L'essentiel sur "Autisme et Inclusion"

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Wed Oct 28 16:30:02 CET 2020 France - It's time to Stand Up! For inclusion
28/10/20 Prevention des violences et sensibilisation des enfants sur les temps periscolaires et extra-scolaires : appel a projets ...¢ [macommune]
27/10/20 Carcassonne. Ouvrir le depistage du cancer au handicap mental [ladepeche]
27/10/20 Replay T'en fais pas, j'suis la - Changer de vie pour son fils autiste - France 2 [france]
24/10/20 Elle cree un elevage pour l'avenir de ses enfants [m.centre-presse]
23/10/20 Prejudice moral et handicap, l'equilibre du subjectif et de l'objectif [handirect]
23/10/20 Dossier - Feuille de route MDPH 2022 - Secretariat d'Etat aupres du Premier ministre charge des Personnes handicapees [handicap.gouv]
22/10/20 Bonus ''inclusion handicap'' : nouvelles modalites d'application pour les etablissements d'accueil du jeune enfant [juriacm-jpa]
21/10/20 New model of human brain 'conversations' could inform research on brain disease, cognition [scienceblog]
12/10/20 La Cour des comptes severe sur l'action sociale de la branche Famille [banquedesterritoires]
12/10/20 Quand eclate la bulle des sombres secrets [ladepeche]
10/10/20 Droits des personnes handicapees : Quid de la Convention de l'ONU [handirect]
10/10/20 Qui sont ces parents qui font l'ecole a la maison et qui ne veulent pas que ca s'arrete ? [ouest-france]
10/10/20 Julian Assange, de Wikileaks, est Asperger et souffre de depression | Le Club de Mediapart [blogs.mediapart]
02/10/20 Allocation journaliere du proche aidant [demarchesadministratives]
02/10/20 Decret n° 2020-1208 du 1er octobre 2020 relatif a l'allocation journaliere du proche aidant et l'allocation journaliere de presence parentale - Legifrance [legifrance.gouv]
27/09/20 Vidéo Immersion a l'INJS, l'ecole des jeunes sourds - Sept a huit | TF1 [tf1]
19/09/20 Brain signal imbalance tracks with sex and with camouflaging autism traits | Spectrum | Autism Research News [spectrumnews]
18/09/20 Response to Placebo in Fragile X Syndrome Clinical Trials: An Initial Analysis - PubMed [pubmed.ncbi.nlm.nih]
18/09/20 Reduced Language Lateralization in Autism and the Broader Autism Phenotype as Assessed with Robust Individual...Subjects Analyses - Jouravlev - - Autism Research - Wiley Online Library [onlinelibrary.wiley]
04/09/20 Habilitation CNIA - GNCRA [gncra]
01/09/20 Video - Rentree scolaire : la France mauvaise eleve du handicap [francetvinfo]
01/09/20 ALSH L'accueil des enfants ''extraordinaires'' - Corbigny (58800) [lejdc]
31/08/20 TRIBUNE. ''L'obligation de former les 16-18 ans : un droit historique pour notre jeunesse, un devoir pour tous'' [lejdd]
31/08/20 Vitamin D supplementation during pregnancy: an overview : Current Opinion in Obstetrics and Gynecology [journals.lww]
30/08/20 Rentree scolaire : les Hauts-de-Seine juges exemplaires dans l'accueil des eleves handicapes - Le Parisien [leparisien]
27/08/20 Le Bulletin officiel de l'education nationale | Ministere de l'Education Nationale de la Jeunesse et des Sports [education.gouv]
27/08/20 Rentree eleves handicapes : les mesures 2020 en detail [informations.handicap]
26/08/20 Rentree 2020 : du nouveau pour les eleves handicapes? [informations.handicap]
15/08/20 JORF n°0200 du 15 aout 2020 - Version initiale - Legifrance [beta.legifrance.gouv]
14/08/20 Creches : les benefices de l'inclusion des le plus jeune age [informations.handicap]
14/08/20 Arrêté du 11 août 2020 portant nomination au cabinet de la secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées [beta.legifrance.gouv]
13/08/20 Périsco - Question n°31826 - Assemblee nationale [questions.assemblee-nationale]
06/08/20 Cette invention traite les caries des jeunes autistes tout en douceur [pourquoidocteur]
06/08/20 La gendarmerie cree une mission handicap [lanouvellerepublique]
01/08/20 Popular screen may mistake intellectual disability for autism | Spectrum | Autism Research News [spectrumnews]

Prevention des violences et sensibilisation des enfants sur les temps periscolaires et extra-scolaires : appel a projets ...¢ 28/10/2020

«"La politique de prévention des violences doit nécessairement impliquer les enfants en les sensibilisant sur le sujet, et s'appuyer sur une mobilisation des professionnels concernés dans leurs différents lieux de vie" : école, temps périscolaires et extrascolaires, centres de loisirs, clubs de sports... C'est pourquoi le plan de lutte contre les violences faites aux enfants prévoit d'investir le temps périscolaire et extrascolaire pour mener des actions de prévention. Dans ce cadre, la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) du ministère des Solidarités et de la Santé et la Direction de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative du ministère de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports (DJEPVA), lancent un appel à projets, en partenariat avec l'Association des maires de France, pour la labellisation d'actions et d'outils permettant de sensibiliser aux droits de l'enfant et aux différentes problématiques liées à la violence. Cet appel s'adresse aux personnes morales à but non lucratif : associations, fondations, établissements publics, etc.»...

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macommune

Carcassonne. Ouvrir le depistage du cancer au handicap mental 27/10/2020

«J'en parlerai, dans la semaine, devant l'assemblée nationale." Les mots de Mireille Robert incarnent la portée nationale que le directeur de l'Afdaim 11, Jean-Marie Gorieu, et le médecin en charge du Centre régional de coordination de dépistage du cancer en Occitanie, Antoine Khreiche, souhaitaient donner à la présente convention par l'apposition d'une griffe parlementaire au bas de la page. "Octobre rose" ne laissera pas que des feuilles mortes, celles en cause sont porteuses d’espoirs, celui d’une lutte efficiente contre le cancer, et d’inclusion, celle des personnes en situation de handicap. Ce n’est pas la première fois que la députée et le médecin travaillent ensemble pour combattre la maladie. La première évoque "les café-cancer", lieu d’échange et de prévention, ou encore les campagnes chez les femmes isolées dans la ruralité ou les quartiers défavorisés.»
[...]
«Les trois signataires poursuivent donc cette démarche d’accès aux soins pour tous dans une temporalité et un accompagnement adapté à chacun. Cette convention doit en effet permettre la mise en place de "formations du personnel soignant et d’un travail de sensibilisation des médecins traitants de l’association", permettant le dépistage du cancer du sein chez les femmes atteintes de handicap mental. "Le dépistage précoce est primordial pour lutter contre le cancer et la France doit faire de nombreux efforts dans ce domaine", rappelle le médecin. »...

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ladepeche

Replay T'en fais pas, j'suis la - Changer de vie pour son fils autiste - France 2 27/10/2020

«Replay T'en fais pas, j'suis là Changer de vie pour son fils autiste (après la pub)»...

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france

Replay T'en fais pas, j'suis la - Changer de vie pour son fils autiste - France 2 27/10/2020

«Replay T'en fais pas, j'suis là Changer de vie pour son fils autiste (après la pub)»...

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Replay T'en fais pas, j'suis la - Changer de vie pour son fils autiste - France 2 27/10/2020

«Replay T'en fais pas, j'suis là Changer de vie pour son fils autiste (après la pub)»...

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Replay T'en fais pas, j'suis la - Changer de vie pour son fils autiste - France 2 27/10/2020

«Replay T'en fais pas, j'suis là Changer de vie pour son fils autiste (après la pub)»...

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Replay T'en fais pas, j'suis la - Changer de vie pour son fils autiste - France 2 27/10/2020

«Replay T'en fais pas, j'suis là Changer de vie pour son fils autiste (après la pub)»...

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france

Elle cree un elevage pour l'avenir de ses enfants 24/10/2020

«A Lathus-Saint-Rémy, Angélique crée un élevage de chèvres, afin de transmettre un métier à ses deux fils, porteurs d'autisme. Une trentaine de chèvres, une salle de traite, une fromagerie et un réseau de vente de fromages bio en circuit court: à Lathus-Saint-Rémy, un nouvel élevage est en train de voir le jour, dans une ferme à l'arrêt depuis dix ans. Un projet d'installation singulier car il n'est pas seulement agricole: Angélique Lenglet du Boisgueheneuc l'a conçu en effet, avant tout, pour assurer l'avenir de ses deux plus jeunes fils, Gabriel et Raphaël, 10 ans, porteurs d'autisme.»
[...]
«La vie de cette famille a été bouleversée en 2011, lorsque le diagnostic est tombé pour les jumeaux. « J'ai arrêté mon activité professionnelle pour m'occuper d'eux », explique leur maman, qui s'est battue pour leur procurer les meilleures prises en charge et obtenir leur scolarité en « milieu ordinaire ». Gabriel et Raphaël sont aujourd'hui en CM2. « Cela se passe bien. On espère qu'ils pourront passer en 6 sans AVS. Je fais tout pour qu'ils n'aient pas moins de chances que les autres, pour qu'ils soient autonomes. » « Il y a du boulot mais ça ne nous fait pas peur » Comme tous les parents touchés par le handicap d'un enfant, Angélique et Daniel s'inquiètent pour les années à venir. « On n'est pas éternels; on a besoin d'un projet à long terme pour leur assurer un avenir ». L'idée de démarrer une petite activité agricole, que Gabriel et Raphaël pourraient reprendre et poursuivre à l'âge adulte, s'est imposée il y a plusieurs années. « L'équithérapie avait été très efficace, Raphaël est très attiré par l'agriculture et les animaux, Gabriel aussi. » Il y a un an, Angélique s'est donc inscrite au CFPPA d'Aurillac, spécialisé dans la production de fromage au lait cru. Elle a obtenu en juin le Brevet professionnel de responsable d'entreprise agricole. Il y a deux mois, la famille s'est installée à Lathus-Saint-Rémy, ayant trouvé une ferme comprenant maison, bâtiments d'élevage, fromagerie et 12 ha de champs, pas trop loin du Blanc où travaille Daniel. La crise du Covid-19 a retardé de nombreuses démarches, comme l'achat des chèvres. « On espère démarrer en janvier. On part de rien. Il y a du boulot mais ça ne nous fait pas peur. On se donne cinq ans pour arriver à la vitesse de croisière. Mon mari conserve son emploi: le premier but de la ferme n'est pas d'en vivre mais d'avoir un projet et un lieu de vie à transmettre aux garçons dans dix ans. Ils iront aussi loin qu'ils peuvent dans leurs études, jusqu'en MFR ou au lycée agricole si c'est possible. » Angélique envisage aussi d'accueillir d'autres personnes souffrant de handicaps qui pourraient bénéficier d'un séjour dans ce cadre rural. Le projet de la famille a reçu plusieurs soutiens: « Nous avons eu l'aide de la SAFER pour l'achat de la ferme, le propriétaire est content qu'un élevage revienne. Nous avons eu un prêt d'honneur de la Région avec Initiative Vienne. Ça m'a fait chaud au coeur... J'étais tellement stressée lorsque je suis passée devant le jury! » Parmi ses démarches Angélique a aussi ouvert une cagnotte solidaire en ligne (1), avec l'espoir de collecter 5.000€ auprès de donateurs: « Cette somme correspond à l'achat des chevrettes, cela diminuerait d'autant l'emprunt bancaire. Pour remettre aux normes la fromagerie par exemple, nous prévoyons 30.000€. Les gens qui participent auront des contreparties, nous sommes dans l'idée d'une ferme ouverte. » »...

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m.centre-presse

Elle cree un elevage pour l'avenir de ses enfants 24/10/2020

«A Lathus-Saint-Rémy, Angélique crée un élevage de chèvres, afin de transmettre un métier à ses deux fils, porteurs d'autisme. Une trentaine de chèvres, une salle de traite, une fromagerie et un réseau de vente de fromages bio en circuit court: à Lathus-Saint-Rémy, un nouvel élevage est en train de voir le jour, dans une ferme à l'arrêt depuis dix ans. Un projet d'installation singulier car il n'est pas seulement agricole: Angélique Lenglet du Boisgueheneuc l'a conçu en effet, avant tout, pour assurer l'avenir de ses deux plus jeunes fils, Gabriel et Raphaël, 10 ans, porteurs d'autisme.»
[...]
«La vie de cette famille a été bouleversée en 2011, lorsque le diagnostic est tombé pour les jumeaux. « J'ai arrêté mon activité professionnelle pour m'occuper d'eux », explique leur maman, qui s'est battue pour leur procurer les meilleures prises en charge et obtenir leur scolarité en « milieu ordinaire ». Gabriel et Raphaël sont aujourd'hui en CM2. « Cela se passe bien. On espère qu'ils pourront passer en 6 sans AVS. Je fais tout pour qu'ils n'aient pas moins de chances que les autres, pour qu'ils soient autonomes. » « Il y a du boulot mais ça ne nous fait pas peur » Comme tous les parents touchés par le handicap d'un enfant, Angélique et Daniel s'inquiètent pour les années à venir. « On n'est pas éternels; on a besoin d'un projet à long terme pour leur assurer un avenir ». L'idée de démarrer une petite activité agricole, que Gabriel et Raphaël pourraient reprendre et poursuivre à l'âge adulte, s'est imposée il y a plusieurs années. « L'équithérapie avait été très efficace, Raphaël est très attiré par l'agriculture et les animaux, Gabriel aussi. » Il y a un an, Angélique s'est donc inscrite au CFPPA d'Aurillac, spécialisé dans la production de fromage au lait cru. Elle a obtenu en juin le Brevet professionnel de responsable d'entreprise agricole. Il y a deux mois, la famille s'est installée à Lathus-Saint-Rémy, ayant trouvé une ferme comprenant maison, bâtiments d'élevage, fromagerie et 12 ha de champs, pas trop loin du Blanc où travaille Daniel. La crise du Covid-19 a retardé de nombreuses démarches, comme l'achat des chèvres. « On espère démarrer en janvier. On part de rien. Il y a du boulot mais ça ne nous fait pas peur. On se donne cinq ans pour arriver à la vitesse de croisière. Mon mari conserve son emploi: le premier but de la ferme n'est pas d'en vivre mais d'avoir un projet et un lieu de vie à transmettre aux garçons dans dix ans. Ils iront aussi loin qu'ils peuvent dans leurs études, jusqu'en MFR ou au lycée agricole si c'est possible. » Angélique envisage aussi d'accueillir d'autres personnes souffrant de handicaps qui pourraient bénéficier d'un séjour dans ce cadre rural. Le projet de la famille a reçu plusieurs soutiens: « Nous avons eu l'aide de la SAFER pour l'achat de la ferme, le propriétaire est content qu'un élevage revienne. Nous avons eu un prêt d'honneur de la Région avec Initiative Vienne. Ça m'a fait chaud au coeur... J'étais tellement stressée lorsque je suis passée devant le jury! » Parmi ses démarches Angélique a aussi ouvert une cagnotte solidaire en ligne (1), avec l'espoir de collecter 5.000€ auprès de donateurs: « Cette somme correspond à l'achat des chevrettes, cela diminuerait d'autant l'emprunt bancaire. Pour remettre aux normes la fromagerie par exemple, nous prévoyons 30.000€. Les gens qui participent auront des contreparties, nous sommes dans l'idée d'une ferme ouverte. » »...

