation difficile que connaissent de plus en plus d'enfants handicapés scolarisés dans des établissements ordinaires, sans possibilité de recevoir des soins adéquats. Souvent confrontés à des enfants atteints de graves troubles du comportement, les enseignants avouent leur désarroi face à cette situation. Les syndicats se font l'écho de nombreux témoignages de directeurs, d'enseignants et aussi de parents qui font état d'une situation devenue « ingérable ». Si, en vertu du principe « d'inclusion systématique » de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, dite « loi handicap », tous les enfants, même les enfants handicapés, doivent avoir droit à une scolarité normale, il est indispensable que des moyens soient alloués en conséquence, afin que les structures puissent accompagner les enfants dans de bonnes conditions. Le cout d'un élève handicapé oscille entre 20 000 et 50 000 euros en établissement spécialisé, contre 3600 euros pour un élève en classe ordinaire. Or, par souci d'économie, le nombre de places dans les établissements spécialisés a été considérablement réduit au cours des dernières années. La situation est critique, tant pour les élèves que pour les parents et le personnel enseignant. Elle lui demande quelles mesures il entend prendre pour pallier ces difficultés.»...

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senat

Don Burke slammed for Asperger's excuse by autism body 01/12/2017

«Autism Awareness Australia has slammed under-siege TV presenter Don Burke for claiming that undiagnosed Asperger's Syndrome was to blame for his alleged sexual misconduct. 4:00 Video Up to 200 people have spoken out against Don Burke In an interview on the Nine Network on Monday night, Burke claimed that his Asperger's meant he was incapable of reading body language or signals and was unaware if he had gone too far with people. Autism Awareness Australia tweeted in response that they were "sickened" by Burke's "excuse of undiagnosed Aspergers as a reason for his appalling behaviour. What kind of human sinks this low?"»...

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au.news.yahoo

Parents now spend twice as much time with their children as 50 years ago - Daily chart 30/11/2017


«PARENTS these days spend a lot more time with their offspring, or at least middle-class parents do. One analysis of 11 rich countries estimates that the average mother spent 54 minutes a day caring for children in 1965 but 104 minutes in 2012. Men do less than women, but far more than men in the past: their child-caring time has jumped from 16 minutes a day to 59.» [...]
«At the same time a gap has opened between working-class and middle-class parents. In 1965 mothers with and without a university education spent about the same amount of time on child care. By 2012 the more educated ones were spending half an hour more per day. The exception is France, where the stereotype of a bourgeois couple sipping wine and ignoring their remarkably well-behaved progeny appears to be accurate. »...

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economist

Parents now spend twice as much time with their children as 50 years ago - Daily chart 30/11/2017


«PARENTS these days spend a lot more time with their offspring, or at least middle-class parents do. One analysis of 11 rich countries estimates that the average mother spent 54 minutes a day caring for children in 1965 but 104 minutes in 2012. Men do less than women, but far more than men in the past: their child-caring time has jumped from 16 minutes a day to 59.» [...]
«At the same time a gap has opened between working-class and middle-class parents. In 1965 mothers with and without a university education spent about the same amount of time on child care. By 2012 the more educated ones were spending half an hour more per day. The exception is France, where the stereotype of a bourgeois couple sipping wine and ignoring their remarkably well-behaved progeny appears to be accurate. »...