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m.centre-presse

Prejudice moral et handicap, l'equilibre du subjectif et de l'objectif 23/10/2020

«Par Handilex. « Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer » selon la formule célèbre de l'ancien article 1382, devenu désormais l'article 1240 du Code civil. Elle pose les fondements des mécanismes de la responsabilité civile. Pour être mise en oeuvre, trois éléments sont donc nécessaires : un fait générateur, un dommage et un lien de causalité entre les deux. C'est ici que peut intervenir le préjudice moral. D'ores et déjà, une distinction est à faire : celle entre le dommage et le préjudice. Le dommage, c'est la conséquence, brute et objective, d'un fait générateur pour reprendre la formule de l'article 1240 : se casser une jambe par exemple. La notion de préjudice recouvre, quant à elle, le dommage juridiquement réparable : souffrances endurées, déficit fonctionnel temporaire ou permanent...¦ Pour faire simple, le préjudice est la conséquence juridique du dommage dans la vie de la personne atteinte.»
[...]
«Quand le dommage a une incidence économique, financière ou matérielle, l’existence d’un préjudice dit « patrimonial » ne présente en principe pas de difficulté particulière : Il « suffit » de chiffrer la perte directement évaluable en argent. Mais l’exercice se corse quand les préjudices touchent à la personne elle-même : retentissement psychologique, souffrance physique, atteinte à l’honneur, voire dans les cas les plus graves le deuil d’un proche, etc. Ceux-ci sont désignés, dans le langage courant, sous l’appellation générale de « préjudice moral ». Préjudice moral, la quête incessante de l’objectivité Par raccourci, par facilité ou par absence d’information, la notion de préjudice moral est trop souvent utilisée abusivement parce qu’elle recouvre une réalité délicate à définir objectivement. Or, depuis plus de vingt ans et grâce à la généralisation, notamment, de la nomenclature Dintilhac dont il a été fait plusieurs fois mention dans ces articles, le monde juridique s’attache justement à réduire le champ de la notion trop vague et trop floue de préjudice moral au profit de classifications plus justes, plus précises et permettant de mieux prendre en considération et de manière objective, la réalité des préjudices subis par la victime : ainsi le retentissement psychologique d’une blessure pourra être pris en compte au titre des souffrances endurées, l’atteinte à l’image de soi au titre du déficit fonctionnel ou du préjudice esthétique. On préférera invoquer le préjudice d’anxiété face au risque permanent de déclaration de certaines maladies professionnelles très invalidantes, comme les pathologies liées à l’amiante. De la même manière pour les victimes indirectes, le préjudice moral des proches entretenant un lien affectif réel avec une personne décédée relève d’un poste de préjudice précis, celui du préjudice d’affection. Cette volonté et ce travail de précision, de classification et d’objectivation du préjudice moral ne touche pas que le droit de la réparation ou le monde du handicap. Ainsi par exemple, en droit du commerce, les atteintes portées à l’image ou la réputation d’une société par un concurrent sont précisées et détaillées au titre des actes de concurrence déloyale dans le Code de commerce et ne relèvent plus de la seule notion de préjudice moral. Aujourd’hui, invoquer le seul préjudice moral, sans autre précision ou sans se référer à l’une des typologies de préjudices établies et éprouvées par la jurisprudence, c’est prendre un risque majeur de rejet de sa demande d’indemnisation. D’abord parce que nous pouvons, tous au quotidien, considérer parfois comme subir des préjudices moraux qui n’en sont pas au sens juridique : la seule atteinte à l’orgueil n’est pas prise en compte par les juges. Le simple fait d’avoir eu peur ou de se sentir exclu, non plus. Et heureusement ! Un monde où chacun pourrait obtenir judiciairement réparation parce qu’il s’est senti blessé dans ses sentiments serait invivable et terrible. Ensuite, parce qu’il ne suffit pas d’invoquer le préjudice, il faut encore en démontrer l’existence et l’étendue en se fondant sur des éléments objectifs permettant à un tiers de l’apprécier et de l’évaluer. Et c’est là qu’est toute la difficulté. Comment établir objectivement un préjudice qui est par essence subjectif ? Pour faire un parallèle un peu osé, en matière de droit du travail, insulter ses collègues, son salarié ou son employeur peut être constitutif d’une faute grave. Mais selon la sphère professionnelle et selon la personne, un même mot (pas nécessaire un gros mot) peut-être constitutif ou non d’une insulte selon l’usage et le milieu concerné : en général le langage n’est pas le même à l’usine ou au siège d’une même société. Le préjudice moral n’est pas un sésame permettant d’ouvrir les portes de la justice. Au contraire. Pour être invoqué, manié et réparé efficacement, il y a d’abord un travail de fourmi pour déterminer avec rigueur et précision le fait générateur du préjudice, la perte ou la lésion qui en résulte, c’est à dire le dommage, le lien de causalité exact entre les deux en se fondant sur des éléments objectifs et non sur les seuls sentiments de la victime, pour enfin déterminer s’il existe un préjudice réparable ou non et, éventuellement, en évaluer sa réparation. Préjudice moral et discrimination S’il est un domaine où la notion de préjudice moral est souvent invoquée par les victimes, c’est celui de la discrimination. On sait par exemple que le taux de chômage des personnes en situation de handicap est le double de celui de la population « valide ». Malheureusement, trop nombreux sont les récits que nous entendons où telle personne en situation de handicap de notre connaissance s’est vu refuser un poste ou un entretien d’embauche. Parfois il s’agit aussi de l’entrée dans un restaurant ou de l’accès aux transports en commun. Ces injustices du quotidien engendrent pour la personne un « préjudice moral » au sens commun du terme, dont il devient important pour elle, certaines fois crucial, de demander et d’obtenir la réparation. Comme on l’a déjà vu plus haut, une grande prudence est de mise dans l’utilisation de la notion de préjudice moral. Avant même de considérer juridiquement l’existence du préjudice, il est nécessaire de déterminer si les trois conditions de mise en œuvre de la responsabilité sont réunies (fait générateur, dommage et lien de causalité) et qu’il est possible de les démontrer. Le fait générateur serait la discrimination elle-même, telle que prévue et réprimée par l’article 225-1 du Code pénal : « Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques sur le fondement de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de la particulière vulnérabilité résultant de leur situation économique, apparente ou connue de son auteur, de leur patronyme, de leur lieu de résidence, de leur état de santé, de leur perte d’autonomie, de leur handicap… ». Mais encore faut-il le prouver et l’établir ! Et rien n’est moins évident dans la pratique. Montrer la corrélation entre handicap et refus d’embauche peut s’avérer extrêmement ardu. On voit très rarement écrit explicitement que la seule cause du refus est le handicap du candidat. Comment alors démontrer que la personne évincée était meilleure, plus compétente, plus adaptée ou avait plus d’expérience que le candidat finalement choisi à sa place ? Et l’employeur n’a-t-il pas aussi le droit de préférer, sans qu’il soit question de handicap, un candidat plutôt qu’un autre ? Encore une fois, il est nécessaire de se focaliser d’abord et avant tout sur les éléments objectifs permettant de démontrer l’existence d’une discrimination. Au travail, par exemple, le non-respect des normes d’accessibilité, le refus d’adapter le poste de travail ou les conditions de travail sans que celles-ci n’impactent le fonctionnement de l’entreprise, les modifications unilatérales du contrat de travail rendant impossible ou bien plus difficile l’exécution de sa mission… Ce n’est qu’une fois ce travail réalisé que l’on pourra évoquer les conséquences de la discrimination, le préjudice moral ou non, pour la personne qui en a été la victime. Le sentiment d’injustice est une chose terrible en soi et révoltante. Lutter contre et rétablir les équilibres sont les fondements même de notre État de droit même s’il est toujours perfectible, dans ses principes comme dans son application. Pour cela, la sanction des infractions, qu’il s’agisse de discriminations ou non, comme la réparation du préjudice, moral ou non, doit reposer sur des éléments objectifs, démontrables, appréciables par un tiers, le juge. Et toujours une grande prudence comme une grande rigueur sont de mises. Il ne peut vraiment en être autrement, sauf à vouloir imposer une dictature judiciaire des sentiments. »...

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handirect

Dossier - Feuille de route MDPH 2022 - Secretariat d'Etat aupres du Premier ministre charge des Personnes handicapees 23/10/2020

«La création d'un accès au droit de qualité, simple, rapide et équitable Depuis 2017, le Gouvernement s'est engagé dans une politique volontariste d'amélioration du quotidien de tous les citoyens dont les personnes en situation de handicap et leurs proches. Engagée par Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre en charge des personnes handicapées, une pluralité d'actions a ainsi été déployée avec notamment comme ambition majeure l'amélioration et la simplification de l'accès aux droits de façon équitable dans tous les départements. Dans le cadre de la Conférence nationale du handicap du 11 février 2020, un accord de méthode inédit entre l'Etat et l'Assemblée des départements de France a été signé, selon une méthode de concertation et de coconstruction, pour optimiser de façon significative, sous deux ans, le pilotage et le fonctionnement des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). Co-portée dans sa vision d'ensemble et son déploiement par l'Etat et l'Assemblée des départements de France, la feuille de route MDPH 2022, structurée autour de cinq grands axes de transformation, fait de la maitrise des délais de traitement des droits et de l'accélération de l'attribution des droits à vie [1], deux enjeux majeurs. Simplifier durablement le quotidien des personnes et réduire les disparités territoriales sont au centre de cette transformation des méthodes et des pratiques afin de permettre à chaque usager d'obtenir un accès aux droits de qualité, simple, rapide et équitable. Pour retrouver le baromètre CNSA des maisons départementales des personnes handicapées CLIQUEZ ICI pdf Télécharger le dossier - Feuille de route MDPH 2022 Téléchargement (5.3 Mo) docx Télécharger le dossier - Feuille de route MDPH 2022 Téléchargement (34 ko) [1] Instaurés depuis 2019 pour les personnes dont le handicap est irréversible que ce soit pour l'allocation adulte handicapé (AAH), la reconnaissance de qualité de travailleur handicapé (RQTH), la carte mobilité inclusion (CMI) et l'allocation d'éducation d'enfant handicapé (AEEH) jusqu'aux 20 ans de son bénéficiaire.»...

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handicap.gouv

Bonus ''inclusion handicap'' : nouvelles modalites d'application pour les etablissements d'accueil du jeune enfant 22/10/2020

«Le "bonus inclusion handicap", auparavant régi par la circulaire n°2018-002 du 21 novembre 2018, est une aide financière complémentaire attribuée aux crèches, haltes-garderies et établissements multi-accueil qui accueillent au moins un enfant bénéficiaire de l'allocation d'éducation enfant handicapé. A noter : cette aide avait été instaurée pour aider les structures d'accueil du jeune enfant à faire face aux couts que représentent les formations des professionnels et l'acquisition de matériels spécifiques. La circulaire n°2020-011 du 15 octobre 2020 annule et remplace les instructions prévues par l'ancien texte Il s’applique à toutes les places de la structure. Son montant est croissant avec le pourcentage d’enfants porteurs de handicap inscrits dans la structure et est plafonné à 1 300 euros par place et par an.»
[...]
«Désormais, le bonus “inclusion handicap” s’applique dès le premier enfant porteur de handicap inscrit dans la structure. Il s’applique à toutes les places de la structure. Son montant est croissant avec le pourcentage d’enfants porteurs de handicap inscrits dans la structure et est plafonné à 1 300 euros par place et par an. Les enfants porteurs de handicap entrant dans le calcul du bonus “inclusion handicap” répondent à l’un des critères suivants : l’enfant est bénéficiaire de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (Aeeh) ; l’enfant est inscrit dans un parcours bilan/intervention précoce, après une orientation par les plateformes départementales de coordination et d’orientation ; l’enfant est pris en charge régulièrement par un Centre d’Action MédicoSociale Précoce (Camsp) ; l’enfant est orienté par la Mdph vers une prise en charge en service d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) ou en service d’accompagnement familial et d’éducation précoce (SAFEP) ; l’enfant nécessite, sur diagnostic d’un centre hospitalier ou d’un médecin de Pmi, “une prise en charge globale thérapeutique, éducative ou rééducative compte tenu d’un développement inhabituel des acquisitions psychomotrices ou du diagnostic d’une pathologie ou d’une atteinte sensitive ou motrice grave” »...

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juriacm-jpa

New model of human brain 'conversations' could inform research on brain disease, cognition 21/10/2020

«The model offers a new tool for exploring individual differences in brain networks, which is critical to classifications of brain disorders and disease, as well as for understanding human behavior and cognitive abilities. The model highlights different brain structures ...” cells, groups of cells or specific regions ...” and the ongoing, overlapping series of "conversations" between those structures, which are tracked on a more precise time scale than has been previously afforded by other approaches. "The model gives us a new perspective on the brain that adds clarity to what we already know about how the brain functions," said Richard Betzel, senior author of a new study in Nature Neuroscience. Betzel is a professor in the IU Bloomington College of Arts and Sciences' Department of Psychological and Brain Sciences. "It highlights new organizational features that we hope to use down the road as diagnostic tools or as biomarkers for certain disorders." Because the new model vividly depicts individual differences in brain networks ...” the idiosyncratic signature or fingerprint that distinguishes one person's brain networks from another ...” the researchers believe it could be useful for classifying brain disorders and disease.»...

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scienceblog

La Cour des comptes severe sur l'action sociale de la branche Famille 12/10/2020

«Le rapport annuel de la Cour des comptes sur l'application des lois de financement de la sécurité sociale se penche entre autres sur l'action sociale de la branche Famille. Les dépenses ont connu une forte hausse mais "ne servent pas suffisamment l'accroissement des capacités d'accueil des jeunes enfants" et corrigent mal les inégalités territoriales, constate la Cour. Cnaf DR La Cour des comptes publie son rapport annuel sur l'application des lois de financement de la sécurité sociale. Portant sur la LFSS 2020, adoptée le 24 décembre 2019, le rapport revêt un aspect un peu surréaliste lorsqu'il commente la trajectoire de retour à l'équilibre des comptes entre 2010 et 2019, totalement annihilée en 2020 par la crise sanitaire. Et cela malgré les efforts évidents pour ne pas paraitre trop en décalage sur l'actualité. Au-delà de la question de l''équilibre des comptes, le rapport de la Cour n'en contient cependant pas moins de nombreuses informations intéressantes.»
[...]
« Fnas : des dépenses en hausse rapide… C'est notamment le cas de la partie consacrée à l'action sociale de la branche Famille. Avec un budget de 5,86 milliards d'euros en 2019, le fonds national d'action sociale (Fnas) de la Cnaf joue un rôle important dans les territoires, à travers le financement des établissements d'accueil du jeune enfant (Eaje), d'accueils de loisirs, de centres sociaux, de foyers de jeunes travailleurs, de lieux de soutien à la parentalité... La Cour des comptes constate que les dépenses d'action sociale de la branche Famille ont connu une forte hausse. Elles sont en effet passées de 4,65 milliards en 2012 à 5,76 milliards en 2018, soit une progression de près de 24%, nettement supérieure à celle du PIB (+15,8%). Ces dépenses d'action sociale progressent aussi alors que celles des prestations stagnent : pour une base 100 en 2012, les dépenses du Fnas sont à l'indice 123,9 en 2018, contre 99,5 pour les dépenses de prestations (sous l'effet de diverses réformes). Cette progression concerne notamment les deux grands postes de dépenses : l'accueil des enfants de 0 à 6 ans (3,65 milliards, 60% des dépenses et +27% depuis 2013) et le temps libre des enfants et de la famille (1,35 milliard, 22% des dépenses et +22,6% depuis 2013, dont +33% pour les activités périscolaires). Dans le même temps, le rapport constate que "la Cnaf a poursuivi le mouvement de centralisation de la gestion, laquelle reste perfectible". En effet, les dépenses d'action sociale sont déterminées par la Cnaf, la marge de manœuvre des CAF restant très limitée. Les fonds d'action sociale engagés de manière libre par les conseils d'administration des CAF ne représentent plus que 14% du total en 2018, contre 60% en 1995... Pour autant, la Cour estime que la gouvernance locale est "à mieux encadrer", pointant notamment les commissions trop nombreuses ou la nécessité d'accélérer la sortie de gestion d'équipements ou de services (les CAF gérant encore en direct 279 services – essentiellement des centres sociaux – à la fin de 2018). ...mais des créations de places qui ne suivent pas et des inégalités territoriales persistantes Sur le fond, la Cour des comptes relève, après bien d'autres rapports (voir par exemple notre article ci-dessous du 17 juillet 2020) que les dépenses d'action sociale de la branche Famille "ne servent pas suffisamment l'accroissement des capacités d'accueil des jeunes enfants". Lors de la COG 2013-2017, seules 62.500 places de crèches ont été effectivement créées, sur un objectif de 100.000. De même, la hausse des dépenses consacrées au financement de la prestation de service unique (PSU, près de 2,5 milliards et +27% depuis 2012), "n'a eu qu'un effet limité sur la capacité d'accueil. En outre, comme l'a déjà signalé la Cour, les établissements d'accueil de jeunes enfants financés par la PSU constituent la solution de garde qui est à la fois la plus coûteuse en frais de fonctionnement et la plus subventionnée par l'argent public". Un autre point faible relevé par la Cour réside dans la faible correction des inégalités territoriales durant la COG 2013-2017, alors qu'il s'agissait pourtant d'un objectif prioritaire. Même en tenant compte des différences dans les coûts du foncier et des loyers, il est difficile en effet d'expliquer les écarts entre des départements comme l'Aisne ou la Mayenne (dépense par enfant de 354 et 388 euros) et des départements comme Paris (2.808 euros) ou les Hauts-de-Seine (1.624 euros) Les dépenses en faveur de l'accueil des jeunes enfants sont donc "à mieux orienter". Ceci passe notamment par une "rénovation" des outils d'intervention (comme le contrat enfance jeunesse), une meilleure évaluation des besoins des familles selon les territoires, mais aussi une meilleure régulation de l'offre d'accueil de jeunes enfants. Enfin, la Cour des comptes propose de "réexaminer" l'implication de la branche famille dans le champ scolaire, les dépenses à ce titre étant passées de 272 à 530 millions entre 2012 et 2018. Certains des objectifs des contrats locaux d'accompagnement scolaire (Clas), financés par les CAF à hauteur de près de 31 millions en 2018, pourraient ainsi être revus. »...

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La Cour des comptes severe sur l'action sociale de la branche Famille 12/10/2020

«Le rapport annuel de la Cour des comptes sur l'application des lois de financement de la sécurité sociale se penche entre autres sur l'action sociale de la branche Famille. Les dépenses ont connu une forte hausse mais "ne servent pas suffisamment l'accroissement des capacités d'accueil des jeunes enfants" et corrigent mal les inégalités territoriales, constate la Cour. Cnaf DR La Cour des comptes publie son rapport annuel sur l'application des lois de financement de la sécurité sociale. Portant sur la LFSS 2020, adoptée le 24 décembre 2019, le rapport revêt un aspect un peu surréaliste lorsqu'il commente la trajectoire de retour à l'équilibre des comptes entre 2010 et 2019, totalement annihilée en 2020 par la crise sanitaire. Et cela malgré les efforts évidents pour ne pas paraitre trop en décalage sur l'actualité. Au-delà de la question de l''équilibre des comptes, le rapport de la Cour n'en contient cependant pas moins de nombreuses informations intéressantes.»
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« Fnas : des dépenses en hausse rapide… C'est notamment le cas de la partie consacrée à l'action sociale de la branche Famille. Avec un budget de 5,86 milliards d'euros en 2019, le fonds national d'action sociale (Fnas) de la Cnaf joue un rôle important dans les territoires, à travers le financement des établissements d'accueil du jeune enfant (Eaje), d'accueils de loisirs, de centres sociaux, de foyers de jeunes travailleurs, de lieux de soutien à la parentalité... La Cour des comptes constate que les dépenses d'action sociale de la branche Famille ont connu une forte hausse. Elles sont en effet passées de 4,65 milliards en 2012 à 5,76 milliards en 2018, soit une progression de près de 24%, nettement supérieure à celle du PIB (+15,8%). Ces dépenses d'action sociale progressent aussi alors que celles des prestations stagnent : pour une base 100 en 2012, les dépenses du Fnas sont à l'indice 123,9 en 2018, contre 99,5 pour les dépenses de prestations (sous l'effet de diverses réformes). Cette progression concerne notamment les deux grands postes de dépenses : l'accueil des enfants de 0 à 6 ans (3,65 milliards, 60% des dépenses et +27% depuis 2013) et le temps libre des enfants et de la famille (1,35 milliard, 22% des dépenses et +22,6% depuis 2013, dont +33% pour les activités périscolaires). Dans le même temps, le rapport constate que "la Cnaf a poursuivi le mouvement de centralisation de la gestion, laquelle reste perfectible". En effet, les dépenses d'action sociale sont déterminées par la Cnaf, la marge de manœuvre des CAF restant très limitée. Les fonds d'action sociale engagés de manière libre par les conseils d'administration des CAF ne représentent plus que 14% du total en 2018, contre 60% en 1995... Pour autant, la Cour estime que la gouvernance locale est "à mieux encadrer", pointant notamment les commissions trop nombreuses ou la nécessité d'accélérer la sortie de gestion d'équipements ou de services (les CAF gérant encore en direct 279 services – essentiellement des centres sociaux – à la fin de 2018). ...mais des créations de places qui ne suivent pas et des inégalités territoriales persistantes Sur le fond, la Cour des comptes relève, après bien d'autres rapports (voir par exemple notre article ci-dessous du 17 juillet 2020) que les dépenses d'action sociale de la branche Famille "ne servent pas suffisamment l'accroissement des capacités d'accueil des jeunes enfants". Lors de la COG 2013-2017, seules 62.500 places de crèches ont été effectivement créées, sur un objectif de 100.000. De même, la hausse des dépenses consacrées au financement de la prestation de service unique (PSU, près de 2,5 milliards et +27% depuis 2012), "n'a eu qu'un effet limité sur la capacité d'accueil. En outre, comme l'a déjà signalé la Cour, les établissements d'accueil de jeunes enfants financés par la PSU constituent la solution de garde qui est à la fois la plus coûteuse en frais de fonctionnement et la plus subventionnée par l'argent public". Un autre point faible relevé par la Cour réside dans la faible correction des inégalités territoriales durant la COG 2013-2017, alors qu'il s'agissait pourtant d'un objectif prioritaire. Même en tenant compte des différences dans les coûts du foncier et des loyers, il est difficile en effet d'expliquer les écarts entre des départements comme l'Aisne ou la Mayenne (dépense par enfant de 354 et 388 euros) et des départements comme Paris (2.808 euros) ou les Hauts-de-Seine (1.624 euros) Les dépenses en faveur de l'accueil des jeunes enfants sont donc "à mieux orienter". Ceci passe notamment par une "rénovation" des outils d'intervention (comme le contrat enfance jeunesse), une meilleure évaluation des besoins des familles selon les territoires, mais aussi une meilleure régulation de l'offre d'accueil de jeunes enfants. Enfin, la Cour des comptes propose de "réexaminer" l'implication de la branche famille dans le champ scolaire, les dépenses à ce titre étant passées de 272 à 530 millions entre 2012 et 2018. Certains des objectifs des contrats locaux d'accompagnement scolaire (Clas), financés par les CAF à hauteur de près de 31 millions en 2018, pourraient ainsi être revus. »...

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La Cour des comptes severe sur l'action sociale de la branche Famille 12/10/2020

«Le rapport annuel de la Cour des comptes sur l'application des lois de financement de la sécurité sociale se penche entre autres sur l'action sociale de la branche Famille. Les dépenses ont connu une forte hausse mais "ne servent pas suffisamment l'accroissement des capacités d'accueil des jeunes enfants" et corrigent mal les inégalités territoriales, constate la Cour. Cnaf DR La Cour des comptes publie son rapport annuel sur l'application des lois de financement de la sécurité sociale. Portant sur la LFSS 2020, adoptée le 24 décembre 2019, le rapport revêt un aspect un peu surréaliste lorsqu'il commente la trajectoire de retour à l'équilibre des comptes entre 2010 et 2019, totalement annihilée en 2020 par la crise sanitaire. Et cela malgré les efforts évidents pour ne pas paraitre trop en décalage sur l'actualité. Au-delà de la question de l''équilibre des comptes, le rapport de la Cour n'en contient cependant pas moins de nombreuses informations intéressantes.»
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« Fnas : des dépenses en hausse rapide… C'est notamment le cas de la partie consacrée à l'action sociale de la branche Famille. Avec un budget de 5,86 milliards d'euros en 2019, le fonds national d'action sociale (Fnas) de la Cnaf joue un rôle important dans les territoires, à travers le financement des établissements d'accueil du jeune enfant (Eaje), d'accueils de loisirs, de centres sociaux, de foyers de jeunes travailleurs, de lieux de soutien à la parentalité... La Cour des comptes constate que les dépenses d'action sociale de la branche Famille ont connu une forte hausse. Elles sont en effet passées de 4,65 milliards en 2012 à 5,76 milliards en 2018, soit une progression de près de 24%, nettement supérieure à celle du PIB (+15,8%). Ces dépenses d'action sociale progressent aussi alors que celles des prestations stagnent : pour une base 100 en 2012, les dépenses du Fnas sont à l'indice 123,9 en 2018, contre 99,5 pour les dépenses de prestations (sous l'effet de diverses réformes). Cette progression concerne notamment les deux grands postes de dépenses : l'accueil des enfants de 0 à 6 ans (3,65 milliards, 60% des dépenses et +27% depuis 2013) et le temps libre des enfants et de la famille (1,35 milliard, 22% des dépenses et +22,6% depuis 2013, dont +33% pour les activités périscolaires). Dans le même temps, le rapport constate que "la Cnaf a poursuivi le mouvement de centralisation de la gestion, laquelle reste perfectible". En effet, les dépenses d'action sociale sont déterminées par la Cnaf, la marge de manœuvre des CAF restant très limitée. Les fonds d'action sociale engagés de manière libre par les conseils d'administration des CAF ne représentent plus que 14% du total en 2018, contre 60% en 1995... Pour autant, la Cour estime que la gouvernance locale est "à mieux encadrer", pointant notamment les commissions trop nombreuses ou la nécessité d'accélérer la sortie de gestion d'équipements ou de services (les CAF gérant encore en direct 279 services – essentiellement des centres sociaux – à la fin de 2018). ...mais des créations de places qui ne suivent pas et des inégalités territoriales persistantes Sur le fond, la Cour des comptes relève, après bien d'autres rapports (voir par exemple notre article ci-dessous du 17 juillet 2020) que les dépenses d'action sociale de la branche Famille "ne servent pas suffisamment l'accroissement des capacités d'accueil des jeunes enfants". Lors de la COG 2013-2017, seules 62.500 places de crèches ont été effectivement créées, sur un objectif de 100.000. De même, la hausse des dépenses consacrées au financement de la prestation de service unique (PSU, près de 2,5 milliards et +27% depuis 2012), "n'a eu qu'un effet limité sur la capacité d'accueil. En outre, comme l'a déjà signalé la Cour, les établissements d'accueil de jeunes enfants financés par la PSU constituent la solution de garde qui est à la fois la plus coûteuse en frais de fonctionnement et la plus subventionnée par l'argent public". Un autre point faible relevé par la Cour réside dans la faible correction des inégalités territoriales durant la COG 2013-2017, alors qu'il s'agissait pourtant d'un objectif prioritaire. Même en tenant compte des différences dans les coûts du foncier et des loyers, il est difficile en effet d'expliquer les écarts entre des départements comme l'Aisne ou la Mayenne (dépense par enfant de 354 et 388 euros) et des départements comme Paris (2.808 euros) ou les Hauts-de-Seine (1.624 euros) Les dépenses en faveur de l'accueil des jeunes enfants sont donc "à mieux orienter". Ceci passe notamment par une "rénovation" des outils d'intervention (comme le contrat enfance jeunesse), une meilleure évaluation des besoins des familles selon les territoires, mais aussi une meilleure régulation de l'offre d'accueil de jeunes enfants. Enfin, la Cour des comptes propose de "réexaminer" l'implication de la branche famille dans le champ scolaire, les dépenses à ce titre étant passées de 272 à 530 millions entre 2012 et 2018. Certains des objectifs des contrats locaux d'accompagnement scolaire (Clas), financés par les CAF à hauteur de près de 31 millions en 2018, pourraient ainsi être revus. »...

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Quand eclate la bulle des sombres secrets 12/10/2020

«C'est un déferlement de communication d'Etat sur l'autisme qui s'est abattu sur la France ces derniers jours. Officiellement pour fêter le deuxième anniversaire du quatrième Plan autisme. Tous les leviers de propagande ont été mis en branle, depuis les tweets triomphaux de Macron jusqu'au bombardement de la presse par un déluge de communiqués. PUBLICITE Ads by Teads La plupart des médias ont reproduit les communiqués, changé au plus quelques mots, puis sont passés à autre chose.»
[...]
«En coulisses toutefois, le système gouvernemental de l’autisme vacille au bord de l’abîme. Sophie Cluzel, selon mes sources, est en panique. Macron en personne a sommé les députés de la majorité de faire bloc autour d’elle. Le cabinet de la ministre verrouille Wikipédia au mépris des règles de l’encyclopédie en ligne, tentant de censurer les contributeurs autistes, de transformer sa page en éloge-fleuve. Ce même cabinet ministériel téléphone aux journalistes pour leur dire que votre serviteur est "délirant", "en pleine dégringolade", "dépressif", bref un cas psychiatrique à éliminer – les connaisseurs des régimes de naguère apprécieront. Il va sans dire qu’un simple deuxième anniversaire d’un quatrième plan autisme, qui plus est sans date clairement définie, ne justifie pas en soi tout ce matraquage médiatique. L’objectif en est autre : noyer les révélations qui se multiplient sur les turpitudes de la gestion étatique de l’autisme. Ces derniers jours, entre autres, éclate ainsi le scandale Chronimed. Contrairement à ce que l’on a pu lire, ce scandale ne porte pas tant sur les dérives individuelles de quelques charlatans, mais plutôt sur la présence, durant des années, des figures de proue de pratiques dans le meilleur des cas fort douteuses dans l’entourage immédiat de C. Compagnon, la Madame Autisme non-élue du gouvernement, plaque tournante de la distribution des prébendes et des subventions. Celle-ci, au demeurant, interrogée, n’a pu fournir que des explications confuses et invérifiables. Quoi qu’il en soit, alors que de façon prouvable elle était au courant, à nul moment elle n’a condamné les figures majeures de pratiques, qui, appliquées à des animaux plutôt qu’à des enfants autistes, auraient suscité un tollé général, ni ne les a écartées du Comité national d’autisme ou de ses largesses, contrairement aux voix critiques qui durent endurer son courroux jupitérien. Au-delà de Chronimed, c’est tout un système fondé sur l’arbitraire, le culte du secret et le népotisme qui arrive à bout de souffle. Un système où une poignée de bureaucrates choisissait arbitrairement les représentants des associations, y compris contre la volonté explicite de ces dernières. Citait comme soutiens à ses projets pharaoniques des associations qui les condamnaient. Écartait les personnes gênantes des instances, alors même que, légalement, elles continuent d’en faire partie. Désignait à un très haut poste, comme responsable de l’homologation des formations, le patron… d’une entreprise de formation. Et ami d’une amie proche. Un réseau où le degré de copinage entre les insiders des couloirs ministériels est devenu tel que même les adversaires au charlatanisme n’osent prendre publiquement la parole, afin de ne pas mettre leur tête en cause. Où les instances non-élues, juges et parties, inventent mille indicateurs fantaisistes pour claironner des victoires à la Matamore. Et où, sans surprise, les familles et les personnes autistes sont, comme ci-devant, les dindons de la farce. »...