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economist

L'accueil petite enfance ''au milieu du gue'' 29/11/2017

«Lors du Congrès des maires, à la veille de la négociation de la convention d'objectifs et de gestion 2018-2022 entre l'Etat et la Cnaf, le ministère des Solidarités et la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées ont donné quelques pistes sur l'évolution du cadre national de l'accueil petite enfance. Un chef de file - une collectivité, la CAF ou la MSA -, associé à une "conférence des financeurs", pourrait à l'avenir être désigné localement "pour piloter les décisions relatives à l'implantation, à l'autorisation et au financement" des lieux d'accueil. Ce que prévoit d'ailleurs le projet de loi "droit à l'erreur". Alors qu'un nouveau directeur général de la Cnaf s'apprêtait à prendre ses fonctions, l'atelier a également permis aux élus et aux représentants de l'Etat de discuter du "bilan" de ces cinq dernières années. A l'atelier "Petite enfance" du Congrès des maires de France, le 23 novembre 2017, c'était "l'heure des bilans" et "des perspectives", selon Elisabeth Laithier, maire-adjointe de Nancy, qui présidait la séance. L'Etat et la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) s'apprêtent en effet à entamer les négociations relatives à la convention d'objectifs et de gestion (COG) 2018-2022. Un nouveau directeur général de la Cnaf prend ses fonctions ces jours-ci, en la personne de Vincent Mazauric, ancien directeur général adjoint des finances publiques depuis 2014 (voir communiqué du ministère des Solidarités). Il remplace Daniel Lenoir qui, présent à l'atelier, a présenté son analyse de la COG 2013-2017 (voir notre encadré ci-dessous).»
[...]
«Accueil des enfants handicapés : les aides de la CAF insuffisantes ? Concernant l'accueil des enfants en situation de handicap, Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, a rappelé que le fonds "publics et territoires", doté de 380 millions pour 2013-2017, avait pu être mobilisé par l'Etat et la Cnaf "pour accompagner financièrement les communes qui souhaitent investir, pour faciliter l'accès des enfants en situation de handicap aux services et à des activités périscolaires". "Cet effort devrait être poursuivi", selon la secrétaire d'Etat. Le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge a en outre été saisi sur l'accueil de l'enfant en situation de handicap de moins de 6 ans (voir notre article du 24 octobre 2017). L'état des lieux est attendu pour la fin du 1er trimestre 2018. "Dans certains cas, le handicap nécessite du personnel supplémentaire", a réagi Blandine Reynaud, maire-adjointe de Lyon. Selon elle, l'aide actuelle de la CAF est "beaucoup trop légère". Pour Sophie Cluzel, les lieux d'accueil ont intérêt à mobiliser les services spécialisés type centres d'action médico-sociale précoce (Camsp) et centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP), soulignant que les "petites équipes pluridisciplinaires mobiles commencent à se développer". La secrétaire d'Etat a également insisté sur l'enjeu de formation. »...

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caissedesdepotsdesterritoires

Autisme : l'edifiante histoire d'un centre en pointe - Le Point 29/11/2017


«En cette froide soirée de novembre, autour d'une simple table, dans un local dépouillé du quartier Beaubreuil, à Limoges, une dizaine de mères et un père sont réunis par une cause commune, le combat qu'ils mènent afin d'élever leurs enfants autistes. Pendant plusieurs heures, ils vont nous raconter à tour de rôle leur histoire personnelle, les yeux humides, la voix souvent mal assurée. Chaque tranche de vie sera marquée d'un repère clé : l'ouverture du Centre expert autisme Limousin (CEAL), en 2014, qui a tout changé pour eux, et dont le financement est sur la sellette. Emilie a deux enfant...»...

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lepoint

Formulaire temoignages - Mission Nationale Accueils de loisirs et Handicap 29/11/2017

«FORMULAIRE DE RECUEIL DE TEMOIGNAGES DE FAMILLES Chers parents. Dans le cadre des travaux de la Mission Nationale Accueils de Loisirs & Handicap, nous vous invitons à nous partager votre vécu, votre avis, vos attentes, vos besoins, vos expériences réussies ou difficiles. Votre témoignage, si vous nous en donnez l'autorisation, après relecture, sera diffusé sur la page témoignage de notre site internet.»...

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mission-nationale

Un oubli du parquet enterre l'enquete sur des violences sexuelles dans une maison de retraite 27/11/2017

«Justice. Poursuivie pour ne pas avoir dénoncé les mauvais traitements subis par des pensionnaires, la directrice d'une maison de retraite a été libérée fin octobre. La raison : la justice avait mis trop de temps à s'intéresser au dossier. Victime présumée de violences sexuelles dans la maison de retraite où elle vivait, Paulette n'obtiendra jamais justice. Fin octobre, le tribunal de grande instance de NÃŽmes, dans le Gard, a prononcé la prescription de l'affaire et permis à la directrice de la maison de retraite de voir levées les charges à son encontre, rapporte Franceinfo.»
[...]
«À l'été 2012, pourtant, la famille de Paulette est informée par une “taupe” des mauvais traitements subis par la retraitée. Ses enfants décident alors de porter plainte. Les gendarmes enquêtent, un médecin est placé en garde à vue, puis la directrice. Et puis plus rien. Le dossier tombe aux oubliettes, jusqu'à ce que l'avocat de la famille de Paulette adresse une lettre recommandée au parquet et que celui-ci décide de relancer l'affaire. Problème : entretemps, le délai de prescription,n de trois ans pour une affaire de ce type, est écoulé. La directrice de la maison de retraite, poursuivie pour “non dénonciation de mauvais traitements à une personne vulnérable”, ressort libre du palais de justice. »...