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ladepeche

Quand eclate la bulle des sombres secrets 11/10/2020

«C'est un déferlement de communication d'Etat sur l'autisme qui s'est abattu sur la France ces derniers jours. Officiellement pour fêter le deuxième anniversaire du quatrième Plan autisme. Tous les leviers de propagande ont été mis en branle, depuis les tweets triomphaux de Macron jusqu'au bombardement de la presse par un déluge de communiqués. PUBLICITE Ads by Teads La plupart des médias ont reproduit les communiqués, changé au plus quelques mots, puis sont passés à autre chose.»
[...]
«En coulisses toutefois, le système gouvernemental de l’autisme vacille au bord de l’abîme. Sophie Cluzel, selon mes sources, est en panique. Macron en personne a sommé les députés de la majorité de faire bloc autour d’elle. Le cabinet de la ministre verrouille Wikipédia au mépris des règles de l’encyclopédie en ligne, tentant de censurer les contributeurs autistes, de transformer sa page en éloge-fleuve. Ce même cabinet ministériel téléphone aux journalistes pour leur dire que votre serviteur est "délirant", "en pleine dégringolade", "dépressif", bref un cas psychiatrique à éliminer – les connaisseurs des régimes de naguère apprécieront. Il va sans dire qu’un simple deuxième anniversaire d’un quatrième plan autisme, qui plus est sans date clairement définie, ne justifie pas en soi tout ce matraquage médiatique. L’objectif en est autre : noyer les révélations qui se multiplient sur les turpitudes de la gestion étatique de l’autisme. Ces derniers jours, entre autres, éclate ainsi le scandale Chronimed. Contrairement à ce que l’on a pu lire, ce scandale ne porte pas tant sur les dérives individuelles de quelques charlatans, mais plutôt sur la présence, durant des années, des figures de proue de pratiques dans le meilleur des cas fort douteuses dans l’entourage immédiat de C. Compagnon, la Madame Autisme non-élue du gouvernement, plaque tournante de la distribution des prébendes et des subventions. Celle-ci, au demeurant, interrogée, n’a pu fournir que des explications confuses et invérifiables. Quoi qu’il en soit, alors que de façon prouvable elle était au courant, à nul moment elle n’a condamné les figures majeures de pratiques, qui, appliquées à des animaux plutôt qu’à des enfants autistes, auraient suscité un tollé général, ni ne les a écartées du Comité national d’autisme ou de ses largesses, contrairement aux voix critiques qui durent endurer son courroux jupitérien. Au-delà de Chronimed, c’est tout un système fondé sur l’arbitraire, le culte du secret et le népotisme qui arrive à bout de souffle. Un système où une poignée de bureaucrates choisissait arbitrairement les représentants des associations, y compris contre la volonté explicite de ces dernières. Citait comme soutiens à ses projets pharaoniques des associations qui les condamnaient. Écartait les personnes gênantes des instances, alors même que, légalement, elles continuent d’en faire partie. Désignait à un très haut poste, comme responsable de l’homologation des formations, le patron… d’une entreprise de formation. Et ami d’une amie proche. Un réseau où le degré de copinage entre les insiders des couloirs ministériels est devenu tel que même les adversaires au charlatanisme n’osent prendre publiquement la parole, afin de ne pas mettre leur tête en cause. Où les instances non-élues, juges et parties, inventent mille indicateurs fantaisistes pour claironner des victoires à la Matamore. Et où, sans surprise, les familles et les personnes autistes sont, comme ci-devant, les dindons de la farce. »...

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ladepeche

Droits des personnes handicapees : Quid de la Convention de l'ONU 10/10/2020

«Pourquoi la Convention Internationale des Nations Unies relative aux Droits des Personnes Handicapées n'est-elle pas appliquée au pays des droits de l'Homme ? Par Stéphane FORGERON. Outil juridique de promotion des droits humains, la Convention Internationale de l'ONU relative aux Droits des Personnes Handicapées (CIDPH) a été adoptée le 13 décembre 2006 par l'Assemblée Générale des Nations Unies, puis ratifiée par le Parlement français le 18 février 2010. Cette Convention est censée constituer une avancée majeure pour près de 12 millions de citoyens vivant avec un handicap.»
[...]
«Exercer réellement les droits de tous les citoyens Cette Convention a pour finalité de ” promouvoir, protéger et assurer ” la dignité, l’égalité devant la loi, les droits humains et les libertés fondamentales, ainsi que la participation active à la vie politique, économique, sociale et culturelle des personnes handicapées. À travers cette Convention, les droits reconnus aux personnes handicapées ne représentent pas des droits supplémentaires ; ce sont des dispositions leur permettant d’exercer réellement les droits de tous les citoyens (ex. accessibilité, éducation, emploi, logement, santé). Or, ratifier un texte international n’est pas suffisant pour rétablir l’égalité des droits d’une population particulièrement défavorisée : encore faut-il mettre en œuvre les engagements pris par le Parlement inscrits dans cette Convention ? Au pays des droits de l’Homme, les gouvernements successifs depuis 2010 refusent d’appliquer la CIDPH, considérant que la Loi de 2005 va au-delà de cette Convention. Quant aux administrations, et en premier lieu la Direction Générale de la Cohésion Sociale, elles font preuve d’une arrogance sans limite, affirmant dans des groupes de travail européens que ” la France confirme la conformité de son droit interne avec les dispositions de la Convention ONU pour les droits des personnes handicapées : avec la promulgation le 11 février 2005 de la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en situation de handicap, et la publication de près d’une centaine de textes règlementaires d’application, la France a été l’un des premiers pays membre de l’Organisation des Nations Unies à assurer une place à part entière aux personnes en situation de handicap dans la vie de la cité. Au moment de la ratification par la France de la convention des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées, la plupart des dispositions souhaitées par l’ONU étaient déjà en application en droit français.[1] ” Les rares associations travaillant sur la mise en œuvre de cette Convention ne décolèrent pas face à un tel mensonge du pouvoir administratif. Pour autant, l’essentiel est ailleurs pour le pays des droits de l’Homme : il a une image à défendre même si celle-ci est grandement tronquée. Montrer au reste du monde que la France fait mieux que les autres pays est une priorité nationale. Tout en violant les principes de la CIDPH dans son droit interne, la France ne peut pas perdre la face ! Un rapport accablant des Nations Unies sur le respect des droits des personnes handicapées en France Le rapport des services des Nations Unies sur le non-respect de la CIDPH[2] par la France est pourtant accablant, dénonçant sans langue de bois la politique publique de discrimination systémique du pays des droits de l’Homme, à la lumière des normes et règles internationales relatives aux droits humains. L’absence d’égalité des droits entre les Français vivant avec un handicap et le reste de la population ressort à chaque rubrique de ce rapport, tellement la situation est préoccupante. La France ayant ratifié cette Convention, elle aurait dû à minima initier un processus d’harmonisation pour adapter toute sa législation nationale aux obligations de la Convention, afin de garantir pleinement la participation des personnes handicapées et des associations censées les défendre. Or, sans stratégie en matière de sensibilisation et d’information sur le contenu de la Convention et ses enjeux auprès du grand public et des personnes handicapées, il ne faut pas s’attendre à des miracles ! Cette situation arrange beaucoup d’acteurs institutionnels, même si les déclarations officielles laissent penser le contraire. Que faire lorsque les lois ou une Convention votées par le Parlement ne sont pas appliquées ? Pour l’État et sa technostructure, la CIDPH est avant tout une déclaration de bonnes intentions, et pour ses hauts fonctionnaires la loi de 2005 respecte les droits de l’Homme, la CIDPH n’apportant aucune avancée. Des décalages importants dans les textes Pourtant, des décalages très importants dans les textes, les modèles (médical versus social du handicap), les politiques et les pratiques sont à relever, et l’esprit de la Convention n’a pas été compris par la représentation nationale au moment des débats parlementaires pour sa ratification. Tout étudiant en droit apprend que les traités et conventions internationales sont supérieurs en droit à une loi (Art. 55 de la Constitution), la doctrine étant constante pour ce qui est de leur effectivité : la hiérarchie des normes les place au-dessus des lois. Ainsi, une stipulation de la CIDPH devrait être d’effet direct en droit interne, c’est-à-dire applicable par le juge dans les litiges qui lui sont soumis. Le rapport Blatman[3] précise toutefois ” dès lors qu’elle est suffisamment précise et inconditionnelle “. Qu’entend-on par stipulation suffisamment précise et inconditionnelle ? Si, par exemple, une stipulation d’une convention est jugée trop générale, elle n’a pas d’effet direct et requiert des dispositions complémentaires (ex. décret d’application rédigé par les administrations) en droit interne. D’après Michel BLATMAN, conseiller honoraire à la Cour de cassation, ” pour qu’une disposition conventionnelle soit reconnue d’effet direct, elle doit satisfaire certains critères : être suffisamment précise et inconditionnelle, avoir pour objet de garantir des droits au profit des particuliers et ne pas nécessiter de mesures complémentaires de l’État pour produire des effets à l’égard des particuliers “. Cependant, le Conseil constitutionnel a une fâcheuse habitude de ” botter en touche ” : cette juridiction décline depuis fort longtemps sa compétence pour apprécier la conformité d’une loi aux stipulations d’un traité ou d’une convention internationale. Son argumentaire est constant en l’espèce : la juridiction suprême de la République française se limite à un contrôle de constitutionnalité et non de conventionalité. Du reste, pour cette juridiction, toute disposition en faveur de la population handicapée implique ” la mise en œuvre d’une politique de solidarité nationale[4] ” Pas de réelle contrainte ni sanction Aussi, les stipulations de la CIDPH n’ont pas d’effet direct (ou force de loi) en droit français, dès lors que les dispositions ne sont pas jugées suffisamment détaillées ou précises par le pouvoir administratif. En conséquence, l’exécutif peut bloquer l’application de toute Convention pendant des décennies bien qu’adoptée par la représentation nationale. La CIDPH est entrée dans notre droit national, sans réelle contrainte ni sanction si l’État ne transpose pas en droit interne les dispositions de la Convention. »...

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Qui sont ces parents qui font l'ecole a la maison et qui ne veulent pas que ca s'arrete ? 10/10/2020

«Qui sont ces parents qui font l'école à la maison et qui ne veulent pas que ça s'arrête ? Par Paul GRATIAN En France, environ 50 000 enfants ont classe à leur domicile et non à l'école. Cette possibilité est remise en cause par le gouvernement dans son projet de loi contre le séparatisme. Les motivations des parents ayant opté pour l'Instruction en famille (IEF) sont très diverses. De l’instruction hors de l’école, on a souvent l’image du couple de voyageurs parti faire un tour du monde avec ses enfants. Mais les motivations des milliers de parents qui ont recours à l’IEF (Instruction en famille) chaque année sont bien plus diverses.»
[...]
«« Ma fille est autiste et je n’ai malheureusement pas eu d’autre choix » Lorsqu’Emmanuel Macron a annoncé la fin de l’instruction à domicile, Julie (qui a choisi elle aussi de garder l’anonymat) était à table avec son mari. « Cette mesure, on la craignait, on la redoutait. Elle nous a révoltés. J’ai vu mon mari pleurer pour la première fois de ma vie », nous confie-t-elle. Pour sa fille aujourd’hui âgée de 10 ans, l’instruction à domicile a commencé il y a cinq ans. Julie pensait d’abord inscrire à l’école sa fille, diagnostiquée autiste à l’âge de 2 ans. « La directrice, qui allait être sa maîtresse, nous a d’abord dit qu’il n’y avait pas de problème. Et puis, deux jours après, elle nous a affirmé qu’elle ne l’accueillerait que deux heures par semaine. « Ce n’est pas la SPA ici », a-t-elle affirmé. Une phrase extrêmement violente qui s’ajoute à toutes les discriminations auxquels on doit faire face », n’a pas oublié cette mère. Le cartable reste depuis dans le placard. La famille a bien tenté de contacter d’autres écoles, mais toutes ont expliqué qu’elles n’étaient ni équipées ni adaptées. « Alors, nous avons dû avoir recours au CNED, explique Julie. On n’avait pas le choix, il fallait protéger notre enfant contre toute maltraitance possible. » La mère a abandonné son travail pour s’occuper de sa fille. « C’est du sport, c’est beaucoup de travail, mais ça se passe bien. Ma fille, aujourd’hui en CM1, est heureuse, épanouie, elle réussit bien. » Alors, hors de question de la faire retourner dans une école « où on ne la veut pas ». Le projet de loi contre les séparatismes précise bien que l’instruction à domicile sera possible pour « impératif de santé ». Mais Julie redoute que sa fille n’entre pas dans les critères, l’autisme n’étant pas une maladie. « Stigmatiser les enfants et les familles ayant recours à l’IEF sous couvert de radicalisation est ridicule. Il y a bien des enfants radicalisés dans les écoles et on ne ferme pas les écoles pour autant, si ? », s’interroge-t-elle. Si la fin de l’instruction à domicile était confirmée, la famille envisage carrément de tirer un trait sur sa vie en France et de quitter le pays pour s’installer en Suède, à contrecœur. »...

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ouest-france

Julian Assange, de Wikileaks, est Asperger et souffre de depression | Le Club de Mediapart 10/10/2020

«Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, souffre du syndrome d'Asperger et de dépression, d'après une présentation au tribunal Par Bill Goodwin, Computer Weekly Publié : 23 Sep 2020 Julian Assange a été diagnostiqué avec le syndrome d'Asperger, une dépression sévère et d'autres problèmes de santé mentale qui le mettent en danger de suicide, a-t-on appris au tribunal lors de son audience d'extradition. Assange court un grand risque de se suicider s'il est extradé vers les Etats-Unis, ont déclaré des experts médicaux lors de l'audience à l'Old Bailey. La santé mentale d'Assange et le risque de suicide sont l'un des principaux facteurs qui détermineront si le fondateur de WikiLeaks peut être extradé vers les Etats-Unis.»
[...]
«Dans deux affaires qui ont fait jurisprudence, le Royaume-Uni a refusé l'extradition de Gary McKinnon en 2012 et de Lauri Love en 2018 pour répondre à des accusations de piratage informatique aux États-Unis au motif qu'ils étaient atteints du syndrome d'Asperger et de dépression - des conditions qui les exposaient à un risque de suicide. Ces deux derniers jours, des experts médicaux ont déclaré aux juges de l'Old Bailey qu'Assange souffrait de dépression et d'autisme, et qu'il serait donc exposé à un risque élevé de suicide si le tribunal ordonnait son extradition vers une prison américaine. Assange a été inculpé de 17 chefs d'accusation en vertu de la loi américaine sur l'espionnage et d'un chef d'accusation en vertu de la loi américaine sur la fraude et les abus informatiques, après avoir reçu des centaines de milliers de documents gouvernementaux ayant fait l'objet d'une fuite de la part de l'ancien soldat américain Chelsea Manning. Le fondateur de WikiLeaks fait face à d'autres allégations selon lesquelles il aurait conspiré avec des pirates informatiques pour les encourager à obtenir des documents secrets du gouvernement américain. Le syndrome d'Asperger Lors de son témoignage mercredi, Quinton Deeley, psychiatre consultant du NHS, a déclaré avoir diagnostiqué le syndrome d'Asperger chez Assange . Deeley a diagnostiqué cette condition après avoir observé Assange passer un test de deux heures en janvier 2020 et six heures d'entretiens téléphoniques avec Assange en juillet 2020. Il a déclaré qu'Assange était une personne intelligente, avec une capacité de pensée analytique et de compréhension des systèmes, mais qu'il avait des difficultés à comprendre les autres personnes. "Avec de la réflexion, il peut se résoudre à comprendre ce que les autres pensent et ressentent, mais dans son expérience quotidienne, il est peu conscient", a-t-il déclaré au tribunal. Le psychiatre a déclaré à la cour que le syndrome d'Asperger d'Assange signifiait qu'il ruminait de manière obsessionnelle et que, compte tenu de ses antécédents de dépression, il courrait un risque élevé de suicide s'il devait être extradé vers une prison américaine. Julian Assange court un grand risque de se suicider s'il est extradé vers une prison américaine, a entendu le tribunal "C'est un résultat qu'il craint, un résultat qu'il redoute. Il a toujours dit qu'il trouverait cette épreuve insupportable", a déclaré M. Deeley. "La réalité de la situation est que les gens qui sont déterminés à se suicider vont se suicider", a-t-il déclaré au tribunal. James Lewis QC pour l'accusation a demandé à Deeley s'il savait qu'Assange était l'hôte d'une émission de télévision en 2012, et s'est engagé dans un "échange conversationnel" au Club Frontline pour les journalistes en 2010. Lorsqu'une vidéo du discours d'Assange au Frontline Club a été diffusée au tribunal, Deeley a déclaré qu'Assange avait présenté un "monologue impressionnant" sur un sujet dont il est expert, mais qu'il trouvait l'interaction spontanée plus difficile. Assange avait montré des signes d'autisme dans son enfance, a déclaré Deeley, notamment une préférence pour le jeu solitaire, et à l'adolescence, il a développé des amitiés avec un petit nombre de personnes "geeky" qui partageaient son intérêt pour l'informatique. Le psychiatre a interrogé un ami australien d'Assange, qui lui a dit qu'Assange se comportait souvent de manière inhabituelle. Il était normal pour lui d'aller dans les cafés et de déplacer les chaises, d'aller derrière le bar pour changer la musique en quelque chose qu'il aimait ou de prendre une photo sur le mur pour la regarder. Il ne pouvait pas supporter les bavardages, parler de football ou du temps qu'il faisait. Il parlait par-dessus les gens, les interrompait et les coupait, non pas parce qu'il était arrogant, mais parce qu'il avait une idée et qu'il voulait l'exprimer. Deeley a déclaré qu'il semblait y avoir des antécédents de troubles du spectre autistique dans la famille d'Assange. Sa mère s'est identifiée comme étant "autiste" et sa grand-mère s'est isolée dans sa chambre pour apprendre le latin. Hallucinations auditives Michael Kopelman, responsable de neuropsychiatrie au King's College de Londres, a déclaré qu'Assange souffrait d'autisme, de crises de dépression et avait eu des hallucinations auditives. "Pour un psychiatre, le risque de suicide en cas d'extradition est très élevé", a déclaré M. Kopelman à la cour. Lors de son témoignage du mardi 22 septembre, M. Kopelman a déclaré qu'Assange avait rédigé un testament et s'était confessé à un prêtre catholique, qui lui a donné l'absolution. Le tribunal a appris qu'Assange avait été trouvé en possession d'une grande quantité de paracétamol et avait été accusé de possession d'une lame de rasoir dans sa cellule à la prison de Belmarsh, dans le sud-est de Londres. À une autre occasion, Assange a déclaré avoir eu une "expérience de mort imminente". Possibilité de simulation ? Lewis a demandé à Kopelman s'il avait déjà remarqué des prisonniers qui faisaient des simagrées ou qui exagéraient leurs symptômes. M. Kopelman a dit : "Je suis très conscient, en tant que personne qui a traité de nombreuses situations, de la possibilité de simulation, et j'en étais conscient dans ce cas." L'avocat de l'accusation a demandé à M. Kopelman pourquoi il n'avait pas mentionné dans son rapport qu'Assange avait lu le British Medical Journal. Il a également déclaré que Kopelman n'avait pas inclus dans son rapport médical des éléments consignés dans les notes d'Assange, notamment des exemples où Assange semblait détendu et avait nié s'être infligée des blessures. Kopelman a dit qu'il essayait d'écrire un résumé pour la cour, et que son rapport était plus complet que celui des autres experts médicaux de l'affaire. "J'ai inclus des choses qu'il dit être positives sur sa santé mentale et des choses qui sont négatives. Je n'ai pas tout inclus", a-t-il déclaré. Le procès se poursuit. Commentaire : Que Julian Assange soit autiste Asperger n'est pas vraiment étonnant. Il en a toutes les qualités. Le diagnostic présenté au tribunal est plus sérieux que ceux posthumes d'Einstein, Perceval, Mozart ou autres. En ce qui me concerne, je soutiens Julian Assange, pour toutes les informations importantes qu'il a contribué à faire connaître, qu'il soit Asperger ou non. »...

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blogs.mediapart

Allocation journaliere du proche aidant 02/10/2020

«L'allocation journalière du proche aidant (AJPA) est dès à présent versée aux personnes assistant un proche en perte d'autonomie ou en situation de handicap, qui bénéficient notamment du congé de proche aidant. Depuis la loi d'adaptation de la société au vieillissement (ASV) datant de 2017, le congé de proche aidant existe et permet de venir en aide à un membre de son entourage en perte d'autonomie. Aucune rémunération n'étant perçue pendant ce congé, peu de personnes en ont fait la demande. Le gouvernement a donc instauré l'allocation journalière du proche aidant (AJPA), une aide destinée à soutenir financièrement les aidants.»
[...]
«Une indemnisation grâce à l’AJPA L’AJPA est entrée en vigueur le 1er octobre 2020 avec la publication d’un décret précisant ses modalités. Il a pour objectif de limiter la perte financière qu’implique la prise d’un congé de proche aidant et d'inciter les millions de Français qui accompagnent au quotidien des proches à le demander. Comment bénéficier de cette allocation ? Pour bénéficier de l’AJPA, les conditions sont similaires à celles du congé de proche aidant précédemment mentionnées. En plus des salariés, elle est accessible pour les demandeurs d’emploi indemnisés. La durée est elle aussi limitée dans le temps et s’élève à 66 jours au total, avec une restriction de 22 jours par mois. Le versement de l’allocation journalière du proche aidant est réalisé par la CAF ou la MSA (Mutualité sociale agricole) après une demande en ligne ou par le biais d’un formulaire papier. Un document émanant de la Maison départementale des personnes handicapés (Mdph) ou du Conseil départemental attestant un taux d’incapacité de la personne aidée au moins égal à 80 % ou un GIR entre 1 et 3 est requis pour compléter le dossier. Tous les mois, l’organisme vous fera parvenir une attestation à remplir et à retourner pour maintenir le versement de l’aide. Les bénéficiaires de l’AJPA sont également éligibles à l'assurance vieillesse du parent au foyer (AVPF), un soutien financier supplémentaire pour les aidants. Quel est le montant de l’allocation journalière du proche aidant ? Le montant de l’AJPA se base sur celui de l’allocation journalière de présence parentale (AJPP) et ne dépend pas des revenus de l’aidant. Ainsi, les personnes vivant en couple peuvent percevoir 44,83 euros par jour et les personnes isolées 52,08 euros. »...

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demarchesadministratives

Decret n° 2020-1208 du 1er octobre 2020 relatif a l'allocation journaliere du proche aidant et l'allocation journaliere de presence parentale - Legifrance 02/10/2020

«Il est créé un chapitre VIII bis au titre VI du livre I du code de la sécurité sociale (partie réglementaire) ainsi rédigé : « Chapitre VIII bis « Allocation journalière du proche aidant « Art. D. 168-11.
• Pour bénéficier de l'allocation journalière du proche aidant, les personnes mentionnées à l'article L. 168-8 adressent leur demande au moyen d'un formulaire homologué en vigueur à leur organisme débiteur des prestations familiales lorsqu'elles ou un membre de leur foyer sont allocataires. Dans les autres situations, les personnes susmentionnées adressent ce formulaire à l'organisme débiteur des prestations familiales déterminé en application des dispositions de l'article R. 514-1. « La demande d'allocation est accompagnée des pièces prévues aux 3° et 4° de l'article D. 3142-8 du code du travail. « Pour les personnes mentionnées aux articles L. 7221-1 et L. 7311-3 du code du travail, au 1° et au dernier alinéa de l'article L. 611-1 du présent code et à l'article L. 722-9 du code rural et de la pêche maritime, la demande d'allocation est complétée par une déclaration attestant la suspension ou la réduction de l'activité professionnelle. Pour chacun des mois de demande de versement de l'allocation, elles adressent à l'organisme débiteur des prestations familiales une déclaration attestant le nombre de journées ou de demi-journées d'interruption d'activité prises au cours du mois considéré.»...

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legifrance.gouv

Decret n° 2020-1208 du 1er octobre 2020 relatif a l'allocation journaliere du proche aidant et l'allocation journaliere de presence parentale - Legifrance 02/10/2020

«Il est créé un chapitre VIII bis au titre VI du livre I du code de la sécurité sociale (partie réglementaire) ainsi rédigé : « Chapitre VIII bis « Allocation journalière du proche aidant « Art. D. 168-11.
• Pour bénéficier de l'allocation journalière du proche aidant, les personnes mentionnées à l'article L. 168-8 adressent leur demande au moyen d'un formulaire homologué en vigueur à leur organisme débiteur des prestations familiales lorsqu'elles ou un membre de leur foyer sont allocataires. Dans les autres situations, les personnes susmentionnées adressent ce formulaire à l'organisme débiteur des prestations familiales déterminé en application des dispositions de l'article R. 514-1. « La demande d'allocation est accompagnée des pièces prévues aux 3° et 4° de l'article D. 3142-8 du code du travail. « Pour les personnes mentionnées aux articles L. 7221-1 et L. 7311-3 du code du travail, au 1° et au dernier alinéa de l'article L. 611-1 du présent code et à l'article L. 722-9 du code rural et de la pêche maritime, la demande d'allocation est complétée par une déclaration attestant la suspension ou la réduction de l'activité professionnelle. Pour chacun des mois de demande de versement de l'allocation, elles adressent à l'organisme débiteur des prestations familiales une déclaration attestant le nombre de journées ou de demi-journées d'interruption d'activité prises au cours du mois considéré.»...

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legifrance.gouv

Vidéo Immersion a l'INJS, l'ecole des jeunes sourds - Sept a huit | TF1 27/09/2020

«Immersion à l'INJS, l'école des jeunes sourds L'Institut national des jeunes sourds de Paris est la première école destinée à l'enseignement des»...

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tf1

Brain signal imbalance tracks with sex and with camouflaging autism traits | Spectrum | Autism Research News 19/09/2020

«Autistic men show a greater imbalance between excitatory and inhibitory signaling in the medial prefrontal cortex than autistic women do, a new study has found1. The sex difference in this brain area, which is involved in social behavior and cognition, could help explain why autistic women seem to camouflage their autism more often than autistic men do, researchers say. The work builds on the signaling imbalance theory of autism, which proposes that autism is the result of too much excitation or too little inhibition in the brain. Researchers have been hard pressed to directly measure this imbalance, also known as the E:I ratio. Some studies have relied on patch clamps, devices that measure electrical activity cell by cell in brain slices or in sedated animals and that are too invasive to be used in people2. Other studies have inferred the E:I ratio from neural activity patterns in brain scans, relying on a measure called the 1/f slope, which gauges how ...˜noisy' or random a signal is3. A related measure called the Hurst exponent (H) informs the new results. The larger H is, the less noisy the brain signals and the more typical the balance between inhibition and excitation. In 2010, members of the same research team reported that H was significantly lower in the brains of autistic men than in neurotypical men4. For the new study, they wanted to find out if the same holds true for women. They used brain scans from the earlier study, collected using a technique called functional magnetic resonance imaging (fMRI). "We thought that perhaps a metric like H could help give us that window into E:I mechanisms," says co-lead researcher Michael Lombardo, senior researcher of neurodevelopmental disorders at the Istituto Italiano di Tecnologia in Genoa, Italy. "It was a good opportunity to test that question with imaging data, but we had to do a lot of groundwork to get to that point." Measuring imbalance: That groundwork began with computational models, which Lombardo's team used to predict how changes to the E:I ratio would affect 1/f slope and H in fMRI measurements. The models predicted that as excitation increases, brain signals get noisier, the 1/f slope flattens and the value of H drops.»...

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spectrumnews

Response to Placebo in Fragile X Syndrome Clinical Trials: An Initial Analysis - PubMed 18/09/2020

«Abstract Fragile X syndrome (FXS) is the leading cause of inherited intellectual disability and autism spectrum disorder. Individuals with FXS often present with a wide range of cognitive deficits and problem behaviors. Educational, behavioral and pharmacological interventions are used to manage these and other complex issues affecting individuals with FXS. Despite the success of preclinical models and early-phase drug clinical studies in FXS, large-scale randomized-controlled trials have failed to meet primary endpoints. Currently, no targeted or disease-modifying treatments for FXS have received regulatory approval. Here, we examined the placebo response in FXS clinical trials conducted between 2006 and 2018. Specifically, we performed a meta-analysis of placebo-treated groups in eight double-blind, randomized controlled trials. Placebo groups demonstrated significant improvements on caregiver-rated efficacy endpoints, which were greater in adolescents and adults than in children. Among the latter measures, the Visual Analog Scale scores displayed the greatest improvements, whereas the positive effects on the Vineland-II Adaptive Behavior Composite and the Aberrant Behavior Checklist-Community/fragile X version were statistically significant in both children and adolescents/adults. Although the Clinical Global Impression scale Improvement appears to have exhibited a substantial placebo effect in multiple clinical trials in FXS, limited data availability for meta-analysis, prevented us from drawing conclusions. No placebo-related improvements were observed in performance-rated measures. These findings raise substantial concerns about placebo effects in outcome measures commonly used in the randomized-controlled trials in FXS and suggest several potential improvements in the study design and implementation of such trials. Considering the small number of trials available for this study, larger and more detailed follow up meta-analyses are needed. Meanwhile, efforts to improve the measurement properties of endpoints and rater training in drug trials in FXS should be prioritized.»...

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pubmed.ncbi.nlm.nih

Reduced Language Lateralization in Autism and the Broader Autism Phenotype as Assessed with Robust Individual...Subjects Analyses - Jouravlev - - Autism Research - Wiley Online Library 18/09/2020

«Abstract One of the few replicated functional brain differences between individuals with autism spectrum disorders (ASD) and neurotypical (NT) controls is reduced language lateralization. However, most prior reports relied on comparisons of group...level activation maps or functional markers that had not been validated at the individual...subject level, and/or used tasks that do not isolate language processing from other cognitive processes, complicating interpretation. Furthermore, few prior studies have examined functional responses in other brain networks, as needed to determine the spatial selectivity of the effect. Using functional magnetic resonance imaging (fMRI), we compared language lateralization between 28 adult ASD participants and carefully pairwise...matched controls, with the language regions defined individually using a well...validated language "localizer" task. Across two language comprehension paradigms, ASD participants showed less lateralized responses due to stronger right hemisphere activity. Furthermore, this effect did not stem from a ubiquitous reduction in lateralization of function across the brain: ASD participants did not differ from controls in the lateralization of two other large...scale networks...”the Theory of Mind network and the Multiple Demand network. Finally, in an exploratory study, we tested whether reduced language lateralization may also be present in NT individuals with high autism...like traits. Indeed, autistic trait load in a large set of NT participants (n = 189) was associated with less lateralized language responses. These results suggest that reduced language lateralization is robustly associated with autism and, to some extent, with autism...like traits in the general population, and this lateralization reduction appears to be restricted to the language system.»...

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onlinelibrary.wiley

Habilitation CNIA - GNCRA 04/09/2020

«Habilitation CNIA Le GNCRA est l'opérateur désigné par l'Etat pour délivrer des habilitations concernant le Certificat National d'Intervention en Autisme (CNIA), par un décret en date du 17 aout 2020 En lien avec la Délégation interministérielle à la stratégie nationale pour l'autisme au sein des TND (DIA) et la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), l'appel à candidatures est lancé le vendredi 28 aout 2020, sur le site internet du GNCRA Le décret n°2020-1064 du 17 aout 2020 relatif au certificat national d’intervention en autisme L’arrêté du 17 aout 2020 relatif aux référentiels de compétence, de formation et d’évaluation des certificats nationaux d’intervention en autisme de premier et second degré Pour toute question, nous vous invitons à contacter Valentine Hénon à l’adresse cnia@gncra.fr 📥 Dépôt des demandes d’habilitation Les dossiers sont à envoyer de façon dématérialisée par mail à l’adresse cnia@gncra.fr, au plus le 30 octobre 2020 à 16h00.»
[...]
«Vous pouvez consulter les documents suivants : Le décret n°2020-1064 du 17 aout 2020 relatif au certificat national d’intervention en autisme L’arrêté du 17 aout 2020 relatif aux référentiels de compétence, de formation et d’évaluation des certificats nationaux d’intervention en autisme de premier et second degré Pour toute question, nous vous invitons à contacter Valentine Hénon à l’adresse cnia@gncra.fr 📥 Dépôt des demandes d’habilitation Les dossiers sont à envoyer de façon dématérialisée par mail à l’adresse cnia@gncra.fr, au plus le 30 octobre 2020 à 16h00. Ils doivent être composés d’une partie administrative (identification du candidat, catalogue de formation, règlement intérieur…) et d’une partie projet (description du projet, moyens associés, modalités de mise en œuvre…). Télécharger l’avis Télécharger le cahier des charges Foire aux questions Vous pouvez poser toutes vos questions du 28 août 2020 au 23 octobre 2020 à l’adresse suivante : cnia@gncra.fr. Les réponses seront prochainement mises en ligne sur le site sous forme de FAQ qui sera régulièrement mise à jour. Calendrier du CNIA missing Le CNIA, c’est quoi ? »...