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valeursactuelles

Les indiscretions de la semaine en Limousin et en Nouvelle-Aquitaine - Limoges (87000) - Le Populaire du Centre 27/11/2017

«Centre expert autisme Les menaces de baisse de budget qui pèsent sur le centre expert autisme du Limousin (nos éditions des 11 et 20 octobre) ont fait l'objet de quatre pages dans le dernier numéro du magazine Le Point. L'auteur fait notamment état de son impossibilité à réaliser un sujet sur le dispositif expérimental d'inclusion d'enfants autistes, Aramis, à l'école de Saint-Germain-les-Vergnes, en Corrèze, indiquant que « l'agence régionale de santé a interdit le reportage ». Le Populaire essaie aussi d'écrire un article sur le même dispositif d'inclusion transposé à Boisseuil, en Haute-Vienne, mais sans plus de succès...»...

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lepopulaire

Justice : 100 000 E pour la famille d'un enfant handicape reste cinq ans sans prise en charge - Faire Face - Toute l'actualite du handicap moteur 24/11/2017

«En septembre 2012, la MDPH du Val-d'Oise orientait un enfant autiste en établissement spécialisé. Mais, en France, aucun n'avait de place et sa mère n'a pas accepté qu'il aille en Belgique. L'Etat vient d'être condamné à verser 100 000 E d'indemnisation. L'addition judiciaire s'allonge pour l'Etat. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise l'a condamné à indemniser à hauteur de 100 000 E un enfant autiste et sa mère, Mme E. Son fils, A. n'a en effet pas bénéficié d'une prise en charge adaptée à ses besoins. La responsabilité de l'Etat est engagée, selon le juge. Faire-face.fr vient de prendre connaissance du jugement rendu le 12 octobre. Il s'ajoute aux nombreux autres rendus précédemment (voir encadré ci-dessous). « Une carence de l'Etat et donc une faute. » En septembre 2012, la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Val-d'Oise avait estimé que l'état de santé de A. nécessitait une prise en charge médico-sociale au sein d'un institut médico-éducatif (IME) jusque fin aout 2017. La CDAPH avait invité sa mère à contacter différents instituts dont deux situés en Belgique. Les IME français avait refusé d'admettre l'enfant, par manque de place. « Cette situation révèle une carence de l'Etat et donc une faute », note le tribunal.»
[...]
«Pour sa défense, l’Agence régionale de santé (ARS) avait fait valoir qu’il aurait pu être accueilli en Belgique. Mais que les tentatives « avaient échoué ou n’avaient pu être conduites à leur terme en raison essentiellement des décisions changeantes » de sa mère. « Cette circonstance ne saurait en aucun cas exonérer l’État de sa responsabilité », précise le jugement. En effet, si la CDAPH propose des adresses en Belgique, c’est parce qu’il n’y a pas assez de places en France. Les propositions de placement à l’étranger « révèlent une carence de l’État dans la mise en œuvre des moyens nécessaires pour que A. bénéficie effectivement d’une prise en charge pluridisciplinaire en France ». L’État est donc en faute. … et une dans un établissement inadapté Certes, A. a bénéficié d’un placement temporaire de mai 2013 à décembre 2013, date à partir de laquelle Mme E. a décidé d’y mettre fin unilatéralement. Mais « ce placement n’était que temporaire et ne répondait pas par conséquent aux préconisations de la décision [de la CDAPH]. De plus, cet « établissement n’était pas destiné à accueillir des enfants atteints de troubles autistiques ». L’indemnisation coûte moins cher qu’une place « La carence fautive de l’État a fait perdre à A. une chance de voir son état de santé s’améliorer », souligne le tribunal. Il évalue ce préjudice à 62 500 €. À cela s’ajoute le préjudice moral de Mme E. et les troubles dans les conditions de son existence, estimés à 37 500 €. 100 000 € au total… soit trois fois le prix annuel moyen (32 000 €) d’une place sans internat dans un établissement pour jeunes autistes. Ou moins de deux fois celui d’une place avec internat (55 000 €). Autrement dit, indemniser la famille pour ces cinq années de carence revient moins cher à l’État que de financer une place pendant cinq ans. »...