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gncra

Video - Rentree scolaire : la France mauvaise eleve du handicap 01/09/2020


«Depuis sept ans, il y a une amélioration : 385 000 enfants en situation de handicap iront à l'école mardi 1er septembre, c'est 6% de plus par rapport à 2019 et 18% de plus par rapport à 2013. Mais les associations et les chercheurs en conviennent : plus un enfant a besoin d'aide extérieure, plus il aura de difficultés à être scolarisé. Rares sont les enfants polyhandicapés à intégrer une école. Pour ceux qui présentent des troubles verbaux comme les autistes, c’est compliqué là aussi. Pour les enfants présentant un handicap invisible comme la dyslexie, l’accès à l’école est plus aisé, mais c’est l’accessibilité aux cours qui reste inadaptée en France.» [...]
«Pas d'exclusion en Italie Pour ceux qui présentent des troubles verbaux comme les autistes, c’est compliqué là aussi. Pour les enfants présentant un handicap invisible comme la dyslexie, l’accès à l’école est plus aisé, mais c’est l’accessibilité aux cours qui reste inadaptée en France. Un pays européen est plus avancé que les autres. En Italie, tous les enfants sont scolarisés car il n’existe pas d’écoles spécialisées. Les écoles de Belgique accueille 7 000 enfants handicapés français. »...

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francetvinfo

ALSH L'accueil des enfants ''extraordinaires'' - Corbigny (58800) 01/09/2020

«Les actions famille du Centre social et culturel du Pays corbigeois ont mis en lumière les besoins des parents autour de l'accompagnement de leur enfant en situation de handicap. En particulier : sentiment d'isolement, difficulté à prendre ou à faire prendre en charge leur enfant en situation de handicap, besoin d'être rassurés quant à la prise en charge en collectivité, besoin de répit, souhait d'inclusion et d'accueil en milieu ordinaire et non spécialisé.»
[...]
« Pour répondre en partie à ces besoins, le secteur familles a mis en place, en septembre 2019, un forum autour des enfants extraordinaires. Il a mobilisé une cinquantaine de parents et de professionnels. Pour poursuivre la dynamique, la référente familles et le coordinateur enfance jeunesse ont réfléchi ensemble à l'amélioration de l'accueil du centre de loisirs afin de permettre l'intégration des enfants avec des particularités. Ces informations permettent aux animateurs de mieux accueillir et accompagner l'enfant durant la journée de façon individualisée. Elles rassurent les parents sur la prise en charge de leur enfant durant les vacances. En effet, les animateurs échangent tous les soirs sur le déroulé de la journée et la référente familles contacte la famille afin de faire un bilan sur la qualité d'accueil de l'enfant durant les vacances. Environnement humain Cet été, le centre social a donc proposé aux parents de remplir un document de synthèse où ils présentent leur enfant avec son environnement humain : les professionnels impliqués (ergothérapeute, médecin, psychologue). Les intérêts, les particularités, les besoins, les limites, les forces et les qualités de l'enfant sont recensés, comme les comportements que l'enfant peut avoir et les réponses apportées par les parents. Pour cette rentrée 2020, l'expérimentation sera élargie à l'accueil périscolaire. Disponible. Le document "Je présente mon enfant" est disponible à l'accueil du centre social. »...

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lejdc

TRIBUNE. ''L'obligation de former les 16-18 ans : un droit historique pour notre jeunesse, un devoir pour tous'' 31/08/2020

«Voici la tribune de Sylvie Charrière, de Christine Cloarec, de Fiona Lazaar et de plus d'une centaines de députés sur la formation des 16-18 ans : L'obligation de formation des jeunes âgés de 16 à 18 ans : un droit historique pour notre jeunesse, un devoir pour "tous" "Si la confiance dans la jeunesse revient, c'est la confiance dans le pays qui sera de nouveau confortée", a déclaré Jean Castex, le Premier ministre. La réussite de notre jeunesse, c'est assurer un avenir à notre pays. L'accompagner, l'aider et la soutenir est notre responsabilité à tous. La crise sanitaire que nous traversons ne fait qu'accentuer et mettre en lumière les difficultés au quotidien de nos jeunes : se nourrir, se loger, se déplacer, se former ne sont que quelques exemples des épreuves qu'ils ont à surmonter au quotidien.»
[...]
«Former notre jeunesse, c'est lui donner les clefs de sa réussite future. De très nombreuses études montrent que la qualification, la compétence, les savoir-être sont essentiels pour s'insérer durablement sur le marché du travail. Aujourd'hui, un quart de notre jeunesse est au chômage, plus inquiétant encore, près de 40% des jeunes de moins de 25 ans dans les quartiers prioritaires restent sur le bord du chemin. La majorité s'est saisie de ce sujet de société dès 2019 et a voté la mesure historique de l'obligation de formation jusqu'à 18 ans dans le cadre de la loi pour l'école de la confiance. Cela signifie que, dès cette rentrée, tous les jeunes âgés de 16 à 18 ans devront être accompagnés vers une formation qualifiante. C'est une mesure profondément sociale, pour lutter contre les inégalités de destin. Former notre jeunesse, c'est lui donner les clefs de sa réussite future Compte tenu de la crise sanitaire que nous connaissons, où le nombre de jeunes en situation de décrochage va certainement augmenter, la mise en place de cette mesure dès la rentrée tombe à point nommé. En effet, combien de jeunes supplémentaires quitteront le système scolaire après en avoir été éloignés pendant 7 mois? C'est un défi immense, qui nous oblige tous. Nous ne voulons pas de génération sacrifiée, l'heure du raccrochage a sonné! Les financements déployés dans le cadre du plan jeunes, du plan de relance, du plan d'investissement dans les compétences et de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté doivent venir soutenir tous les acteurs nécessaires à la réussite de cette mesure. Du repérage du jeune à l'insertion, de nombreux acteurs locaux devront travailler ensemble pour construire un parcours d'avenir qualifiant sur-mesure pour tous ces jeunes. Nous parlementaires, sommes convaincus que cette mesure est une véritable réponse au fléau du décrochage des jeunes, amplifié par la crise de la Covid-19. Nous nous assurerons, partout sur nos territoires, qu'elle sera mise en œuvre dès la rentrée scolaire. Il en va de la réussite de notre jeunesse, de l'avenir de notre pays! Sylvie Charrière, députée, Présidente du comité national d'orientation et d'évaluation des cités éducatives Christine Cloarec, députée, Vice-présidente de l'Union nationale des mission locale Fiona Lazaar, députée, présidente du Conseil national de lutte contre la pauvreté et l'exclusion Et les députés : Damien Adam, Stéphanie Atger, Laetitia Avia, Sophie Beaudouin-Hubière, Aurore Bergé, Christophe Blanchet, Yves Blein, Pascal Bois, Bertrand Bouyx, Pascale Boyer, Anne Brugnera, Danièle Brulebois, Stéphane Buchou, Carole Bureau-Bonard, Pierre Cabaré, Céline Calvez, Lionel Causse, Danièle Cazarian, Samantha Cazebonne, Jean-René Cazeneuve, Anthony Cellier, Philippe Chalumeau, Fanette Charvier, Jean-Charles Colas-Roy, Fabienne Colboc, Bérangère Couillard, François Cormier-Bouligeon, Olivier Damaisin, Dominique Da Silva, Célia De Lavergne, François De Rugy, Marc Delatte, Nicolas Demoulin, Frédéric Descrozaille, Jacqueline Dubois, Christelle Dubos, Coralie Dubost, Nicole Dubré-Chirat, Françoise Dumas, Stella Dupont, Catherine Fabre, Jean-Marie Fiévet, Pascale Fontenel-Personne, Jean-Luc Fugit, Camille Gaillard-Minier, Anne Genetet, Guillaume Gouffier-Cha, Fabien Gouttefarde, Yannick Haury, Véronique Hammerer, Christine Hennion, Danièle Hérin, Caroline Janvier, Catherine Kamowski, Stéphanie Kerbarh, Fadila Khattabi, Anissa Khedher, Rodrigue Kokouendo, Mustapha Laabid, Amélia Lakrafi, Gaël Le Bohec, Sandrine Le Feur, Martine Leguille-Balloy, Marion Lenne, Monique Limon, Didier Martin, Laurence Maillard-Mehaignerie, Denis Masseglia, Sereine Mauborgne, Graziella Melchior, Ludovic Mendes, Marjolaine Meynier-Millefert, Monica Michel, Jean-Michel Mis, Sandrine Morch, Naïma Moutchou, Valérie Oppelt, Catherine Osson, Zivka Park, Charlotte Parmentier Lecoq, Pierre Person, Hervé Pellois, Michèle Peyron, Damien Pichereau, Claire Pitollat, Béatrice Piron, Eric Pouillat, Natalia Pouzyreff, Florence Provendier, Pierre-Alain Raphan, Isabelle Rauch, Rémy Rebeyrotte, Cécile Rilhac, Véronique Riotton, Stéphanie Rist, Mireille Robert, Laurianne Rossi, Nathalie Sarles, Bertrand Sorre, Bruno Studer, Sira Sylla, Marie Tamarelle-Verhaeghe, Liliana Tanguy, Stéphane Testé, Valérie Thomas, Huguette Tiegna, Elisabeth Toutut-Picard, Nicole Trisse, Laurence Vanceunebrock, Pierre Venteau, Marie-Christine Verdier-Jouclas, Patrick Vignal, Hélène Zannier, Souad Zitouni et Jean-Marc Zulesi »...

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lejdd

Vitamin D supplementation during pregnancy: an overview : Current Opinion in Obstetrics and Gynecology 31/08/2020

«Abstract Purpose of review Examine recent evidence of randomized controlled trials and meta-analyses regarding the effect of maternal vitamin D status and supplementation over obstetrical and offspring outcomes. Recent findings Maternal serum 25-hydroxyvitamin [25(OH)D] progressively declines during pregnancy because of fetal physiological demands and adjustments. Vitamin D supplementation during pregnancy in women with low vitamin D status may improve fetal growth and reduce the risks for small-for-gestational-age, preeclampsia, preterm birth, and gestational diabetes. Mothers with sufficient vitamin D levels have offsprings with less enamel defects and less attention deficit and hyperactive disorders and autism. All pregnant women should be supplemented with 600 IU/day of vitamin D3. We discuss evidence indicating that higher vitamin D doses (1000-4000 IU/day) may be convenient to achieve better maternal and infant outcomes. Low maternal vitamin D status during pregnancy may be associated in infants with a higher risk for lower bone mineral content, enamel defects and attention deficit hyperactive disorder. Summary Recent evidence from vitamin D intervention studies and meta-analyses of a large number of studies support vitamin D supplementation during pregnancy to improve maternal, fetal and, immediate and later offspring health.»...

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Rentree scolaire : les Hauts-de-Seine juges exemplaires dans l'accueil des eleves handicapes - Le Parisien 30/08/2020

«« J'aimerais que vous soyez contagieux ! » Masque semi-transparent sur le visage, Jean-Michel Blanquer a choisi l'humour pour rendre hommage au travail effectué par les institutions, les associations et les équipes éducatives dans un domaine ô combien sensible : l'école inclusive dans le département. Ou comment permettre aux enfants handicapés d'accéder à l'enseignement. En visite au centre administratif de Nanterre, ce vendredi après-midi, le ministre de l'Education nationale et Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des handicapés, ont présenté les Hauts-de-Seine comme un département pilote dans ce domaine.»
[...]
« En visite au centre administratif de Nanterre, ce vendredi après-midi, le ministre de l'Education nationale et Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des handicapés, ont présenté les Hauts-de-Seine comme un département pilote dans ce domaine. « On compte aujourd'hui 7 721 enfants atteints d'un handicap et 5 721 d'entre eux sont scolarisés dans les écoles, les collèges ou les lycées du département », indique Dominique Fis, la directrice académique. Parmi les nouveautés, la mise en place en juillet dernier d'un comité départemental de suivi de l'école inclusive, en partenariat avec l'ARS (agence régionale de santé) et les acteurs de ce domaine, à commencer par les familles, ainsi que la généralisation des pôles inclusifs d'accompagnement localisés (Pial). Ces structures doivent favoriser la coordination des ressources au plus près des élèves en situation de handicap, comme les aides humaines, pédagogiques, éducatives et, à terme, thérapeutiques. Une nouvelle formation d'accompagnant La rentrée 2020 est surtout marquée par l'ouverture de deux unités d'enseignement en école maternelle (UEM), à Malakoff et Gennevilliers. Il s'agit de classes destinées à sept enfants « atteints du spectre de l'autisme » intégrées à une école classique. « Nous avons aussi intensifié la formation, a rappelé la rectrice de l'académie de Versailles Charline Avenel. En 2019, nous avons consacré 5 000 jours à celle des enseignants à l'accueil des enfants atteints d'un handicap. » »...

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Le Bulletin officiel de l'education nationale | Ministere de l'Education Nationale de la Jeunesse et des Sports 27/08/2020


«Ecole inclusive Accompagnement pédagogique à domicile à l'hôpital ou à l'Ecole Circulaire du 3-8-2020 (NOR : MENE2020703C) La circulaire n° 98-151 du 17 juillet 1998 est abrogée. Les objectifs de l'Apadhe L'Apadhe a pour objectifs principaux de : garantir à l'enfant ou l'adolescent empêché pour raison de santé la poursuite de sa scolarité, dans son lieu de vie, à domicile, à l'école ou en établissement de santé ; limiter les ruptures dans les parcours de scolarisation des élèves ; optimiser les liens entre la famille, l'élève, les professionnels de l'école et les acteurs du soin ; permettre à l'élève de bénéficier d'adaptations pédagogiques adaptées à ses besoins, hors Pap ; maintenir et faciliter le lien social de l'enfant avec sa classe, élèves comme adultes ; anticiper un retour de l'élève en classe dans les meilleures conditions au regard de ses besoins ; permettre un accompagnement pédagogique renforcé si nécessaire après son retour en classe en cas de reprise progressive.»...

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education.gouv

Le Bulletin officiel de l'education nationale | Ministere de l'Education Nationale de la Jeunesse et des Sports 27/08/2020


«Ecole inclusive Accompagnement pédagogique à domicile à l'hôpital ou à l'Ecole Circulaire du 3-8-2020 (NOR : MENE2020703C) La circulaire n° 98-151 du 17 juillet 1998 est abrogée. Les objectifs de l'Apadhe L'Apadhe a pour objectifs principaux de : garantir à l'enfant ou l'adolescent empêché pour raison de santé la poursuite de sa scolarité, dans son lieu de vie, à domicile, à l'école ou en établissement de santé ; limiter les ruptures dans les parcours de scolarisation des élèves ; optimiser les liens entre la famille, l'élève, les professionnels de l'école et les acteurs du soin ; permettre à l'élève de bénéficier d'adaptations pédagogiques adaptées à ses besoins, hors Pap ; maintenir et faciliter le lien social de l'enfant avec sa classe, élèves comme adultes ; anticiper un retour de l'élève en classe dans les meilleures conditions au regard de ses besoins ; permettre un accompagnement pédagogique renforcé si nécessaire après son retour en classe en cas de reprise progressive.»...

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Rentree eleves handicapes : les mesures 2020 en detail 27/08/2020

«Un numéro vert d'écoute Depuis le 1er juillet 2020, un numéro vert unique - 0 805 805 110 ou le 0 800 730 123 (accessible aux personnes malentendantes) - permet de joindre, grâce à un serveur interactif et selon les attentes, soit la cellule départementale, soit la cellule nationale Aide handicap Ecole. Deux missions : informer les familles sur les dispositifs existants et sur le fonctionnement du service public de l'Ecole inclusive et leur répondre sur le dossier de leur enfant avec un objectif affiché de réponse dans les 24 heures suivant l'appel. Pour les 3 premières semaines d'aout, 252 appels ont été traités.»
[...]
« Une commission dans chaque département Dans chaque département, est mise en place une commission spécifique chargée de proposer une solution de scolarisation à chaque élève (les DSDEN). Elle réunit les acteurs de la scolarisation et leurs partenaires autour de plusieurs enjeux : repérer en amont de la rentrée, les élèves qui pourraient être sans affectation, qu'ils relèvent d'écoles et établissements scolaires, publics et privés, ou d'établissements médico-sociaux ; proposer à sa famille une solution de scolarisation partenariale. Simplification des droits Le gouvernement entend poursuivre et simplifier l'accès aux droits. Ainsi, les orientations scolaires et les prestations associées arrivant à échéance d'ici au 31 août (hors changement d'orientation), et pour lesquelles les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) n'ont pas pris de décision avant le 31 juillet, sont reconduites automatiquement et ce pour toute l'année scolaire. De même, les droits arrivés à échéance pendant la crise sanitaire, entre le 12 mars et le 31 juillet 2020, seront prorogés. Les nouvelles demandes et les affectations pour changement d'orientation sans discontinuité seront priorisés par les MDPH et partenaires de l'Education nationale. Ces mesures s'ajoutent à l'ouverture des droits par cycle scolaire ou l'attribution de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) jusqu'aux 20 ans de l'élève si le handicap supérieur à 80% est définitif. Maintien en accès libre des adaptations pédagogiques Durant la période du confinement, l'Education nationale a mis à disposition des familles de nombreuses ressources pédagogiques : La page spécifique pour les élèves à besoins éducatifs particuliers mise en ligne sur EDUSCOL et actualisée régulièrement ( La plateforme CAP école inclusive ouverte à tous et offrant de nombreuses fiches pédagogiques, des films, des podcasts et des liens pour aider à adapter la pédagogie pour les élèves à besoins éducatifs particuliers (
Source: https://www.reseau-canope.fr | Source Status ). Un livret de parcours inclusif (LPI) Le livret de parcours inclusif dématérialisé (LPI), application élaborée conjointement avec la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), permet aux enseignants de sélectionner ou créer des adaptations pédagogiques qu'ils mettront ensuite en œuvre dans la classe. Une expérimentation est programmée sur sept départements. Entretiens d'accueil des familles Lors de la première rentrée dans l'école ou l'établissement, chaque famille sera reçue à titre individuel par le directeur d'école ou le chef d'établissement ainsi que par le professeur et l'AESH (accompagnant d'élève en situation de handicap). Des Ulis créées Pour cette rentrée scolaire, 104 500 élèves sont attendus dans les 9 571 dispositifs (Ulis unités localisées pour l'inclusion scolaire) (5093 Ulis école et 4 478 Ulis 2nd degré). 350 nouvelles (Ulis) créées en 2020 : 85 en école, 205 en collège et 60 au lycée. Plus de 8000 AESH Face à l'augmentation des attentes, 4 000 nouveaux recrutements d'équivalents temps plein d'AESH ont été décidés pour la rentrée 2020, ce qui porte à 8 000 le total des créations d'emplois d'accompagnants au 1er septembre. L'arrêté du 29 juillet 2020 crée le statut de référent AESH, qui seront chargés d'apporter un soutien aux AESH exerçant au sein d'un même département, avec une rétribution de 600 € par an. Un pool de 10 à 15 référents par département est prévu. Les pôles inclusifs d'accompagnement localisé (Pial) « La mise en œuvre d'une éducation inclusive ne peut que résulter d'une action collective dans laquelle tous les membres de la communauté éducative s'impliquent, explique le communiqué du secrétariat d'Etat au Handicap. Chaque Pial (pôles inclusifs d'accompagnement localisé) va pouvoir ainsi dégager des axes de progrès dans une dynamique fédératrice ». A terme, pour la rentrée 2021, tout le territoire sera organisé en Pial, ce qui implique de planifier l'extension du taux de couverture du territoire dès cette rentrée scolaire en maintenant l'objectif de deux tiers pour la rentrée 2020. Scolarisation des enfants autistes Plus de 1 800 élèves sont désormais scolarisés dans les dispositifs dédiés, soit +45 % par rapport à 2019, avec un doublement des élèves concernés en élémentaire. En 2020 : 225 nouvelles unités d'enseignement externalisés (UE et UEE) 180 nouvelles unités d'enseignement en maternelle autisme (UEMA) crées et 45 unités d'enseignement en élémentaire autisme (UEEA) qui ouvriront d'ici 2022 73 nouvelles classes ou nouveaux dispositifs, dont 42 en maternelle et 31 en élémentaire. 9 sont des nouveaux dispositifs appelés « d'autorégulation ». Cette impulsion porte le total des créations à 127 classes en 2 ans pour atteindre 247 unités dédiées aux élèves TSA. La stratégie autisme a permis également le déploiement d'un réseau de professeurs ressources « troubles du spectre de l'autisme », qui ont pour mission de conseiller et d'accompagner les professeurs qui les sollicitent. 51 ont été recrutés et formés à la rentrée 2019 et 50 pour une prise de poste en 2020. Par ailleurs, dès septembre 2020, chaque département bénéficie d'un enseignant ressources TSA. Des dispositifs d'appui mobiles 66 équipes départementales d'appui médico-social aux écoles et aux établissements scolaires ont été déployées à titre expérimental depuis la rentrée 2019. Avec une dotation nationale de 10 millions d'euros pour la rentrée, l'objectif est d'assurer la mise en fonctionnement d'une équipe mobile dans chaque département à partir de la rentrée 2020. Développement de l'offre Sessad En 2020, 2 450 Sessad (service d'éducation spécialisée et de soins à domicile) sont répartis sur tout le territoire, soit 654 services créés depuis janvier 2018 (+36 %). Pour renforcer l'accompagnement médico-social des élèves en situation de handicap dans les murs de l'école, les nouvelles solutions priorisées à la rentrée 2020 s'appuient notamment sur l'accélération du déploiement des Sessad. Pour cela, des moyens nouveaux ont été délégués aux Agences régionales de santé, y compris pour permettre le renforcement des accompagnements des adolescents autistes et TND dans le second degré et l'enseignement professionnel (collèges, lycées, CFA). Scolarisation à distance Les dispositifs de scolarisation à distance ont attesté de leur intérêt au quotidien ; lorsqu'il n'est pas toujours possible d'aller à l'école, c'est l'enseignant qui vient à l'élève. Il s'agira donc pour cette rentrée de confirmer cette pratique. Le maintien d'un accès libre aux supports pédagogiques est également garanti. Rayonner sur les territoires de proximité Dans un état d'esprit d'analyse partagée et coconstruction, les Comités départementaux de suivi de l'école inclusive (réunissant Académies, ARS, élus et associations locales) poursuivent leurs missions, notamment par la réalisation des cartographies des moyens et la coordination des réponses. Côté budget L'instruction du 2 juin 2020 relative aux orientations de l'exercice 2020 pour la campagne budgétaire des ESMS (PA/PH) prévoit : le renforcement et le déploiement des équipes mobiles (10 M€) le soutien de la constitution des communautés territoriales dans chaque département (10 M€) le développement des solutions d'accompagnement mobilisées par les communautés en lien avec l'école inclusive (réponse Sessad notamment) l'amplification de l'installation d'unités d'enseignements, d'équipe mobile et de dispositifs d'autorégulation au titre de la stratégie autisme au sein des TND (8,1 M €) Souplesse administrative Le gouvernement promet : d'améliorer la formation initiale à l'école inclusive par la publication de l'arrêté relative au cahier des charges d'ici fin 2020 de développer des actions de formation continue en académie, notamment pour les AESH, en prenant appui sur la plateforme Cap Ecole Inclusive enrichie notamment par des ressources pour le second degré de poursuivre le dialogue social avec les AESH avec la tenue du prochain comité national de suivi à l'automne de promouvoir le projet de décret sur les aménagements d'examens. »...
Source: http://informations.handicap.fr | Source Status

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Rentree 2020 : du nouveau pour les eleves handicapes? 26/08/2020

«Une conférence traduite en LSF (langue des signes française) et sous-titrée, faut-il le souligner. Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, s'est exprimé devant la presse le 26 aout 2020. Une rentrée placée sous le signe de la Covid, maintenue le 1er septembre. « Une année totalement particulière mais qui ne doit pas être caractérisée que par une réponse à la crise », selon lui. Il maintient le protocole sanitaire défini en juillet (en ligne sur le site du ministère) qui « n'a pas vocation à varier même si des ajustements sont possibles en cours d'année ». Il réitère le port du masque obligatoire pour tous collégiens et lycéens et pour les adultes présents au sein des établissements. Un volant de masques est prévu pour les élèves qui n'auraient pas les moyens de s'équiper.»
[...]
«Grand service de l'école inclusive Après cette mise au point sanitaire, son propos a également porté sur les élèves en situation de handicap, en présence de Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat au Handicap. 385 000 d'entre eux sont attendus en 2020, soit + 6,6 % par rapport à 2019. 104 500 élèves sont par ailleurs accueillis dans les 9 571 dispositifs Ulis (5 093 Ulis école et 4 478 Ulis 2d degré). Avec la création du grand service public de l'École inclusive, la rentrée 2019 a engagé de premières étapes importantes pour l'amélioration de la scolarisation des enfants handicapés, qui sont 84 000 de plus depuis 2017 à avoir franchi les portes de l'école. « Cette ambition a été réaffirmée comme incontournable par le président de la République lors de la Conférence nationale du handicap du 11 février 2020 », rappelle le ministre, qui va déployer des « moyens supplémentaires ». Appui aux familles Alors quoi de neuf en 2020 ? « Une rentrée sous le signe de l'appui aux familles », promet Jean-Michel Blanquer. Depuis le 1er juillet 2020, le 0 805 805 110, numéro national vert et gratuit, permet de joindre, grâce à un serveur interactif et selon le besoin, soit la cellule départementale, soit la cellule nationale Aide handicap École. Des cellules d'écoute et de réponse ont ainsi été réactivées dans chaque inspection académique. Par ailleurs, les DSDEN (directions départementales), en fin d'année scolaire et avant la rentrée de septembre, ont mis en place une commission d'affectation spécifique pour chaque enfant ou adolescent en situation de handicap sans solution de scolarisation. Deux entretiens d'accueil sont également proposés en amont, l'un avec les directeurs d'école ou les chefs d'établissement lors de la première rentrée, l'autre avec le professeur et l'AESH (accompagnant d'élève en situation de handicap). Sophie Cluzel entend ainsi « s'appuyer sur le parent expert, afin de débloquer un problème majeur, la méfiance ». Elle entend ainsi valoriser la « capacité du parent à expliquer comment fonctionne son enfant ». Depuis le début du confinement, les inspections académiques et les rectorats ont également mis à disposition des familles des adaptations pédagogiques en libre accès. Une page spécifique pour les élèves à besoins éducatifs particuliers a été mise en ligne sur Éduscol (eduscol.education.fr/pid38943/ecole-inclusive.html). Les Pial en force Cette rentrée prévoit également le déploiement des pôles inclusifs d'accompagnement localisé (Pial), une nouvelle forme d'organisation du travail des AESH qui, selon le ministère, « doit permettre de mieux répartir et de coordonner leurs interventions en fonction des besoins et des emplois du temps des élèves concernés ». Il s'opère par un regroupement d'écoles et/ou d'établissements. En 2020, deux tiers des établissements sont organisés en Pial avant une extension à l'ensemble du territoire en 2021. Un cahier des charges Pial renforcés doit prochainement être réalisé. Coopération avec le secteur médico-social Le gouvernement veut, par ailleurs, renforcer la coopération entre l'Education nationale et le secteur médico-social au sein des écoles, via, notamment, la création de 225 nouvelles unités d'enseignement externalisées (UE et UEE). 180 nouvelles unités d'enseignement en maternelle autisme (UEMA) sont également créées tandis que 45 unités d'enseignement en élémentaire autisme (UEEA) ouvriront d'ici 2022. Sophie Cluzel mentionne par ailleurs l'ouverture de nouvelles unités pour le polyhandicap inscrites dans l'école ordinaire. 50 nouvelles unités localisées pour l'inclusion scolaire (Ulis) ouvriront par ailleurs dans les écoles et établissements scolaires (85 à l'école, 205 au collège et 60 Ulis en lycée). « L'école s'est ouverte, et le ministre de l'Education nationale est celui de tous les élèves, y compris ceux qui sont dans les établissements médico-sociaux », précise-t-elle ; ils sont ainsi de « plus en plus nombreux à franchir les portes de l'école ordinaire ». C'est l'enjeu des dispositifs permettant à ces professionnels de la rééducation d'intervenir au sein de l'école, avec une « culture conjointe » entre toutes les parties. « Ce partage d'informations s'est accéléré lors de cette crise sanitaire », selon Sophie Cluzel, avec notamment l'ouverture de Cap École Inclusive, une plateforme numérique d'adaptation ouverte à tous (famille, médico-social, enseignants...) www.reseau-canope.fr/cap-ecole-inclusive ). »...

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JORF n°0200 du 15 aout 2020 - Version initiale - Legifrance 15/08/2020

«Décret n° 2020-1037 du 14 aout 2020 relatif aux attributions de la secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées NOR : PRMX2019276D ELI : JORF n°0200 du 15 aout 2020 Texte n° 2 Version initiale Le Président de la République, Sur le rapport du Premier ministre, Vu le décret n° 2009-1367 du 6 novembre 2009 modifié portant création du comité interministériel du handicap ; Vu le décret du 3 juillet 2020 portant nomination du Premier ministre ; Vu les décrets des 6 et 26 juillet relatifs à la composition du gouvernement, Décrète :»
[...]
« Article 1 Par délégation du Premier ministre, Mme Sophie CLUZEL, secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, prépare, anime et coordonne les politiques conduites par l'Etat en direction des personnes handicapées, en faveur de leur autonomie et de leur pleine participation à la vie sociale, et en soutien de leurs proches aidants. Elle prépare et suit les travaux de la conférence nationale du handicap et du comité interministériel du handicap. Elle coordonne les actions menées en faveur de l'accessibilité des biens et des services aux personnes handicapées, quel que soit leur handicap, dans tous les domaines de la vie en société. En lien avec le ministre de l'Europe et des affaires étrangères, elle est chargée du suivi de la mise en œuvre de la convention relative aux droits des personnes handicapées. Article 2 Pour l'exercice de ses attributions, la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées a autorité, par délégation du Premier ministre, sur le secrétariat général du comité interministériel du handicap, sur la délégation interministérielle à l'autisme, et, conjointement avec le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, le ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion, pour l'exercice par cette dernière de ses compétences en matière d'insertion, et le ministre des solidarités et de la santé sur la direction générale de la cohésion sociale. Pour l'exercice de ses attributions, la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées dispose, au nom du Premier ministre, de la délégation ministérielle à l'accessibilité, de la direction de la sécurité sociale, de la direction générale de la santé, de la direction générale de l'offre de soins, de la délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle, de la direction générale du travail, de la direction générale des collectivités locales, de la direction de l'habitat, de l'urbanisme et des paysages, de la direction générale de l'enseignement scolaire, de la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques, de la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques, ainsi que du secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales, notamment sa délégation à l'information et à la communication. Les corps d'inspection et de contrôle et les missions ministérielles d'audit sont mis à sa disposition en tant que de besoin pour toute étude ou mission entrant dans sa compétence. Les autres départements ministériels ainsi que les organismes qui leur sont rattachés lui assurent, en tant que de besoin, le concours de leurs services. Article 3 Dans la limite des attributions qui lui sont déléguées, la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées reçoit délégation du Premier ministre pour signer, en son nom, tous actes, arrêtés et décisions. Elle contresigne les décrets relevant de ses attributions. Article 4 Le Premier ministre, le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion, le ministre des solidarités et de la santé et la secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sont responsables, chacun en ce qui le concerne, de l'application du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française. »...