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faire-face

Il faut financer moins de murs et plus l'accueil, estime la secretaire d'Etat Sophie Cluzel 22/11/2017

«Décloisonner les moyens accordés à l'accompagnement du handicap, mais former à l'accueil pour donner plus de fluidité aux parcours individuels : c'est le projet que la secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées Sophie Cluzel vient partager à Clermont-Ferrand. Elle est attendue ce mercredi, en ouverture du congrès national de la Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne privés non lucratifs (Fehap) qui verra passer trois autres ministres (1). La Montagne. Le président Macron avait fait campagne sur le thème du handicap. Aujourd'hui, c'est la secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées qui vient ouvrir un congrès auquel sont attendues les ministres de la Santé, des Sports et de l'Enseignement supérieur. Quel est le message ? .»
[...]
«"[...]
Décloisonner les financements pour permettre une fluidité des parcours." Comment y parvient-on ? S.C. Il faut déjà lever l’autocensure que les personnes elles-mêmes s’appliquent, par exemple en n’allant pas dans les structures de droit commun ou en se disant que ce ne sera pas possible… Nous avons ce message à faire passer : “vous avez le droit de faire du sport et nous sommes là pour vous aider quand il y a des adaptations à faire, ou quand il s’agit de former à la différence”… Il y a des dispositifs d’appui. Par exemple le Dispositif d’accompagnement du handicap vers les loisirs intégrés et réguliers (Dahlir) que je vais rencontrer à Clermont. On a besoin de ces maillons qui viennent en appui… Des réseaux comme cela, il en existebeaucoup. Sur l’Auvergne, la Direction de la cohésion sociale est venue en appui des associations qui avaient envie de développer ces dispositifs, et c’est ça le changement de parti pris… Cessons de faire des dispositifs à part et mettons ceux qui existent au service de l’accueil du handicap en milieu ordinaire ! Quatre choses à savoir sur l'emploi et le handicap dans le Puy-de-Dôme (08/11/2017) Mais quels moyens humains et financiers en face ? S.C. La politique handicap est assez importante, aujourd’hui, en termes financiers en France. Par contre, elle n’est pas assez suffisamment efficiente… Donc ce qui est de notre ressort et de notre responsabilité, c’est de décloisonner les financements pour permettre une fluidité des parcours. Aujourd’hui, il faut que l’on aide les professionnels des établissements médico-sociaux à sortir de leurs établissements pour accompagner le choix de vie de la personne… L’objectif de ma mission, ce n’est pas « plus de moyens », c’est des « moyens positionnés différemment », avec un déplacement du centre de gravité… C’est donner des instructions aux Agences régionales de développement pour ne plus autoriser un Sessad (2) qui ne soit pas bâti au sein des groupes scolaires, pour que des Esat (3) ne soient plus autorisés s’ils ne sont pas accolés à une entreprise… C’est certainement, aussi, faire monter en qualification certaines professions… Mais c’est, surtout, décloisonner totalement les financements. A moyens égaux, nous allons donc faire mieux : alors que l’individualisation des projets va démultiplier les demandes d’accueil ? S.C. Oui, tout à fait ! Parce que l’on travaille à développer l’autonomie de la personne. Donc on travaille à la formation de personnes ressources, “d’autonomiseurs”… Il faut faire tomber cette fausse représentation d’une personne qui parce qu’elle est handicapée aurait besoin en permanence qu’on lui tienne la main. Ce qu’elle souhaite, c’est d’être accueillie correctement, d’avoir des adaptations (techniques, technologiques…) C’est ça l’accessibilité universelle vers laquelle on travaille. Il faut faire tomber cette fausse représentation d’une personne qui parce qu’elle est handicapée aurait besoin en permanence qu’on lui tienne la main. Des pistes ? S.C. Arrêter de financer, par exemple, des murs qui coûtent très cher, et financer des services d’accompagnement. C’est pour ça que, lorsque l’on a des initiatives très intéressantes - comme celles que la Fehap peut montrer, comme celle que l’ARS et le Rectorat ont mis en place - cela permet de faire la preuve par l’exemple. »...

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lamontagne