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Creches : les benefices de l'inclusion des le plus jeune age 14/08/2020

«Crèches : les bénéfices de l'inclusion dès le plus jeune âge L'inclusion en milieu ordinaire dès le plus jeune âge, bénéfique pour les enfants handicapés... et les autres. Ce sont les conclusions d'un projet de recherche initié par la Firah, afin de favoriser les crèches inclusives sur le territoire français. Julien, Elodie, Alexia, Adam... Au sein de la crèche Jourdan, certains enfants sont en situation de handicap, d'autres non. Ensemble, ils jouent, s'entraident, apprennent à vivre ensemble, sans porter attention à leurs éventuelles différences.»
[...]
« La définition de l'inclusion ? Pour faciliter cet accueil accessible à tous, elle fait appel à la plateforme expérimentale Crescendo, spécialiste de l'accompagnement « petite enfance et handicap », lancée en 2017, à Paris. Deux ans plus tard, le projet de recherche appliquée So'In (pour soutien à l'inclusion des jeunes enfants en situation de handicap ou présentant des difficultés développementales), financé par la Fondation internationale de la recherche appliquée sur le handicap (Firah), évalue les apports de ce type d'unité mobile de soutien à l'inclusion des enfants handicapés et de leurs familles. L'objectif : renforcer ces dispositifs dans les territoires. Crainte et manque de moyens Pendant près de trois ans, des chercheurs de l'université de Toulouse et les membres de l'association Crescendo mènent des entretiens auprès des familles et des professionnels de la petite enfance pour identifier les pratiques favorisant l'accueil de tous les enfants quel que soit leur stade de développement. Leitmotiv : « En France, les familles ayant un enfant handicapé ont de nombreuses difficultés pour accéder aux structures d'accueil de la petite enfance, ceci est notamment dû aux craintes des professionnels de la petite enfance face au handicap et à l'insuffisance de moyens matériels, humains et techniques », explique la Firah. Un guide pratique et un film Les résultats de cette recherche sont éloquents : l'inclusion en milieu ordinaire est bénéfique aussi bien pour les enfants en situation de handicap que pour les autres, mais aussi pour les professionnels. Les atouts majeurs de ces crèches novatrices ? Favoriser la socialisation et l'autonomie des enfants. De cette expérience de terrain, découlent un rapport scientifique de recherche mais aussi un guide pratique (en lien ci-dessous) et un film (vidéo ci-contre) à destination des familles et des professionnels qui souhaiteraient mettre en place une plateforme, telle que Crescendo, d'aide à l'inclusion des plus jeunes. »...

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Arrêté du 11 août 2020 portant nomination au cabinet de la secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées 14/08/2020

«Arrêté du 11 aout 2020 portant nomination au cabinet de la secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées NOR : PRMX2021455A JORF n°0199 du 14 aout 2020 Texte n° 38 Version initiale La secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, Vu le décret n° 2017-1063 du 18 mai 2017 modifié relatif aux cabinets ministériels ; Vu le décret n° 2017-1098 du 14 juin 2017 relatif aux collaborateurs du Président de la République et des membres du Gouvernement ; Vu le décret du 3 juillet 2020 portant nomination du Premier ministre ; Vu le décret du 6 juillet 2020 relatif à la composition du Gouvernement, Arrête :»
[...]
«Article 1 Sont nommés au cabinet de la secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées : Mme Marine DARNAULT, directrice de cabinet, à compter du 1er août 2020 ; Mme Aurore COLLET, cheffe de cabinet et conseillère simplification accès aux droits, à compter du 27 juillet 2020 ; M. Benjamin LUCIANI, conseiller accessibilité universelle et innovations, en charge du suivi de l'exécution des réformes, à compter du 27 juillet 2020 ; Mme Lucie LONCLE DUDA, conseillère en charge des relations avec le Parlement et les élus locaux, à compter du 5 août 2020 ; Mme Nathalie MERCIER, conseillère spéciale, à compter du 6 août 2020 ; Mme Cécile COURAULT conseillère budgétaire et branche autonomie, à compter du 7 août 2020. »...

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Arrêté du 11 août 2020 portant nomination au cabinet de la secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées 14/08/2020

«Arrêté du 11 aout 2020 portant nomination au cabinet de la secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées NOR : PRMX2021455A JORF n°0199 du 14 aout 2020 Texte n° 38 Version initiale La secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, Vu le décret n° 2017-1063 du 18 mai 2017 modifié relatif aux cabinets ministériels ; Vu le décret n° 2017-1098 du 14 juin 2017 relatif aux collaborateurs du Président de la République et des membres du Gouvernement ; Vu le décret du 3 juillet 2020 portant nomination du Premier ministre ; Vu le décret du 6 juillet 2020 relatif à la composition du Gouvernement, Arrête :»
[...]
«Article 1 Sont nommés au cabinet de la secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées : Mme Marine DARNAULT, directrice de cabinet, à compter du 1er août 2020 ; Mme Aurore COLLET, cheffe de cabinet et conseillère simplification accès aux droits, à compter du 27 juillet 2020 ; M. Benjamin LUCIANI, conseiller accessibilité universelle et innovations, en charge du suivi de l'exécution des réformes, à compter du 27 juillet 2020 ; Mme Lucie LONCLE DUDA, conseillère en charge des relations avec le Parlement et les élus locaux, à compter du 5 août 2020 ; Mme Nathalie MERCIER, conseillère spéciale, à compter du 6 août 2020 ; Mme Cécile COURAULT conseillère budgétaire et branche autonomie, à compter du 7 août 2020. »...

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Périsco - Question n°31826 - Assemblee nationale 13/08/2020

«Question N° 31826 de M. Jean-Marie Fiévet (La République en Marche - Deux-Sèvres ) Question écrite Ministère interrogé > Personnes handicapées Ministère attributaire > Personnes handicapées Rubrique > personnes handicapées Titre > L'accueil des enfants en situation de handica Question publiée au JO le : 11/08/2020 page : 5387 Texte de la question M. Jean-Marie Fiévet alerte Mme la secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur l'accueil des enfants en situation de handicap. Il est toujours difficile pour les parents d'enfants atteints de handicap de trouver la structure adéquate qui accepte de recevoir l'enfant dans le cadre d'un accueil périscolaire. Cette difficulté est souvent liée à des difficultés à comprendre les besoins et la nécessaire adaptabilité du personnel. Il est toutefois nécessaire de prévoir l'intégration d'un animateur référent qui soit en mesure de répondre à ces situations. Dès lors, il demande si les collectivités prévoient systématiquement le recrutement d'un référent handicap pour permettre l'accueil des enfants handicapés et répondre aux besoins spécifiques des familles dans le besoin.»...

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Cette invention traite les caries des jeunes autistes tout en douceur 06/08/2020

«Soutenu par la Fondation APICIL et la Mutuelle Intégrance, un nouvel outil numérique nommé "E-Dent*" permet de mieux dépister les caries chez les jeunes autistes, et ainsi de mieux les soigner. Les troubles du spectre autistique (TSA) empêchent souvent les personnes atteintes d'exprimer leur douleur et de localiser le mal, faute d'une capacité de communication classique. Se rendre chez le dentiste peut aussi s'avérer très compliqué pour les parents de l'enfant autiste, et ce d'autant plus s'il souffre aussi d'une déficience intellectuelle.»
[...]
«Morsures, coups, tirage de cheveux “La douleur ressentie chez les enfants et jeunes adultes présentant des troubles du spectre autistique ne peut être exprimée verbalement en raison de troubles graves de la communication. Bien souvent, ils ne parviennent pas à localiser et à indiquer l’endroit douloureux, ce qui se traduit par différents troubles du comportement tels que des morsures, des coups, du tirage de cheveux sur eux-mêmes ou sur autrui", explique l’association Autisme & Familles. Pour solutionner ces problèmes, E-Dent constitue “un système de dépistage reposant sur de la télémédecine, et permettra de maintenir des jeunes âgés de 6 à 20 ans dans leur cadre habituel de vie et ainsi de pouvoir pratiquer un dépistage précoce plus aisément, avant même que la carie ne soit visible, évitant alors des douleurs. Pour ces jeunes, leurs parents et les équipes soignantes, cela représente un gain important de qualité de vie, en évitant la survenue de troubles du comportement", poursuit la Fondation APICIL. La caméra utilisée par E-Dent révèle les problèmes bucco-dentaires grâce à la fluorescence. Reliée à un logiciel spécifique, elle dévoile la présence de caries par un simple signal rouge. Ce mode fait abstraction des autres tissus environnants qui s’affichent en noir et blanc, l’attention se focalisant sur la lésion carieuse. Les images obtenues sont ensuite traitées par un logiciel qui réalise un bilan complet sur la santé bucco-dentaire des jeunes autistes. Avant d’utiliser le dispositif, les infirmières, en binôme avec un éducateur spécialisé, ont mis en place des ateliers pour l’apprentissage des gestes médicaux : ouvrir la bouche, accepter l’introduction d’un objet type crayon, abaisser la langue… Le tout afin d’arriver progressivement à la caméra (dont la forme est proche d’un gros crayon). »...

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pourquoidocteur

La gendarmerie cree une mission handicap 06/08/2020

«Le lieutenant-colonel Grégoire Charle est arrivé au groupement de gendarmerie de Loir-et-Cher en aout 2018. Officier adjoint au commandement jusqu'alors, il a quitté ses fonctions ce mois d'aout. Il est désormais en charge de la mission accompagnement du handicap. Une toute nouvelle mission qui fait partie des seize projets portés par le directeur des personnels militaires de la gendarmerie nationale. Le sujet tient à coeur au lieutenant-colonel Charle, actuel président de l'Adapei 41 et père d'un enfant autiste. Il sera épaulé par un sous-officier, blessé dans le cadre de ses fonctions, et qui a déjà notamment encadré du handisport. Deux profils complémentaires pour mener à bien cette mission, l'un ayant un parcours d'aidant familial, l'autre de blessé.»
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«Concilier vies privée et professionnelle Le premier objectif est d’améliorer le soutien aux gendarmes, aux familles, aidants familiaux d’un proche handicapé. Sur les cent mille gendarmes en exercice en France, le lieutenant-colonel Charle indique qu’« environ deux mille foyers sont touchés par le handicap », que ce soit parce qu’ils ont un enfant ou un ascendant concerné. L’officier précise que des choses existent déjà mais qu’il « reste des zones d’ombre ». « Il faut bien comprendre les attentes des personnels gérés et les difficultés dans leur carrière. » La mission va donc notamment se pencher sur les problématiques de mobilité, de mutation, de conciliation entre la vie professionnelle et la vie privée. « Quand on a un enfant qui a un handicap assez lourd qui ne lui permet pas d’accéder au milieu ordinaire dans sa scolarité, en France, trouver une place dans un milieu spécialisé c’est complexe et ça se marie très mal avec une mobilité tous les trois à cinq ans, illustre l’officier par son expérience. Et ça, ce sont des freins à la progression professionnelle. » Concrètement, il aimerait par exemple pouvoir faire évoluer les préavis de mutation. Actuellement, les personnels sont prévenus entre janvier et mars de leur prochaine affectation, pour une prise de poste en août. Il souhaiterait que ce préavis soit d’un an, afin de permettre aux familles de s’organiser. Le second axe de cette mission concerne les gendarmes qui souffrent eux-mêmes de handicap, suite à des blessures. Même s’il existe déjà au sein de la gendarmerie une cellule d’accompagnement des blessés, il est question d’améliorer cet accompagnement, notamment pour tout ce qui concerne les aménagements de poste. Dans l’avenir, le lieutenant-colonel Charle souhaite aussi faire évoluer l’accueil du public handicapé dans les brigades de gendarmerie. Si des aménagements ont été faits pour les personnes en situation de handicap moteur, il reste encore beaucoup à faire pour celles souffrant de handicaps psychiques, intellectuels ou sensoriels. »...

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lanouvellerepublique

Popular screen may mistake intellectual disability for autism | Spectrum | Autism Research News 01/08/2020

«A common autism screening tool misses more than 70 percent of autistic toddlers but flags more than 80 percent of non-autistic toddlers who have intellectual disability, a new study of children in Norway reports1. The study adds to a mounting body of evidence that the tool, the Modified Checklist for Autism in Toddlers (M-CHAT), is not sufficient on its own to identify signs of autism. “Basically, we find that screening at 18 months identifies kids with pretty severe delays,” he says, such as a low intelligence quotient (IQ), poor communication skills and prominent autism traits. Conversely, autistic children who fall closer to the typical range of abilities are significantly less likely to be identified by the M-CHAT at 18 months of age.»
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« Along with previous research in Norway, the results also help clarify which children the M-CHAT flags and which ones it misses, says lead author Roald Øien, professor of special education at UiT – the Arctic University of Norway in Tromsø. “Basically, we find that screening at 18 months identifies kids with pretty severe delays,” he says, such as a low intelligence quotient (IQ), poor communication skills and prominent autism traits. Conversely, autistic children who fall closer to the typical range of abilities are significantly less likely to be identified by the M-CHAT at 18 months of age. Although the M-CHAT misses a majority of autistic children at 18 months, it is useful that the test picks out most children with intellectual disability, says Catherine Lord, professor of psychiatry at the University of California, Los Angeles, who was not involved in the study. “It isn’t that you shouldn’t do the M-CHAT, it’s just that you can’t quit there,” she says. Measurement issues: Øien’s team analyzed M-CHAT results, health records and parent survey data from the Norwegian Mother, Father and Child Cohort Study, which follows 114,552 children born from 1999 to 20082. They focused on a subset of 834 children who had undergone detailed clinical assessments for autism and whose records included complete data for six M-CHAT questions that previous research has shown to accurately predict autism3. The sample includes 539 children who showed signs of autism, according to parent surveys, and 295 who did not and served as controls; 163 of the children ultimately received an autism diagnosis. Only about 30 percent of the autistic children had screened positive for the condition at 18 months old, according to their scores on the six M-CHAT questions. The autistic children who screened negative tend to have average IQs, whereas those who screened positive tend to have IQs indicative of intellectual disability, the study shows. Additionally, autistic children who scored low on measures of functional communication and high on a scale of autism trait severity were more likely to screen positive than those who fell within the typical range for these measures. This work was published in May in the Journal of Autism and Developmental Disorders. The results underscore the idea that screening instruments should be used with caution and a healthy dose of clinical judgment, Øien says, although screening is helpful because it teaches caregivers and educators about some of the earliest features of autism. “Even if you screen negative at 18 months, that doesn’t necessarily mean there is no [autism] diagnosis later,” he says. “It is important that those who screen positive often get other diagnoses.” Improving identification: This study shows that it is difficult to use this six-question section of the M-CHAT to identify autistic children who don’t have intellectual disability or communication issues, experts say. But rather than discard the M-CHAT entirely, researchers should refine it to maximize its validity, says So Hyun “Sophy” Kim, assistant professor of psychology in clinical psychiatry at Weill Cornell Medicine in New York City, who was not involved in the study. Because autism traits can unfold over time in different ways for different children, screening at multiple ages could help improve the tool’s accuracy, she says. Another possible way to improve the M-CHAT’s accuracy would be to better educate parents and pediatricians about the condition’s early signs before they use the tool, Lord says. To follow up on this work, Øien’s team plans to identify which characteristics are shared by toddlers who go on to receive an autism diagnosis, after controlling for intellectual disability and communication issues. »...

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spectrumnews